Carnet de Chants


127 Promotion Lieutenant Tom Morel
129 Le pékin de bahut
130 La Galette
131 Les Casos
132 Les Fines
133 Les Officiers
295 Promotion Lieutenants Thomazo
296 Promotion Général Callies
297 Promotion Général Delestraint
299 Promotion Capitaine Hervouët
300 Promotion Nouveau Bahut
301 Promotion Lieutenant Darthenay
302 Promotion Capitaine Guilleminot
303 Promotion Capitaine Cathelineau
304 Promotion Maréchal Davout
305 Promotion Général Rollet
306 Promotion Général Lasalle
307 Promotion Montcalm
308 Promotion Grande Armée
309 Promotion Général de Monsabert
310 Promotion Lieutenant-colonel Gaucher
311 Promotion Général Monclar
312 Promotion Cadets de la France Libre
313 Promotion Capitaine Hamacek
314 Promotion Général Guillaume
315 Promotion Chef de bataillon de Cointet
316 Promotion Capitaine Stéphane
317 Promotion Maréchal Lannes
318 Promotion Commandant Morin
319 Promotion Colonel Cazeilles
320 Promotion Général Lalande
321 Promotion de la France Combattante
322 Promotion Chef d'escadron Raffalli
323 Promotion du Bicentenaire de Saint-Cyr
324 Promotion Général Béthouart
325 Promotion Général Vanbremeersch
326 Promotion Général de Galbert
327 Promotion Général Simon
328 Promotion Lieutenant Brunbrouck
329 Promotion Capitaine Beaumont
330 Promotion Chef de bataillon Segretain
331 Promotion Lieutenant Carrelet de Loisy
332 Promotion Chef d'escadron Francoville
333 Promotion Capitaine de Cacqueray
334 Promotion Chef de bataillon Bulle
335 Promotion Général et Sous-lieutenant de Castelnau
396 Promotion Chef d'escadron de Neuchèze
429 Promotion Maréchal de Lattre
431 Promotion Général de corps d'armée Saint-Hillier
454 Promotion Général Loustaunau-Lacau

Promotion Lieutenant Tom Morel

Fier Lieutenant Tom Morel
Officier dont le nom rappelle
Ce pourquoi nous avons choisi
De servir notre Patrie
Pour l'amour de notre pays
Nous voulons raviver l'esprit
Auquel vous êtes resté fidèle
Il nous servira de modèle

Tom Morel fier Lieutenant
Nos Casoars rouges et blancs
Jamais ne veulent s'abaisser
Ils marquent notre volonté
De servir comme Officier
Même si la vie il faut donner

Jeunesse, panache et volonté
Ces valeurs que vous incarnez
Marquent l'élan de nos vingt ans
Ne nos Casos flottant au vent
Que notre Premier Bataillon
À l'appel de votre nom
Affirme sa vocation
Dans le respect des Traditions

Ce soir un genou en terre
Nous souvenant des Glières
De cette farouche volonté
De faire vivre la liberté
Cet exemple que vous donnez
De Gloire et de Dignité
Nous montre jeunes Officiers
La voie qu'il nous est donnée



Le pékin de bahut

Trois Saint-cyriens sont sortis de l'enfer
Un soir, par la fenêtre
Et l'on dit, que Monsieur Lucifer
N'en est plus le maître
La sentinelle qui les gardait
En les voyant paraître
Par trois fois s'écria
Halte-là ! Qui va là ! Qui vive !
Et les trois bougres ont répondu
Ce sont trois Saint-cyriens qui sont Pékin de Bahut

Ô Pékin de Bahut
Viens nous t'attendons tous
Nous leur ferons tant de chahut
Qu'à la pompe, ils en seront foüs !

Un jour, dans une turne immense
Six cents martyres étaient assis
Les uns disaient "Ah ! Quelle chance !
Dans six mois nous serons partis !"
Les autres d'un air lamentable
Contemplant leurs anciens avachis
Disaient "Dans six mois pauvre diable,
Comme eux nous seront abrutis !"

Vous qui, dans l'espoir de Saint-Cyr
Pâlissez sur de noirs bouquins
Puissiez-vous ne jamais réussir
C'est le vœu de vos grands Anciens
Si vous connaissiez les horreurs
De la pompe et du bataillon
Vous préféreriez les douceurs
De la vie que les Pékins ont



La Galette

Noble Galette que ton nom
Soit immortel en notre Histoire
Qu'il soit ennobli par la gloire
D'une vaillante promotion !
Et si dans l'avenir
Ton nom vient à paraître
On y joindra peut-être
Notre grand souvenir
On dira qu'à Saint-Cyr
Où tu parus si belle
La promotion nouvelle
Vient pour t'ensevelir

Toi qui toujours dans nos malheurs
Fus une compagne assidue,
Toi, qu'hélas nous avons perdue,
Reçois le tribut de nos pleurs
Nous ferons un cercueil
Où sera déposée
Ta dépouille sacrée
Nous porterons ton deuil
Et si quelqu'un de nous
Vient à s'offrir en gage
L'officier en hommage
Fléchira le genou

Amis, il faut nous réunir
Autour de la galette sainte
Et qu'à jamais dans cette enceinte
Règne son noble souvenir
Que ton nom tout puissant
S'il vient un jour d'alarme
À cinq cents frères d'armes
Serve de ralliement
Qu'au jour de la conquête
À défaut d'Étendard
Que nous ayons la galette
Pour fixer nos regards

Soit que le souffle du malheur
Sur notre tête se déchaîne
Soit que sur la terre africaine
Nous allions périr pour l'honneur
Ou soit qu'un ciel plus pur
Reluise sur nos têtes
Et que loin des tempêtes
Nos jour soit tous d'azur
Oui tu seras encore
Ô galette sacrée
La mère vénérée
De l'épaulette d'or



Les Casos

Quand les Cyrards quittant l'École
À Paris débarquent gaiement
Les Casos frisés par le vent
Se répandent en bandes folles
Ils flottent, ils flottent gentiment |(bis)
Les Casoars rouges et blancs |

Ils font l'objet des rêveries
Des mamans berçant leur bébé
Les potaches à l'air blasés
Leur jettent des regards d'envie
Ils fuient rapides et légers |(bis)
Comme des rêves ébauchés |

Ils vont là où le cœur les mène
Au nid d'amour pour s'y griser
De caresses et de baisers
Dont-ils sont privés en semaine
Ils frôlent des minois charmants |(bis)
Les Casoars rouges et blancs |

Mais quand là-bas à la frontière
Le canon les a appelé
Ils vont combattre en rangs serrés
Pas un ne regarde en arrière
Ils sont les premiers à l'assaut |(bis)
Les valeureux petit Casos |

Rouges et blancs ils sont l'emblème
Des amours noyées dans le sang
D'adieux que le Cyrard mourant
Fait porter à celle qu'il aime
Ceux-là font couler bien des pleurs |(bis)
Qui sont tombés au Champ d'Honneur |

Tantôt les caresses des femmes
Tantôt les balles et les boulets
Aime, mourir, c'est leur métier
De servir la France et les dames
Voilà ce que disent en mourant |(bis)
Les Casoars rouges et blancs |



Les Fines

Il est d'un usage constant
Qu'en tout pays et qu'en tout temps
Il soit au monde de bons enfants
Que l'on débine
On les appelle de noms d'oiseaux
De j' m'en foutistes, de rigolos
Mais à Saint-Cyr pour eux repos
Ce sont les Fines

Pourquoi les appelle-t-on ainsi
Nul encore ne l'a jamais dit
C'est qu'avec eux tout se finit
Tout se termine
Insoucieux de leur destin
Toujours joyeux et pleins d'entrain
Ils pompent seulement le Pékin
Ce sont les Fines

S'ils ont les calots bahutés
C'est sûrement pas par méchanceté
Ni pour braver l'autorité
Qui les taquine
Mais c'est qu'à tire-larigot
Qu'ils sortent ou qu'ils aillent au cachot
Ils font partout toujours calot
Ce sont les Fines

Si leur tunique n'a pas de cornard
Ils disent que ça viendra plus tard
Ça fait tout de même de bon Cyrard
Que l'on estime
Et qu'on attend impatiemment
Car voyant Paris moins souvent
Ils ont plus de nerf et plus d'argent
Ce sont les Fines

S'ils terminent les listes de classement
C'est qu'à Saint-Cyr pendant deux ans
À faire la pompe éperdument
Nul ne s'échine
Mais allez dans les salles de jeux
Sur les marbres blancs glorieux
Parmi tant de noms valeureux
Y a bien des Fines



Les Officiers

Le dimanche à Versailles
Les Saint-cyriens guerriers
Se rangent en bataille
Se mettant à chanter

