Carnet de Chants


002 Hymne de l'infanterie de Marine
003 Le Forban
004 Le fanion de la coloniale
005 Marie-Dominique
007 Chant de la 9e DIC
008 Chant du 2e RIMa
009 Chant du 3e RIMa
010 Chant du 21e RIMa
011 Chant du 23e RIMa
012 Chant du 8e RPIMa
013 Chant du RICM
014 Rien ne saurait t'émouvoir
015 Sur cette piste
016 Chant du 6e RPIMa
017 Chant du 5e RIAOM
018 Chant du 9e RCS
019 Chant du 2e escadron du 1er RIMa
020 Chant de la 9e DIMa
021 À Saïgon
022 L'Artillerie de marine
023 Les marsouins à l'hospice
024 Chanson du marsouin
025 Chant des coloniaux
026 Adieu vieille Europe
027 Le tambour miniature
028 Opium
029 Loin de chez nous
030 Ô Sarie-Mares !
031 La terre jaune
032 En t'engageant dans les marsouins
033 La Coloniale
034 Tiens voila la coloniale !
035 Mon amant de la coloniale
036 Dans la coloniale
039 Les Africains
040 Nous sommes de la coloniale
042 Tamarii volontaire
105 Au trente et un du mois d'août
188 Chant du 1er RAMa
189 Chant du 1er RIMa
190 Chant du 9e RIMa
191 Chant du 33e RIMa
231 Sapeur de Marine

Hymne de l'infanterie de Marine

Dans la bataille ou la tempête
Au refrain de mâles chansons
Notre âme au danger toujours prête
Brave la foudre et le canon.
Homme de fer que rien ne lasse,
Nous regardons la mort en face
Dans l'orage qui gronde ou le rude combat

En avant !
Pour faire un soldat de marine
Il faut avoir dans la poitrine
Le cœur d'un matelot ou celui d'un soldat

Souvent dans la zone torride
La dent du tigre ou du lion
La fièvre ou la balle homicide
Vient décimer nos bataillons
Alors vers la mère Patrie
On voit crispé par l'agonie,
Dans un suprême effort notre front se retourner

En avant !
Et notre regret unanime
Chère France, ô pays sublime !
C'est de n'avoir qu'une vie à donner

Soit fier soldat de marine
La victoire aima tes chansons
Et ton front bruni qu'illumine
L'éclat des grandes actions
Du Bosphore à la Martinique
Du Sénégal au pacifique
On voit de ton drapeau resplendir les trois couleurs

En avant !
La gloire t'a pris sous son aile
Car à l'honneur toujours fidèle
Tu meurs en combattant ou tu reviens vainqueur

En Crimée à chaque bataille
Nous aussi nous avons pris part
De Malakoff sous la mitraille
Nous escaladions les remparts
À l'aspect de notre uniforme
L'ennemi palissant bien des fois recula

En avant !
Et sur notre front qui rayonne
On peut voir la triple couronne
Des lauriers de Podor d'Inkermann et d'Alma


Quand la Prusse inondant la France
Sur nous déchaînait ses fureurs
À ses balles comme à ses lances
Nous avons opposé nos cœurs
Et quand rugissait la bataille
Nos fronts meurtris par la mitraille
Sanglants mais indomptés défiaient les vainqueurs

En avant !
À Bazeilles, la Cluze et Neuville
En combattant cent contre mille
Le succès nous trahit mais nous gardions l'honneur
Sans cesse prêts à tout combattre
Vaillants soldats de nos grands ports
Non, rien ne saurait vous abattre
Vous qui ne comptez point vos morts
Vous réduisez chinois, canaques
À vous Madagascar l'Anaux et le Tonkin

En avant !
Aussi le ciel sous sa coupole
Inscrit encore en auréole
Son-tay et Nouméa, Tamatave et Pékin

Un jour viendra chère espérance
Ou l'ardent appel des clairons
Fera surgir pour notre France
Des vengeurs et nous en serons
Alors pour nous quelle fête
Nous donnerons des sœurs cadettes
Aux victoires d'Iéna, d'Auerstadt, de Stettin

En avant !
Oui nous aimons les saintes guerres
Car le sang des héros nos pères
Dans nos veines en feu ne coule pas en vain



Le Forban

Je suis Marsouin que m'importe la gloire
Enfant de roi et de prostituée
Sur un cadavre je chante victoire
Et dans un crâne je bois la liberté
Vivre d'orgie est ma seule espérance
Le seul bonheur que j'ai su conquérir
C'est sur les flots, berceau de mon enfance
C'est sur les flots qu'un Marsouin doit mourir

Vin qui pétille, femme gentille
Sous tes baisers brûlant d'amour, oui d'amour
Dans la bataille, mort aux canailles
Je ris, je chante, et je bois tour à tour

Quoique Marsouin vivant dans la débine
Et méprisant les lois même de la mort
Ne vivant que de meurtres et de rapines
Je bois mon vin dans une coupe d'or
Allons enfants, allons buvons mes braves
Buvons l'ivresse et l'orgie à grand pot
Aujourd'hui fête, et puis demain peut-être
Ma tête ira s'engloutir dans les flots

Devant partir sur une yole étrangère
Demain mon cœur servira d'Étendard
Et mon sang rougissant la galère
Aujourd'hui fête, et demain le hasard
Vierge plaintive, toi ma captive
Ma bouche ira dévorer tes appas
Encore vibrants d'une autre amante
Je ris, je chante et je bois tour à tour



Le fanion de la coloniale

Quand dégoûté, lassé, on doute de son passé
On rencontre un p'tit gars ayant du courage ici-bas
On lui dit vient petit, chez nous chercher l'oubli
Sous un soleil de plomb chanter notre plus belle chanson

L'as-tu vu le fanion de la Coloniale
L'as-tu vu le fanion des coloniaux ?
On nous appelle les fortes têtes
On a mauvaise réputation
Mais l'on s'en fout comme d'une musette
On n'est pas fier au bataillon
Mais ce qu'ignore le Biffin, putain de Biffin
C'est que du soldat au colon, oui au colon
On a une âme, nous les Bigors, nous les Bigors
La Coloniale !

