Carnet de Chants


001 Marseillaise
002 Hymne de l'infanterie de Marine
003 Le Forban
004 Le fanion de la coloniale
005 Marie-Dominique
006 Le Giron
007 Chant de la 9e DIC
008 Chant du 2e RIMa
009 Chant du 3e RIMa
010 Chant du 21e RIMa
011 Chant du 23e RIMa
012 Chant du 8e RPIMa
013 Chant du RICM
014 Rien ne saurait t'émouvoir
015 Sur cette piste
016 Chant du 6e RPIMa
017 Chant du 5e RIAOM
018 Chant du 9e RCS
019 Chant du 2e escadron du 1er RIMa
020 Chant de la 9e DIMa
021 À Saïgon
022 L'Artillerie de marine
023 Les marsouins à l'hospice
024 Chanson du marsouin
025 Chant des coloniaux
026 Adieu vieille Europe
027 Le tambour miniature
028 Opium
029 Loin de chez nous
030 Ô Sarie-Mares !
031 La terre jaune
032 En t'engageant dans les marsouins
033 La Coloniale
034 Tiens voila la coloniale !
035 Mon amant de la coloniale
036 Dans la coloniale
037 Dans la brume et la rocaille
038 À r'nifle
039 Les Africains
040 Nous sommes de la coloniale
041 Le mousquetaire
042 Tamarii volontaire
043 Hymne à Saint Michel
044 Monica
045 Être et durer
046 Les commandos
047 Adieux du bataillon de choc
048 La petite piste
049 Les lansquenets
050 Chant du 1er RHP
051 Sous les pins de la BA
052 Les grèves
053 Debout les paras
054 Au terrain
055 Alléluia
056 En passant par la portière
057 Le chant de la libération
058 La prière du para
059 Contre les viêts
060 Marche de la Légion Étrangère
061 Chant du 1er REC
062 La Rue
063 La lune est claire
064 Le chant des marais
065 Les partisans blancs
066 Kyrie des gueux
067 Le combat de demain
068 Eugénie
069 L'Artilleur de Metz
070 La montagne
071 Debout les gars
072 Oh ! douce France
073 La blanche hermine
074 Le mercenaire
075 Plaine, ma plaine
076 Le petit village
077 Les troupes d'assaut
078 Véronica
079 Le gars pierre
080 Trompettes d'Aïda
081 Les oies sauvages
082 L'adieu suisse
083 L'edelweiss
084 En avant parcourant le monde
085 Les deux compagnons
086 Les cosaques
087 Fréderi
088 Marche des Tirailleurs
089 Les dragons de Noailles
090 La vielle caserne
091 La Madelon
092 Petite fleur fanée
093 Allons à Messine
094 Lili Marlène
095 La Fille
096 Santiano
097 Le vieux chalet
098 Un gai luron des Flandres
099 Aux marches du palais
100 Ah ! que nos pères étaient heureux
101 Fanchon
102 La fête nationale
103 Le troubadour
104 Elle sentait tagada
105 Au trente et un du mois d'août
106 Chevaliers de la table ronde
107 Le duc de bordeaux
108 Le pinard
109 Les biffins
110 Derrière le séchoir
111 Margot
112 Charlotte
113 Suzon
114 Marie Suzon
115 Les filles de Camaret
116 Le père Bacchus
117 Le gars Popol
118 Dudulle
119 Marche du 1er zouaves
120 Chant du départ
121 Sambre et Meuse
122 Alsace et Lorraine
123 Les Allobroges
124 J'avais un camarade
125 Sidi-Brahim
126 Promotion Général Largeau
127 Promotion Lieutenant Tom Morel
128 Pour nos Morts
129 Le pékin de bahut
130 La Galette
131 Les Casos
132 Les Fines
133 Les Officiers
134 Le bourgeois
135 Boire un petit coup
136 Le petit vin blanc
137 Sans chemise, sans pantalon
138 Riquita
139 Elle descend de la montagne
140 Les filles des forges
141 Le temps des cerises
142 Jeanneton prend sa faucille
143 Le rire du sergent
144 Les bals populaires
145 L'eau vive
146 La java bleue
147 Étoile des neiges
148 Le p'tit parisien
149 À la bastille
150 Dans les prisons de Nantes
151 Dans mon pays d'Espagne
152 La maladie d'amour
153 Viens boire un petit coup à la maison
154 Enfants de tous pays
155 Vive la Bretagne
156 Béret rouge
157 Les cuirassiers
158 Ce que c'est qu'un Drapeau
159 Les Glières
160 La Mort
161 La Strasbourgeoise
162 Chant du 28e RT
163 Ceux du Liban
164 Chant du 1er REG
165 En passant par la Lorraine
166 Monsieur de Turenne
167 Marche de la 2e DB
168 Pelot d'Hennebont
169 Te sitima
170 Le Volontaire
171 Aux légionnaires
172 La complainte de Mandrin
173 Le cor
174 Pauvre soldat revient de guerre
175 La Piémontaise
176 La Saint Hubert
177 Se canto
178 La sentinelle
179 Te souviens-tu ?
180 Ah ! que nos pères étaient heureux
181 Auprès de ma blonde
182 La bourguignonne
183 C'est à boire qu'il nous faut
184 Jean-François de Nantes
185 Le pauvre aveugle
186 Le père Abraham
187 Le chant du Transmetteur
188 Chant du 1er RAMa
189 Chant du 1er RIMa
190 Chant du 9e RIMa
191 Chant du 33e RIMa
192 Chant de la compagnie portée
193 Chant des paras du 14
194 Chant du 1er RTP
195 Chant du 7e RPCS
196 Chant du 9e RCP
197 Chant du 13e RDP
198 Chant du 35e RAP
199 De nos Pyrénées jolies
200 Marche du 1er commando de France
201 Sur la route
202 Valse du bataillon de choc
203 Chant du 18e RT
204 Chant du 42e RT
205 Chant du 48e RT
206 Les Traqueurs d'ondes
207 Les officiers de Saint Gabriel
208 Chants des Chasseurs d'Afrique
209 Chants des Tabors
210 Debout les Zouaves
211 La Revue
212 Chants des Goums marocains
213 Le Clairon
214 Les Bataillonnaires
215 Le jour le plus long
216 Pour la France en danger
217 Artilleur Africain
218 Chant du 1er RA
219 Chant du 57e RA
220 Chant du 402e RA
221 Le premier de la fourragère
222 Les canons du 68
223 Orage d'acier
224 Pour la France et de bon cœur
225 Dans le ciel des Pyrénées
226 La montagne
227 Les clefs de la Victoire
228 Chant de l'ALAT
229 L'azur de nos bérets
230 Chant du 19e RG
231 Sapeur de Marine
232 Chant du 511e RT
233 Chant du 516e RT
234 Chant du 517e RT
235 Frères d'armes
236 L'Aigle d'Ostérode
237 La gazelle noire
238 Le 601
239 Les soldats de la Semeuse
240 Transporte et combat
241 Au rendez-vous de la marquise
242 Chant d'Esterhazy
243 Chant du 3e RH
244 Chant du 501e RCC
245 Hymne à Saint-Georges
246 La Rouvillois
247 La Chamborant
248 Le régiment de fer
249 La Marche des Chars
250 Pour la gloire
251 Royal Dragon
252 Chant de l'infanterie
253 Chant du 1er RI
254 Chant du 26e RI
255 Chant du 46e RI
256 Chant du 110e RI
257 Chant du 126e RI
258 Chant du 15-2 RI
259 La Protestation des chasseurs
260 Le chasseur de Vincennes
261 Le retour du 140e
262 Marche d'Henri IV
263 Marche du 126e RI
264 Marche du royal soissonnais
265 Nos pères les Gaulois
266 Réveillez-vous Picards
267 Viva l'Infanterie
268 L'Ancien
269 Les lanciers Polonais
270 Veillons au salut de l'Empire
271 Fanfan la Tulipe
272 Chant des girondins
273 La Madelon de la victoire
274 Le rêve passe
275 Les épis mûrs
276 Marche lorraine
277 Verdun
278 C'est le 4
279 Chant du 3e REI
280 Chant du GRLE
281 Chez nous au troisième
282 Connaissez-vous ces hommes
283 Il est un moulin
284 La Légion marche
285 Le Boudin
286 Le front haut et l'âme fière
287 Légionnaire de l'Afrique
288 Les Cailloux
289 Oh, Susanna !
290 Quand on a une fille dans l'cuir
291 Sapeurs, mineurs et bâtisseurs
292 Soldats de la Légion Étrangère
293 Sous le soleil brûlant d'Afrique
294 Venu volontaire
295 Promotion Lieutenants Thomazo
296 Promotion Général Callies
297 Promotion Général Delestraint
298 Promotion Valmy
299 Promotion Capitaine Hervouët
300 Promotion Nouveau Bahut
301 Promotion Lieutenant Darthenay
302 Promotion Capitaine Guilleminot
303 Promotion Capitaine Cathelineau
304 Promotion Maréchal Davout
305 Promotion Général Rollet
306 Promotion Général Lasalle
307 Promotion Montcalm
308 Promotion Grande Armée
309 Promotion Général de Monsabert
310 Promotion Lieutenant-colonel Gaucher
311 Promotion Général Monclar
312 Promotion Cadets de la France Libre
313 Promotion Capitaine Hamacek
314 Promotion Général Guillaume
315 Promotion Chef de bataillon de Cointet
316 Promotion Capitaine Stéphane
317 Promotion Maréchal Lannes
318 Promotion Commandant Morin
319 Promotion Colonel Cazeilles
320 Promotion Général Lalande
321 Promotion de la France Combattante
322 Promotion Chef d'escadron Raffalli
323 Promotion du Bicentenaire de Saint-Cyr
324 Promotion Général Béthouart
325 Promotion Général Vanbremeersch
326 Promotion Général de Galbert
327 Promotion Général Simon
328 Promotion Lieutenant Brunbrouck
329 Promotion Capitaine Beaumont
330 Promotion Chef de bataillon Segretain
331 Promotion Lieutenant Carrelet de Loisy
332 Promotion Chef d'escadron Francoville
333 Promotion Capitaine de Cacqueray
334 Promotion Chef de bataillon Bulle
335 Promotion Général et Sous-lieutenant de Castelnau
336 Pour l'audace de servir
337 Promotion Ceux du Liban
338 Promotion Victoire de la Marne
339 Promotion Mont Froid
340 Promotion Division marocaine
341 Promotion Kolwezi
342 Promotion Vieille Garde
343 Promotion Armée d'Afrique
344 Promotion Commando d'Afrique
345 Promotion Pierre Brossolette
346 Promotion Opération Castor
347 Promotion Victoire d'Austerlitz
348 Promotion Sous-lieutenant Vilain
349 Promotion Denfert Rochereau
350 Promotion Commandant Pierre Messmer
351 Promotion Colonel Jean Sassi
352 Promotion Lieutenant Alquier
353 Promotion Commandant Barek-Deligny
354 Promotion Chef de bataillon Perceval
355 Promotion Chef de bataillon Delvert
356 Promotion Chef de bataillon Raymond Dronne
357 Lieutenant Leclerc de Hauteclocque
358 Lieutenant Borgniet
359 Lieutenant Bernard de Lattre de Tassigny
360 Lieutenant Lhuillier
361 Dalat
362 Capitaine Legrand
363 Bataillon de Corée
364 Général Daboval
365 Capitaine Barres
366 Combats de Tu-Lê
367 Capitaine Maine
368 Cadets de Cherchell
369 Lieutenant Schaffar
370 Général Gandoët
371 Grande Guerre
372 Général Bergé
373 Campagne d'Italie
374 Capitaine Coignet
375 Capitaine Biancamaria
376 Lieutenant de Ferrières
377 Général de Lanlay
378 Colonel Gueguen
379 Colonel Delcourt
380 Lieutenant de la Batie
381 Général Le Ray
382 Capitaine Flores
383 Colonel du Puy-Montbrun
384 Général Bigeard
385 Maréchal Bessières
386 Ceux d'Afghanistan
387 Général Delayen
388 Lieutenant Nungesser
389 Groupe Rochambeau
390 Contrôleur Général Carmille
391 Jeune chef
392 Promotion Adjudant ben Ahmed
393 Promotion Major Kieger
394 Promotion Adjudant-chef Cosset
395 Promotion Adjudant Bakouche
396 Promotion Chef d'escadron de Neuchèze
397 Le Vin Gaulois
398 Promotion du Cinquantenaire
399 Promotion Adjudant Nezzar
400 Promotion Adjudant-chef Grossir
401 Promotion Adjudant Cartier
402 Promotion Sergent-chef Sako
403 Promotion Adjudant Le Marchand
404 Promotion Adjudant-chef Rozes
405 Promotion Sergent-chef Dambarrère
406 Promotion Adjudant Delaveau
407 Promotion Sergent-chef Ruthy
408 Promotion Adjudant Cassiède
409 Promotion Adjudant-chef Quantin
410 Promotion Adjudant-chef Aublanc
411 Promotion Maréchal-des-logis-chef Daudé
412 Promotion Sergent Mugnier
413 Promotion Adjudant Cheyrou-Lagrèze
414 Promotion Adjudant Chêne
415 Promotion Sergent-chef Fisch
416 Promotion Sergent-chef Debet
417 Promotion Sergent-chef Richert
418 Promotion Sergent Lanas
419 Promotion Maréchal-des-logis-chef Matt
420 Promotion Adjudant-chef Renzi
421 Promotion Adjudant-chef Vandenberghe
422 Les bateliers de la Volga
423 Cadet Rousselle
424 Colchiques
425 J'ai du bon tabac
426 Kergariou
427 Nous sommes tous des volontaires
428 La Cavalcade
429 Promotion Maréchal de Lattre
430 On ne passe pas
431 Promotion Général de corps d'armée Saint-Hillier
432 Promotion Capitaine BERGOT
433 Promotion Chef de bataillon Raymond Dronne
434 Promotion Chef de bataillon Delvert
435 Promotion Chef de bataillon Perceval
436 Promotion Commandant Barek-Deligny
437 Promotion Lieutenant Alquier
438 Promotion Colonel Jean Sassi
439 Promotion Commandant Pierre Messmer
440 Promotion Denfert Rochereau
441 Promotion Sous-lieutenant Vilain
442 Promotion Victoire d'Austerlitz
443 Promotion Opération Castor
444 Promotion Pierre Brossolette
445 Promotion Commandos d'Afrique
446 Promotion Armée d'Afrique
447 Promotion Vieille Garde
448 Promotion Lieutenant-colonel Saint Jacques
449 Promotion Kolwezi
450 Promotion Division marocaine
451 Promotion Mont Froid
452 Promotion Victoire de la Marne
453 Promotion Ceux du Liban
454 Promotion Général Loustaunau-Lacau