Ohé ! Ohé ! Vivent les Officiers de France
Ohé ! Ohé ! Vivent les Officiers Français

Sur le fort de Montrouge
Les canons sont braqués
Et si le Pékin bouge
On lui fera chanter

Si le Pékin rouspète
Il se fera cirer
Cirer sur les roupettes
Jusqu'au jugement dernier

Si ta femme est gentille
Pékin fait la passer
Sinon gare à ta fille
On lui fera chanter

Quand le soir en province
Un Casoar parait
Toutes les femmes en pincent
Pour l'Officier français

Quand nous irons en Chine
Les femmes des mandarins
Nous sucerons la pine
Au son des tambourins

Quand nous irons au pôle
Les femmes des esquimaux
Nous les rendrons plus molles
À grands coups de plumeaux

La France est notre mère
C'est elle qui nous nourrit
Avec des pommes de terre
Et des fayots pourris

L'Alsace et la Lorraine
En ont marre de plier
Sous la botte prussienne
On les entend chanter

Dans la lande bretonne
Le grand vent a soufflé
Et le monde s'étonne
D'entendre encore chanter

Combattre avec courage
Et mourir sans regret
C'est le fier apanage
De l'Officier français



Promotion Lieutenants Thomazo

Debout la France
Debout les Officiers
Deux jeunes âmes au cœur immense
Ressuscitées

Le cri sourd de la revanche
Grisait encore la terre de France
Landais vous grandissez
Frappés du sceau des guerriers
Élevés dans la guerre d'un sang d'officier
Poursuivant l'œuvre de votre père au Prytanée
À la spéciale un soir, la Gloire vient s'offrir
Debout Saint-Cyr

Le fracas du glaive
Chevaliers à l'assaut
Deux âmes s'élèvent seules face à la mitraille
Un genou en terre, sous les plis du drapeau
Deux âmes se dressent debout dans la bataille
Le vent ce soir fera vivre nos Casos
Votre gloire nous adoube, anoblit notre histoire
Lieutenants Thomazo

Lieutenant de tirailleurs
Défie la mort en Indochine
Porté par son ardeur
S'élance face au Viêt Minh
Prenant la tête de la compagnie
Votre courage l'épargne et vous sacrifie
Au champ d'honneur ce soir
La Gloire vient draper
Sa destinée

La mort traque en Algérie
S'armant du bras des fellaghas
Le sang déjà meurtri d'un lieutenant de paras
Pour un frère d'armes vous êtes emporté
Un frère de sang vous accueille à l'Empirée
Mais à Saint-Cyr ce soir
Vos destins liés
Font résonner



Promotion Général Callies

Dans l'enfer et la boue des tranchées,
Quand le doute surgissait dans les cœurs,
Il était là, fier officier,
Méprisant la mort et la peur.

Oh ! Général Calliès, donnez-nous
Le souffle sacré de l'ardeur ;
Promotion Jean Calliès à genoux
Devant ce saint-cyrien vainqueur !

Dans l'Empire où le combat l'appelle,
Menant ses tirailleurs à l'assaut,
Il combat les tribus rebelles
Pour la gloire de notre drapeau.

Dans les jours sombres de la défaite,
Alors que tout paraissait perdu,
Il sut garder dans la tempête
La foi des soldats invaincus.

Du Belvédère aux rives du Rhin
Il libéra l'Europe envahie,
Avec ses tabors marocains
Il terrassa ses ennemis.

Forgeons nos cœurs comme une épée,
Trempons les larmes de nos corps,
Aux sources de son épopée
Unis nous défierons la mort.



Promotion Général Delestraint

Dans la tourmente, la France connaissait la défaite
La honte allait-elle faire oublier sa grandeur ?
Méprisant l'abandon, tu relevais la tête
Poursuivant le combat sur la voie de l'honneur

Donne-nous, Général, ta foi et ton ardeur
Donne-nous ce courage, qui au jour du malheur
Nous montrera la voie, la vertu et l'honneur
De l'officier français

Tenir debout, résister à l'humiliation
Garder toujours la foi avec abnégation,
C'était là ton combat, tu incarnais l'espoir
De venger le pays, célébrer la victoire

Guide nous, Général, défile dans nos rangs
Recoiffe pour toujours, le plumet rouge et blanc
Que ton nom immortel serve de ralliement
Aux officiers français

Demain, si à nouveau l'horizon s'obscurcit
Si la France réclame le don de nos vies
Qu'à l'appel de ton nom, nous partions sans faillir
Que ton sublime exemple nous aide à mourir

Général Delestraint, que la gloire de ton nom
Nous rappelle à jamais que notre Promotion
A fléchi le genou devant le sacrifice
D'un officier français



Promotion Capitaine Hervouët

L'Histoire sera témoin ce soir de ce serment devant la Gloire ;
Servir la France, suivre les pas d'un héros, parrain, faites-nous vivre de vos idéaux.

La guerre menaçante ternit votre insouciance,
Vous êtes de ceux qui voient sombrer la France.
Vous intégrez Saint-Cyr, Promotion Croix de Provence,
Vous êtes de ceux qui laveront l'offense.
La France est abattue, mais vous gardez courage,
Lançant à l'ennemi un dernier cri de rage.
Poursuivant votre rêve, jeune cadet de Cherchell,
Adoubé officier, la France vous appelle à combattre pour elle.

Ni peur ni trépas, la Promotion nouvelle honore votre mémoire, de l'Afrique au Tonkin,
Cette vie glorieuse anime notre espoir, Capitaine Hervouët ouvrez la voie.

Des côtes de Provence, jusqu'aux confins du Reich,
Honneur et exigence anoblissent votre tâche.
Lieutenant de Chasseurs, debout dans la mitraille.
Auprès de vos soldats, intrépide et sans failles.
Une première fois touché sous le feu des Allemands,
Prêt à vous relever, vous repartez de l'avant.
Surprenant l'ennemi qui devant vous s'enfuit,
Pour que flotte à nouveau l'éclatant reflet des trois plis du drapeau.

Servant en Indochine, traquant sans fin le Viêt-Minh,
Bravant les blessures, guerre atroce et mesquine.
Brave chef d'escadrons, courageux et de sang-froid,
Vivre Diên-Biên-Phu relève de votre choix.
Votre corps est meurtri, mais vous gardez la flamme,
Les assauts ennemis, jamais n'atteignent votre âme.
Pour ce grand dévouement d'officier téméraire,
Dans la captivité, la Gloire vient élever cette vie exemplaire



Promotion Nouveau Bahut

Le vent du large fait claquer nos couleurs
Et vient remplir de joie plus pure nos cœurs.

Landes bretonnes, écoutez chanter,
Traditions militaires, jeunesse et fidélité.
D'autres s'étonnent, pourquoi s'en soucier ?
On ne fera pas taire les Officiers.

La Promotion nouvelle saura garder
De ses Anciens l'exemple et la fierté.

France, O mon beau pays, tu peux espérer.
Tes murs détruits seront bientôt relevés !



Promotion Lieutenant Darthenay

Ami dont le cœur a vibré
Aux accents de nos chants guerriers
Dis-toi qu'au milieu des souffrances
Nous restons dignes de la France
Et dans les tourments et l'offense
Nous refusons l'offre de chance
D'une tyrannie aveuglée
Pour garder notre liberté

La Promotion au jour de se choisir un nom
Veut honorer le Lieutenant Darthenay
Noble parrain, tu mourus pour la France
Ton souvenir nous donnera la force de servir

Si notre vie il faut donner
Engageons-la sans hésiter
Dans une voie qui nous est chère
Rien ne saurait la rendre amère
Le sacrifice que nos frères
Sans reculer firent naguère
À Saint-Cyr saura inspirer
La foi qu'il nous faut perpétuer



Promotion Capitaine Guilleminot

Marchez ! Hommes sans nom
Qui gardez sa mémoire
Marchez ! Promotion
Au rythme de l'histoire,
Après l'avoir porté au rang de ses héros,
Saint-Cyr consacre le Capitaine Guilleminot

Parmi ceux qui sont morts pour que vivent leurs fils,
Parmi les chants secrets des soldats glorieux
Et qui se sont offerts au dernier sacrifice,
Nous avons reconnu le héros silencieux

Il a pris le combat comme unique parure
Il a versé son sang dans l'ardente mitraille,
Il a mis au désert son ultime vêture,
Il est tombé là-bas sur le champ de bataille

Le souvenir brûlant des Victoires passées,
La gloire des vainqueurs blessés sur le chemin,
L'écho sombre et lointain de leurs grands défilés
Tracent le nom précieux que nous suivrons demain



Promotion Capitaine Cathelineau

Des plateaux du Laos à la Grande Kabylie
L'on vit un officier,
Son regard était fier
Et fier était son cœur.