De Beyrouth à Damas, de Sidi-Bel-Abbes
Au brûlant soleil de Meknes
L'ancre rouge au képi, sans peur et sans répit
Quand il s'agit d'aller mourir, on y va sans réfléchir



Marie-Dominique

J'étais un soldat de marine
Je venais m'engager pour cinq ans
J'avais vingt ans, belle poitrine
Comme dans le refrain du régiment
Dans les bistrots prés de Lourcine
Les Anciens m'en faisaient un plat
Tu verras ce que c'est que l'Indochine
Écoute la chanson d'un soldat

Marie, Marie-Dominique
Que foutais-tu à Saïgon ?
Ça ne pouvait rien faire de bon
Marie-Dominique
Je n'étais qu'un cabot clairon
Mais je me rappelle ton nom
Marie-Dominique
Est-ce l'écho de tes prénoms
Ou le triste appel du clairon
Marie-Dominique

C'est ta démarche balancée
Qui effaça tous mes espoirs
Car cette bonne vie si bien rêvée
Ce s'rait idiot de t'en vouloir
Cette chanson de la Coloniale
C'est le résultat en cinq ans
De mes erreurs sentimentales
Selon l'expérience des camps

Je ne savais pas que la chance
Ne fréquentait point les canyas
Et qu'en dehors de la cuistance
Tout le reste ne valait pas ça
Tu m'as fait comprendre des choses
Avec tes petits airs insolents
Et je ne sais quelles apothéoses
C'était le plus clair de mes tourments

Ce fut Marie la tonkinoise
Qui voulut faire notre bonheur
En me faisant passer sous la toise
Dans le vieux cholon ou bien ailleurs
Tu étais rusée comme un homme
Mais ton but je l'voyais pas bien
Avec ta morale à la gomme
Au cour de la Piestra Nankin

Tu m'as gâté mon paysage
Et l'avenir quand sur le transport
Je feuilletais de belles images
Peintes comme des bouddhas en or
Où sont mes buffles dans la rivière
Les sampans, l'arroyo brumeux
Les congaïs, leurs petites manières
Devant le pouvoir de tes yeux



Chant de la 9e DIC

Quand le lourd ennemi passe et que viennent les peines
Quand le vain désespoir veut tout nous enlever
Il est pourtant une image sereine
Qu'au fond de moi, j'aime se voir lever

Nous rentrerons tous en France
Retrouver nos parents, nos amours
C'est notre chère espérance
Te revoir, te revoir un beau jour
Nous reverrons là-bas nos chères promises
Dont les beaux yeux pour nous ont tant pleuré
Nous leur dirons "La victoire est acquise"
Et maintenant c'est le vrai temps d'aimer
C'est notre chère espérance
Te revoir pays de nos amours
Nous rentrerons tous en France
Y goûter la paix et les beaux jours

Quand nous entamerons la guerre vengeresse
Quand le Boche mourra sous nos coups redoublés
S'il en est parmi nous quelques uns en détresse
Allons les gars il faut nous rappeler



Chant du 2e RIMa

Si quelqu'un doute de ta vaillance
Sur ton drapeau, qu'il voit l'histoire de France
Du Mexique à Verdun, d'El-Alamein au Tonkin
Le Marsouin en avant s'élance
Dans ses plis s'inscrit la victoire
Dont les grands noms témoignent de ta victoire
Car pour un Marsouin qu'est-il donc de plus beau
Que de lutter partout pour son drapeau

Marche beau régiment de France
Crânement poursuis ton chemin
Fais ton devoir sans défaillance
C'est la loi de tous les Marsouins
Partout où la France t'appelle
Bravement tu vaincras pour elle
En avant montre ta vaillance
Deuxième Colonial de France

Tes Anciens ont bravé la souffrance
Et combattu sans peur ni défaillance
À Bazeilles le front haut, à Rossignol en héros
Ils se sacrifièrent en silence
Par leur sang ils ont sauvé la flamme
Des traditions qu'ils gardaient en leur âme
Car pour un Marsouin qu'est-il donc de plus beau
Que de savoir mourir pour son drapeau

Toujours prêt quand la France t'appelle
Jeune Marsouin au cœur toujours fidèle
Tu sauras, s'il le faut, marcher pur, simple et beau
Et vaillamment servir pour elle,
Héritier d'un long passé de gloire
Ton sacrifice sera une victoire
Car pour un Marsouin qu'est-il donc de plus beau
Que revenir vainqueur pour son drapeau



Chant du 3e RIMa

Nous portons sur la poitrine
Les emblèmes de Bazeilles.
Le Troisième de Marine
A toujours fait des merveilles.

Les anciens en soixante dix
Sont entrés dans la légende
Repoussant seuls contre dix
L'offensive des hordes allemandes.

Pour que partout à la ronde
La France ait un meilleur sort
Dans les cinq parties du monde
Nous avons laissé des morts.

De Champagne et de Lorraine
Pour chasser les assaillants
De leurs campagnes lointaines
Ils rentraient la voile au vent.

Que demain sonne l'alerte
Le Troisième, c'est bien certain
Sans faiblir et l'arme prête
Serait digne de ses anciens.



Chant du 21e RIMa

Marsouin viens ton pays t'appelle
Sur ton drapeau lettres d'or étincellent
Si tu as pour lui que ta seule vie à donner
Sache qu'il faut savoir la sacrifier
Toujours fidèle à la Coloniale
Tu es marsouin sache te faire respecter
Croche et tient sera ta devise
Tâche de ne jamais l'oublier

21 Troupe de Marine
Dans la foi la sérénité
21 Troupe de Marine
Dans l'amitié d'unité
21 Troupe de Marine
Les Marsouins sont tous décidés
21e de Marine
Ses Marsouins sont toujours prêts.



Chant du 23e RIMa

Notre régiment le 23e est au cœur de la France
Au cœur de Paris vibrant quand les Marsouins s'avancent
Car notre belle capitale aime ses soldats toujours gais et hardis
Qui sont dans toutes leurs escales les plus vaillants messagers de Paris.

Au régiment les Marsouins ont conquit la gloire
Sur ton drapeau souffle le vent de la victoire
Va de l'avant tes aînés ont montré la route de l'honneur
Comme autrefois tu saurais revenir vainqueur.

Si dans l'avenir il nous fallait encore prendre les armes
Pour nos libertés menacées dans un jour d'alarme
Chasser l'horrible esclavage de l'étranger tyrannique et brutal
Nous saurions former le barrage nous Marsouins du 23e colonial.



