Carnet de Chants


Marche du 126e RI

Marche du 126e RI

C'est le cent vingt sixième
Le régiment fier et vaillant
Qui porte comme emblème
Sur fond d'azur un bison blanc
Des bords de la Corrèze
Il veille sur plaine et coteau
De le terre Française
Dont l'honneur flotte en son drapeau

Nos aïeux ont servi sous Turenne
Moissonné la gloire a Fontenoy
Et dans les neiges du Borysthène
Sont tombes sans connaître l'émoi
Ils n'ont jamais signé la défaite
Et quand la France capitula
C'est qu'il était mort le bel athlète
La France n'était plus là

Nos aînés ont lutté dans les Ardennes
La Meuse a teint ses flots de leur sang
Mais par une revanche soudaine
La Marne a vu l'aigle noir gisant
Dans la boue horrible des Éparges
En Artois a Verdun le trépas
A creusé de grand trous dans leurs charges
Mais les barbares ne passaient pas

Quand ils partirent en Lombardie
Du triomphe ils sonnèrent l'éveil
Et quand s'acheva la tragédie
Leurs trois couleurs claquaient au soleil
Leur victoire fut une auréole
Et son éclat d'immortalité
Fit se lever les vainqueur d'Arcole
Ils saluèrent la liberté

Contre ceux qui forgent les entraves
Devant les tyrans et le bourreaux
Nous nous dresserons libres et braves
Car nous sommes les fils des héros
Et jamais malgré leur assurance
Les hordes sauvages d'Attila
N' asserviront la terre de France
Nos bataillons seront toujours là

Avant 1920

Drapeau du Régiment aux trois couleurs de France
Labarum deux fois cher, tu portes dans tes plis
Le passé des aïeux, notre honneur, leur vaillance
Jusqu'au secret espoir dont nos cœurs sont remplis

D'autres sont festonnés des mains de la victoire
Ils comptent leurs chevrons par des succès altiers
Toi, jeune vétéran, on dirait que la gloire
A couronné ton front avec de noirs lauriers

Salut vaillant témoin de la grande retraite
À la Bérézina, sous les murs de Paris
Notre drapeau frissonne au vent de la défaite
Mais fier mutilé n'a jamais été pris

Nous jurons de te suivre au camp, à la bataille
De vivre et de mourir pour toi, notre étendard
De te donner la gloire à travers la mitraille
Lorsque les cerfs sanglants, te feront un rempart