Et si dans la tourmente
Le doute naît en nous,
À lui nous penserons
Gérard de Cathelineau.

Libérant le pays aux heures de souffrance
Longtemps il combattit,
Amoureux de la France
Et fier de sa patrie.

Et quand en Indochine, loin de tous ses amis
Solitaire il luttait,
Partout il fut aimé
Partout fut admiré.

Enfin dans un douar, un jour il fut tué,
Entrant dans la légende
Par sa mort exemplaire
À jamais glorifié



Promotion Maréchal Davout

Charges impatientes, fulgurantes
Moissonnant la gloire
Retraites sanglantes, lancinantes
Maudissant l'histoire
Tu auras tout vécu
Et nous vivrons aussi,
Maréchal Davout
Car tu nous auras montré comment
Se battre et durer jusqu'au bout
Davout d'auerstaedt.

Cent jours puis la haine
Se déchaîne
Sur tes hommes hués
Aucun ne parjure sous l'ordure
Sa fidélité
Tu les as défendus
Nous les aimons aussi
Maréchal Davout
Pour eux nous saurons lutter
Défendre leur dignité jusqu'au bout
Davout d'auerstaedt.

S'il advient la guerre
Que déferlent nos hommes et nos chars
Vengeance qui hurle
Et qui brûle le jour et le soir
Tu les avais battus
Nous les vaincrons aussi
Maréchal Davout
Fussions-nous un contre dix
Nous harcèlerons l'ennemi jusqu'au bout
Davout d'auerstaedt.

Nos esprits, nos âmes
Sont des larmes trempées dans l'histoire
Qu'elles soient les plus vives, les plus fines
Qui se puisse voir
Davout d'auerstaedt (bis)



Promotion Général Rollet

L'ombre de la noble Légion
De sa grandeur nous effleure
Investit notre Promotion
De la force des vainqueurs.
Sept fois blessé où guerre fait rage
Triomphant en cent batailles,
Tu nous as offert l'image
D'un courage sans faille.

L'appel des armes en nous résonne
Prête-nous ta vaillance et ton âme
Dans l'Honneur et la Fidélité
Général Rollet.

Amblény, Bahlil, Cumières
À la Légion nous attachent,
Cet exemple en nos mémoires
Que jamais foi ne nous lâche.
Compagnons dans l'insouciance
De notre Premier Bataillon,
Restons-le dans la souffrance
La terreur et les haillons.

Plumes blanches de pureté
Pour vous nous prendrons les armes,
Plumes rouges du sang versé
Pour vous couleront les larmes.
Que le vent de la Victoire
Fasse flamber nos panaches,
Et que la mort dans la gloire
À la terre nous arrache



Promotion Général Lasalle

Entendez-vous au loin le galop des hussards ?
La plaine vibre et s'offre à leurs montures fières,
Leur jeune chef sourit au fracas de la guerre,
Et l'honneur à nouveau pare leurs étendards !
Ce jeune chef c'est toi, général invaincu,
Toi Lasalle, ce héros, adulé par la gloire,
À Wagram tu trouvas la mort et la victoire
Puissions-nous hériter de toutes tes vertus !

Qu'à Saint-Cyr à jamais ta promotion t'égale,
Que notre bataillon te rende cet hommage :
Puissions-nous être à ton image,
Général Lasalle !

Entendez-vous charger ces cavaliers vainqueurs ?
Sur les sables d'Égypte et les plaines d'Europe,
À leur tête, toujours, Lasalle tu galopes,
Ta jeunesse éclatante encore emplit nos cœurs !
À la table non plus, tu n'étais pas dernier,
Fumant l'âcre tabac d'une pipe de terre,
Tu fronçais le sourcil en t'écriant : "tonnerre !"
Mais ta botte déjà attendait l'étrier !

Qu'à Saint-Cyr à jamais ta promotion t'égale,
Que notre bataillon te rende cet hommage
Puissions-nous être à ton image,
Général Lasalle !

Entendez-vous, soldats, s'éloigner les hussards ?
Au pas de leurs chevaux, braves sans être sages,
Ils emportent, jaloux, ta fougue et ton courage,
Et ton ardeur, Lasalle, anime leur regard !
Si demain nous marchions vers de nouveaux combats,
Si demain à nouveau retentissait la foudre,
Prête-nous ce pouvoir de sourire à la poudre !
Le courage de ceux qui ne s'inclinent pas !

Qu'à Saint-Cyr à jamais ta promotion t'égale,
Que notre bataillon te rende cet hommage
Puissions-nous être à ton image,
Général Lasalle !



Promotion Montcalm

Loin de ton Roi et loin de ta Provence
Tu plantes le lys sur la Nouvelle-France.
Fais qu'à Saint-Cyr nous puisions dans ta gloire
L'ardeur, la foi qui feront notre Histoire.

Dans la tempête s'avance la colonne,
Tous sont venus pour que le canon tonne.
Le Fort William ce soir sera français,
C'est pour le Marquis que nous allons lutter.

Ta loyauté, ta foi nous vénérons,
La Promotion veut honorer ton nom.
Servons la France, défile dans nos rangs,
Porte avec nous le plumet rouge et blanc.

Pour les Anglais, ni trêve, ni pitié :
Ils reculeront au feu de nos mousquets.
Nous garderons les bords du Saint-Laurent
Même s'il le faut, en donnant notre sang.

Avec la gloire pour unique linceul
Les Français t'abandonnèrent sans orgueil.
Sur cette plaine québécoise d'Abraham
Repose pour toujours, Général Montcalm.

Et si demain la France nous appelle,
Nous partirons remplis de ton ardeur.
Tressaille l'ennemi et sonne le rappel,
Général Montcalm et nous serons vainqueurs



Promotion Grande Armée

Tu reçu le baptême tournée vers l'Angleterre
Mais après le défi abandonnas la mer
Et ce fut par vos jambes, soldats de Grande Armée
Que le Tondu vainquit les deux coalisés.
Au soleil d'Austerlitz le Lieutenant Saulnier
Rougit de sang vermeil notre premier plumet
À Wagram, à Iéna, de victoire en victoire
À Friedland, à Eylau, t'accompagna la Gloire.

Et quand viendra le temps
Où hauts tambours battront
Nous répondrons présent À l'appel du canon
Et prêts à donner nos vies En Saint-Cyriens ardents
Héros de Grande Armée Voici vos descendants

Grande Armée de héros, de pillards, de martyrs
Grande Armée en lambeaux, pour servir un empire
Tu parcourus l'Europe, l'Europe s'en souvient
Pour toi s'ouvrir les portes et les cœurs de Berlin
Varsovie t'acclama te couvrit de lauriers
Et des rigueurs du froid vis les atrocités
Grande Armée de misère, tu fus armée de gloire
Tes violences guerrières couvrent ennemis d'effroi

Grande Armée de l'Empereur, tu parvins à Moscou
Tu semas la terreur, déversas ton courroux
Dans la blanche Russie s'illumina le ciel
Quand fut mis l'incendie dedans la citadelle
Invaincus seriez-vous soldats de Grande Armée
Si les Godams jaloux n'avaient l'Aigle enfermé
Mais des barreaux d'acier ne peuvent retenir
Une âme de Français qui sait vaincre ou mourir

Grande Armée d'Occident, de rafales n'a point
Cohorte d'immortels, décide du destin !
Grande Armée d'aujourd'hui, sois fière de tes aînés
Saint-Cyrien d'à présent n'oublie pas ton passé
Que tremble l'ennemi en entendant tes pas
Qu'à jamais à Saint-Cyr, on connaisse ta foi
Tu reçu la bamboche, l'épée nous recevons
Puissions-nous hériter ta Grande Tradition



Promotion Général de Monsabert

Monsabert que ton nom demeure
Témoin du courage et de l'honneur
Des Africains Français de cœur
Qui méprisaient la mort la peur
C'était pour un chef tel que toi
Que dans un élan héroïque
Ils allaient chargeant sans émoi
Les hommes de l'Armée d'Afrique

Accepte que la Promotion
Veuille honorer ton nom
Dont nous sommes si fier
Général Monsabert

Nous voulons que par Saint-Cyr
Soit immortel ton souvenir
Portant la victoire par nos armes
Fort comme toi sans une larme
Sous le signe des trois croissants
Pour la France que tu aimais
Sans un seul mot tout notre sang
Nous le donnerons sans compter

À Tunis tout comme à Bizerte
Tu allais sans que rien n'arrête
Ta division de tirailleurs
Qui se couvraient de tant d'Honneur
Puis se fut toute l'Italie
La conquête sur l'ennemi
Où l'exemple de ton courage
Nous rendra fort dans les orages

Après tant de souvenirs glorieux
Du Belvédère jusqu'au Rhin
Nous garderons sous tous les cieux
L'âme d'un chef forgé d'airain
Nous voulons que dans nos combats
Comme la légion Augusta
Notre foi soit toujours Monsabre
Tout pareil au plus pur des marbres



Promotion Lieutenant-colonel Gaucher

Héritier de la noble devise,
Honneur et fidélité,
Pour la lointaine terre promise,
Sans faillir tu es tombé.
Chef de guerre, hors de pair,
Ton image à la nuit fut vouée,
Ne trouvant pour unique salaire (bis)
Que d'être de l'Histoire oubliée.