Chant du 8e RPIMa

Nous sommes tous des volontaires du 8e RPIMa
Entends nos clameurs guerrière, nos chants de combat
Colonial parachutiste, viens, tu connaîtras le risque
Ah, ah, ah, avec le 8e RPIMa (bis)

Dans ce monde sans entrailles où l'on perd le nord
Nous livrons une bataille jamais vue encore
Il est dur d'être fidèle, mais SAINT MICHEL sous ses ailes
Ah, ah, ah, a pris le 8e RPIMa (bis)

Nous voulons demeurer dignes de nos grands anciens
Héritiers de tant de gloire, nos drapeaux sont lourds d'histoire
Colonial parachutiste, viens, tu connaîtras le risque
Ah, ah, ah, c'est ça le 8e RPIMa (bis)

Nous avons foi en la France, en son avenir
Ses fils ont de la vaillance et savent souffrir,
Et nous montrons nous-mêmes qu'on sait mourir quand on aime
Ah, ah, ah, avec le 8e RPIMa (bis)

Dans l'enfer de la bataille nous tombons du ciel
Nos pépins dans la mitraille claquent au soleil
Les sticks bondissent sans trêve pour l'assaut un chant s'élève
Ah, ah, ah, celui du 8e RPIMa (bis)



Chant du RICM

Mon régiment est le premier de France
RICM dont le drapeau flottant
Des grands aînés rappelle la vaillance
Debout les gars et toujours en avant.

Les jours de défilé, de l'Arche à la grand place
Depuis le Colonel jusqu'au moindre soldat
Peuple regarde bien c'est une âme qui passe
Dans tout le régiment c'est un seul cœur qui bat.

De tous les régiments il en est un que j'aime
Plus que tout autre corps de servir dans ses rangs
C'est un honneur si grands que le plus grand lui même
Plein d'un profond respect frissonne en y songeant.

Nous aimons posséder la gloire toute nue
Il faut voir au combat monter nos escadrons
Nos briscards chevronnés et nos jeunes recrues
Dieu nous donna du cœur et nous le détaillons.

Garde à vous c'est la guerre le peuple nous regarde
Montrons nous courageux et digne du passé
Que partout où nos morts montent l'ultime garde
On dise un jour de nous ils les ont égalés !



Rien ne saurait t'émouvoir - Hymne du 3e RPIMa

Tes Anciens ont souffert sur la piste
Comme des chevaliers et des preux
Dans ton cœur, sois le parachutiste
Toujours prêt à faire aussi bien qu'eux

Car il faudra para, car il faudra para
En découdre
Par le poignard et par la poudre
Rien ne saurait t'émouvoir
Para, rude parachutiste
C'est ta loi dans les dangers de la piste
Rien ne saurait t'émouvoir

Ton chemin sera toujours la piste
Dans la nuit, la chaleur ou le froid
Où sans un cri tombe un parachutiste
Piste sans fin toujours devant toi
Car il faudra para, car il faudra para
En découdre
Par le poignard et par la poudre

Si tu dois en finir sur la piste
Que ce soit en beauté comme ceux
Qui sont morts en vrais parachutistes
Comme des chevaliers et des preux
Car il faudra para, car il faudra para
En découdre
Par le poignard et par la poudre



Sur cette piste - Chant de la compagnie d'appui du 8e RPIMa

Para, marche à travers le pays
Sentant leur froideur amour de la vie
Quand pour te défendre et mieux te servir
Nous avancerons toujours sans périr
Sur cette piste sans fin
Vont les parachutistes
Sans fin suivre cette longue piste
Croyons en la force et en l'effort
Nous vaincrons la peur une fois encore
C'est notre espérance de pouvoir aussi
lutter et souffrir pour notre Patrie
Parachutiste,
Ton destin t'attend sur la piste
Ton destin t'attend sur la piste.



Chant du 6e RPIMa

Les Anciens ont conquis tes lettres de noblesse
En des pays lointains baptisés T.O.E
Puis d'autres sont venus pour porter sans faiblesse
Sur la terre africaine ton drapeau prestigieux

Para du 6, partout, on t'admire et te craint | (bis)
Tes devanciers hier ne sont pas morts en vain |

Tu luttas au Laos, combattis en Annam
Et ta guerre fut féroce aussi en terre d'islam
La mort te vit bondir de rizière en delta
De diguette en murette, de djebel en mechta

Âmes des chevaliers, vous existez encore
Roncevaux n'est pas loin, j'entends sonner le cor
L'esprit survit quand même, la race et au trépas
Cette armée silencieuse qui s'attache à nos pas
Qui s'avance avec nous au moment de l'effort
Qui fait croire et oser, est l'âme de nos morts



Chant du 5e RIAOM

Du Tonkin en Guyane
Du Mexique en Champagne
D'Indochine en Afrique
Combattants héroïques
Sénégalais, poilus, somalis, commandos,
Votre histoire est inscrite sur la soie du drapeau

Loin de notre patrie, en terre de Djibouti
Fer de lance et rempart de ce pays ami
Fidèle à sa devise le "5" fier et fort,
Rassemble en son sein Marsouins et Bigors

À l'appel de l'Afrique
Nous avons répondu
Djibouti magnifique
Est de nous bien connu
Soleil torride, terre brûlée, Khamsin ardent
Le "5" tire, manœuvre
S'entraîne durement

Forts de notre héritage
Des Bâtisseurs d'Obock
Construisant des ouvrages
Où creusant dans le roc
Par nos projets, Afrique, gardons nos traditions
Humanistes et guerriers, c'est notre vocation

Interarmes et unique
Voila notre fierté
Groupement dynamique
Puissant, manœuvrier
Volontaires, Blindés, Marsouins et Bigors,
ensemble nous servons, fidèles à l'Ancre d'Or



Chant du 9e RCS

Depuis la création des trains des équipages
Nos anciens nous ont montré la voie
Ils nous ont légué leur prestigieux héritage
Défendre la France, la liberté et le droit.

Appelés, professionnels
Soldats du matériel
Marsouins avec Tringlots
Tous coloniaux

De tous les opprimés nous sommes les défenseurs
Sentinelles au Service du droit
Gardant au fond de nous une âme de bâtisseurs
L'Ancre d'or nous unit et nous donne la même foi

Le Cœur des Coloniaux,
anime les Tringlots,
Les hommes du matériel,
Tous fraternels.