Marseillaise

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé
Contre nous de la tyrannie
L'Étendard sanglant est levé (bis)
Entendez-vous dans vos campagnes
Mugir ces féroces soldats
Qui viennent jusque dans vos bras
Égorger vos fils et vos compagnes

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos Anciens n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et l'exemple de leur vertu (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre

Amour sacré de la Patrie
Conduit, soutient nos bras vengeurs
Liberté, liberté chérie
Combat avec tes défenseurs (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirant
Voient ton triomphe et notre gloire



Hymne de l'infanterie de Marine

Dans la bataille ou la tempête
Au refrain de mâles chansons
Notre âme au danger toujours prête
Brave la foudre et le canon.
Homme de fer que rien ne lasse,
Nous regardons la mort en face
Dans l'orage qui gronde ou le rude combat

En avant !
Pour faire un soldat de marine
Il faut avoir dans la poitrine
Le cœur d'un matelot ou celui d'un soldat

Souvent dans la zone torride
La dent du tigre ou du lion
La fièvre ou la balle homicide
Vient décimer nos bataillons
Alors vers la mère Patrie
On voit crispé par l'agonie,
Dans un suprême effort notre front se retourner

En avant !
Et notre regret unanime
Chère France, ô pays sublime !
C'est de n'avoir qu'une vie à donner

Soit fier soldat de marine
La victoire aima tes chansons
Et ton front bruni qu'illumine
L'éclat des grandes actions
Du Bosphore à la Martinique
Du Sénégal au pacifique
On voit de ton drapeau resplendir les trois couleurs

En avant !
La gloire t'a pris sous son aile
Car à l'honneur toujours fidèle
Tu meurs en combattant ou tu reviens vainqueur

En Crimée à chaque bataille
Nous aussi nous avons pris part
De Malakoff sous la mitraille
Nous escaladions les remparts
À l'aspect de notre uniforme
L'ennemi palissant bien des fois recula

En avant !
Et sur notre front qui rayonne
On peut voir la triple couronne
Des lauriers de Podor d'Inkermann et d'Alma


Quand la Prusse inondant la France
Sur nous déchaînait ses fureurs
À ses balles comme à ses lances
Nous avons opposé nos cœurs
Et quand rugissait la bataille
Nos fronts meurtris par la mitraille
Sanglants mais indomptés défiaient les vainqueurs

En avant !
À Bazeilles, la Cluze et Neuville
En combattant cent contre mille
Le succès nous trahit mais nous gardions l'honneur
Sans cesse prêts à tout combattre
Vaillants soldats de nos grands ports
Non, rien ne saurait vous abattre
Vous qui ne comptez point vos morts
Vous réduisez chinois, canaques
À vous Madagascar l'Anaux et le Tonkin

En avant !
Aussi le ciel sous sa coupole
Inscrit encore en auréole
Son-tay et Nouméa, Tamatave et Pékin

Un jour viendra chère espérance
Ou l'ardent appel des clairons
Fera surgir pour notre France
Des vengeurs et nous en serons
Alors pour nous quelle fête
Nous donnerons des sœurs cadettes
Aux victoires d'Iéna, d'Auerstadt, de Stettin

En avant !
Oui nous aimons les saintes guerres
Car le sang des héros nos pères
Dans nos veines en feu ne coule pas en vain



Le Forban

Je suis Marsouin que m'importe la gloire
Enfant de roi et de prostituée
Sur un cadavre je chante victoire
Et dans un crâne je bois la liberté
Vivre d'orgie est ma seule espérance
Le seul bonheur que j'ai su conquérir
C'est sur les flots, berceau de mon enfance
C'est sur les flots qu'un Marsouin doit mourir

Vin qui pétille, femme gentille
Sous tes baisers brûlant d'amour, oui d'amour
Dans la bataille, mort aux canailles
Je ris, je chante, et je bois tour à tour

Quoique Marsouin vivant dans la débine
Et méprisant les lois même de la mort
Ne vivant que de meurtres et de rapines
Je bois mon vin dans une coupe d'or
Allons enfants, allons buvons mes braves
Buvons l'ivresse et l'orgie à grand pot
Aujourd'hui fête, et puis demain peut-être
Ma tête ira s'engloutir dans les flots

Devant partir sur une yole étrangère
Demain mon cœur servira d'Étendard
Et mon sang rougissant la galère
Aujourd'hui fête, et demain le hasard
Vierge plaintive, toi ma captive
Ma bouche ira dévorer tes appas
Encore vibrants d'une autre amante
Je ris, je chante et je bois tour à tour



Le fanion de la coloniale

Quand dégoûté, lassé, on doute de son passé
On rencontre un p'tit gars ayant du courage ici-bas
On lui dit vient petit, chez nous chercher l'oubli
Sous un soleil de plomb chanter notre plus belle chanson

L'as-tu vu le fanion de la Coloniale
L'as-tu vu le fanion des coloniaux ?
On nous appelle les fortes têtes
On a mauvaise réputation
Mais l'on s'en fout comme d'une musette
On n'est pas fier au bataillon
Mais ce qu'ignore le Biffin, putain de Biffin
C'est que du soldat au colon, oui au colon
On a une âme, nous les Bigors, nous les Bigors
La Coloniale !

De Beyrouth à Damas, de Sidi-Bel-Abbes
Au brûlant soleil de Meknes
L'ancre rouge au képi, sans peur et sans répit
Quand il s'agit d'aller mourir, on y va sans réfléchir



Marie-Dominique

J'étais un soldat de marine
Je venais m'engager pour cinq ans
J'avais vingt ans, belle poitrine
Comme dans le refrain du régiment
Dans les bistrots prés de Lourcine
Les Anciens m'en faisaient un plat
Tu verras ce que c'est que l'Indochine
Écoute la chanson d'un soldat

Marie, Marie-Dominique
Que foutais-tu à Saïgon ?
Ça ne pouvait rien faire de bon
Marie-Dominique
Je n'étais qu'un cabot clairon
Mais je me rappelle ton nom
Marie-Dominique
Est-ce l'écho de tes prénoms
Ou le triste appel du clairon
Marie-Dominique

C'est ta démarche balancée
Qui effaça tous mes espoirs
Car cette bonne vie si bien rêvée
Ce s'rait idiot de t'en vouloir
Cette chanson de la Coloniale
C'est le résultat en cinq ans
De mes erreurs sentimentales
Selon l'expérience des camps

Je ne savais pas que la chance
Ne fréquentait point les canyas
Et qu'en dehors de la cuistance
Tout le reste ne valait pas ça
Tu m'as fait comprendre des choses
Avec tes petits airs insolents
Et je ne sais quelles apothéoses
C'était le plus clair de mes tourments

Ce fut Marie la tonkinoise
Qui voulut faire notre bonheur
En me faisant passer sous la toise
Dans le vieux cholon ou bien ailleurs
Tu étais rusée comme un homme
Mais ton but je l'voyais pas bien
Avec ta morale à la gomme
Au cour de la Piestra Nankin

Tu m'as gâté mon paysage
Et l'avenir quand sur le transport
Je feuilletais de belles images
Peintes comme des bouddhas en or
Où sont mes buffles dans la rivière
Les sampans, l'arroyo brumeux
Les congaïs, leurs petites manières
Devant le pouvoir de tes yeux



Le Giron

Dans la vie chacun à ses goûts
Moi je n'aime pas les femmes
Je préfère à toutes ses dames
Un giron, un giron à mon goût
Le giron dans ses nuits d'ivresse
Quand il s'approche de moi
Il me tend ses petites fesses
Ça c'est à moi, ça c'est à moi

Au bout de cinq à six caresses
Le giron devient plus ardent
Il se tend il se cabre il se dresse
Attention, attention c'est le moment
Il me prend mon polard qui fume
Et me chatouille les roustons
Il sait bien tailler une plume
Cochon d'giron, cochon d'giron

Les girons que l'on blâme tant
Ne sont pas comme toutes ces dames
Pleins de chancres infestant
Ils ont de meilleurs sentiments
La vérole et la pourriture
Ne s'attrapent pas avec eux
Car ce sont d'humbles créatures
Tombées des cieux, sur un gros nœud



Chant de la 9e DIC

Quand le lourd ennemi passe et que viennent les peines
Quand le vain désespoir veut tout nous enlever
Il est pourtant une image sereine
Qu'au fond de moi, j'aime se voir lever

Nous rentrerons tous en France
Retrouver nos parents, nos amours
C'est notre chère espérance
Te revoir, te revoir un beau jour
Nous reverrons là-bas nos chères promises
Dont les beaux yeux pour nous ont tant pleuré
Nous leur dirons "La victoire est acquise"
Et maintenant c'est le vrai temps d'aimer
C'est notre chère espérance
Te revoir pays de nos amours
Nous rentrerons tous en France
Y goûter la paix et les beaux jours

Quand nous entamerons la guerre vengeresse
Quand le Boche mourra sous nos coups redoublés
S'il en est parmi nous quelques uns en détresse
Allons les gars il faut nous rappeler



Chant du 2e RIMa

Si quelqu'un doute de ta vaillance
Sur ton drapeau, qu'il voit l'histoire de France
Du Mexique à Verdun, d'El-Alamein au Tonkin
Le Marsouin en avant s'élance
Dans ses plis s'inscrit la victoire
Dont les grands noms témoignent de ta victoire
Car pour un Marsouin qu'est-il donc de plus beau
Que de lutter partout pour son drapeau

Marche beau régiment de France
Crânement poursuis ton chemin
Fais ton devoir sans défaillance
C'est la loi de tous les Marsouins
Partout où la France t'appelle
Bravement tu vaincras pour elle
En avant montre ta vaillance
Deuxième Colonial de France

Tes Anciens ont bravé la souffrance
Et combattu sans peur ni défaillance
À Bazeilles le front haut, à Rossignol en héros
Ils se sacrifièrent en silence
Par leur sang ils ont sauvé la flamme
Des traditions qu'ils gardaient en leur âme
Car pour un Marsouin qu'est-il donc de plus beau
Que de savoir mourir pour son drapeau

Toujours prêt quand la France t'appelle
Jeune Marsouin au cœur toujours fidèle
Tu sauras, s'il le faut, marcher pur, simple et beau
Et vaillamment servir pour elle,
Héritier d'un long passé de gloire
Ton sacrifice sera une victoire
Car pour un Marsouin qu'est-il donc de plus beau
Que revenir vainqueur pour son drapeau



Chant du 3e RIMa

Nous portons sur la poitrine
Les emblèmes de Bazeilles.
Le Troisième de Marine
A toujours fait des merveilles.

Les anciens en soixante dix
Sont entrés dans la légende
Repoussant seuls contre dix
L'offensive des hordes allemandes.

Pour que partout à la ronde
La France ait un meilleur sort
Dans les cinq parties du monde
Nous avons laissé des morts.

De Champagne et de Lorraine
Pour chasser les assaillants
De leurs campagnes lointaines
Ils rentraient la voile au vent.

Que demain sonne l'alerte
Le Troisième, c'est bien certain
Sans faiblir et l'arme prête
Serait digne de ses anciens.



Chant du 21e RIMa

Marsouin viens ton pays t'appelle
Sur ton drapeau lettres d'or étincellent
Si tu as pour lui que ta seule vie à donner
Sache qu'il faut savoir la sacrifier
Toujours fidèle à la Coloniale
Tu es marsouin sache te faire respecter
Croche et tient sera ta devise
Tâche de ne jamais l'oublier

21 Troupe de Marine
Dans la foi la sérénité
21 Troupe de Marine
Dans l'amitié d'unité
21 Troupe de Marine
Les Marsouins sont tous décidés
21e de Marine
Ses Marsouins sont toujours prêts.



Chant du 23e RIMa

Notre régiment le 23e est au cœur de la France
Au cœur de Paris vibrant quand les Marsouins s'avancent
Car notre belle capitale aime ses soldats toujours gais et hardis
Qui sont dans toutes leurs escales les plus vaillants messagers de Paris.

Au régiment les Marsouins ont conquit la gloire
Sur ton drapeau souffle le vent de la victoire
Va de l'avant tes aînés ont montré la route de l'honneur
Comme autrefois tu saurais revenir vainqueur.

Si dans l'avenir il nous fallait encore prendre les armes
Pour nos libertés menacées dans un jour d'alarme
Chasser l'horrible esclavage de l'étranger tyrannique et brutal
Nous saurions former le barrage nous Marsouins du 23e colonial.



Chant du 8e RPIMa

Nous sommes tous des volontaires du 8e RPIMa
Entends nos clameurs guerrière, nos chants de combat
Colonial parachutiste, viens, tu connaîtras le risque
Ah, ah, ah, avec le 8e RPIMa (bis)

Dans ce monde sans entrailles où l'on perd le nord
Nous livrons une bataille jamais vue encore
Il est dur d'être fidèle, mais SAINT MICHEL sous ses ailes
Ah, ah, ah, a pris le 8e RPIMa (bis)

Nous voulons demeurer dignes de nos grands anciens
Héritiers de tant de gloire, nos drapeaux sont lourds d'histoire
Colonial parachutiste, viens, tu connaîtras le risque
Ah, ah, ah, c'est ça le 8e RPIMa (bis)

Nous avons foi en la France, en son avenir
Ses fils ont de la vaillance et savent souffrir,
Et nous montrons nous-mêmes qu'on sait mourir quand on aime
Ah, ah, ah, avec le 8e RPIMa (bis)

Dans l'enfer de la bataille nous tombons du ciel
Nos pépins dans la mitraille claquent au soleil
Les sticks bondissent sans trêve pour l'assaut un chant s'élève
Ah, ah, ah, celui du 8e RPIMa (bis)



Chant du RICM

Mon régiment est le premier de France
RICM dont le drapeau flottant
Des grands aînés rappelle la vaillance
Debout les gars et toujours en avant.

Les jours de défilé, de l'Arche à la grand place
Depuis le Colonel jusqu'au moindre soldat
Peuple regarde bien c'est une âme qui passe
Dans tout le régiment c'est un seul cœur qui bat.

De tous les régiments il en est un que j'aime
Plus que tout autre corps de servir dans ses rangs
C'est un honneur si grands que le plus grand lui même
Plein d'un profond respect frissonne en y songeant.

Nous aimons posséder la gloire toute nue
Il faut voir au combat monter nos escadrons
Nos briscards chevronnés et nos jeunes recrues
Dieu nous donna du cœur et nous le détaillons.