Colonel Gaucher, voici venir le temps
Où Saint-Cyriens ardents
Iront au fronton de l'histoire
Graver ton nom, honorer ta mémoire
Pour prix de la vie en lettres de sang.

Tes soldats ces braves légionnaires,
Bannis, exilés, impurs
Ont semé la mort, connu l'enfer,
Souffrant sans même un murmure.
Ils marchèrent derrière toi,
Invaincus, sans peur et sans remords.
Mais le sort, qu'irritait votre foi, (bis)
Au Tonkin sonna l'heure de la mort.

Gaucher te souviens-tu de ce temps,
Où chevalerie nouvelle,
Tu portais Casoar et gants blancs,
Jurant de rester fidèle.
En hommage à ton nom,
La promotion te rend les honneurs.
À l'assaut un jour nous monterons, (bis)
Tous ensemble emplis de ton ardeur.



Promotion Général Monclar

Est-il trop tard, pour donner ce soir
Un nom à nos vertueux espoirs ?
Une lueur guidant notre assaut,
Les gants blancs, blancs et rouges les Casos ?

La fierté, l'honneur et la gloire,
Appellent ce nom, Général Monclar
Nous en serons dignes, nous le jurons,
C'est "Montmirail" dont nous héritons

Si demain, reprenant le flambeau
Il faut teindre de sang les drapeaux,
Nous nous voulons comme vous audacieux,
Quand Narvik tombait sous votre feu

Courage, honneur et vaillance,
Ce qu'exige un Officier de France
Nous en serons dignes, nous le jurons
C'est Narvik dont nous héritons

La liberté n'a pas de frontières,
Partout elle appelle l'homme de guerre
Pour la défendre vous combattiez
Colonel, du Bataillon de Corée

Qu'importent les larmes ou la souffrance,
Nos armes sont à toi, Drapeau de la France
Nous le défendrons en héritiers
De ton chef, Bataillon de Corée

Nous qui marchons dans cette poussière
D'Anciens qui nous lèguent leur âme fière
Notre métier a pour toute sentence
La vie ou la mort, cruelle balance

Donnez-nous la force et la vaillance
De vivre debout, Officiers de France
Notre nom est un nom de victoire
Il est le vôtre, Général Monclar



Promotion Cadets de la France Libre

Pour reconquérir notre terre que l'ennemi a occupée
Accourant du pays qui souffre, riches de leur Honneur blessé
À la France éprouvée, qu'on voulut leur ravir
Ils vouent leur foi, leurs espoirs, leur avenir.

C´est à genoux
Qu'ils ont un jour promis
Soyons les fiers gardiens du feu sacré
Ils ont vaincu nos anciens les cadets

Ralliant l'Empire qui veille portant bien haut nos trois couleurs
Ils sèment d'immortelle gloire, la voie de leur rude labeur
Pour sauver la Patrie, ils ont franchi les mers
Pour vaincre ils se forgent alors l'âme de fer.

Sans trêve, ils sillonnent l'Afrique, combattent en France, gagnent l'Asie
Pour défendre aux confins de l'Orient, l'aura de la mère chérie
À ceux qui ont subi le choc de leurs assauts
Imposent crainte et respect pour leur drapeau.

Sur l'autel de leur sacrifice, à nous Cyrards ils ont légué
Brûlé par le feu de l'épreuve, l'insigne éclat de leur fierté
Fais qu'en ce jour béni nos cœurs fervents mon Dieu
Unis par les liens du sang, s'engagent en preux.



Promotion Capitaine Hamacek

La terre lointaine qui t'a tendu ses bras
Au détour d'une piste ton sang elle boira
La tradition du sang versé se perpétue
Servir, avec honneur est ta plus chère vertu
Tu as tout donné pour la France
Au retentir de vengeance
Tu as rejoins ce réseau
Pour y combattre sans repos

La Légion ne pleure pas ses morts
Saint-Cyr veut qu'on les honore.
Ce soir à genou nous jurons
De porter fièrement votre nom.
Capitaine Hamacek vous restez
Par delà le sang versé
L'officier Saint-Cyrien dévoué
Que nôtre foi vient saluer.

Ta jeunesse et un grand sens du devoir
T'ont fait porter les gants blancs et le casoar
"Veille au drapeau" ta grande et noble promotion
Se couvre encore de gloire et d'honneur par ton nom.
Vous qui croyiez en l'Indochine
Jusqu'au sacrifice ultime
En nous toujours résonnera
Le "Legio Patria Nostra".



Promotion Général Guillaume

Oh fils de la Croix du Drapeau
Vous fîtes la guerre à vingt ans !
Menez-nous sans peur aux assauts.
Nous saurons combattre en gants blancs
Ce vieux monde agité et dur.
Sanglez nos corps dans les armures.

Général Guillaume !
L'exemple de votre abnégation
Guidera encore les pas de nos petits Casos,
Qui ce soir, sous les plis du Drapeau
Accueillis par la Gloire, affirment leur vocation. (bis)

Soldat du Maroc à la France,
Vous entraînâtes vos Goumiers.
Animez nos cœurs d'espérance !
Guillaume, armez-nous chevaliers.
Que votre exemple glorieux
Nous guide sur le pas des preux.

Vous sûtes aimer la Patrie
Et vous battre en terre africaine
Sans jamais épargner la peine.
Comme vous nous donnons nos vie.
France, nous t'offrons nos vingt ans,
Nos Casos flottant dans le vent !



Promotion Chef de bataillon de Cointet

Au désert du Maroc, les bleds se souviennent
D'un officier français des affaires indigènes,
De ce nom "El Hadj" ils l'avaient appelé,
Leurs biens, leurs cœurs, leurs âmes ils les avaient gardés.

Vous qui voulez servir les armes de la France,
Acceptez pour cela sacrifices et souffrances
Et gardez en vos âmes l'allant, la fermeté
Que portait haut et fier Édouard de Cointet.

Quand la France lointaine fut mise en danger,
Quittant les bédouins qu'il avait tant aimés
Au combat, sans faillir il a voulu monter
Y jetant toutes ses forces pour l'honneur conserver.

Et jusques à sa mort, les troubles n'ont pu tenir
Ce sens du devoir, ce besoin de servir.
Quand en Extrême-Orient, il fut fait prisonnier,
Il garda pour les siens son aura d'officier.

Aujourd'hui la tourmente anime les nations,
Et nous prenons ce soir un nom de promotion
Qu'à notre casoar, sa gloire soit associée,
Que nous puissions toujours servir et protéger.



Promotion Capitaine Stéphane

Le sang versé des maquisards
Brûle dans nos cœurs tandis que dans le noir
Scintille sur nos rangs, l'étoile verte des vainqueurs
Ceux qui portaient la mort au bras
Et jusque dans les rangs de l'occupant
Garderont ta devise : la sueur épargne le sang.

Capitaine Stéphane viens armer nos bras
Et forges nos cœurs dans le feu du combat
Sois le guide à nos âmes impatientes
Flamme rayonnante
Capitaine Stéphane nous suivons tes pas.

Nos destins se forment dans ton ombre
Toi que la mort épargna dans les Alpes
Mais qui fus emporté par le dragon indochinois
En toi nous trouverons la force
De ne jamais succomber à la peur
De servir dans l'honneur, fidèles à tes valeurs guerrières.

À jamais le Maroc et les Alpes
Seront pour nous marqués de cette empreinte
Qu'admire l'officier lorsqu'il contemple son Histoire
Ce souffle dans nos Casoars
Ravive la flamme du Capitaine Poiteau
Qui comme nous un soir rendit l'hommage au Drapeau.



Promotion Maréchal Lannes

D'Austerlitz à Essling, les éclats des combats
Du Gascon déroutant l'ennemi sous ses pas,
Retentissent encore tandis que son image,
Se manifeste à nous en admirable hommage.

Ta jeunesse et ta fougue jadis t'ont consacré
Auprès de tes aînés en héros admiré
Puissions-nous aujourd'hui relever le flambeau
Qu'un boulet te vola au soir de la bataille
Sois garant de nos âmes, ô fier maréchal Lannes !