De Nantes jusqu'aux confins de la terre africaine,
Animés par le même idéal,
Servant sous tous les cieux sans compter notre peine
Nous portons haut et fier le Fanion d'la coloniale

Unis dans nos missions,
Jamais ne faiblirons,
Car notre devise est : " Je parviendrai "



Chant du 2e escadron du 1er RIMa

Nous qui avons lutté dans toutes les guerres
Perdu nos pères pour plus de liberté
Nous donnerons à la terre charnelle
Aux âmes fières des chansons toujours belles

Pour l'ennemi, ni trêve, ni pitié
Il reculera au feu de nos canons
Debout les hommes, et sonne le clairon
À l'assaut Marsouin, pour la France en danger

C'était au soir d'une immense bataille
Nous étions morts, et puis nous étions las
Mais dans la nuit, la rage nous tenaille
La rage de vaincre nous porta au combat

Nous sommes superbes et nos actions de guerre
Égaleront celles de nos anciens
Ce seront eux au courage légendaire
Qui pourront dire "Ah ! vous nous valez bien"

Sur cette terre comme sur d'autres cieux
Seigneurs de guerre et soldats de la paix
Nous sommes fiers, nous sommes valeureux
Et nous vaincrons pour la France attaquée



Chant de la 9e DIMa

Neuvième Division d'Infanterie de Marine
Fiers marsouins artisans de la paix
Par delà les vallées
par delà les années
Toujours et partout nous avons servi
Grands anciens de l'époque coloniale
Grands vainqueurs au passé glorieux
Ils ont toujours gardé
Au fond du cœur serré
Le souvenir ému de leur Patrie

En avant soldats de la 9e DIMa
Quelle que soit notre destination
Loin de chez nous au milieu de la tempête
Toujours et partout nous avons servi
La France nous est toujours reconnaissante
De ne jamais faillir à la mission
Au peuple de la terre nous la représentons
Surtout par notre humanité

Sous le symbole de l'ancre de marine
De Toulon et jusqu'à Saigon
Tchad, Rwanda, Somalie
Ou l'ex-Yougoslavie
Toujours et partout nous avons servi
L'envie de vouloir toujours partir
Au-delà des horizons connus
Nous donne la volonté
La ténacité
D'hommes qui ont trouvé leur destinée



À Saïgon

Quand Jésus-Christ
Créa la Coloniale
Il décréta qu' fallait des hommes costauds
N'ayant pas peur du feu, de la mitraille
Et sachant boire le vin et le PERNOD !

Linh tay mot haï ha | (bis)
Con gaï tim la mot haï ba |
Derrière la cabane bambou
Ay, ay mot haï ba
Derrière la cabane bambou
Casser çal dit payé nam su
Ô sao mon Capitaine
Casser qué dit l'a pas payé

Dans Saïgon, la ville principale
Où les Marsouins étaient en garnison
Les officiers en pousse-pousse se baladent
Traitant l'nhaqué comme un vulgaire cochon

Aux officiers il faut des japonaises
Alors que nous, pauvres Marsouins fauchés
Nous nous tapons c' qu'on appelle la terre glaise
Spécialité de nos girons nhaqué

Nous avons fait Cayenne, la Martinique
Madagascar, le Tchad, la Réunion
On a partout gaiement tiré sa chique
Laissant parfois un gosse au biberon

La Coloniale est une grande famille
On y rencontre des plouks, des marseillais
Des madounachs, et ceux de la bastille
Chacun y vient pour s'y faire engraisser

Amis, amis buvons encore un verre
Que dans nos yeux, y brille la gaieté
Et tous ensemble, chantons d'une voix claire
La Coloniale, c'est le muscle français



L'Artillerie de marine

J'ai fait trois fois le tour du monde
Jamais je n'ai vu, jamais je n'ai vu
Chose aussi belle, chose aussi ronde
Que le trou de mon cul, que le trou de ton cul
Que le trou de son cul, Bigor

L'artillerie de marine, voilà mes amours
Oui je l'aimerai, je l'aimerai sans cesse
L'artillerie de marine, voilà mes amours
Oui je l'aimerai, je l'aimerai toujours

Tous les obus de la marine
Sont si pointus, sont si pointus
Qu'ils rentreraient sans vaseline
Dans le trou de mon cul, dans le trou de ton cul
Dans le trou de son cul, Bigor

À mon dernier voyage en Chine
Un mandarin gras et dodu
Voulut me mettre sa grosse pine
Dans le trou de mon cul, dans le trou de ton cul
Que le trou de son cul, Bigor

J'ai fait trente ans de gymnastique
Jamais je n'ai pu, jamais je n'ai pu
Poser un baiser sympathique
Sur le trou de mon cul, sur le trou de ton cul
Sur le trou de son cul, Bigor

De Singapour jusqu'à Formose
Jamais je n'ai vu, jamais je n'ai vu
Chose aussi belle, chose aussi rose
Que le trou de mon cul, que le trou de ton cul
Que le trou de son cul, Bigor



Les marsouins à l'hospice

Les Marsouins à l'hospice
Au lieu de soigner leur chaude pisse
Ils enculent la sœur de service

Ah ! Les Marsouins (bis)
Oh ! La jolie vie que l'on mène
Dans un régiment de Marsouins
On y boit, on y fume et l'on y baise
Chez les Marsouins !

Les Marsouins à la gare
Au lieu de prendre leur billet
Posent leurs queues sur le guichet

Les Marsouins au bordel
Au lieu de choisir la plus belle
Ils enculent la maquerelle

Les Marsouins à Sontay
Au lieu de baiser les congaïes
Ils enculent tous les petits lays

Les Marsouins à la messe
Au lieu de se rendre à confesse
Ils enculent les servants de messe

Les Marsouins au peloton
Au lieu d'apprendre le mousqueton
Ils enculent le Chef de Section

Les Marsouins au quartier
Au lieu de faire les corvées
Ils enculent le Margi fourrier



Chanson du marsouin

Là-bas dans la plaine déserte
Qu'éclaire la lune d'argent,
Le marsouin les lèvres entrouvertes
Revit son rêve le plus charmant
Enroulé dans sa couverture
Sous sa guitoune au toit mouvant.
Il rêve couché sur la dure
Bercé par la plainte du vent.

Mais voici le courrier de France
Qui accoste le long du quai.
En son cœur fleurit l'espérance
D'avoir une lettre, un paquet.
Et voici la chère missive
Qu'il ouvre en tremblant de bonheur.
Et dans la belle nuit qu'arrive
Il s'endort, la joie dans le cœur.