Garde à vous c'est la guerre le peuple nous regarde
Montrons nous courageux et digne du passé
Que partout où nos morts montent l'ultime garde
On dise un jour de nous ils les ont égalés !



Rien ne saurait t'émouvoir - Hymne du 3e RPIMa

Tes Anciens ont souffert sur la piste
Comme des chevaliers et des preux
Dans ton cœur, sois le parachutiste
Toujours prêt à faire aussi bien qu'eux

Car il faudra para, car il faudra para
En découdre
Par le poignard et par la poudre
Rien ne saurait t'émouvoir
Para, rude parachutiste
C'est ta loi dans les dangers de la piste
Rien ne saurait t'émouvoir

Ton chemin sera toujours la piste
Dans la nuit, la chaleur ou le froid
Où sans un cri tombe un parachutiste
Piste sans fin toujours devant toi
Car il faudra para, car il faudra para
En découdre
Par le poignard et par la poudre

Si tu dois en finir sur la piste
Que ce soit en beauté comme ceux
Qui sont morts en vrais parachutistes
Comme des chevaliers et des preux
Car il faudra para, car il faudra para
En découdre
Par le poignard et par la poudre



Sur cette piste - Chant de la compagnie d'appui du 8e RPIMa

Para, marche à travers le pays
Sentant leur froideur amour de la vie
Quand pour te défendre et mieux te servir
Nous avancerons toujours sans périr
Sur cette piste sans fin
Vont les parachutistes
Sans fin suivre cette longue piste
Croyons en la force et en l'effort
Nous vaincrons la peur une fois encore
C'est notre espérance de pouvoir aussi
lutter et souffrir pour notre Patrie
Parachutiste,
Ton destin t'attend sur la piste
Ton destin t'attend sur la piste.



Chant du 6e RPIMa

Les Anciens ont conquis tes lettres de noblesse
En des pays lointains baptisés T.O.E
Puis d'autres sont venus pour porter sans faiblesse
Sur la terre africaine ton drapeau prestigieux

Para du 6, partout, on t'admire et te craint | (bis)
Tes devanciers hier ne sont pas morts en vain |

Tu luttas au Laos, combattis en Annam
Et ta guerre fut féroce aussi en terre d'islam
La mort te vit bondir de rizière en delta
De diguette en murette, de djebel en mechta

Âmes des chevaliers, vous existez encore
Roncevaux n'est pas loin, j'entends sonner le cor
L'esprit survit quand même, la race et au trépas
Cette armée silencieuse qui s'attache à nos pas
Qui s'avance avec nous au moment de l'effort
Qui fait croire et oser, est l'âme de nos morts



Chant du 5e RIAOM

Du Tonkin en Guyane
Du Mexique en Champagne
D'Indochine en Afrique
Combattants héroïques
Sénégalais, poilus, somalis, commandos,
Votre histoire est inscrite sur la soie du drapeau

Loin de notre patrie, en terre de Djibouti
Fer de lance et rempart de ce pays ami
Fidèle à sa devise le "5" fier et fort,
Rassemble en son sein Marsouins et Bigors

À l'appel de l'Afrique
Nous avons répondu
Djibouti magnifique
Est de nous bien connu
Soleil torride, terre brûlée, Khamsin ardent
Le "5" tire, manœuvre
S'entraîne durement

Forts de notre héritage
Des Bâtisseurs d'Obock
Construisant des ouvrages
Où creusant dans le roc
Par nos projets, Afrique, gardons nos traditions
Humanistes et guerriers, c'est notre vocation

Interarmes et unique
Voila notre fierté
Groupement dynamique
Puissant, manœuvrier
Volontaires, Blindés, Marsouins et Bigors,
ensemble nous servons, fidèles à l'Ancre d'Or



Chant du 9e RCS

Depuis la création des trains des équipages
Nos anciens nous ont montré la voie
Ils nous ont légué leur prestigieux héritage
Défendre la France, la liberté et le droit.

Appelés, professionnels
Soldats du matériel
Marsouins avec Tringlots
Tous coloniaux

De tous les opprimés nous sommes les défenseurs
Sentinelles au Service du droit
Gardant au fond de nous une âme de bâtisseurs
L'Ancre d'or nous unit et nous donne la même foi

Le Cœur des Coloniaux,
anime les Tringlots,
Les hommes du matériel,
Tous fraternels.

De Nantes jusqu'aux confins de la terre africaine,
Animés par le même idéal,
Servant sous tous les cieux sans compter notre peine
Nous portons haut et fier le Fanion d'la coloniale

Unis dans nos missions,
Jamais ne faiblirons,
Car notre devise est : " Je parviendrai "



Chant du 2e escadron du 1er RIMa

Nous qui avons lutté dans toutes les guerres
Perdu nos pères pour plus de liberté
Nous donnerons à la terre charnelle
Aux âmes fières des chansons toujours belles

Pour l'ennemi, ni trêve, ni pitié
Il reculera au feu de nos canons
Debout les hommes, et sonne le clairon
À l'assaut Marsouin, pour la France en danger

C'était au soir d'une immense bataille
Nous étions morts, et puis nous étions las
Mais dans la nuit, la rage nous tenaille
La rage de vaincre nous porta au combat

Nous sommes superbes et nos actions de guerre
Égaleront celles de nos anciens
Ce seront eux au courage légendaire
Qui pourront dire "Ah ! vous nous valez bien"

Sur cette terre comme sur d'autres cieux
Seigneurs de guerre et soldats de la paix
Nous sommes fiers, nous sommes valeureux
Et nous vaincrons pour la France attaquée



Chant de la 9e DIMa

Neuvième Division d'Infanterie de Marine
Fiers marsouins artisans de la paix
Par delà les vallées
par delà les années
Toujours et partout nous avons servi
Grands anciens de l'époque coloniale
Grands vainqueurs au passé glorieux
Ils ont toujours gardé
Au fond du cœur serré
Le souvenir ému de leur Patrie

En avant soldats de la 9e DIMa
Quelle que soit notre destination
Loin de chez nous au milieu de la tempête
Toujours et partout nous avons servi
La France nous est toujours reconnaissante
De ne jamais faillir à la mission
Au peuple de la terre nous la représentons
Surtout par notre humanité

Sous le symbole de l'ancre de marine
De Toulon et jusqu'à Saigon
Tchad, Rwanda, Somalie
Ou l'ex-Yougoslavie
Toujours et partout nous avons servi
L'envie de vouloir toujours partir
Au-delà des horizons connus
Nous donne la volonté
La ténacité
D'hommes qui ont trouvé leur destinée



À Saïgon

Quand Jésus-Christ
Créa la Coloniale
Il décréta qu' fallait des hommes costauds
N'ayant pas peur du feu, de la mitraille
Et sachant boire le vin et le PERNOD !

Linh tay mot haï ha | (bis)
Con gaï tim la mot haï ba |
Derrière la cabane bambou
Ay, ay mot haï ba
Derrière la cabane bambou
Casser çal dit payé nam su
Ô sao mon Capitaine
Casser qué dit l'a pas payé

Dans Saïgon, la ville principale
Où les Marsouins étaient en garnison
Les officiers en pousse-pousse se baladent
Traitant l'nhaqué comme un vulgaire cochon

Aux officiers il faut des japonaises
Alors que nous, pauvres Marsouins fauchés
Nous nous tapons c' qu'on appelle la terre glaise
Spécialité de nos girons nhaqué

Nous avons fait Cayenne, la Martinique
Madagascar, le Tchad, la Réunion
On a partout gaiement tiré sa chique
Laissant parfois un gosse au biberon

La Coloniale est une grande famille
On y rencontre des plouks, des marseillais
Des madounachs, et ceux de la bastille
Chacun y vient pour s'y faire engraisser

Amis, amis buvons encore un verre
Que dans nos yeux, y brille la gaieté
Et tous ensemble, chantons d'une voix claire
La Coloniale, c'est le muscle français



L'Artillerie de marine

J'ai fait trois fois le tour du monde
Jamais je n'ai vu, jamais je n'ai vu
Chose aussi belle, chose aussi ronde
Que le trou de mon cul, que le trou de ton cul
Que le trou de son cul, Bigor

L'artillerie de marine, voilà mes amours
Oui je l'aimerai, je l'aimerai sans cesse
L'artillerie de marine, voilà mes amours
Oui je l'aimerai, je l'aimerai toujours

Tous les obus de la marine
Sont si pointus, sont si pointus
Qu'ils rentreraient sans vaseline
Dans le trou de mon cul, dans le trou de ton cul
Dans le trou de son cul, Bigor

À mon dernier voyage en Chine
Un mandarin gras et dodu
Voulut me mettre sa grosse pine
Dans le trou de mon cul, dans le trou de ton cul
Que le trou de son cul, Bigor

J'ai fait trente ans de gymnastique
Jamais je n'ai pu, jamais je n'ai pu
Poser un baiser sympathique
Sur le trou de mon cul, sur le trou de ton cul
Sur le trou de son cul, Bigor

De Singapour jusqu'à Formose
Jamais je n'ai vu, jamais je n'ai vu
Chose aussi belle, chose aussi rose
Que le trou de mon cul, que le trou de ton cul
Que le trou de son cul, Bigor



Les marsouins à l'hospice

Les Marsouins à l'hospice
Au lieu de soigner leur chaude pisse
Ils enculent la sœur de service

Ah ! Les Marsouins (bis)
Oh ! La jolie vie que l'on mène
Dans un régiment de Marsouins
On y boit, on y fume et l'on y baise
Chez les Marsouins !

Les Marsouins à la gare
Au lieu de prendre leur billet
Posent leurs queues sur le guichet

Les Marsouins au bordel
Au lieu de choisir la plus belle
Ils enculent la maquerelle

Les Marsouins à Sontay
Au lieu de baiser les congaïes
Ils enculent tous les petits lays

Les Marsouins à la messe
Au lieu de se rendre à confesse
Ils enculent les servants de messe

Les Marsouins au peloton
Au lieu d'apprendre le mousqueton
Ils enculent le Chef de Section

Les Marsouins au quartier
Au lieu de faire les corvées
Ils enculent le Margi fourrier



Chanson du marsouin

Là-bas dans la plaine déserte
Qu'éclaire la lune d'argent,
Le marsouin les lèvres entrouvertes
Revit son rêve le plus charmant
Enroulé dans sa couverture
Sous sa guitoune au toit mouvant.
Il rêve couché sur la dure
Bercé par la plainte du vent.

Mais voici le courrier de France
Qui accoste le long du quai.
En son cœur fleurit l'espérance
D'avoir une lettre, un paquet.
Et voici la chère missive
Qu'il ouvre en tremblant de bonheur.
Et dans la belle nuit qu'arrive
Il s'endort, la joie dans le cœur.

Dors mon petit Marsouin
Sous ton petit marabout
Au clair de lune
Bientôt finiront
Misères, privations
Toutes tes infortunes.
Rêve jusqu'au jour
Aux baisers d'amour,
Rêve à ta brune
Là-bas dans la nuit
Sous ton petit gourbi
Sous la lune.

Mais voici l'été qui s'avance.
Le paludisme est sans pitié.
Le pauvre petit soldat de France
Devient sa proie sans plus tarder.
À l'hôpital où il délire,
Devant son portrait tout froissé,
Monsieur le Major vient de dire :
"Il ne passera pas la nuit."

Il dort maintenant
Sous le sable mouvant
Loin de sa mère
Qui ne viendra pas
Sur la tombe de son gars
Dire une prière.
Une croix de bois
Seule indique l'endroit.
Au cimetière
Pour le petit Marsouin
C'est l'oubli, c'est la fin
De ses misères.



Chant des coloniaux

Au fond du Tonkin ou sous le ciel d'Afrique
Les Coloniaux s'en vont gaiement le cœur plein d'entrain
Toujours sac au dos et l'allure énergique
D'ailleurs ils vont chantant un joyeux refrain
Brave colon fait rentrer ta moukère
V'là les Marsouins intrépides et beaux gars
En les voyants, la femme la plus légère
Rêve d'amour et tombe dans leur bras.

Du colonel jusqu'au dernier marsouin
Pour eux les femmes ont toujours le béguin
Les Coloniaux c'est des gars qu'ont pas froid aux yeux
Ça va d'l'avant sans peur de rien, il faut qu'ça casse
Les Coloniaux rien ne peut tenir devant eux
V'là les Marsouins il faut qu'ça casse.

Quand les ennemis foulèrent le territoire
Les soldats d'Marchand, Gouraud, Mangin, Gallièni
Marchaient au canon chantant ivre de gloire
Tenez bon les gars ça n'est pas fini
Mais sur l'Yser, en Champagne en Alsace
Libre à Belfort augmentant leur valeur
Le régiment invincible et tenace
Porta plus haut l'emblème aux trois couleurs
Narguant la mort et jetant leur flingot
Ils se battaient à coup de poing, au couteau.



Adieu vieille Europe

Adieu vieille Europe
Que le diable t'emporte
Adieu vieux pays
Pour le ciel si brûlant de l'Algérie
Adieu souvenir, notre vie va finir
Il nous faut du soleil, de l'espace
Pour redorer nos carcasses

Nous les damnés de la terre entière
Nous les blessés de toutes les guerres
Nous ne pouvons oublier
Un malheur, une honte, une femme qu'on adorait
Nous qu'avons le sang chaud dans les veines
Cafard en tête, au cœur les peines
Pour recevoir, donner des gnons, crénon de nom
Sans peur en route pour la Colo

Salut camarades
Donnons-nous l'accolade
Nous allons, sac au dos, flingue en main
Faire ensemble le même chemin.
À nous le désert
Comme au marin la mer.
Il nous faut du soleil, de l'espace
Pour redorer nos carcasses.