L'Empereur fit de toi un maréchal de France,
Duc de Montebello, nous voulons que tes armes,
D'Arcole à Aboukir, forgées par ta vaillance,
En signe de ralliement, anoblissent nos sabres.

Plumes blanches attachées à ta fidélité,
À l'Empereur meurtri de te voir succomber,
Plumes rouges de ton sang qui par neuf fois coula
Pour donner à la France, la gloire de tes exploits.

Que ton nom dans la nuit à nos âmes s'attache
Et baptise à jamais l'âme de nos panaches
Nos trois couleurs flottant aux hampes des drapeaux
Saluent ton ciel de gloire, pavoisent nos shakos.



Promotion Commandant Morin

Officier de la Croix de Provence, ivre de gloire,
Ta fierté humiliée près de la Sainte-Victoire,
Te fit reprendre les armes pour retrouver l'honneur.
Honneur du résistant débordant de courage,
Ivresse du jeune lieutenant luttant avec ardeur
Pour l'Indochine et la Légion, sang et hommage.

Honneur, fidélité, gloire de nos panaches,
Nous célébrons ce nom afin que la France sache
Commandant Morin ton esprit souffle dans nos cœurs,
Que ta flamme nous fasse vivre et mourir en seigneurs.
La noblesse de ton combat doit forger nos âmes
Et ta foi de preux chevalier tremper nos lames.
Tes fils rassemblés s'engagent à suivre ton chemin,
Ton souffle dans nos Casos nous guidera demain.

Âme des légionnaires parachutistes, droit et humain,
Dans la victoire comme dans l'épreuve calme et serein,
Tu poursuivis ton combat parcourant le djebel.
Djebel où tu fermas les yeux de tes soldats
Avant d'être arraché à cette terre si belle.
Loin de tes frères dans la tourmente, tu gardas foi.

À genou nous recevons ton nom, avec fierté.
La Gloire dans la nuit vient nous adouber
Et la blancheur de son aile qui embellit nos âmes
Fut maintes fois tâchée du sang de nos anciens,
Rouge qui habille nos rangs prend l'éclat de ta flamme,
Caso au front, gants blancs aux mains, fier Saint-Cyrien.



Promotion Colonel Cazeilles

La revanche sonnait à l'est et son étendard relevé,
La Patrie retrouvait son âme, nos trois couleurs leur pureté,
Tandis que ceux de la Croix du Drapeau
Faisaient serment de combattre en caso,
Le souffle sournois des orages d'acier.

La foudre de l'assaut, la mitraille ennemie
Souillaient la terre d'Argonne de sueur et de sang.
L'ombre de la mort devait faucher ce superbe élan.
Ô Colonel Cazeilles, vous vouliez cette nuit,
Jeu de gloire ou de folie, narguer la mort,
Braver la moisson du feu, cruel sort.

Lieutenant de la coloniale quand le canon a retenti,
Emporté par quatre ans de guerre sans le moindre espoir de répit,
Vous avez dans les sillons de Champagne,
Imposé la noble ardeur catalane
Et mêlé à cette boue un sang brûlant.

Du front d'orient à Bou Knadel, du Rif aux forts de Maginot,
Vaniteuse est l'histoire des guerres, mais humble est celle des héros.
Cazeilles, l'homme de tous les combats,
Un soir de juin dans un ultime exploit,
D'un feu maudit fut la généreuse proie.

En ce soir nos plumes de gloire sont empourprées de votre sang.
Nos destins sont scellés au votre, donnez nous hardiesse et allant.
Si l'histoire est un recommencement,
Puissions nous vivre ce rêve envoûtant :
Un chef de guerre tombant au premier rang.



Promotion Général Lalande

Honneur, patrie, drapeau sous le feu
Toi, jeune capitaine, fougueux et généreux,
Étoile gardant de la mort des chasseurs
Dans cette montagne chérie où ton unique vœu
D'emporter la victoire ravive nos mémoires
Tournées vers un même espoir.

Arborant nos Casos, célébrons ce héros
Pour qui droiture, honneur en nobles idéaux
Furent les vertus qui tracèrent son chemin de valeureux Saint-Cyrien.
Général Lalande, puisses-tu apposer sur nos fronts éclairés
Les flammes de ton incroyable destinée.

Portés par le souffle du désert,
Ta foi, ton courage transcendèrent la peur
Et toujours rassemblèrent tes légionnaires
Sous une même bannière: fidélité et honneur.
France, souviens-toi de l'Officier né pour te veiller,
Souffrant pour te libérer.

L'Orient, la terre d'un amour profond,
Te vit dernier défenseur de ses prénoms.
Cette épreuve n'entama pas ton courage;
Ta lutte dans le djebel fut le meilleur hommage
D'une vie emprunte de force et d'humilité
Symboles de ton épopée.



Promotion de la France Combattante

La partie captive, au cri du ralliement français
Dans un serment commun, rejoint ses fils en armes.
Le pays s'avance dans la nuit avec calme,
Demain la victoire scellera son unité.

Sourde clameur, appel impérieux, grave promesse, sûre et enivrante,
Ton espérance est celle de nos cœurs, Ô France Combattante.
Promotion de Saint-Cyr à genoux, du ciel mille héros vont t'adouber
Invisible éternité, venue pour te guider.

De Tunisie en Corse, jusqu'à l'Italie
Corps Franc d'Afrique, chasseurs, tabors, goumiers
Juin, Monsabert, vous ont menés dans l'épopée
Généreuse et française, avant l'ultime combat.

La France humiliée, suivant Morel et Delestraint
A choisi le maquis, la peine, la solitude.
Des Glières au Vercors, le martyre, l'héroïsme
Seront la récompense de cette vie si rude.

De Normandie et de Provence, deux armées
Remontent vers les Vosges, entraînant le pays
Afin que résonnent sur Strasbourg libérée
L'écho de Koufra, l'espoir d'un peuple uni.



Promotion Chef d'escadron Raffalli

Ta jeunesse à Saint-Cyr dressant ton caractère
Te fit rêver de gloire et sourire à l'effort,
Tu t'y donnes en Seigneur, lieutenant de Spahis
Au chantier d'un désert humblement consenti
Tu t'y donnes en Seigneur, lieutenant de Spahis
Au brasier d'un enfer à qui tu donnes vie.

Que ton souffle ce soir, en un dernier frisson
Soulève nos Casos d'audace et de passion
Ta flamme est dans nos âmes vibrant d'un feu nouveau,
Rémy Raffalli, éternelle figure de nos assauts.

La France en grand danger fit bondir ta vaillance
De bouillant cavalier impatient de se battre
Tu te fais fantassin pour bousculer la chance
Menant tes tirailleurs au fracas de l'histoire
Tu te fais fantassin pour bousculer la chance
Gagnant dans ton ardeur et blessure et victoire.

Austère la Légion ne se laisse séduire
Silencieuse en son sein de briscards du Tonkin
Pourtant c'est ta prestance qui va les conquérir
Dans les assauts furieux qui te voient souverain
Pourtant c'est ta prestance qui va les conquérir
Dans ces instants fiévreux où tu restes serein.

Le BEP en ton sillage s'est couronné d'honneur
De Ke Sat à Nghia Lo résonnant d'épopée
Mais à l'heure de l'adieu, tu lui dédies ton cœur
À l'encre de ton sang versé à ses côtés
Mais à l'heure de l'adieu, tu lui dédies ton cœur
Amoureux du panache au mépris du danger.



Promotion du Bicentenaire de Saint-Cyr

Soldats ! Sonnez fort la charge !
Pour la France, pour la gloire de son nom.

Dans le fracas des fers, Aigle aux ailes d'acier,
Le regard droit dans la bataille ;
Premier d'entre nos pairs, par toi Saint-Cyr est née,
Emplis nos cœurs d'une foi sans faille.

Ce soir tes Cadets veillent humblement ton nom.
Et dans la nuit de nouveau parmi nous,
Dix mille Anciens nous adoubent à genoux.
Saint-Cyr ! Debout ! La Patrie t'appelle,
Soldats ! Sonnez fort la charge !
Pour la France, pour la gloire de son nom.

Aux folies des assauts, nos officiers sans âge
Chargent sans compter. Honneur aux morts.
Dans les plis du drapeau, en un dernier hommage,
Reposez en paix. Sonnez"Aux Morts !"

En nos cœurs de cinabre, et le sabre et la foi,
Nous voulons servir, voici nos bras.
Le visage est de marbre, le regard fier et droit,
Et s'il faut mourir gardons le pas.