Dors mon petit Marsouin
Sous ton petit marabout
Au clair de lune
Bientôt finiront
Misères, privations
Toutes tes infortunes.
Rêve jusqu'au jour
Aux baisers d'amour,
Rêve à ta brune
Là-bas dans la nuit
Sous ton petit gourbi
Sous la lune.

Mais voici l'été qui s'avance.
Le paludisme est sans pitié.
Le pauvre petit soldat de France
Devient sa proie sans plus tarder.
À l'hôpital où il délire,
Devant son portrait tout froissé,
Monsieur le Major vient de dire :
"Il ne passera pas la nuit."

Il dort maintenant
Sous le sable mouvant
Loin de sa mère
Qui ne viendra pas
Sur la tombe de son gars
Dire une prière.
Une croix de bois
Seule indique l'endroit.
Au cimetière
Pour le petit Marsouin
C'est l'oubli, c'est la fin
De ses misères.



Chant des coloniaux

Au fond du Tonkin ou sous le ciel d'Afrique
Les Coloniaux s'en vont gaiement le cœur plein d'entrain
Toujours sac au dos et l'allure énergique
D'ailleurs ils vont chantant un joyeux refrain
Brave colon fait rentrer ta moukère
V'là les Marsouins intrépides et beaux gars
En les voyants, la femme la plus légère
Rêve d'amour et tombe dans leur bras.

Du colonel jusqu'au dernier marsouin
Pour eux les femmes ont toujours le béguin
Les Coloniaux c'est des gars qu'ont pas froid aux yeux
Ça va d'l'avant sans peur de rien, il faut qu'ça casse
Les Coloniaux rien ne peut tenir devant eux
V'là les Marsouins il faut qu'ça casse.

Quand les ennemis foulèrent le territoire
Les soldats d'Marchand, Gouraud, Mangin, Gallièni
Marchaient au canon chantant ivre de gloire
Tenez bon les gars ça n'est pas fini
Mais sur l'Yser, en Champagne en Alsace
Libre à Belfort augmentant leur valeur
Le régiment invincible et tenace
Porta plus haut l'emblème aux trois couleurs
Narguant la mort et jetant leur flingot
Ils se battaient à coup de poing, au couteau.



Adieu vieille Europe

Adieu vieille Europe
Que le diable t'emporte
Adieu vieux pays
Pour le ciel si brûlant de l'Algérie
Adieu souvenir, notre vie va finir
Il nous faut du soleil, de l'espace
Pour redorer nos carcasses

Nous les damnés de la terre entière
Nous les blessés de toutes les guerres
Nous ne pouvons oublier
Un malheur, une honte, une femme qu'on adorait
Nous qu'avons le sang chaud dans les veines
Cafard en tête, au cœur les peines
Pour recevoir, donner des gnons, crénon de nom
Sans peur en route pour la Colo

Salut camarades
Donnons-nous l'accolade
Nous allons, sac au dos, flingue en main
Faire ensemble le même chemin.
À nous le désert
Comme au marin la mer.
Il nous faut du soleil, de l'espace
Pour redorer nos carcasses.



Le tambour miniature

Je suis un tambour miniature
Marquez le pas
On m'admire pour ma belle stature
Par le flanc droit
J'ai fait trois fois le tour du monde
Au garde à vous
J'ai courtisé des brunes et des blondes
Serrez les rangs
Et de moi l'on dira toujours
Au garde à vous
Qu' j'étais foutu pour la guerre et l'amour
Tireur debout

J'ai perdu mes jambes à Gravelotte
J'ai perdu mes deux bras à Valmy
Au Tonkin, j'ai perdu ma culotte
Et le reste, dans le faubourg Saint-Denis
Chez la mère cass' bite
Ah ! il fallait pas, il fallait pas qu'il y aille
Ah ! il fallait pas, il fallait pas y aller
Mais il a fallu, il a fallu qu'il y aille
Mais il a fallu, il a fallu y aller

Quand je rencontre une belle petite
Marquez le pas
À monter chez moi je l'invite
Par le flanc droit
Comme un soldat je la commande
Au garde à vous
Et si parfois, la belle en redemande
Serrez les rangs
J' lui dis que je n' suis pas toujours
Au garde à vous
Des mieux foutus, pour la guerre et l'amour
Tireur debout

Ma femme accouche toutes les trois semaines
Marquez le pas
Faut voir comment le gosse s'amène
Par le flanc droit
J'entends la voix de la sage femme
Qui dit tout bas
Allez-y donc, allez-y ma p'tite dame
Serrez les flancs
C'est un p'tit gars beau comme le jour
Au garde à vous
Des mieux foutus, pour la guerre et l'amour
Tireur debout



Opium

Dans le port de Saigon
Il est une jonque chinoise
Mystérieuse et sournoise
Dont nul ne connaît le nom
Et le soir dans l'entrepont
Quand la nuit se fait complice
Les européens se glissent
Cherchant des coussins profonds

Opium, poison de rêve
Fumée qui monte au ciel
C'est toi qui nous élève
Aux paradis artificiels
Je vois le doux visage
Les yeux de mon aimée
Parfois j'ai son image
Dans un nuage de fumée.

Et le soir au port Falot,
Les lanternes qui se voilent
Semblent de petites étoiles
Qui scintillent tour à tour.
Et parfois dans son extase,
Au gré de la fumée grise,
Le fumeur se représente
Ses plus beaux rêves d'amour

Puisqu'on dit que le bonheur
N'existe pas sur la terre,
Puisse l'ombre de nos chimères
Un jour nous porter ailleurs.
Au paradis enchanteur
Plein de merveilleux mensonges
Où dans l'extase de mes songes
J'ai laissé prendre mon cœur



Loin de chez nous

Loin de chez nous, en Afrique
Combattait le bataillon
Pour refaire, à la Patrie | (bis)
Sa splendeur, sa gloire et son renom |

La bataille faisait rage
Lorsque l'un de nous tomba
Et mon meilleur camarade | (bis)
Gisait là blessé auprès de moi |

Et ses lèvres murmurèrent
Si tu retournes au pays
À la maison de ma mère | (bis)
Parles-lui, dis-lui à mots très doux |

Dis-lui qu'un soir, en Afrique
Je suis parti pour toujours
Dis-lui qu'elle me pardonne | (bis)
Car nous nous retrouverons un jour |



Ô Sarie-Mares !