Le tambour miniature

Je suis un tambour miniature
Marquez le pas
On m'admire pour ma belle stature
Par le flanc droit
J'ai fait trois fois le tour du monde
Au garde à vous
J'ai courtisé des brunes et des blondes
Serrez les rangs
Et de moi l'on dira toujours
Au garde à vous
Qu' j'étais foutu pour la guerre et l'amour
Tireur debout

J'ai perdu mes jambes à Gravelotte
J'ai perdu mes deux bras à Valmy
Au Tonkin, j'ai perdu ma culotte
Et le reste, dans le faubourg Saint-Denis
Chez la mère cass' bite
Ah ! il fallait pas, il fallait pas qu'il y aille
Ah ! il fallait pas, il fallait pas y aller
Mais il a fallu, il a fallu qu'il y aille
Mais il a fallu, il a fallu y aller

Quand je rencontre une belle petite
Marquez le pas
À monter chez moi je l'invite
Par le flanc droit
Comme un soldat je la commande
Au garde à vous
Et si parfois, la belle en redemande
Serrez les rangs
J' lui dis que je n' suis pas toujours
Au garde à vous
Des mieux foutus, pour la guerre et l'amour
Tireur debout

Ma femme accouche toutes les trois semaines
Marquez le pas
Faut voir comment le gosse s'amène
Par le flanc droit
J'entends la voix de la sage femme
Qui dit tout bas
Allez-y donc, allez-y ma p'tite dame
Serrez les flancs
C'est un p'tit gars beau comme le jour
Au garde à vous
Des mieux foutus, pour la guerre et l'amour
Tireur debout



Opium

Dans le port de Saigon
Il est une jonque chinoise
Mystérieuse et sournoise
Dont nul ne connaît le nom
Et le soir dans l'entrepont
Quand la nuit se fait complice
Les européens se glissent
Cherchant des coussins profonds

Opium, poison de rêve
Fumée qui monte au ciel
C'est toi qui nous élève
Aux paradis artificiels
Je vois le doux visage
Les yeux de mon aimée
Parfois j'ai son image
Dans un nuage de fumée.

Et le soir au port Falot,
Les lanternes qui se voilent
Semblent de petites étoiles
Qui scintillent tour à tour.
Et parfois dans son extase,
Au gré de la fumée grise,
Le fumeur se représente
Ses plus beaux rêves d'amour

Puisqu'on dit que le bonheur
N'existe pas sur la terre,
Puisse l'ombre de nos chimères
Un jour nous porter ailleurs.
Au paradis enchanteur
Plein de merveilleux mensonges
Où dans l'extase de mes songes
J'ai laissé prendre mon cœur



Loin de chez nous

Loin de chez nous, en Afrique
Combattait le bataillon
Pour refaire, à la Patrie | (bis)
Sa splendeur, sa gloire et son renom |

La bataille faisait rage
Lorsque l'un de nous tomba
Et mon meilleur camarade | (bis)
Gisait là blessé auprès de moi |

Et ses lèvres murmurèrent
Si tu retournes au pays
À la maison de ma mère | (bis)
Parles-lui, dis-lui à mots très doux |

Dis-lui qu'un soir, en Afrique
Je suis parti pour toujours
Dis-lui qu'elle me pardonne | (bis)
Car nous nous retrouverons un jour |



Ô Sarie-Mares !

Ô Sarie-Mares, belle amie d'autrefois
En moi tu demeures vive
L'amour est plus fort que la pluie et que le vent
Qui peut arrêter son élan ?

Oui, je veux revoir
Dans mon vieux Transvaal,
Ma ferme au toit de chaumes.
Où le parfum du miel et les conifères embaument
L'air pur est clair comme un cristal
Où le parfum du miel et les conifères embaument
L'air pur est clair comme un cristal

Ô Sarie-Mares est bien loin de mon cœur
Mais je crois en son amour
Car c'est entre ses bras que j'ai connu le bonheur
Et je veux la revoir un jour.

Lorsque j'étais petit, je croyais qu'un démon
Viendrait me ravir ma maison
Mais lorsque je fus grand, ce fut une horrible guerre
Qui m'emmena loin de mes terres



La terre jaune

Y a des gens de la haute zone
Qui se disent explorateurs
D'avoir visité la terre
Du pôle nord à l'équateur
Moi qui suis d' la Coloniale
Mes moyens m' permettent pas ça, ha, ha, ha !

J'ai visité la terre jaune
J'en suis pas plus fier pour ça
J'en suis pas plus fier pour ça

Y en a qui pour faire la fête
S'en vont dans les grands salons
Voir des demies mondaines
Qui leur bouffent tout leur pognon
Moi quand j'veux faire mon affaire
Je vais au Parisiana, ha, ha, ha !

M'envoyer la mère maquerelle
J'en suis pas plus fier pour ça
J'en suis pas plus fier pour ça

Y en a qui pour faire l'amour
Prennent des poses à l'amateur
À la russe, à la tartare
À la cosaque, à l'Artilleur
Moi quand j' veux faire mon affaire
Je fais pas tant de chichi que ça, ah, ah, ah !

J' lui fous ça dans l'trou qui pète
J'en suis pas plus fier pour ça
J'en suis pas plus fier pour ça

Y en a qui trouvent ridicules
Les passions du genre humain
D'autres préfèrent qu'on les encule
Pour soulager leur prochain
Moi j' connais une vieille bourrique
Qui se fait chier sur l'estomac, ah, ah, ah !

Moi j' me fais chier sur la bite
J'en suis pas plus fier pour ça
J'en suis pas plus fier pour ça

Le lundi j' baise en levrette
Le mardi j' baise un canard
L'mercredi je fais minette
Et le jeudi m' fais pomper l'dard
L'vendredi feuille de rose
Samedi soixante-neuf, ah, ah, ah !

Le dimanche je me repose
Pour refaire du foutre neuf
Pour refaire du foutre neuf



En t'engageant dans les marsouins

En t'engageant dans les marsouins
T'iras peut-être chez les bédouins.
Il ne faut pas avoir de faiblesse,
Les voyages forment la jeunesse,
Tu verras Madagascar,
T'en reviendras un lascar.
Quand t'auras vu du pays
Nous vivrons en rentier à Paris.

Tu as tes dix-huit ans mon gaillard,
Aux coloniaux sans réticences
engage toi, dis un vieux gaillard
À son enfant qui le gênait de sa présence.
Ta mère n'est plus, mais j'ai ta part
Et tous ces biens sous ma gérance.
Cet argent-là c'est ton avenir
Je le garde pour quand tu vas revenir,
Et plus loin tu t'en iras,
Plus mon gaillard tu fortuneras.

Mais à peine son fils embarqué,
Déjà partout la salle rosse,
Avec des femmes se faisait remarquer,
Pendant trois ans il fit la noce ;
Lorsqu'un beau jour, tout détraqué
Il reçut la lettre de son gosse :
"Mon bon papa je suis libéré
Avec la classe qui va rentrer
Tu vois qu'çà n'a pas été long,
Je reviens avec mon premier galon."

"Je suis sergent dans les marsouins,
Je t'écris de chez les bédouins,
J'ai fait mon temps en Afrique,
J'ai le teint couleur de brique.
Je connais Madagascar,
J'suis d'aplomb comme un briscard.
Maintenant qu'j'ai vu du pays,
J'serai bientôt dans tes bras à Paris."

Lorsqu'il vit son teint bronzé
Avec son galon et sa médaille,
À ses pieds le vieux s'est agenouillé
En lui disant : "Je suis une canaille,
Je n'ai plus rien, j't'ai mis sur la paille.
Fais de moi ce que tu voudras mon enfant,
Je mérite le plus dur châtiment."

Il lui répondit : " Papa lève-toi
Je te caserai, mais quant à moi,
Je retourne chez les Marsouins.
Va il ne te manquera pas de pain,
Je te mettrai dans un asile
Où les femmes t'y laisseront tranquille.
Au pays de l'abricot
Le soleil vous tape sur l'Kongolo
Mais aussi vrai que j'te dis,
Y'a moins de chameau qu'à Paris"



La Coloniale

En avant fière Coloniale
Porte toujours au feu les trois couleurs
En France et sous la zone tropicale
Sois vainqueur, aies du cœur,
Sois sans reproche et sans peur.
La joie pour toi, c'est la grande bataille.
Du Maroc au Tonkin,
On a vu nos marsouins
Braver la mort et la mitraille
(Avec aux lèvres un gai refrain).

On a chanté notre marine,
Nos pompiers, zouaves et dragons,
Et maintenant en chœur chantons
Les plus joyeux de nos troufions,
Et ces héros ça se devine,
Ce sont nos braves coloniaux
Qui sous les grands cieux tropicaux
arborent gaiement leurs joyeux drapeaux.

Dans ce joli coin de Provence,
Pays des femmes et du bon vin,
Un régiment de nos marsouins
Égaie ce joli patelin.
Aussi les brunes et les blondes
Adorent nos petits coloniaux,
Et quand la lune dans le ciel
Chacun a sa chacune à Saint-Raphaël.



Tiens voila la coloniale !

C'était un wagon de pines
Qui revenait d'Indochine
Y en avait des longues, des fines
Qui pendaient par la portière

Tiens voilà la Coloniale !
Tiens voilà les coloniaux !

Y en avait des longues des fines
Qui pendaient par la portière
Une bonne dame de charité
En pris trois douzaines de paires

Une bonne dame de charité
En pris trois douzaines de paires
Les posa sur la cheminée
Pour se les carrer dans l'derrière

Les posa sur la cheminée
Pour se les carrer dans l'derrière
La p'tite bonne qu'avait tout vu
S'en est servi la première

La p'tite bonne qu'avait tout vu
S'en est servi la première
Elle s'en est tellement foutue
Qu'elle s'en péta la charnière

Elle s'en est tellement foutue
Qu'elle s'en péta la charnière
Si bien que du con au cul
Ce n'est plus qu'une vaste ornière

Si bien que du con au cul
Ce n'est plus qu'une vaste ornière
Tu crois la prendre par-devant
Va te faire foutre c'est par-derrière

Tu crois la prendre par-devant
Va te faire foutre c'est par-derrière
Tu veux lui faire un enfant
V'la tout le foutre qui tombe par terre

Tu veux lui faire un enfant
V'la tout le foutre qui tombe par terre
Et tu dis en l'écrasant
D'un mouvement de colère

Et tu dis en l'écrasant
D'un mouvement de colère
Non tu ne connaîtras pas
Le foutu con de ta mère

Non tu ne connaîtras pas
Le foutu con de ta mère
Tu ne feras pas non plus
Un militaire de carrière



Mon amant de la coloniale

Il était fort et puis si tendre
Que dès notre première nuit
J'compris que j'pourrais plus m'reprendre
Et qu'pour toujours j'étais à lui
J'voyais toutes les femmes lui sourire
Mais je m'cramponnais à son bras
Et j'les r'gardais comm' pour leur dire :
"Il est à moi et je lach' pas".

Des fois, quand il avait la fièvre
Il parlait trop et j'avais peur
Je mettais sa main sur ses lèvres
Pour pas connaîtr' le fond d'son cœur;
Car je sentais que son âme
Y avait des larm's et du cafard,
Et je m'disais "C'est pour un' femme"
Quand j'ai compris... C'était trop tard !

Lorsque j'ai connu ma rivale,
Alors j'ai serré fort mes bras,
Pour qu' cett' grand' garc' : "La Coloniale"
Lui fiche la paix et n'me l'vol' pas
Et lui, il m'avait dit : "Je reste"
Mais un beau jour il est r'parti
Vers ces pays que je déteste,
Dont il rêvait souvent la nuit.

C'était un gars de la Coloniale.
Il avait là, partant du front,
Et descendant jusqu'au menton,
Un' cicatric' en diagonale.



Dans la coloniale

Quand à la colonie
On apprit tout à coup
Que la France Chérie
Était cernée partout
Les marsouins en masse
Ont réclamé l'honneur
De venir prendre place
Contre l'envahisseur
Et sur le grand paquebot
En route vers Toulon
Tous les coloniaux
Chantent à l'unisson

Dans la Coloniale
On connaît le sifflement des balles
Du Tonkin jusqu'au Maroc
Nous avons supporté plus d'un choc
Oui plus d'un choc
Si parfois on nous traite
De fort cailloux, de mauvaises têtes
C'est à coup d'pinard, oui
Qu'on chasse la cafard, oui
Car on sait bien
Que les marsouins n'ont peur de rien

Parfois dans la tranchée
On boit, on chante, on rit
On pense à la mousmée
Aux parents, aux amis
Soudain les boches avancent
Mais loin d'être surpris
En avant pour la France
Repoussons l'ennemi



Dans la brume et la rocaille

Dans la brume et la rocaille
Para marche au combat
Loin de chez ta bien-aimée | (bis)
Para tu souffriras |

Tu lutteras pour la France
Et pour sa délivrance
Tu tomberas un beau matin | (bis)
Sur l'un de ses chemins |

Loin de tous ces chacals
Qui portent les cheveux longs
Tu garderas ton idéal | (bis)
Et toutes nos traditions |

Ancien, toi qui repose
Regarde et souviens-toi
Nous sommes toujours, je suppose | (bis)
Le creuset des Paras |

La peur et la couardise
N'existent pas sous nos cieux
Que le mot de parachutiste | (bis)
Semble doux à nos yeux |

Sous les balles et la mitraille
Au fracas des combats
Ils gagnent toutes leurs batailles | (bis)
C'est la loi des paras |

Loin des tiens, loin des villes
Souvent tu partiras
Loin de ta tendre amie | (bis)
Toujours tu lutteras |

Sur la croix de ta tombe
un copain écrira
Qu'en parcourant le monde | (bis)
tu es mort en soldat |



À r'nifle

À r'nifle un peu le bout d' mon nœud, youkou
Ça sent y pas la vieille charogne,
Un nœud, ça doit sentir un nœud, snif, snaf, snouf
Et pas sentir l'eau de Cologne,
Un nœud ça doit sentir un nœud
Et pas sentir l'eau de Cologne, tsoin, tsoin, tsoin

Un fromage qui sentirait bon, youkou
Ça s'rait pas un fromage honnête,
Un con, ça doit sentir un con, snif, snaf, snouf
Et pas sentir la violette,
Un con, ça doit sentir un con
Et pas sentir la violette, tsoin, tsoin, tsoin

Soudain au comble de l'amour, youkou
Une femme suce la pine à son homme,
Et brusquement faisant demi-tour, cric, crac, croc
Lui croque le cul comme une pomme,
Et brusquement faisant demi-tour
Lui croque le cul comme une pomme, tsoin, tsoin, tsoin

Ah j' dis à ma femme un beau matin, youkou
Quand auras-tu fini vieille bête,
De te parfumer au lupin, snif, snaf, snouf
De te tremper le cul dans la cuvette,
De te parfumer au lupin
De te tremper le cul dans la cuvette, tsoin, tsoin, tsoin



Les Africains

Nous étions au cœur de l'Afrique
Gardiens jaloux de nos couleurs
Quand sous un soleil magnifique
Retentissaient ces cris vainqueurs
En criant, en chantant, en avant

C'est nous les africains qui revenons de loin
Nous venons des colonies pour sauver le pays
Nous avons tout quitté, nos parents, nos amis
Et nous gardons au cœur une invincible ardeur
Car nous voulons porter haut et fier
Ce beau drapeau de notre France entière
Et si quelqu'un venait à y toucher
Nous serions là pour mourir à ses pieds (bis)
Battez tambours
À nos amours
Pour le pays
Pour la Patrie
Mourir au loin
C'est nous les africains

De tous les horizons de France
Montant sur le sol africain
Nous allons pour la délivrance
Qui par nous se fera demain
En avant, en avant, en avant

Et lorsque finira la guerre
Nous reviendrons à nos gourbis
Le cœur joyeux et l'âme fière
D'avoir libéré le pays
En criant, en chantant, en avant

Pour le soldat de notre empire
Nous combattons tous les vautours
La faim, la mort nous font sourire
Quand nous luttons pour nos amours
En avant, en avant, en avant



Nous sommes de la coloniale

Nous sommes de la Coloniale
Si loin de nos pays
Vers le front nous marcherons
Pour vaincre l'ennemi
Avec nos armes
nos corps et notre vie
Nous défendrons la France
Contre l'ennemi

En tête de nos colonnes
Un drapeau flotte au vent
C'est celui d'la Coloniale
qui flotte dans nos rangs
Et pour la France
Pour l'armée Coloniale
Tous les jours nous nous avancerons
Même si nous tombons



Le mousquetaire

Partout, partout nos traditions guerrières
Et nos couleurs toujours plus loin
Voici les fils des vaillants mousquetaires
Jeunes et fiers et valeureux Marsouins
La mine altière s'en vont eu guerre
Tout en chantant leurs anciennes chansons
Et l'ancre d'or brillante aux écussons.