De vermeil et d'ivoire, révérence à nos fronts,
Tel est notre hymne et notre emblème.
Que notre Casoar guide la promotion,
Seigneurs exaltés, le baptême

Commande :"Levez-vous chevaliers !"Ce soir,
Dans la lumière, de nouveau parmi nous,
Dix mille Anciens nous adoubent à genoux.
Saint-Cyr ! Debout ! La Patrie t'appelle.

Soldats ! Sonnez fort la charge !
Pour la France, pour la gloire de son nom.



Promotion Général Béthouart

Attiré par les cimes reflet de ta grandeur
En affrontant l'abîme d'un pas de vainqueur
Tu réponds à l'appel embrasant les tranchées
Le feu de ta bravoure l'effet de tes audaces
Entraînera tes hommes grisés par ton panache

Du fond de la tranchée [De pronfundis]
Aux cimes enneigées [In suma montem]
L'appel de ton nom
Vient adouber la promotion
De Lorette à Narvik [Virtus tua]
Les échos héroïques [Fama tua]
Le feu des idéaux
Baptisent nos Casos

Persistant dans l'effort et malgré tes blessures
La Gloire de son aile semble te faire armure
Tu t'élances au combat sans crainte du trépas
Les orages d'acier te formant une voûte
La victoire à genoux paraît t'ouvrir la route

Tu veux servir la France et tu te donnes à elle
À chaque âge ses gloires en moissons immortelles
En répandant son nom au fin fond des déserts
Au côté des grands hommes tu as forgé la France
Le Tyrol en hommage se fait ta résonance

Le nombre des victoires et de tes combats sanglants
Reflets du Casoar et des larmes de sang
Tu vis tes compagnons emportés par la camarde
Tremblante devant toi elle n'a pu te faucher
Napoléon lui-même lui avait échappé

À l'heure de ta mort tu te maintiens calme et fier
Elle est comme affaiblie contemplant son adversaire
Ô Général Béthouart par ton renom et ta gloire
Tu lui auras ravi jusqu'à l'oubli qu'elle désire
Car ton nom à jamais porte celui de Saint-Cyr.



Promotion Général Vanbremeersch

Refusant d'abjurer ton serment d'officier,
Tu reprends le combat d'une France blessée.
Prisonnier des enfers, voulant croire et oser,
Ta volonté de fer ne put être brisée.

Avec cœur et panache, Général Vanbremeersch,
Que nos âmes et nos voix vibrent d'une même foi.
Nous voulons prêter serment ce soir,
Éclairés par ta gloire ;
Baptise du feu de tes victoires nos casoars.
Officiers de France, nous voulons servir dans l'Honneur.

De la jungle asiatique aux sols brûlants d'Afrique,
Aux fracas de l'histoire, tu te couvres de gloire,
Dans la paix ou la guerre, guide et chef exemplaire,
Le feu qui brûle en toi jamais ne s'éteindra.

Serviteur de la France, jusqu'au bout de tes forces,
Dans l'ultime combat, tu fais face avec foi,
Nous gardons ton image, magnifique héritage,
Pour rester droits et fiers, malgré les vents contraires.
Baptise du feu de tes victoires nos casoars.



Promotion Général de Galbert

Jeune Saint-Cyrien, lieutenant de Dragons,
Vous menez au front votre peloton.
Dans l'Est en flammes puis sur les bords de Loire,
Votre sang n'est versé que dans la Gloire.
Depuis la terre d'Afrique vous reprenez le combat,
Entraînant votre escadron héroïque.

Archange
Déployez votre aile pour baptiser nos Casos,
Vous, Gabriel, incarnez nos idéaux.
Humble chevalier,
Voyez vos fils à genoux chanter votre éternité.

Ardent et fier, Officier de Spahis,
Votre chair est meurtrie en Italie.
Enfin vainqueur vous reposez l'épée,
Pour instruire les fils du Heaume d'acier.
Mais le feu vous rappelle au plus profond des Djebels,
Pour protéger la Patrie des rebelles.

Deux longues années dans l'enfer des Aurès
Affermissent votre ineffable noblesse.
De vos étoiles vous éclairez Saumur,
Exemplaire dans l'esprit et dans l'allure.
Ambassadeur sans tache, général au cœur limpide,
Votre épopée s'achève aux Invalides.

Nouveau Bayard, adoubez-nous ce soir,
Nous saurons être digne de votre Gloire.
Avec panache nous vous rendons hommage,
Pour rester fidèles à votre héritage.
Donnez nous de servir sous votre noble bannière,
Oh Général Gabriel de Galbert.



Promotion Général Simon

Seigneur de guerre
Entendez la promotion
Vous célébrer "genou en terre"
Et guidez-nous Général Simon

Saint-Cyrien engagé en des temps d'errance
Vous offrez vos vingt ans pour servir la France
Servir la France, dont la Foi est morte
Quand l'ennemi resurgit à ses portes
Dans le désert vous voulez partir
Mais quand la France appelle au combat
Courageux vous prêtez votre bras

Des cieux où vous reposez, immortel
Que votre image nous rappelle
L'ardent serment de nos Panaches blancs
Et si la nuit envahit nos âmes
Ranimez en nos cœurs la flamme

De la déroute amère au fier Képi blanc
À Bir-Hakeim l'espoir change enfin de camp
Puis c'est l'Indochine et l'Algérie
Où sans faillir vous pourchassez l'ennemi
Et des rizières jusqu'en Kabylie
Quand la France vous appelle au combat
Impétueux vous prêtez votre bras

Après une vie de guerre, quand tombe le soir
De vos compagnons vous gardez la mémoire
Que votre vie consacrée à la France
Reste pour nous la voie de l'excellence
Si d'aventure il nous faut partir
Quand le tocsin nous appellera
Prêtez-nous votre ardeur au combat

Seigneur de guerre
Entendez la promotion
Vous célébrer "genou en terre"
Et guidez-nous Général Simon



Promotion Lieutenant Brunbrouck

Enfant vous voyez la nation de vos pères
Blessée, humiliée, arrêter le combat.
Investit notre Promotion
Votre cœur meurtri par six années de guerre,
Un cœur d'officier, de héros, de soldat,
Alors à l'appel d'un pays qui revit,
Jeunesse courageuse dévouée à la patrie,
Esprit embrasé du désir de servir,
Votre destinée croise la voie de Saint-Cyr.

La nuit envahit l'Indochine,
"Canons débouchez à zéro"
Pour vous soldat de marine,
France n'est pas un vain mot,
Lieutenant Brunbrouck, en ce soir à genoux,
Le feu de vos canons fait descendre sur nous
Votre gloire empourprée du sang de vos aînés.

La foi du cyrard et du Général Frère,
Fait de vous un homme sans cesse exemplaire,
Vaillant, généreux, ne craignant pas la mort,
Votre vocation fut celle d'un bigor.
Vous posez le pied sur le sol du Vietnam,
Vous exaltez vos hommes par votre flamme,
Foyer de l'âme d'un noble lieutenant,
Les canons tonnant aux confins du levant.

Puissant bouclier face à l'épée Viêt Minh,
Vous ne cédez pas, l'ennemi courbe l'échine.
Dans la boue s'élève un refrain de victoire,
Résonnant là-bas comme un ultime espoir.
Le coup d'arquebuse qui fit mourir Bayard
De nouveau transperce le cœur d'un cyrard
Vous êtes serein quand il s'avère mortel,
Le héros s'élève à la gloire du ciel.

La mort ne pouvant vous ôter le sourire
Enverra le feu qui vous fera périr.
La tache de sang qui grandit sur ce cœur
Mêle un casoar et sa légion d'honneur.
La France lointaine fait sombrer dans l'oubli
Les soldats martyrs tombés pour la patrie,
Quittez ce tombeau et rejoignez la gloire,
Car vos héritiers chantent votre mémoire.



Promotion Capitaine Beaumont

Haut les cœurs
Jeunes cyrards
Car l'honneur
Souffle sur vos casoars !