Ô Sarie-Mares, belle amie d'autrefois
En moi tu demeures vive
L'amour est plus fort que la pluie et que le vent
Qui peut arrêter son élan ?

Oui, je veux revoir
Dans mon vieux Transvaal,
Ma ferme au toit de chaumes.
Où le parfum du miel et les conifères embaument
L'air pur est clair comme un cristal
Où le parfum du miel et les conifères embaument
L'air pur est clair comme un cristal

Ô Sarie-Mares est bien loin de mon cœur
Mais je crois en son amour
Car c'est entre ses bras que j'ai connu le bonheur
Et je veux la revoir un jour.

Lorsque j'étais petit, je croyais qu'un démon
Viendrait me ravir ma maison
Mais lorsque je fus grand, ce fut une horrible guerre
Qui m'emmena loin de mes terres



La terre jaune

Y a des gens de la haute zone
Qui se disent explorateurs
D'avoir visité la terre
Du pôle nord à l'équateur
Moi qui suis d' la Coloniale
Mes moyens m' permettent pas ça, ha, ha, ha !

J'ai visité la terre jaune
J'en suis pas plus fier pour ça
J'en suis pas plus fier pour ça

Y en a qui pour faire la fête
S'en vont dans les grands salons
Voir des demies mondaines
Qui leur bouffent tout leur pognon
Moi quand j'veux faire mon affaire
Je vais au Parisiana, ha, ha, ha !

M'envoyer la mère maquerelle
J'en suis pas plus fier pour ça
J'en suis pas plus fier pour ça

Y en a qui pour faire l'amour
Prennent des poses à l'amateur
À la russe, à la tartare
À la cosaque, à l'Artilleur
Moi quand j' veux faire mon affaire
Je fais pas tant de chichi que ça, ah, ah, ah !

J' lui fous ça dans l'trou qui pète
J'en suis pas plus fier pour ça
J'en suis pas plus fier pour ça

Y en a qui trouvent ridicules
Les passions du genre humain
D'autres préfèrent qu'on les encule
Pour soulager leur prochain
Moi j' connais une vieille bourrique
Qui se fait chier sur l'estomac, ah, ah, ah !

Moi j' me fais chier sur la bite
J'en suis pas plus fier pour ça
J'en suis pas plus fier pour ça

Le lundi j' baise en levrette
Le mardi j' baise un canard
L'mercredi je fais minette
Et le jeudi m' fais pomper l'dard
L'vendredi feuille de rose
Samedi soixante-neuf, ah, ah, ah !

Le dimanche je me repose
Pour refaire du foutre neuf
Pour refaire du foutre neuf



En t'engageant dans les marsouins

En t'engageant dans les marsouins
T'iras peut-être chez les bédouins.
Il ne faut pas avoir de faiblesse,
Les voyages forment la jeunesse,
Tu verras Madagascar,
T'en reviendras un lascar.
Quand t'auras vu du pays
Nous vivrons en rentier à Paris.

Tu as tes dix-huit ans mon gaillard,
Aux coloniaux sans réticences
engage toi, dis un vieux gaillard
À son enfant qui le gênait de sa présence.
Ta mère n'est plus, mais j'ai ta part
Et tous ces biens sous ma gérance.
Cet argent-là c'est ton avenir
Je le garde pour quand tu vas revenir,
Et plus loin tu t'en iras,
Plus mon gaillard tu fortuneras.

Mais à peine son fils embarqué,
Déjà partout la salle rosse,
Avec des femmes se faisait remarquer,
Pendant trois ans il fit la noce ;
Lorsqu'un beau jour, tout détraqué
Il reçut la lettre de son gosse :
"Mon bon papa je suis libéré
Avec la classe qui va rentrer
Tu vois qu'çà n'a pas été long,
Je reviens avec mon premier galon."

"Je suis sergent dans les marsouins,
Je t'écris de chez les bédouins,
J'ai fait mon temps en Afrique,
J'ai le teint couleur de brique.
Je connais Madagascar,
J'suis d'aplomb comme un briscard.
Maintenant qu'j'ai vu du pays,
J'serai bientôt dans tes bras à Paris."

Lorsqu'il vit son teint bronzé
Avec son galon et sa médaille,
À ses pieds le vieux s'est agenouillé
En lui disant : "Je suis une canaille,
Je n'ai plus rien, j't'ai mis sur la paille.
Fais de moi ce que tu voudras mon enfant,
Je mérite le plus dur châtiment."

Il lui répondit : " Papa lève-toi
Je te caserai, mais quant à moi,
Je retourne chez les Marsouins.
Va il ne te manquera pas de pain,
Je te mettrai dans un asile
Où les femmes t'y laisseront tranquille.
Au pays de l'abricot
Le soleil vous tape sur l'Kongolo
Mais aussi vrai que j'te dis,
Y'a moins de chameau qu'à Paris"



La Coloniale

En avant fière Coloniale
Porte toujours au feu les trois couleurs
En France et sous la zone tropicale
Sois vainqueur, aies du cœur,
Sois sans reproche et sans peur.
La joie pour toi, c'est la grande bataille.
Du Maroc au Tonkin,
On a vu nos marsouins
Braver la mort et la mitraille
(Avec aux lèvres un gai refrain).

On a chanté notre marine,
Nos pompiers, zouaves et dragons,
Et maintenant en chœur chantons
Les plus joyeux de nos troufions,
Et ces héros ça se devine,
Ce sont nos braves coloniaux
Qui sous les grands cieux tropicaux
arborent gaiement leurs joyeux drapeaux.

Dans ce joli coin de Provence,
Pays des femmes et du bon vin,
Un régiment de nos marsouins
Égaie ce joli patelin.
Aussi les brunes et les blondes
Adorent nos petits coloniaux,
Et quand la lune dans le ciel
Chacun a sa chacune à Saint-Raphaël.



Tiens voila la coloniale !

C'était un wagon de pines
Qui revenait d'Indochine
Y en avait des longues, des fines
Qui pendaient par la portière

Tiens voilà la Coloniale !
Tiens voilà les coloniaux !

