Carnet de Chants


Le régiment de fer

Le régiment de fer

Entendez vous la fanfare éclatante
La voix du chef et le pas des coursiers,
D'un régiment c'est la marche imposante,
L'on aperçoit des armures d'acier.
Sous l'uniforme il faut qu'ennui se taise,
Le noble orgueil fait que chacun est fier.
On se sent vivre et le cœur bat à l'aise,
Trois fois salut au régiment de fer ! (bis)

Beau régiment, magnifique cohorte,
Fiers escadrons d'où s'échappe l'éclair
Votre aspect seul m'exalte et me transporte,
Salut beau régiment de fer !!

Le régiment c'est aussi la famille,
Centre d'amis et de cœurs généreux ;
Poste d'honneur où le courage brille,
Comme au beau temps des tournois et des preux.
Chacun connaît le dévouement sublime,
Noble devoir qui toujours nous est cher,
L'âme est royale et le cœur magnanime,
On est soldat au régiment de fer ! (bis)

Quand a sonné le clairon des batailles,
Chacun répond à la voix du pays ;
On court peut-être aux nobles funérailles,
Mais c'est la mort sur les champs ennemis.
Il faut alors lorsque le canon tonne,
Voir nos soldats vrais diables de l'enfer,
Le plomb partout fait son œuvre et moissonne
Mais rien n'arrête un régiment de fer ! (bis)

Jusqu'à présent sur ma feuille de route,
Dieu ne voulut apposer son visa,
J'étais pourtant à la grande redoute,
J'ai vu les eaux de la Bérésina.
À Waterloo j'ai porté la cuirasse,
Quel jour de sang, quel souvenir amer,
Comme un torrent, un ouragan qui passe,
J'ai vu charger un régiment de fer ! (bis)

Ainsi parlait un vieillard intrépide,
Quand près de lui un régiment passa ;
Du vieux soldat l'œil gris était humide,
Ses vingt-cinq ans il se les rappela.
Son cœur ému tressaillit d'espérance,
Quand l'étendard passa superbe et fier ;
Je te salue, beau drapeau de la France,
Trois fois salut, beau régiment de fer ! (bis)