Fils d'officier voulant servir la France
À l'aube de votre vingtième année
Vous atteignez votre unique espérance
Depuis Nantes et le Prytanée
Vous rejoignez les rangs de la Spéciale
Rêvant de fouler le sable des pistes
Habité du souffle de l'idéal
Vous devenez lieutenant de parachutistes
Cyrard galvanisé par votre Foi
"Votre métier est un métier de roi"

Capitaine Beaumont
Un genou en terre
Notre jeunesse altière
Vous supplie humblement
Que sur notre âme fière
Brûle éternellement
Le feu clair
Du serment de nos vingt ans

Fier chasseur, loin de votre garnison
Vous combattez dans la boue de l'Annam
Votre bravoure défie la raison
Et vous triomphez à Na-San
Et vous chargez au fracas de l'airain
Vous bravez les obstacles et la mort
Tombant du ciel, impavide et serein
Vous portez le feu pour l'honneur de l'ancre d'or
Jeune, pur et droit, premier à servir
"Ne pas tomber et ne jamais faillir"

Quand, revenu du Tonkin, en meneur
Vous commandez quelque temps à Saint-Cyr
La croix de sang de la Légion d'honneur
Vous appelle encore à partir
C'est en Algérie que sourd la bataille
Pour la France et l'honneur des colonies
Calme et souriant face à la mitraille
Vous défiez sans peur les lignes ennemies
Pour vous qui montez au feu plein d'ardeur
"L'officier au combat est un seigneur"

Un matin d'avril, près de Souk-Ahras
Encerclé par la manœuvre rebelle
Vous rayonnez au milieu des paras
Dans l'ultime ordalie mortelle
Blessé, vous commandez en chef de guerre
Quand descend sur vous l'aile de la Gloire
Un dernier coup de feu vous jette à terre
Mais vos yeux se ferment sur un ciel de victoire
"Officier d'élite", l'éclat si beau
De votre légende baptise nos Casos.



Promotion Chef de bataillon Segretain

Un cœur forgé d'un acier de guerrier,
Aspire à devenir Officier.
S'embrase à Saint-Cyr d'un feu qui ne s'éteindra,
Ardeur qui transcende un vrai chef au combat.
Dans l'infanterie il servira.

Promotion à genoux devant ce nom glorieux,
La nuit résonne encore de ce chant silencieux :
"Seigneur, garde moi ce qui me fit Saint-Cyrien"

Debout devant les éclairs de la guerre,
Son Honneur suit sa Fidélité.
Toujours vaillant prêt à s'offrir pour les siens,
Des Alpes au Levant, du Maroc, Outre-Rhin :
Sur tous les fronts s'illustrera.

À son image, sa bravoure, sa prestance,
Est formée l'unité d'excellence.
La Légion Para naît de sa volonté,
Ce corps d'étranger né pour se sacrifier :
Pour l'Indochine disparaîtra.

Dans la tourmente, les Légionnaires du ciel,
Témoignent à nouveau de leur valeur.
Tu tombes à la tête, en Héros foudroyé,
De ce Bataillon désormais immortel.
L'ennemi te rend les honneurs.

La Mort n'a pas emporté dans l'oubli,
Le souvenir d'une si noble vie.
Cyrard, lève toi, contemple sur la Terre,
L'ombre tutélaire de la Légion étrangère :
Sa gloire sur toi rejaillira.

Demain dans les combats, la même fougue l'emportera
Orgueil du sang versé d'un Officier de France.
Chef de bataillon Segretain



Promotion Lieutenant Carrelet de Loisy

Levons-nous Saint-Cyriens !
D'une âme suivons notre parrain.

À la France meurtrie, d'une guerre endeuillée,
Jeune encore, vous offrez votre vie,
Rayonnant à Saint-Cyr, vous éclairez la nuit,
Du feu de votre destinée.
Au serment de votre promotion
Vous joignez l'ardeur de votre vocation
Cavalier à Saumur,
Vous forgez votre armure.

France, nous répondrons à ton appel,
Ô Loisy, nous vous serons fidèles,
Anobli par votre élan,
Que le nom de Saint-Cyr claque au vent !

Audacieux cuirassier, prêt à laver l'affront,
À l'assaillant vous livrez bataille,
Admirable officier vous combattez sans failles,
Vos victoires font votre renom.
Éclatant seigneur,
Vous bravez l'arrogance
Qui vient défier l'âme de la France,
Aux portes de l'Orient, vous sauvez son honneur.

Sous le soleil brûlant de la terre africaine,
Jusqu'au débarquement de Provence,
Lieutenant de chasseurs, vous portez l'espérance
Au pays prisonnier de ses chaînes,
L'escadron d'acier s'élance tandis que son épopée
Couronne le destin,
Du premier officier à rallier le Rhin !

Votre raid héroïque ne pouvait s'achever
Que dans une agonie glorieuse
La mort vient briser votre charge victorieuse
De vos cendres la promotion est née.
Que nos casoars, baptisés
Joignent votre étendard,
Honorent votre chevauchée,
Lieutenant de Loisy, voici vos héritiers !

D'une âme suivons notre parrain.



Promotion Chef d'escadron Francoville

Votre nom au firmament,
résonne par notre serment.

Au cœur d'une France humiliée,
Vous préférez l'anonyme gloire,
Lavant la terre nue et souillée.
Vos frères vous baptisent Adhémar,
Ainsi débute votre épopée.

Francoville notre parrain
Vaillant officier guidez nous
Que vos vertus de fidélité
Soient l'étendard de notre fierté
Venez adouber la Promotion rassemblée
Que la Gloire brille d'éternité

Hardi légionnaire vous servez
Votre pays en Extrême-Orient
Dans cette jungle d'hostilités
Luttant face à la mort et le sang
Vous prouvez votre ténacité.

Soldat tout d'honneur décoré
Vous portez l'esprit d'une promotion
Preux et ardent, vous rayonnez
Suivant l'appel de cette vocation
Vous poursuivez votre chevauchée.

L'ultime combat que vous menez
Aux confins du désert algérien,
Voit votre corps de balles criblées,
La mort n'est rien pour un Saint-Cyrien,
Et des ténèbres vous triomphez.

Animé d'une fidélité
À la devise de votre parrain,
Ne pas subir, toujours lutter,
Tel fut le fil de votre destin,
Tel est notre destin à jamais.

Gravons à jamais ce moment,
ranimons ce flambeau ardent.



Promotion Capitaine de Cacqueray

La défaite vous révèle à votre France éternelle
Votre jeunesse ne peut se contenter d'une nation humiliée
Vous montrez à vos aînés, le chemin de la liberté
En sauvant vos frères de la tyrannie en défiant votre ennemi

Fier officier, tombé dans le Djebel
Notre promotion entend votre appel
Cacqueray, notre panache témoin du sang versé
Guidera notre vie à la France consacrée

Lorsque sonne la victoire vos 20 ans reflètent l'espoir
Jeune cyrard, la gloire vient couronner votre idéal d'officier
Vous cultivez l'exigence, dans l'amitié, l'obéissance
Pour que demain succède au casoar le fier emblème de Bayard

C'est au royal étranger, en Indochine que vous servez
Ardent guerrier, courageux lieutenant nul ne retient votre élan
Terrassant ses adversaires apparaît un chef exemplaire
Blessé meurtri vainqueur dans les rizières que vous quittez, le cœur amer

Lorsqu'au soir de votre vie, on vous appelle en Algérie
Commandant vos chasseurs dans les Aurès en capitaine sans faiblesse
C'est dans le Constantinois que se livre un dernier combat
Dans un assaut, pris sous le feu rebelle naquit un nouveau Bournazel



Promotion Chef de bataillon Bulle

De profundis clamavi ad te Domine !
De profundis, de profundis clamavi ad te
Domine !

Élevé dans le récit des tranchées,
Jeune élève au Prytanée,
La vocation d'officier français
Vous mène à la Spéciale.
À Saint Cyr vous forgez cet idéal ;
Si la nation en détresse
Vous appelle à ses côtés, vous
Offrirez votre jeunesse.
S'est illuminé au Grand soir
Votre destin, valeureux chef
Quand s'est penché sur vous la Gloire
Ornant votre chef

Contre les vents [Vous vous dressez]
Épris d'allant. [Commandant]
Bulle, nos âmes gravissant les sommets [Suivront vos pas].
Parrain, Cyrard [Commandant]
Bulle, la gloire [De vos alpins]
Un élan au cœur, c'est le choix de l'honneur.
Pour la Nation,
Vous consacrez
Notre promotion.

Confronté à l'invasion du pays
Combattez les Alpini.
Dans la tourmente : seigneur des cimes,
Le chef en première ligne.
Vous forgez votre légende à l'Enclave
Celle d'un chasseur admirable
Portant vos hommes pour les sauver
Au bas des monts enneigés
Vous démontrez votre courage
Votre vaillance, chef dévoué
Le plus sublime des panaches :
Votre humilité

Refusant l'ombre de la croix gammée
C'est en Résistance armée
Que se poursuivra votre combat,
Le Beaufortain vivra !
Dans les maquis de Savoie vous luttez
Par votre exemplarité
Tant votre foi que votre audace :
À l'ennemi faites face.
Vous êtes l'âme illuminée
Dans la rigueur des sombres heures
Menant vos hommes à la grandeur
Virtus honore

L'espoir du triomphe est proche ; vos contrées
Entrevoient la liberté
Vous commandez votre bataillon
Par-delà les vallons.
Albertville vous tend des bras enchaînés,
Vous voulez la délivrer
Refusant de verser le sang
Présenté seul en avant.
Par cet élan d'humanité
Vous honorez et à jamais
Votre mémoire d'une humble gloire :
La flamme sacrifiée.