Y en avait des longues des fines
Qui pendaient par la portière
Une bonne dame de charité
En pris trois douzaines de paires

Une bonne dame de charité
En pris trois douzaines de paires
Les posa sur la cheminée
Pour se les carrer dans l'derrière

Les posa sur la cheminée
Pour se les carrer dans l'derrière
La p'tite bonne qu'avait tout vu
S'en est servi la première

La p'tite bonne qu'avait tout vu
S'en est servi la première
Elle s'en est tellement foutue
Qu'elle s'en péta la charnière

Elle s'en est tellement foutue
Qu'elle s'en péta la charnière
Si bien que du con au cul
Ce n'est plus qu'une vaste ornière

Si bien que du con au cul
Ce n'est plus qu'une vaste ornière
Tu crois la prendre par-devant
Va te faire foutre c'est par-derrière

Tu crois la prendre par-devant
Va te faire foutre c'est par-derrière
Tu veux lui faire un enfant
V'la tout le foutre qui tombe par terre

Tu veux lui faire un enfant
V'la tout le foutre qui tombe par terre
Et tu dis en l'écrasant
D'un mouvement de colère

Et tu dis en l'écrasant
D'un mouvement de colère
Non tu ne connaîtras pas
Le foutu con de ta mère

Non tu ne connaîtras pas
Le foutu con de ta mère
Tu ne feras pas non plus
Un militaire de carrière



Mon amant de la coloniale

Il était fort et puis si tendre
Que dès notre première nuit
J'compris que j'pourrais plus m'reprendre
Et qu'pour toujours j'étais à lui
J'voyais toutes les femmes lui sourire
Mais je m'cramponnais à son bras
Et j'les r'gardais comm' pour leur dire :
"Il est à moi et je lach' pas".

Des fois, quand il avait la fièvre
Il parlait trop et j'avais peur
Je mettais sa main sur ses lèvres
Pour pas connaîtr' le fond d'son cœur;
Car je sentais que son âme
Y avait des larm's et du cafard,
Et je m'disais "C'est pour un' femme"
Quand j'ai compris... C'était trop tard !

Lorsque j'ai connu ma rivale,
Alors j'ai serré fort mes bras,
Pour qu' cett' grand' garc' : "La Coloniale"
Lui fiche la paix et n'me l'vol' pas
Et lui, il m'avait dit : "Je reste"
Mais un beau jour il est r'parti
Vers ces pays que je déteste,
Dont il rêvait souvent la nuit.

C'était un gars de la Coloniale.
Il avait là, partant du front,
Et descendant jusqu'au menton,
Un' cicatric' en diagonale.



Dans la coloniale

Quand à la colonie
On apprit tout à coup
Que la France Chérie
Était cernée partout
Les marsouins en masse
Ont réclamé l'honneur
De venir prendre place
Contre l'envahisseur
Et sur le grand paquebot
En route vers Toulon
Tous les coloniaux
Chantent à l'unisson

Dans la Coloniale
On connaît le sifflement des balles
Du Tonkin jusqu'au Maroc
Nous avons supporté plus d'un choc
Oui plus d'un choc
Si parfois on nous traite
De fort cailloux, de mauvaises têtes
C'est à coup d'pinard, oui
Qu'on chasse la cafard, oui
Car on sait bien
Que les marsouins n'ont peur de rien

Parfois dans la tranchée
On boit, on chante, on rit
On pense à la mousmée
Aux parents, aux amis
Soudain les boches avancent
Mais loin d'être surpris
En avant pour la France
Repoussons l'ennemi



Les Africains

Nous étions au cœur de l'Afrique
Gardiens jaloux de nos couleurs
Quand sous un soleil magnifique
Retentissaient ces cris vainqueurs
En criant, en chantant, en avant

C'est nous les africains qui revenons de loin
Nous venons des colonies pour sauver le pays
Nous avons tout quitté, nos parents, nos amis
Et nous gardons au cœur une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Ce beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu'un venait à y toucher
Nous serions là pour mourir à ses pieds (bis)
Battez tambours
À nos amours
Pour le pays
Pour la Patrie
Mourir au loin
C'est nous les africains

De tous les horizons de France
Montant sur le sol africain
Nous allons pour la délivrance
Qui par nous se fera demain
En avant, en avant, en avant

Et lorsque finira la guerre
Nous reviendrons à nos gourbis
Le cœur joyeux et l'âme fière
D'avoir libéré le pays
En criant, en chantant, en avant

Pour le soldat de notre empire
Nous combattons tous les vautours
La faim, la mort nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours
En avant, en avant, en avant



Nous sommes de la coloniale

Nous sommes de la Coloniale
Si loin de nos pays
Vers le front nous marcherons
Pour vaincre l'ennemi
Avec nos armes
nos corps et notre vie
Nous défendrons la France
Contre l'ennemi

En tête de nos colonnes
Un drapeau flotte au vent
C'est celui d'la Coloniale
qui flotte dans nos rangs
Et pour la France
Pour l'armée Coloniale
Tous les jours nous nous avancerons
Même si nous tombons



Tamarii volontaire

Matou teie tamarii volontaire
O ta ite tau maineï
Te farii nei mato'u ite tuve | (bis)
No to mato'u hau ne tua |

Teie mainei to nau Tamarii
O ta ite tau maineï
Té hia rua Tona tava Raa
Té Vahi o te rupe



Au trente et un du mois d'août

Au trente et un du mois d'août (bis)
Nous vîmes venir sous le vent à nous (bis)
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C'était pour aller à Bordeaux

Buvons un coup, buvons en deux
À la santé des amoureux
À la santé du roi de France
Et merde pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre

Le Capitaine au même moment (bis)
Fait appeler son Lieutenant (bis)
Lieutenant te sens-tu capable
Dis-moi te sens-tu assez fort
Pour aller crocher à son bord"

Le Lieutenant fier et hardi (bis)
Lui répondit "Capitaine oui" (bis)
Faites monter votre équipage
Hardis gabiers, gars matelots
Faites monter tout le monde en haut

Le maître donne un coup d' sifflet (bis)
"En haut ! Largue les perroquets (bis)
Largue les ris et vent arrière
Laisse arriver prés de son bord
Pour voir qui sera le plus fort"

Vive lof pour lof, en abattant (bis)
Nous l'accostons par son avant (bis)
À coup de haches, à coup de sabres
De piqûres, de couteaux, mousquetons
Nous l'avons mis à la raison

Que va-t-on dire de lui tantôt (bis)
À Brest, à Londres et à Bordeaux (bis)
De s'être ainsi laissé surprendre
Par un corsaire de quinze canons
Lui qui en avait trente et six bons !



