Carnet de Chants



Sambre et Meuse

Tous ces fiers enfants de la Gaule
Allaient sans trêve et sans repos
Avec leurs fusils sur l'épaule
Courage au cœur et sac à dos
La gloire était leur nourriture
Ils étaient sans pains sans souliers
Là, ils couchaient sur la dure
Avec leurs sacs comme oreillers

Le régiment de Sambre et Meuse
Marchait toujours au cri de liberté
Cherchant la route glorieuse
Qui l'a conduit à l'immortalité

Pour nous battre ils étaient cent mille
À leur tête ils avaient des rois
Le général, vieillard débile
Faiblit pour la première fois
Voyant certaine la défaite
Il réunit tous ses soldats
Puis il fit battre la retraite
Mais eux ne l'écoutèrent pas

Le choc fut semblable à la foudre
Ce fut un combat de géant
Ivre de gloire, ivre de poudre
Pour mourir ils serraient les rangs
Le régiment par la mitraille
Était assailli de partout
Pourtant la vivante muraille
Impassible, restait debout

Le nombre eut raison du courage
Un soldat restait, le dernier
Il se défendit avec rage
Mais bientôt fut fait prisonnier
En voyant ce héros farouche
L'ennemi pleura sur son sort
Le héros prit une cartouche
Jura puis se donna la mort

(Dernier refrain)
Le régiment de Sambre et Meuse
Reçu la mort au cri de liberté
Mais son histoire glorieuse
Lui donne droit à l'immortalité