Le mousquetaire sur cette terre
C'est le Marsouin au passé éclatant
Arrière, arrière peuple berbère
Vous ne vaincrez jamais nos régiments

Humble biffin à la capote grise
Et toi dragon au casque étincelant
Chasseurs hussards à 1a moustache qui frise
Inclinez-vous devant nos régiments
Et quand la poudre, comme la foudre
Éclate et tonne au milieu des combats
Tout est carnage sur son passage
L'ennemi fuit et ne résiste pas

Et l'on peut voir sur sa face brunie
Les longs sillons que le soleil trace,
Et à ses pieds les têtes ennemies
Qu'en attaquant, le Yatagan faucha
Jeunes et frivoles, à notre école
Si vous voulez gagner nos ancres d'or
C'est dans la plaine africaine
Qu'il faut venir, et l'on vous dressera

Et vous verrez sous un plafond d'étoiles
À la lueurs d'un feu de bivouac
Qu'un marsouin peut, sous sa guitoune de toile
Dormir en paix, et fumer son tabac
Et dès l'aurore il peut encore
Marcher gaiement sous un soleil de plomb
Sans une goutte dans sa source
Un biscuit sec souvent comme pot au feu



Tamarii volontaire

Matou teie tamarii volontaire
O ta ite tau maineï
Te farii nei mato'u ite tuve | (bis)
No to mato'u hau ne tua |

Teie mainei to nau Tamarii
O ta ite tau maineï
Té hia rua Tona tava Raa
Té Vahi o te rupe



Hymne à Saint Michel

Ô Michel, patron des paras
Trempe nos cœurs de hardiesse
Conduis nos pas joyeux
Pour le devoir tout près de Dieu
Guide-nous dans les durs sentiers
Et garde-nous de nos détresses
Ô Michel, patron des paras
Trempe nos cœurs de hardiesse

Ô Michel, ange chevalier
Lave nos cœurs dans l'onde pure
Fais-nous loyaux et droits
Et valeureux en les tournois
Pour servir fais-nous être prêts
Et défends-nous de tout parjure
Ô Michel, ange chevalier
Lave nos cœurs dans l'onde pure

Ô Michel, ange des guerriers
Arme nos cœurs de sainte audace
Ta main vengea les cieux
Arrache-nous aux camps peureux
Laisse-nous résolus et fiers
Sangle nos chairs dans les cuirasses
Ô Michel, ange des guerriers
Arme nos cœurs de sainte audace



Monica

Monica ma chère compagne
Nous partirons bientôt
Le pays est en campagne
Pour faire les temps nouveaux
Nous serons victorieux (bis)

Au revoir petite Monica
Nous partons pour le combat
Au revoir petite Monica
Que tes yeux ne pleurent pas
Fallerie, fallera, faillerie et faillala
Je ne suis toujours qu'à toi
Au revoir petite Monica
En tous lieux je pense à toi

Nous repousserons les rouges
Au-delà de l'Oural
Nous repousserons les rouges
Sans faiblesse ni pitié
Nous serons victorieux (bis)



Être et durer

Si tu crois en ton destin
Si tu crois aux lendemains
L'ami faut pas hésiter
Prends ton sac et vient sauter
Avec nous tu pourras marcher
Tu pourras être et durer

Pour aimer, et pour souffrir
Y a pas deux moyens pour trouver tout ça
Pour toi sans aucun doute
Viens chez les paras

Si tu retournes pays
Si tu vas revoir ta mie
Pour nous tu lui conteras
Nos chants, nos cris, nos combats
Mais qu'elle t'attende ou qu'elle t'oublie
Pense à ceux qui sont là-bas

Si tu as le goût du risque
Si tu tombes sur la piste
La piste garce et cruelle
La piste sauvage et belle
Mourant tu sauras l'aimer
Car elle t'aura tout donné



Les commandos

Les commandos partent pour l'aventure
Soleil couchant les salue
Chez l'ennemi la nuit sera très dure
Pour ceux qui pillent et qui tuent

France, ô ma France très belle
Pour toi je ferais bataille
Je quitterai père et mère
Sans espoir de les revoir jamais

En se larguant sur le terrain rebelle
Ils songeront à leur vie
Demain peut-être elle sera éternelle
Ils tomberont dans l'oublie

Si d'aventure la mort les refuse
Ils reviennent jusqu'au port
Ils boiront le champagne qui fuse
À la santé de leurs morts



Adieux du bataillon de choc

La route vers l'inconnu
Est toujours bien venue
Le but est devant nous, braquons les armes
Plus rien ne compte plus, la défaillance exclue
Pour nous c'est le devoir
Pour vous les larmes

L'heure a sonné, adieu belle fille
Nous repartons vers notre destin
Loin du pays, loin de la famille
Nous nous en allons par les chemins
Le cœur léger avec un sourire
Les yeux fixés sur l'horizon
Les compagnies en marche sans frémir
Chantent encore à pleins poumons,
À pleins poumons !
En pointe toujours, ce cri nous appelle
Nous sommes ici taillés d'un bloc
Tous en avant, adieu ma belle
Adieu du bataillon de choc

Debout les volontaires
Paras et légionnaires
Les parachutes sont prêts
Pour l'aventure
Ne perdons pas de temps
Le Dakota attend
Restons unis et la victoire est sûre



La petite piste

Combien d' fois l'a-t-on parcouru
Cette petite piste
En traversant la lande herbue
Lorsque le jour se lève
En écoutant le rythme
De la chanson intime

Ô porteurs et ascaris haïlo | ( bis)
Haïlo west safari |

Et quand un jour nous partirons
Pour un très long voyage
Chantez nous cette chanson
Comme un dernier hommage
Et s'il ne pleure personne
Que Dieu nous le pardonne



Les lansquenets

Ce monde vétuste et sans joie, faïlala
Croulera demain devant notre foi, faïlala
Et nos marches guerrières |
Feront frémir la terre | (bis)
Au rythme des hauts tambours des lansquenets |

Que nous font insultes et horions, faïlala
Un jour viendra ou les traîtres paieront, faïlala
Qu'ils freinent donc s'ils l'osent |
Notre ascension grandiose | (bis)
Au rythme des hauts tambours des lansquenets |

Nous luttons pour un idéal, faïlala
Pour un ordre nouveau et national, faïlala
Et à notre heure dernière |
Nous quitterons la terre | (bis)
Au rythme des hauts tambours des lansquenets |



Chant du 1er RHP

Pour libérer ce pays qu'on enchaîne
Briser ses liens et massacrer ses ennemis
Il faut des gars endurcis à la peine
Chacun pour tous et tous pour un réunis
Voyez bonnes gens largués sur vos plaines
Tombant du ciel et rampant seul dans la nuit
Ne craignant rien ni la mort ni la haine
Voyez ce sont les hussards de Bercheny

Autour de nous attendant l'esclavage
Les libéraux se vautrent dans leur veulerie
À eux la paix, mais à nous le courage
De risquer tout pour secourir la Patrie
Ô parachutiste voilà l'orage
Montrons nous fiers de nos Anciens d'Algérie
Rien est trop dur pour un gars de notre âge
S'il est para de Bercheny - Cavalerie



Sous les pins de la BA

Sous les pins de la BA
Branle-bas de combat
Toutes les casquettes sont là
La 2 s'en va
Crâne rasé et gueule de guerrier
Fusil poignard grenades au coté
Cette fois c'est du vrai
Car le convoi démarre
Salut les filles n'ayez pas le cafard
Cette fois c'est du vrai
Car le convoi démarre
Salut les gars direction la bagarre

Vous qui regardez passer
Ces gars bronzés
Sur les pistes et les sentiers
L'œil aux aguets
De Timimoun jusqu'à Tebessa
Dans les coups durs ils sont toujours là
Et les Fellagas ne pourront résister
Devant l'assaut de la 2 au paquet
Et les Fellagas ne pourront résister
Devant l'assaut de la 2 au paquet



Les grèves

Nous marchons tout le long des grèves
Pour plaire au cœur des paras
En disant partout notre rêve | (bis)
À ceux qui n'en ont pas |

Nos chansons ont des mots bien tendres
Qui plaisent au cœur des paras
Mais il fait meilleurs les entendre | (bis)
Au clair écho des bois |

Nos chansons ont des mots bien rudes
Qui plaisent au cœur des paras
Pour changer les vieilles habitudes | (bis)
Il faut des gars hardis |

Nous marchons sous la pluie sans trêve
Pour plaire au cœur des paras
Et nos chants, nos cris, nos colères | (bis)
Ont fait aimer nos lois |



Debout les paras

Debout les paras, il est temps d' s'en aller
Sur la route au pas cadencé
Debout les paras, il est temps de sauter
Sur notre Patrie bien aimée
Dans les prés, dans les champs,
Les pépins dans le vent
La mitraille accompagnera nos chants

Parachutiste, voit le ciel est clair
Serre les dents, il est temps de sauter
Le stick est prêt, le stick est prêt
Tout le monde ira, tout le monde ira
Pas un ne se, pas un ne se, dégonflera
Parachutiste, voit le ciel est clair
Serre les dents, il est temps de sauter

Pour venir avec nous, pas besoin d'être gros
Il suffit d'avoir du culot
Pour venir avec nous, pas besoin d'être grand
Il suffit d'avoir un peu de cran
C'est trop dur vous direz
C'est trop fort vous penserez
Allons donc un peu de bonne volonté

Allons, les copains, avec tout le barda
Dans l'avion qui mène au combat
Surtout les copains, n'oubliez pas le pépin
Car là-haut y a pas de magasin
Mais ne vous en faites pas
Même s'il ne s'ouvre pas
On se retrouvera quand même tous en bas



Au terrain

Au terrain qui rassemble dans l'ombre
Les sticks bien alignés pour embarquer
Dans la nuit murmurent des voix sans nombre
Les hommes sont impatients d'être largués

Le casque est lourd, ami
Mais par la porte ouverte
Claquent les pépins
Tu vas bondir, ami
Haï di, haï do
Tu vas bondir
Le "go" t'arrache vers ton destin

Dans la rosée des prés, des bois
Doucement tu te poseras
L'air du matin te grisera
Et te rendra fana

Le casque est lourd, ami
Mais par la porte ouverte
Claquent les pépins
Tu vas bondir, ami
Haï di, haï do
Tu vas bondir
Le "go" t'arrache vers ton destin

Si un soir le sort veut que tu tombes
Les copains seront la pour te venger
Les pistes qui sillonnent le monde
Prendront ton sang comme celui des aînés

Ta seule détente, ami
N'est pas dans le retour
Vers tes amours
Mais pour la France, ami
Haï di, haï do
Il faut lutter
Para sans trêve ni repos

Si tu reviens dans ton pays
N'oublie jamais tous ceux là-bas
Qui pour défendre la Patrie
Mènent de durs combat

Ta seule détente, ami
N'est pas dans le retour
Vers tes amours
Mais pour la France, ami
Haï di, haï do
Il faut lutter
Para sans trêve ni repos



Alléluia

Nous sommes partis de bon matin avant le jour (ter)
La nuit était comme un four
En chantant
Glory, glory alléluia (ter)
Bon voyage pour les paras

Longue est la route qui serpente devant nous (ter)
Mais nous irons jusqu'au bout
En chantant
Glory, glory alléluia (ter)
Bon voyage pour les paras

Oui nous irons nous faire casser la gueule en cœur (ter)
Mais nous reviendrons vainqueurs
En chantant
Glory, glory alléluia (ter)
Bon voyage pour les paras



En passant par la portière

Y avait là-bas en Algérie
Un régiment dont les soldats, dont les soldats
À chaque instant risquaient leur vie
Parachutiste souviens-toi, oui souviens-toi
Pour faire partie de cette élite
Il faut bien être un peu cinglé, un peu cinglé
Il faut surtout pas s' faire de bille
Savoir bien boire et s'amuser, et s'amuser

Et après tout qu'est ce que ça fout
Et on s'en fout, la, la, la
En passant par la portière
Parachutiste souviens-toi, oui souviens-toi
Qu'un jour il pourrait se faire
Que malgré toi, oui malgré toi, la, la, la
Qu'après une chute libre
Tu auras cessé de vivre
Entorché dans l'atmosphère
Tu tomberas comme une pierre

J'ai vu mourir un pauvre gosse
À peine âgé de dix-huit, de dix-huit ans
Son pépin s'était mis en torche
Il est mort en criant maman, criant maman
Je lui ai fermé les paupières
Recueilli son dernier soupir, dernier soupir
Et j'ai écrit à sa pauvre mère
Comme un para savait mourir, savait mourir

Et comme on n'a jamais eu de veine
Un jour l'pépin s'ouvrira pas, s'ouvrira pas
Sur cette putain d' terre africaine
À cent à l'heure tu t'écraseras
On ramassera tes côtelettes
Dans un vieux sac à effets chauds, à effets chauds
On dira saperlipopette
Ce gazier là n'a pas eu de pot, n'a pas eu de pot

On te mettra entre quat' planches
Entortillé dans ton pépin, dans ton pépin
Au cimetière de maison blanche
T'auras la gueule de tes copains, de tes copains
T'auras les honneurs militaires
Et l'on mettra sur ton tombeau, sur ton tombeau
La croix de guerre réglementaire
Et ce jour là sera le plus beau, oui le plus beau



Le chant de la libération

Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos plaines !
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu'on enchaîne !
Ohé partisans, ouvriers et paysans
C'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes

Montez de la mine
Descendez des collines
Camarades
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille
Les grenades
Ohé les tueurs,
À la balle et au couteau,
Tuez vite,
Ohé saboteurs
Attention à ton fardeau
Dynamite
C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons,
Pour nos frères
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère

Il y a des pays
Où les gens au creux des lits,
Font des rêves
Ici, nous vois-tu
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève

Ici, chacun sait
Ce qu'il veut, ce qu'il fait
Quand il passe,
Ami si tu tombes
Un ami sort de l'ombre
À ta place
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes
Chantez compagnons
Dans la nuit la liberté
Nous écoute

Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu'on enchaîne !
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos plaines !

Oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh...



La prière du para - Chant de l'EMIA

Mon Dieu donne moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Donne-moi l'ardeur au combat
Mon Dieu, mon Dieu donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Et puis la gloire au combat
Et puis la gloire au combat

Mon Dieu, mon Dieu donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Donne-moi l'ardeur au combat
Mon Dieu, mon Dieu donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Et puis la gloire au combat
Et puis la gloire au combat

Ce dont les autres ne veulent pas
Ce qu'on te refuse
Donne-moi tout cela, oui tout cela
Je ne veux ni repos ni même la santé
Tout cela mon Dieu t'es assez demandé
Mais donne-moi
Mais donne-moi la foi
Donne moi force et courage
Mais donne-moi la foi
Pour que je sois sur de moi

Donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Donne-moi l'ardeur au combat
Mon Dieu, mon Dieu donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Et puis la gloire au combat
Et puis la gloire au combat



Contre les viêts

Contre les viêts, contre l'ennemi
Partout où le combat fait signe
Soldats de France, soldats du pays
Nous remonterons vers les lignes

Ô légionnaires, le combat qui commence
Met dans nos âmes, enthousiasme et vaillance
Peuvent pleuvoir, grenades et gravats |(bis)
Notre victoire, en aura plus d'éclat |

Malgré les balles, malgré les obus
Sous les rafales et sous les bombes
Nous avançons, vers un même but
Dédaignant l'appel de la tombe

Et si la mort nous frappe en chemin
Si nos doigts sanglants se crispent au sol
Un dernier geste, adieu et demain
Nous souhaiterons faire école



Marche de la Légion Étrangère

Au Tonkin la légion immortelle
À Tuyen-Quang illustra notre drapeau
Vous les morts nous vous serons fidèles
Dormez en paix en vos tombeaux

Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin,
Voilà du boudin
Pour les Alsaciens les Suisses et les Lorrains
Pour les Belges y en à plus |
Pour les Belges y en à plus | (bis)
Ce sont des tireurs au cul |

Que ce soit aux heurts de Camerone
Maroc Syrie et Madagascar
La légion toujours se donne
Pour sauver l'honneur de l'Étendard

Que ce soit au Maroc ou à Camerone
Elle sut vaillamment lutter
Pour deux mots elle se donne
Sa devise : honneur fidélité

Au cours de nos campagnes lointaines
Affrontant la fièvre et le feu
Oublions avec nos peines
La mort qui nous oublie si peu



Chant du 1er REC

Une colonne de la légion étrangère
S'avance dans le bled en Syrie
La tête de la colonne est formée | (bis)
Par l'premier étranger cavalerie |

Des Druses s'avancent à la bataille
En avant légionnaires à l'ennemi
Le plus brave au combat comme toujours | (bis)
C'est l'premier étranger cavalerie |

Un légionnaire tombe frappé d'une balle
Adieu mes parents mes amis
Toutes mes fautes je les ai expiées | (bis)
Au premier étranger cavalerie |

Sur sa tombe une simple croix s'élève
Sur laquelle ces seuls mots sont inscrits
Il a servit honnête et fidèle | (bis)
Au premier étranger cavalerie |



La Rue

Puisqu'il nous faut vivre et lutter dans la souffrance
Le jour est venu ou nous imposerons au front
La force de nos armes
La force de nos cœurs et de nos bras

Foulant la boue sombre
Vont les képis blancs
Foulant la boue sombre
Vont les képis blancs

La rue appartient à celui qui y descend
La rue appartient au drapeau des képis blancs
Autour de nous la haine
Autour de nous les dogmes que l'on abat

Combien sont tombés au hasard d'un clair matin
De nos camarades qui souriaient au destin
Nous tomberons en route
Nous tomberons ou vaincrons au combat

La vie ne sourit qu'aux plus fort au plus malin
L'ardeur la fierté, la jeunesse sont dans nos rangs
Pour nos combats nos luttes
Honneur fidélité sur nos drapeaux

Puis le jour viendra de brandir notre flambeau
Le peuple la jeunesse s'uniront à nos drapeaux
Nous sauverons la France
Nous bâtirons l'Europe de demain



La lune est claire

La lune est claire
La ville dort,
J'ai rendez-vous avec
celle que j'adore.
Mais la Légion s'en va |
Oui s'en va |
Part au baroud, baroud | (bis)
Janine, je reviendrai |
Sans aucun doute |

Et la mitraille
Autour de moi
Elle ne respecte
Pas la loi.
Les légionnaires |
Les plus vaillants |
Tombent sous le feu, le feu | (bis)
Mais ton amour Jeanine |
M'a protégé |



Le chant des marais

Loin vers l'infini s'étendent
De grands prés marécageux
Et là-bas nul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux

Ô terre de détresse !
Où nous devons sans cesse
Piocher, piocher, piocher !

Dans ce camps morne et sauvage
Entouré de mur de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d'un grand désert

Bruit des pas et bruit des armes
Sentinelles jour et nuit
Et du sang, et des cris, des larmes
La mort pour celui qui fuit

Mais un jour dans notre vie
Le printemps refleurira
Liberté, liberté chérie
Je dirais tu es à moi

Ô terre d'allégresse !
Où nous pourrons sans cesse
Aimer, aimer, aimer !



Les partisans blancs

Dans le froid et la famine
Par les villes et par les champs
À l'appel de Dénikine | (bis)
Marchaient les partisans blancs |

Sabrant les troupes bolcheviques
Et ralliant les Atamans
Dans leurs campagnes épiques | (bis)
Ils traquaient Trotsky tremblant |

C'est pour la Sainte Russie
Pour la vieille tradition
Pour le Tsar et la Patrie | (bis)
Que luttaient ces bataillons |

Votre gloire est immortelle
Volontaires et officiers blancs
Et votre agonie cruelle | (bis)
La honte de l'occident |



Kyrie des gueux

Holà marchons les gueux
Errant sans feu ni lieu
Bissac et ventre creux
Marchons les gueux

Kyrie eleïson, miserere nostris (bis)

Bissac et ventre creux
Aux jours calamiteux
Bannis et malchanceux
Marchons les gueux

Bannis et malchanceux
Maudits comme lépreux
En quête d'autres cieux
Marchons les gueux

En quête d'autres cieux
Rouleurs aux pieds poudreux
Ce soir chez le bon Dieu
Frappez les gueux

Ce soir chez le bon Dieu
Errant sans feu ni lieu
Bissac et ventre creux
Entrez les gueux



Le combat de demain

Était noire la nuit, était rouge le feu
La nation semblait à l'agonie
Plus de chef, plus de foi, un destin malheureux
S'abattait sur la chère Patrie

Les héros d'autrefois nous convient à leur foi
Camarades, groupons-nous en avant
Les héros d'autrefois nous convient à leur foi
Chevaliers, tous ensembles à l'assaut

Tous sont morts et leurs casques rouillés dans le vent
Veillent sur mille tombes fleuries
Dans la steppe au lointain nos chars rythment en grondant
Le refrain de la grande Patrie

Le cri de notre histoire et la terre et les morts
Nous appellent au combat de demain
Nous jurons d'être unis, nous jurons d'être forts
Europe ton avenir est le mien

Était noire la nuit, était rouge le feu
C'était le moment du grand assaut
Coude à coude en marchant ils chantaient parlant haut
Le refrain de l'hymne des adieux



Eugénie

Eugénie les larmes aux yeux
Nous venons te dire adieu
Nous partons de bon matin
Par un ciel des plus serein

Nous partons pour le Mexique
Nous partons la voile au vent
Adieu donc belle Eugénie
Nous reviendrons dans un an

Ça n'est pas commun du tout
Que de penser à l'amour
Surtout quand il fait grand vent
Par-dessus l'gaillard avant



L'Artilleur de Metz

Quand l'Artilleur de Metz
Arrive en garnison
Toutes les femmes de Metz
Préparent leur p'tite maison
Pour montrer le chemin
À l'Artilleur coquin
Qui bientôt en vainqueur
Entrera dans leur cœur

Artilleur mes chers frères
À sa santé buvons un verre
Et répétons ce gai refrain
"Vive l'Artilleur, les femmes et le bon vin"

Quand l'Artilleur de Metz
Demande une faveur
Toutes les femmes de Metz
L'accordent avec chaleur
Et le mari cornard
Craint veinard
Qui, malgré pluie et vent
Va toujours de l'avant

Quand l'Artilleur de Metz
Quitte sa garnison
Toutes les femmes de Metz
Se mettent à leur balcon
Pour saluer au départ
Cet Artilleur chicard
Qui leur a si souvent
Prouvé son dévouement



La montagne

J'ai laissé là-bas
Dans mon beau pays
J'ai laissé tous mes amis
J'ai voulu partir et je suis parti
Une fin d'après-midi

La montagne était si belle
Que je voulus la revoir
Quand revient le soir
Laisser moi chanter
La chanson du souvenir

J'ai laissé là-bas
Dans mon beau pays
Une fille si jolie
Elle doit pleurer
Et compter les jours
Et prier pour mon retour

Mais je reviendrai
Dans mon beau pays
Pour y rechercher Ma Mie
Nous nous marierons
Et retournerons bien souvent
Parmi les monts



Debout les gars

Cette montagne que tu vois
On y viendra à bout mon gars
Un bulldozer et deux cents bras
Et passera la route

Debout les gars réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les gars réveillez-vous
On va au bout du monde

Il ne faut pas se dégonfler
Devant les tonnes de rocher
On va faire un 14 juillet
À coup de dynamite

Encore un mètre et deux et trois
Et tu verras en 2003
Tes enfants seront fiers de toi
La route sera belle

Les gens nous prenaient pour des fous
Mais nous on passera partout
Et nous serons au rendez-vous
De ceux qui nous attendent

Il nous arrive parfois le soir
Comme un petit coup de cafard
Mais ce n'est qu'un peu de brouillard
Que le soleil déchire

Et quand tout sera terminé
Il faudra bien se séparer
Mais on n'oubliera jamais, jamais
Ce qu'on a fait ensemble



Oh ! douce France

Oh ! Douce France.
Mou beau pays
Lieu de mon enfance,
Du bonheur, des chansons et des rires
Ta souvenance berce ma dolence
D'un chant d'espérance.

Hélas sur cette terre
Où je suis exilé,
Mon âme est solitaire
Et mon cœur désolé.
J'attends chaque jour
Le moment du retour.

Ici ton cher visage
Eclaire nos destins
Pour garder bon courage
On pense aux clairs matins
Qui chassaient toujours
L'ombre des mauvais jours.



La blanche hermine

J'ai rencontré ce matin
Devant la haie de mon champs
Une troupe de marins
D'ouvriers, de paysans
Où allez-vous camarades
Avec vos fusils chargés
Nous tendons des embuscades
Vient rejoindre notre armée

La voilà la blanche hermine
Vive la mouette et l'ajonc
La voilà la blanche hermine
Vive Fougère et Clisson

Où allez-vous camarades
Avec vos fusils chargés
Nous tendons des embuscades
Viens rejoindre notre armée
Ma mie dit que c'est folie
D'aller faire la guerre au francs
Moi je dis que c'est folie
D'être enchaîné plus longtemps

Ma mie dit que c'est folie
D'aller faire la guerre au francs
Moi je dis que c'est folie
D'être enchaîné plus longtemps
Elle aura bien de la peine
Pour élever les enfants
Elle aura bien de la peine
Car je m'en vais pour longtemps

Elle aura bien de la peine
Pour élever les enfants
Elle aura bien de la peine
Car je m'en vais pour longtemps
Je viendrais à la nuit noire
Tant que la guerre durera
Comme les femmes en noir
Triste et seule elle m'attendra

Je viendrais à la nuit noire
Tant que la guerre durera
Comme les femmes en noir
Triste et seule elle m'attendra
C'est sans doute pense t elle
Que je suis en déraison
De la voir mon cœur se serre
Là-bas devant la maison
C'est sans doute pense t elle
Que je suis en déraison
De la voir mon cœur se serre
Là-bas devant la maison
Et si je meurs à la guerre
Pourra-t-elle me pardonner
D'avoir préféré ma terre
À l'amour qu'elle m'a donné

Et si je meurs à la guerre
Pourra-t-elle me pardonner
D'avoir préféré ma terre
À l'amour qu'elle m'a donné
J'ai rencontré ce matin
Devant la haie de mon champs
Une troupe de marins
D'ouvriers, de paysans



Le mercenaire

Qu'est ce que je suis sur cette terre
Un homme qui est prêt à mourir
Un homme qu'on appelle mercenaire
Qui sait servir et qui sait mourir
Que m'importe cette vie
Pourvu qu'elle serve à mon idée
Que m'importe cette fille
Que je n'ai pas su aimer

Elle était blonde elle était belle
Et puis un jour elle est partie
En emportant derrière elle
Mon cœur mon chagrin et ma vie
Et quand je partirai en guerre
Le cœur triste, toujours devant
Je penserai encore à elle
Avant d' crever pour le régiment

Ô femme qui est restée fidèle
Écoute ce chant et réfléchis
Ne brise pas d'un coup de tête
Un amour et toute une vie
Pense à ce pauvre mercenaire
Mort pour se libérer
Pense aussi qu'il était fier
Et qu' c'est une femme qui l'a tué



Plaine, ma plaine

Plaine, ma plaine, plaine ô mon immense plaine
Où traîne encore le cri du loup
grande steppe blanche de chez nous

