Carnet de Chants


Chant du 1er RAMa

Chant du 1er RAMa

En Bretagne dans un port de guerre
À Lorient pour mieux s'expliquer
Se trouve un régiment de fer
Dont on vous a souvent parlé
L'artillerie coloniale mes frères
Celle qui n'a jamais reculé
Qui a fait trembler l'univers
Par ses exploits et sa fierté.

Nos ennemis dans leur malheur
Se souviennent dans leurs prières
De notre devise guerrière
Alter post fulmina terror
Des combats de Lützen à nos jours
Comme à Bazeilles, se trouvera
Le 1er RAMa, encore et toujours le 1er RAMa

Mais dans ces grands pays sauvages
Où la mort guette à chaque pas
Où la fièvre fait de grands ravages
Bien plus que la lance des Hovas
Le bigor va pourtant sans crainte
S'il est frappé du Pavillon Noir
Il mourra sans pousser une plainte
Pour son pays et pour l'Étendard.

Quand ils sont désignés pour partir
Pour la Chine ou Madagascar
L'Tonkin, la Nouvelle-Calédonie
Il faut les voir faire du pétard
Car c'est la bombe tous les jours
Tous les jours c'est la folie
Car on ne rigole pas toujours
Là-bas bien loin aux colonies.

Mais quand ils quittent la terre ferme
Faut les voir sur le pont du bateau
Crier tous d'une voix ferme
C'est pour notre vieux drapeau
Soyez sans crainte petite mère
Consolez-vous belle fiancée
Je suis un gars solide et fier
Et j'ai l'âme bien trempée.

Mais hélas lorsqu'un beau matin
On lève l'ancre pour le départ
On a beau faire le malin
Ça nous travaille tout de même le cafard
Car on pense à son adorée
À sa mère, à ses vieux parents
Mis tant pis, c'est la destinée
Le pays a besoin d'ses enfants.

Que l'aventure continue
"Ed' la lunette ed' nos longues vues"
Tout azimut scrutent la brume
Qu'à la suite des anciens de la Somme
Et des Africains de Champrosay
De Bir Hakeim libres français
Des Balkans aux plus vastes horizons
Résonne le son de nos canons.