Chant du 1er RAMa

En Bretagne dans un port de guerre
À Lorient pour mieux s'expliquer
Se trouve un régiment de fer
Dont on vous a souvent parlé
L'artillerie coloniale mes frères
Celle qui n'a jamais reculé
Qui a fait trembler l'univers
Par ses exploits et sa fierté.

Nos ennemis dans leur malheur
Se souviennent dans leurs prières
De notre devise guerrière
Alter post fulmina terror
Des combats de Lützen à nos jours
Comme à Bazeilles, se trouvera
Le 1er RAMa, encore et toujours le 1er RAMa

Mais dans ces grands pays sauvages
Où la mort guette à chaque pas
Où la fièvre fait de grands ravages
Bien plus que la lance des Hovas
Le bigor va pourtant sans crainte
S'il est frappé du Pavillon Noir
Il mourra sans pousser une plainte
Pour son pays et pour l'Étendard.

Quand ils sont désignés pour partir
Pour la Chine ou Madagascar
L'Tonkin, la Nouvelle-Calédonie
Il faut les voir faire du pétard
Car c'est la bombe tous les jours
Tous les jours c'est la folie
Car on ne rigole pas toujours
Là-bas bien loin aux colonies.

Mais quand ils quittent la terre ferme
Faut les voir sur le pont du bateau
Crier tous d'une voix ferme
C'est pour notre vieux drapeau
Soyez sans crainte petite mère
Consolez-vous belle fiancée
Je suis un gars solide et fier
Et j'ai l'âme bien trempée.

Mais hélas lorsqu'un beau matin
On lève l'ancre pour le départ
On a beau faire le malin
Ça nous travaille tout de même le cafard
Car on pense à son adorée
À sa mère, à ses vieux parents
Mis tant pis, c'est la destinée
Le pays a besoin d'ses enfants.

Que l'aventure continue
"Ed' la lunette ed' nos longues vues"
Tout azimut scrutent la brume
Qu'à la suite des anciens de la Somme
Et des Africains de Champrosay
De Bir Hakeim libres français
Des Balkans aux plus vastes horizons
Résonne le son de nos canons.



Chant du 1er RIMa

Flibustiers épris de liberté,
Matelots, soldats aventuriers,
Sous un même drapeau rassemblés,
Les Troupes de Marines étaient nées.
De la Chine aux plateaux du Mexique
De Lybie aux îles de la Baltique,
Sur les 5 continents ils vainquirent
Et taillèrent à la France un empire.

Premier Régiment de Marine,
Qui sait où le vent soufflera,
Le monde et l'ancre sur nos poitrines,
Seule la mort nous arrêtera.

Par trois fois sur son sol menacée,
La France en péril a appelé.
De toutes races, ils ont répondu
En frères d'armes, ils ont combattu.
Bazeilles, Rossignol et Crepey
Ces trois noms, Marsouin n'oublie jamais,
Jusqu'au sacrifice ils ont lutté
Par trois fois le drapeau fut sauvé.

Refusant de déposer les armes
Au cœur de la Seconde guerre Mondiale,
Ils partirent dans les déserts d'Afrique,
Aux côtés des alliés britanniques.
Bir Hakein et Tobrouk en Lybie
Garigliano en Italie,
Jusqu'au bout, ils ont donné leur vie,
Pour libérer notre mère patrie.

À présent, forts de notre passé,
Sur blindés nous œuvrons pour la paix.
Et toujours nous écrivons l'histoire,
Des Balkans à la Côte d'Ivoire.
Nos escadrons en Afghanistan,
Fiers des couleurs du régiment,
Ne conservent comme seul paquetage,
Que fierté, traditions et courage.



Chant du 9e RIMa

Du Tonkin à la Guyane
De Hanoi à l'île Cayenne
Sur les jonques du fleuve rouge
Aux pirogues du Maroni.

L'ancre d'or du chiffre neuf
En terre amazonienne
De trijonction à borne six
L'enfer vert du marsouin.

Sur la piste de nos anciens
Aujourd'hui nous avançons
Nous sommes fiers de servir
Au neuvième de Marine.

L'ancre d'or du chiffre neuf
En terre amazonienne
De trijonction à borne six
L'enfer vert du marsouin.

Nou rivé la Guyane
Pou nou fé service en nou
Nou tapé difficulté
Cé marsouin la en nou allé.



Chant du 33e RIMa

Tiens, voilà le 33
Regardez passer ses soldats
Marsouins, Bigors fiers de l'ancre d'Or
N'ont pas peur de plus rudes efforts
Dans l'humide Guyane
Ou dans la poussière des savanes
En Guadeloupe et en Martinique
Ils gardent leur allure dynamique.

Nos anciens ont lutté pour sauver la liberté
Dans l'Aisne et en Champagne ils ont toujours su montrer
Par leurs actions d'éclat, dans les plus durs combats
Qu'entre frères ils pouvaient tout espérer
De Verdun à la Marne, ils ont toujours résisté,
Et jamais à l'honneur ils n'ont failli
Puisse leur gloire et leur fidélité
Servir d'exemple aux Marsouins d'aujourd'hui.

Fiers Marsouins du 33
Chantons tous d'une même voix
Ces chants guerriers qui proclameront
"Respect, honneur à nos traditions"
Fort de notre rigueur,
Nous serons toujours les meilleurs
Sachons que celui qui verra
Dira "c'est un Marsouin du 33"

On est comme ça au 33.



Sapeur de Marine - Chant du 6e RG

Avec tes frères marsouins
Marchant ensemble d'un même pas
Tu leur as ouvert tous les chemins
Protégez maintes fois
Marsouins de cœur et sapeur de métier
Tu sers ton régiment
Le 6 sapeurs de Marine
Jadis à Madagascar
Aujourd'hui en Côte d'Ivoire
Tu pars pour le monde entier
Bravant tous les dangers
Partout sans peur
Où la France t'appelle
Fidèle à ta brigade
La 9 sapeurs de Marine
Et si l'avenir demain
S'assombrit pour notre patrie
Comme tes aînés à Verdun
Tu donneras ta vie
Garde en mémoire tous les sacrifices
Les anciens du régiment
Le 6 sapeurs de Marine