Plaine, ma plaine, dans l'immensité des neiges
Entends-tu le pas des chevaux
Entends-tu le bruit de leurs galops

Plaine, ma plaine, entends-tu ces voix lointaines
Des cavaliers vers les champs
Sous le ciel chevauchant en chantant

Plaine, ma plaine, sous l'épais manteau de neige
La terre renferme dans sa main
La graine, récolte de demain

Plaine, ma plaine, vas-t'en dire aux autres
Reviennent le soleil, les étés
Pour tous ceux qui savent espérer

Plaine, ma plaine, ô doux vent de ma plaine
Tu peux gémir avec les loups
L'espoir est plus fort que tout

Plaine, ma plaine, plaine ô mon immense plaine
Où traîne encore le cri des loups
Grande steppe blanche de chez nous



Le petit village

Je connais un petit village
Entouré de pommiers fleuris
Et là près d'un joli cottage
Marie, Suzon sont réunies
Et toutes deux ensemble se demandent
Reviendra-t-il
Le petit gars
Pour écouter le gai ruisseau qui chante
Les prés, les bois, les plaisirs d'autrefois
Il est parti un bon matin
Tout le long des chemins
Il a quitté sa chaumière
Sa Marie et puis sa Suzon
C'est pour défendre la Patrie
Car au loin tonne le canon
Soldat le pays t'appelle
Va rejoindre tes compagnons
Un jour tu reverras ta belle
Ta Marie et ta Suzon



Les troupes d'assaut

Les soldats marchent vers le front
En chantant nous suivons
Héritiers de leurs traditions
Nous aussi nous vaincrons

Nous sommes les hommes des troupes d'assaut
Soldats de toutes les régions
Demain, brandissant nos drapeaux
En vainqueurs nous défilerons
Nous n'avons pas seulement des armes
Mais le diable marche avec nous
Ha, ha, ha, ha, ha, ha, ha
Car nos aînés du bataillon
Se battent là-bas
Nous emboîtons le pas

Pour ce destin de chevaliers
Honneur, fidélité
Nous sommes fiers d'appartenir
À ceux qui vont mourir



Véronica

À la sortie de la caserne
Il y a un vieux moulin
Deux jolies filles habitent là
Et chantent soir et matin
La blonde c'est Veronica
Et la brune c'est Marie
Ces jolies filles sont les amours
De toute la compagnie

Pira lala, pira lala
Veronica, Marie
Pour toi Veronica
Ha, ha, ha
Pour toi Veronica
Veronica, Marie



Le gars pierre

Le gars pierre est parti à la guerre
Un matin de beau jour de printemps
Il avait une allure si fière
Qu'il partit comme un homme en chantant

T'en fait pas la Marie t'es jolie
T'en fait pas la Marie j' reviendrai
Nous aurons du bonheur plein la vie
T'en fait pas la Marie j' reviendrai

Mais les mois et les années passèrent
La Marie a pleuré bien souvent
En songeant aux beaux jours de naguère
Et surtout quand revient le printemps

Le gars pierre est revenu de la guerre
Toujours jeune et joyeux comme avant
Sans chagrin ni blessure légère
C'est un homme vigoureux à présent

La Marie qui était si jolie
A perdu sa beauté de vingt ans
Quand on pleure on vieillit c'est la vie
Ses grands yeux sont tout gris à présent

Le gars pierre est parti à la ville
Mais il ne reviendra jamais plus
Il y a tant de filles de belles filles
La Marie pour lui n'existe plus

La Marie dans un jour de folie
A couru se jeter dans l'étang
Mais un gars lui a sauvé la vie
Et lui fit oublier ses tourments



Trompettes d'Aïda

C'est nous les descendants des régiments d'Afrique
Les chasseurs les spahis les goumiers
Gardiens et défenseurs d'empires magnifiques
Sous l'ardent soleil chevauchant sans répit
Nos fiers coursiers

Toujours prêts à servir
À vaincre ou à mourir
Nos cœurs se sont unis pour la Patrie

Trompettes au garde à vous
Sonnez, sonnez à l'Étendard
Et que fièrement dans le ciel
Montent nos trois couleurs
Le souffle de la France anime la fanfare
Et met à chacun un peu d'air du pays
Au fond du cœur

C'est notre volonté
De vaincre ou de lutter
De consacrer nos vies à la Patrie

La piste est difficile et toujours nous appelle
Par les monts pelés de Taza
De Ksar'soula, de Midelt
L'élan de Bournazel vers le Tafilalet
Sur les Kzours ralliés
Plantera fièrement nos trois couleurs

Ensemble nous referons gaiement
Flotter nos Étendards
Et suivront partout hardiment
L'éclat de nos trois couleurs
Ensemble nous reprendrons demain
Le chemin du départ
Et pour le pays serons prêts
À lutter sans nulle peur

Soldats toujours devant
Toujours la tête haute
Nous serons présent sous la pluie
Dans le vent, en avant
L'ennemi nous trouvera
Le cœur plein de courage
Et dans ce combat glorieux
Revivront tous nos héros



Les oies sauvages

Les oies sauvages vers le nord
Leurs cris dans la nuit montent
Gare au voyage car la mort | (bis)
Nous guette par le monde |

Au bout de la nuit qui descend
Voyage grise escadre
L'orage gronde et l'on entend | (bis)
La rumeur des batailles |

En avant vole grise armée
Et cingle aux mers lointaines
Tu reviendras, mais nous qui sait | (bis)
Où le destin nous mène |

Comme toi toujours nous allons
Grise armée dans la guerre
Murmure nous, si nous tombons | (bis)
La dernière prière |



L'adieu suisse

Nous étions trop heureux mon amie
Nous avions trop d'espoir et d'amour
Nous croyions nous aimer pour la vie | (bis)
Mais hélas les beaux jours sont si courts |

Le bonheur dure peu sur la terre
Entends-tu tout là-bas le tambour
Mon doux cœur je m'en vais à la guerre | (bis)
Ne crains rien jusqu'au jour du retour |

L'ennemi a passé nos frontières
Il a pris nos maisons et nos champs
Reprenons le pays de nos pères | (bis)
Il faut vivre ou mourir bravement |

Tes baisers étaient doux à mes lèvres
Ton sourire était doux à mes yeux
Aujourd'hui les larmes sont amères | (bis)
Donne moi le baiser de l'adieu |

Mes amis si Dieu veut que je meure
Retirez cet anneau à mes doigts
Mon amie est là-bas qui me pleure | (bis)
Dites lui cette bague est pour toi |



L'edelweiss

L'air pur de la montagne
Nous rends fiers et joyeux
Gravissant la rocaille
Nous grimpons jusqu'aux cieux
Il s'agit de savoir, si l'ennemi dangereux
N'a pas bien avant nous déjà
Pris le point précieux

C'était un edelweiss
Un gentil edelweiss
Qui nous guidait la haut
Vers un dernier assaut

Grâce à notre courage
Nous sommes arrivés
De l'ennemi plus de trace
Nous sommes victorieux
Mais avant de partir, ne serait ce pas gai
D'orner de ce bouquet, nos lourds casques d'acier



En avant parcourant le monde

En avant parcourant le monde
Adieu ! adieu ! adieu !
Le ciel est bleu, le soleil brille
Adieu ! adieu ! adieu !

Mon cœur est las, mon cœur est las
De tant souffrir, de tant souffrir
Pour oublier il faut partir

Ô belle ville, ô toi que j'aime
Adieu ! adieu ! adieu !
Au vieux beffroi, clocher fidèle
Adieu ! adieu ! adieu !

Adieu maison, adieu maison
Chère à mon cœur, chère à mon cœur
Ou j'ai connu le vrai bonheur

Ô toi qui fus toute ma vie
Adieu ! adieu ! adieu !
Faut-il te quitter ma mie
Adieu ! adieu ! adieu !

Sans un adieu, sans un adieu
Ah ! tu regretteras un jour
D'avoir dédaigné mon amour



Les deux compagnons

Par les monts et par les plaines
S'en allaient deux compagnons
Ils chantaient à perdre haleine |(bis)
Trouvant qu' la vie à du bon |

L'un jouait de la guitare
L'autre ne jouait de rien
Dans ce métier il est rare | (bis)
De manger quand on a faim |

Un soir d'été arrivèrent
Prés d'une vieille maison
Devant la porte trouvèrent | (bis)
Une dame au corps mignon |

"Hé ! Bonjour dame l'hôtesse"
Dirent nos deux compagnons
Notre ventre cri détresse | (bis)
Depuis trois jours nous marchons |

Dame l'hôtesse toute aimable
Fit entrer nos compagnons
"Asseyez-vous à ma table" | (bis)
Vous paierez d'une chanson |

"Grand merci dame l'hôtesse"
Disent les deux compagnons
Après toutes vos largesses | (bis)
Écoutez notre chanson |

Quittant la belle créature
Nos deux joyeux compagnons
Repartirent à l'aventure | (bis)
En chantant une chanson |

Et la généreuse hôtesse
Rêvant sur son corps mignon
Regarda avec tristesse | (bis)
S'éloigner les compagnons |



Les cosaques

Nous aimons vivre au fond des bois
Aller coucher sur la dure
La forêt nous dit de ses mille voix | (bis)
Lances-toi dans la grande aventure |

Nous aimons vivre sur nos chevaux
Dans les plaines du Caucase
Emporté par le rapide galop | (bis)
Nous allons plus vite que pégase |

Nous aimons vivre auprès du feu
Et chanter sous les étoiles
La nuit claire nous dit de ses mille feux | (bis)
Sois gai lorsque le ciel est sans voile |



Fréderi

Trois jolies demoiselles, ô Fréderie (bis)
S'en allaient promener
Sur la berge sur la barque |
Sur laquelle on ne sait pas | (bis)
Fréderie lon-la |

La plus jeune d'entre elles, ô Fréderie (bis)
Sur la berge pleurait
Sur la berge sur la barque |
Sur laquelle on ne sait pas | (bis)
Fréderie lon-la |

Qu'avez vous donc la belle, ô Fréderie (bis)
Qu'avez vous à pleurer
Sur la berge sur la barque |
Sur laquelle on ne sait pas | (bis)
Fréderie lon-la |

Mon anneau d'or dit-elle, ô Fréderie (bis)
Dans le lac est tombé
Sur la berge sur la barque |
Sur laquelle on ne sait pas | (bis)
Fréderie lon-la |

Ne pleurez pas la belle, ô Fréderie (bis)
On va le retrouver
Sur la berge sur la barque |
Sur laquelle on ne sait pas | (bis)
Fréderie lon-la |



Marche des Tirailleurs

Six canons balayaient la plaine
Crachant la mort sur nos lignards
"Mes enfants", dit le Capitaine
"Faites moi taire ces braillards"
Cette réplique étant très nette
Les turcos froncent les sourcils
Et puis au bout de leurs fusils
Ils ajustent leurs baïonnettes

Les turcos, les turcos sont de bons enfants
Les turcos, les turcos sont de bons enfants
Mais il ne faut pas qu'on les gène
Sans cela la chose est certaine
Les turcos deviennent méchants
Ça n'empêche pas le sentiments
Les turcos, les turcos sont de bons enfants

Les turcos sont au moins cinquante
Et ces héros sont beaux à voir
En mourant leur bouche plaisante
Les turcos sont des français noirs
Ils sautent dans l'herbe sanglante
Allah ! Ils grimpent à l'assaut
Et quand ils arrivent en haut
Les turcos ne sont plus que trente

Alors sans tambours ni trompettes
On voit bondir nos tirailleurs
En un moment la place est nette
Il ne reste plus d'Artilleurs
Et quand ils cessent de se battre
Les six canons se trouvent pris
Mais eux tous sanglants et meurtris
Les turcos ne sont plus que quatre



Les dragons de Noailles

Ils ont traversé le Rhin
Les fiers dragons de Noailles
Avec les drapeaux ennemis
Ils ont décoré Paris

Lon, lon, la
Laissez les passer
Les français reprennent la lorraine
Lon, lon, la
Laissez les passer
Ils ont eu du mal assez

Ils ont traversé le Rhin
Avec monsieur de Turenne
Au son des fifres et tambourins
Ils ont traversé le Rhin

Ils ont incendié Coblence
Les fiers dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat
Ils ont incendié Coblence



La vielle caserne

Souvenir qui passe
La vielle caserne oubliée
Le camp la remplace
Avec ses feux à la veillée
Dans la brume grise
La sentinelle demeure
Oui, oui, oui...
la sentinelle demeure

Amis il faut que nous marchions
Plus loin, toujours plus loin
Le soleil dore sur les moissons bercées
Par le vent de juin, le vent de juin

En avant serrons les rangs
Que retentisse un chant, oui
Un chant de guerre et de victoire
Qui monte plein d'espoir

Avançons sans répit
Dans le vent sous la pluie
La chanson sur les lèvres
Calme la fièvre

Si le sac et trop lourd
Si les membres sont gourds
Serrons les dents les gars
Et à Dieu va

Après la bataille inhumaine |
Vient un long repos | (bis)
Secoue ta peine |
Pavillon haut |



La Madelon

Pour le repos le plaisir du militaire
Il est là bas à deux pas de la forêt
Une maison au mur tout couvert de lierres
"Aux Tourlouroux" c'est le nom du cabaret
La servante est jeune et gentille
Légère comme un papillon
Comme son vin son il pétille
Nous l'appelons la Madelon
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour
Ce n'est que Madelon mais pour nous c'est l'amour

Quand Madelon vient nous servir à boire
Sous la tonnelle on frôle son jupon
Et chacun lui raconte une histoire
Une histoire à sa façon
La Madelon pour nous n'est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton
Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire
Madelon ! Madelon ! Madelon !

Nous avons tous au pays une promise
Qui nous attend et que l'on retrouvera
Mais elle est loin, bien trop loin pour qu'on lui dise
Ce qu'on fera quand la classe rentrera
En comptant les jours on soupire
Et quand le temps nous semble long
Tout ce qu'on ne peut pas lui dire
On va le dire à Madelon
On l'embrasse dans les coins
Elle dit "veux-tu finir"
On s'figure que c'est l'autre ça nous fait bien plaisir

Un caporal en képi de fantaisie
S'en vint trouver Madelon un beau matin
Et fou d'amour lui dit qu'elle était jolie
Et qu'il venait pour lui demander sa main
La Madelon pas bête en somme
Lui répondit en souriant
Pourquoi n'épouserais-je qu'un seul homme
Quand j'aime tout un régiment
Tes amis vont venir, tu n'auras pas ma main
J'en ai bien trop besoin pour leur servir du vin



Petite fleur fanée

Vi souviens nénére adorée
Le p'tit bouquet que vous l'a donn' a moin
Nana longtemps que li l'est fané.
Vi souviens comm' ça l'est loin

P'tit fleurs fanées
P'tite fleurs aimées
Di a moins toujours
Couc' c'est l'amour.