Frappé à mort
Vous succombez
Au son des cors Dieu vous a emporté [Mais à présent]
Cent Saint-Cyriens [Font le serment]
En ce grand soir [Face au parrain]
Inspirez-nous du souffle des casoars
Dans les combats
Pour notre France

Nous lui offrons notre existence,
Ducin altum !



Promotion Général et Sous-lieutenant de Castelnau

Que ce nom de gloire, longtemps rejeté, reçoive en ce soir, l'hommage mérité

Héritier des traditions militaires,
Depuis Saint Cyr, appelé par la guerre,
Des bords de Loire à la commune,
Vous y forgez d'emblée vos armes.
À dix-neuf ans capitaine, poursuivez le combat.
Persévérant, volontaire, et rien ne vous abat.
Pour ce courage vous arborez le ruban rouge du sang versé.
Chef exemplaire, vous représentez l'idéal officier.

Jeunes Saint-Cyriens,
En ce soir reprenons vos serments : en avant, partout, à fond, Castelnau.
Deux vies scellées par le sang élèvent nos idéaux.
Un genou à terre, suivrons vos exemples jusqu'au sacrifice.
Écoutons l'écho de ces grands combats,
L'honneur de ce nom adoube la promotion.

La grande guerre vous offre une revanche,
Vous devenez un sauveur pour la France,
En la servant sur tous les fronts,
Calme et confiant dans la victoire.
Vainqueur de Nancy, d'Arras, bataillez dans la Marne,
Avec ardeur et audace, attaquez en Champagne,
Proche de vos hommes, dans les tranchées, voulant épargner leur sang.
Fier patriarche, encouragez nous dans l'effort : En avant !

À l'École où tu prêtes le serment
De charger en casoar et gants blancs
Au front où devant tes chasseurs
Dans ton panache offres ton cœur.
En chef intrépide et preux, tu nous montres la voie
De l'officier généreux, vaillant et plein de foi.
Dernière bataille où résistant puis repoussant l'ennemi,
Offres ta vie, fidèle à ton vœu, pour servir la Patrie.

Castelnau soutenez et guidez nos assauts



Promotion Chef d'escadron de Neuchèze

Attaché à la tradition,Un homme honore les siens.
En entrant dans le saint des saints,
Saint-Cyr devient sa vocation.
Les années le consacrent cavalier de renom
Au sérail que la Gloire protégeait de son aile.
L'attrait d'une promesse aux accents éternels
Décide un officier à servir aux Dragons.
Visionnaire tourné vers l'action
Son destin est tracé, une vie déjà menacée
Dont il s'apprête à faire le don.

Et le Firmament ce soir s'ouvre à toi
Dans le fracas des armes
Et face aux canons.
Entends-tu l'aurore annoncer ton trépas ?
L'élan d'un soldat vaillant dans la bataille.
Chef d'escadrons tu repars au combat
Quand le sang et les larmes
Oppriment la Nation.
Ton courage incite à poursuivre tes pas.
Sous la mitraille tes hommes soudain se taisent.

Engagé pour la France au front,
Le chef défend sa terre.
Dans le vent claque la bannière
D'un cœur rempli d'abnégation.
Mais le feu des assauts s'étend sur l'horizon
Et Saumur vous appelle, car vous devez combattre.
Résistant qui refuse de se laisser abattre,
En dépit des blessures tenez vos positions.
Prisonnier entouré d'affronts,
Neuchèze attend son heure.
La Patrie réclame un sauveur,
C'est l'instant de son évasion.

Une étoffe drape le Dragon
À bord de l'Aréthuse.
On entend la rumeur diffuse,Soldats !
Reformez vos pelotons !
Les blindés et les chars traversent les sillons.
L'intrépide guerrier aux portes du Morvan,
Debout dans la tourelle fait face aux Allemands,
Menant le Notre-Dame la balle heurte son front.
Abattu en pleine mission,
Libre et victorieux.Le regard tourné vers les cieux,
Notre foi portera ton Nom.

Et le Firmament ce soir s'ouvre à toi
Dans le fracas des armes
Et face aux canons.
Entends-tu l'aurore annoncer ton trépas ?
L'élan d'un soldat vaillant dans la bataille.
Chef d'escadrons tu repars au combat
Quand le sang et les larmes
Oppriment la Nation.
Ton courage incite à poursuivre tes pas.
Ce soir s'éveille la Promotion Neuchèze.



Promotion Maréchal de Lattre

Dans la lande
De Coêtquidan
Ils ont formé leurs rangs
Au clairon qui sonne.
Sous les plis du Drapeau
Rangés en colonnes
Dans le vent qui frisonne
Frémissaient leurs Casos.

Les filleuls du roi Jean
Ont fait à Saint-Cyr
Le plus beau des serments
De ne pas subir.

Au soleil de la vie
Dans le froid et le vent
Et l'érosion du temps
Ils ont tous bien servi.
Au plus fort des orages
Ils ont combattu
Très souvent se sont tus
Ravalant leurs rages.

Dans le feu des alarmes
Des désespérances,
Ils ont aimés la France
En portant ses Armes.
Dans le calme du soir
Des jours consommés
Ils demeurent armés
D'un souverain espoir.

Si l'avenir défaille
Seront en bataille
Sachant se souvenir
De ne jamais subir.



Promotion Général de corps d'armée Saint-Hillier

Tout jeune bercé de l'idéal français
Par un père luttant au fond des tranchées,
La Gloire guide vos pas jusqu'à Saint-Cyr
Pour offrir à la France un nouvel avenir,
Ô Saint-Hillier venez adouber tous ceux qui veulent servir.

Illustre héros de la France Libre,
Que vos nobles combats insufflent notre serment,
Nous promettons de vous suivre,
Fiers Saint-Cyriens honorant
Votre sacrifice

De la Promotion du Tafilalet,
Votre ardeur vous mène jusqu'aux sommets,
Au cœur des Alpes devenez Lieutenant
Puis la Légion vous appelle en ses rangs,
À genoux nous jurons fièrement, honneur et fidélité.

La majesté des fjords hurlants de Narvik,
La neige maculée par un sang héroïque,
Mutilé vous rejoignez l'Angleterre
Face à l'horreur, résistant légendaire
Ne pouvant vous résigner à abandonner votre Terre

En Afrique vous devenez Jean de Vienne,
Brillant de Bir-Hakeim à El-Alamein
De la Libye, aux pyramides égyptiennes,
Maintes fois touché, toujours ressuscité,
Immortel Officier, vous faites de la France votre Reine.

Élan du débarquement de Provence,
Grisant les forces de la Résistance,
Vous poursuivez sans failles votre épopée
Rayonnant de Constantine au Tonkin,
Suivant le grand chemin de l'Empyrée, vous épousez la France.



Promotion Général Loustaunau-Lacau

Ô général Loustaunau-Lacau
Pour Montmirail vous prétiez serment
Sous la flamme de vos idéaux
Naquit ce chant
La terre martyrisée vous appelle
Partout où l'ennemi fait assaut
Des côtes du vallon d'Ostel
À Trésauvaux

Pour Votre vie qui fut Résistance
Nous marcherons dans vos pas
Vous avez tout donné pour la France
Et la France vous le rendra

Votre ardeur a poussé votre élan
Face aux tribus rifaines révoltées
Vous brillez sous commandement
Du grand Lyautey
Un ciel d'orage, les vautours s'envolent
Quand le glas retentit aux clochers
Père fondateur de Corvignolles
Vous vous dressez

Une colonne de monstres s'avance
Vingt-trois chars tombent au piège apprêté
Leur germanique arrogance
Est décimée
Contre les Huns, faucille et marteau
Engagé, premier rebelle de France
Vous fondez bientôt un réseau
Voici l'Alliance

Arrêté, enfermé, déporté
Au camp de Mathausen supplicié
Malgré les marches de la morts
Vous survivez
Face aux juges qui vous blâment fier, altier
Face à ceux qui osent jeter la pierre
Vous êtes pour nous tous le dernier
Des Mousquetaires

La terre ne renie pas ses serments
Pour servir avec la même foi
Siégez tenace au Parlement
Montrez la voie
Un soir la plume repose enfin
Le vent vous porte vers les sommets
Pour toujours la Gloire en ses mains
Vous a bercé

Pour votre vie qui fut Résistance
Nous marcherons dans vos pas
La promotion sous un ciel immense
En votre nom servira