Mi marché dans 1a forêt.
Y faisait bon, y faisait frais
Dans l' z' herbes l'avait 1a rosée
Dans le ciel, z'oiseaux y chantaient.

Depuis ça, le temps l'a passé
Y reste rien qu'un doux souvenir,
Quand mi pense, mon cœur l'est brisé,
Tout ici, com' ça y doit finir.



Allons à Messine

Ils étaient deux amants
Qui s'aimaient tendrement
Qui voulaient voyager
Mais ne savaient comment

Allons à Messine
Pécher la sardine
Allons à Lorient
Pêcher le hareng

Qui voulaient voyager
Mais ne savaient comment
Le vît dit au con
Tu seras bâtiment

Le vît dit au con
Tu seras bâtiment
Je serais le grand mât
Que l'on plante dedans

Je serais le grand mât
Que l'on plante dedans
Mon rouston de droite
Sera commandant

Mon rouston de droite
Sera commandant
Mon rouston de gauche
Sera Lieutenant

Mon rouston de gauche
Sera Lieutenant
Les poils de mon cul
Seraient les haubans

Les poils de mon cul
Seraient les haubans
Et les morpions
Grimperons dedans

Et les morpions
Grimperons dedans
La peau de mes couilles
Fera voile au vent

La peau de mes couilles
Fera voile au vent
Le trou de mon cul
Soufflera dedans

Le trou de mon cul
Soufflera dedans
Sacré nom de Dieu
Ça puera bougrement



Lili Marlène

Prés de la caserne, quand le jour s'enfuit
La vieille lanterne soudain s'allume et luit
C'est dans ce coin là que le soir
On s'attendait remplit d'espoir
Tous deux Lili Marlène (bis)

Et dans la nuit sombre, nos corps enlacés
Ne faisait qu'une ombre lorsque je t'embrassais
Nous échangions ingénument
Joue contre joue, bien des serments
Tous deux Lili Marlène (bis)

La vieille lanterne s'allume toujours
Prés de la caserne, quand s'enfuit le jour
Mais tout me semble étranger
Aurais-je donc bien changé
Dis-moi Lili Marlène (bis)

Cette tendre histoire, de nos cher vingt ans
Chante en nos mémoires, malgré les jours, les ans
Il me semble entendre ta voix
Et je te serre dans mes bras
Lili, Lili Marlène (bis)



La Fille

Oh la fille vient nous servir à boire
Les soldats sont là, perce un tonneau
Car la route et longue et la nuit noire
Et demain nous montons à l'assaut

Oh ! oh ! oh !...
donne-moi la main
Mets-la dans ma main
Adieu la fille, adieu !
Adieu la fille, adieu !
Ton sourire, ton sourire
Ton sourire reste dans nos yeux

Dans le sable et la boue des rizières
Nos aînés ont forgés à vingt ans
Avec leurs souffrances et leurs misères
La victoire écrite de leur sang

Nous n'aimons ni les fous ni les tristes
Et c'est beau de lutter à vingt ans
Et quand l'avion roule sur la piste
Nous chantons calmes et triomphants

Pour nous autres, jaloux de leur gloire
Quand du ciel sur vous sauteront
Vers tout ceux que coûte une victoire
Les paras, nos frères, souriant



Santiano

C'est un fameux trois mats fin comme un oiseau
Hisse et ho, Santiano
Dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux
Je suis fier d'y être matelot

Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hisse et ho, Santiano
Si Dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu'à San Francisco

Je pars pour de longs mois en laissant Margot
Hisse et ho, Santiano
D'y penser j'en ai le cœur gros
En doublant les feux de Saint-Malo

On prétend que là-bas l'argent coule à flots
Hisse et ho, Santiano
On trouve l'or au fond des ruisseaux
J'en ramènerai plusieurs lingots

Un jour je reviendrai chargé de cadeaux
Hisse et ho, Santiano
Au pays j'irai voir Margot
À son doigt je passerai l'anneau

Tiens bon le cap et tiens bon le vent
Hisse et ho, Santiano
Sur la mer qui fait le gros dos
Nous irons jusqu'à San-Francisco



Le vieux chalet

Là haut sur la montagne | (bis)
L'était un vieux chalet |
Murs blancs, toits de bardeaux
Devant la porte, un vieux boulot
Là haut sur la montagne
L'était un vieux chalet

Là haut sur la montagne | (bis)
Croula le vieux chalet |
La neige et les rochers
s'était unis pour l'arracher
Là haut sur la montagne
Croula le vieux chalet

Là haut sur la montagne | (bis)
Quand Jean vint au chalet |
Pleura de tout son cœur
Sur les débris de son bonheur
Là haut sur la montagne
Quand Jean vint au chalet

Là haut sur la montagne | (bis)
L'est un nouveau chalet |
Car Jean, d'un cœur vaillant
L'a rebâti plus beau qu'avant
Là haut sur la montagne
L'est un nouveau chalet



Un gai luron des Flandres

Un gai luron des Flandres
S'en vint en Wallonie
S'en vint, s'en vint en Wallonie

Pour y conter des fables
Des fables de son pays
Trialala, trialala
Des fables de son pays

Heureux qui peut entendre
Entendre de ses chansons
Trialala, trialala
Entendre de ses chansons



Aux marches du palais

Aux marches du palais (bis)
Y a une toute belle fille lon-la
Y a une toute belle fille

Elle a tant d'amoureux (bis)
Qu'elle ne sait lequel prendre lon-la
Qu'elle ne sait lequel prendre

C'est un p'tit cordonnier (bis)
Qu'en a la préférence lon-la
Qu'en a la préférence

Et c'est en la chaussant (bis)
Qu'il lui fit sa demande lon-la
Qu'il lui fit sa demande

La belle si tu voulais (bis)
Nous dormirions ensemble lon-la
Nous dormirions ensemble

Dans un grand lit doré (bis)
Tout garni de dentelles lon-la
Tout garni de dentelles

Aux quatre coins du lit (bis)
Un bouquet de pervenches lon-la
Un bouquet de pervenches

Dans le miton du lit (bis)
La rivière est profonde lon-la
La rivière est profonde

Tous les chevaux du roi (bis)
Pourraient y boire ensemble lon-la
Pourraient y boire ensemble

Et ils vécurent heureux (bis)
Jusqu'à la fin du monde lon-la
Jusqu'à la fin du monde



Ah ! que nos pères étaient heureux

Ah ! que nos pères étaient heureux (bis)
Quand ils étaient à table
Le vin coulait à côté d'eux (bis)
Ça leur était fort agréable

Et ils buvaient à leur tonneaux
Comme des trous
Comme des trous morbleu !
Bien autrement que nous, morbleu !
Bien autrement que nous

Ils n'avaient ni riches buffets (bis)
Ni verres de Venise
Mais ils avaient des gobelets (bis)
Aussi grands que leurs barbes grises

Ils ne savaient ni le latin (bis)
Ni la théologie
Mais ils avaient le goût du vin (bis)
C'était toute leur philosophie

Quand ils avaient quelque chagrin (bis)
Ou quelque maladie
Ils plantaient là le médecin (bis)
Apothicaire et pharmacie



Fanchon

Amis il faut faire une pause
J'aperçois l'ombre d'un bouchon
Buvons à l'aimable Fanchon
Chantons pour elle quelque chose

Ah ! que son entretien est doux
Qu'elle a de mérite et de gloire
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous
Oui comme nous

Fanchon préfère la grillade
À d'autre mets plus délicats
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui verse une rasade

Fanchon quoique bonne chrétienne
Fut baptisée avec du vin
Un bourguignon fut son parrain
Une bretonne sa marraine

Fanchon ne se montre cruelle
Que lorsqu'on lui parle d'amour
Mais moi je ne lui fais la cour
Que pour m'enivrer avec elle

Un jour le voisin la grenade
Lui mit sa main dans son corset
Elle riposta d'un soufflet
Sur le museau du camarade



La fête nationale

C'était l'jour de la fête nationale
Quand la bombe éclata en l'air
Elle sentit comme une flamme
Qui lui pénétrait dans la chair

Par devant par derrière
Tristement comme toujours
En fermant les paupières
Elle a connu l'amour
Les oiseaux sur les branches
En les voyant s'aimer
On chanté la romance
Du quatorze juillet

Mais quand refleurit l'aubépine
Au premier jour du printemps
On vit la tendre gamine
Mettre au monde un tout petit enfant
Mais Julot le mec à la cool, cool, cool
Lui a dit ton gosse moi j' m'en fous
J' te l'ai mis maint'nant j' me les roule
À ta place j'lui tordrais le cou

Par devant par derrière
Tristement comme toujours
Fallait voir la pauv' mère
Tuer son gosse de huit jour
En fermant les paupières
Elle lui tordit l'quiqui
Et dans l'trou des waters
Elle jeta son petit

Mise au banc de la cour d'assise
Comme à celui de la société
Elle fut jugée de fille sournoise
Le lendemain du quatorze juillet
Entendant le verdict atroce
Qui la condamne au bagne pour vingt ans
Elle repensait à son gosse
Qu'elle n' reverrait plus maintenant

Par devant par derrière
Tristement comme toujours
Elle est morte la pauv' mère
À Cayenne un beau jour
Sans avoir l'espérance
De revoir son petit
Dans la fosse d'aisance
Là où elle l'avait mis



Le troubadour

J'ai fait le tour du monde
Et partout j'ai baisé
Des brunes et des blondes
Le soir dans le fossé
J'ai baisé des grenouilles
Enculé des crapauds
Qui me suçaient les couilles
Le soir au bord de l'eau

C'est le troubaba, c'est le troubadour
Qui baise la nuit, et qui baise le jour
C'est le troubaba, c'est le troubadour
Qui baise la nuit, le jour, le troubadour

C'est la reine d'Angleterre
Qui traversa la mer
Pour voir si les Français
Baisaient mieux que les Anglais
Et saperlipopette
Des trente-six positions
C'est encore la levrette
Qui remporta l'pompon

C'est la reine d'Espagne
Qui dit à son mari
J'aime bien le champagne
Mais j'aime mieux ton vît
Ce soir au clair de lune
Ô mon cher Alphonso
Je te taillerai une plume
Pour mettre à mon chapeau

C'est la reine d'Autriche
Qui sur son canapé
S' faisait p'loter les miches
Par un jeune français
Au bout de trente-six semaines
Ô chose inattendue
Elle s'aperçut qu' son ventre
Était plus gros qu' son cul

C'est l'empereur de chine
Qui n'est pas convaincu
Qu'en bas de son échine
Se trouve le trou d' son cul
C'est l'empereur de Siam
Qui n'ayant pas d'enfant
Fit enculer sa femme
Par un éléphant blanc



Elle sentait tagada

J'aime tes deux pieds dans tes chaussures
Pareilles à celles du facteur
Avec leurs relents de moiteur
Qui me réconfortent le cœur
J'aime tes deux pieds dans tes chaussures

Elle sentait tagadagada
Elle sentait
L'aïoli, le fromage de chèvre
Le livarot, le jus de pruneau
Elle sentait, elle r'foulait du goulot

J'aime tes deux seins sous tes nippes
Pareils à deux blagues à tabac
Qui te rampent sur l'estomac
Pareils à deux paquets de tripes
J'aime tes deux seins sous tes nippes

J'aime ta pine squelettique
Qui me rentre si bien dans le cul
Pas besoin de crème sinon
Pour y caler mes deux roustons
J'aime ta pine squelettique

À viens nous pourrirons ensembles
À viens nous pourrirons tous les deux
Toi par le con, moi par la queue
Que la pourriture nous rassemble
À viens nous pourrirons ensemble



Au trente et un du mois d'août

Au trente et un du mois d'août (bis)
Nous vîmes venir sous le vent à nous (bis)
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C'était pour aller à Bordeaux

Buvons un coup, buvons en deux
À la santé des amoureux
À la santé du roi de France
Et merde pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre

Le Capitaine au même moment (bis)
Fait appeler son Lieutenant (bis)
Lieutenant te sens-tu capable
Dis-moi te sens-tu assez fort
Pour aller crocher à son bord"

Le Lieutenant fier et hardi (bis)
Lui répondit "Capitaine oui" (bis)
Faites monter votre équipage
Hardis gabiers, gars matelots
Faites monter tout le monde en haut

Le maître donne un coup d' sifflet (bis)
"En haut ! Largue les perroquets (bis)
Largue les ris et vent arrière
Laisse arriver prés de son bord
Pour voir qui sera le plus fort"

Vive lof pour lof, en abattant (bis)
Nous l'accostons par son avant (bis)
À coup de haches, à coup de sabres
De piqûres, de couteaux, mousquetons
Nous l'avons mis à la raison

Que va-t-on dire de lui tantôt (bis)
À Brest, à Londres et à Bordeaux (bis)
De s'être ainsi laissé surprendre
Par un corsaire de quinze canons
Lui qui en avait trente et six bons !



Chevaliers de la table ronde

Chevaliers de la table ronde
Goûtons voir si le vin et bon
Goûtons voir, oui, oui, oui
Goûtons voir, non, non, non
Goûtons voir si le vin et bon

S'il est bon s'il est agréable
J'en boirai jusqu'à mon plaisir

J'en boirai cinq à six bouteilles
Une femme sur les genoux

Pan, pan, pan qui frappe à la porte ?
Je crois bien que c'est mon mari

Si c'est lui que le diable l'emporte
De venir troubler mon plaisir

Si je meurs je veux qu'on m'enterre
Dans la cave où il y a du bon vin

Les deux pieds contre la muraille
Et la tête sous le robinet

Et les quatre plus grands ivrognes
Porteront les quatre coins du draps

Pour donner le discours d'usage
On prendra le bistrot du coin

Et si le tonneau se débouche
J'en boirai jusqu'à mon loisir

Et s'il en reste quelques gouttes
Ce sera pour nous rafraîchir

Sur ma tombe je veux qu'on inscrive
Ici gît le roi des buveurs



Le duc de bordeaux

Le duc de bordeaux ressemble à son frère
Son frère à son père et son père à mon cul
De là je conclus que l'duc de bordeaux
Ressemble à mon cul comme deux gouttes d'eau

Taïaut ! taïaut ! taïaut !
des prunes, des prunes, des prunes !

Nom de Dieu disait la princesse
En voyant la pine du baron
J'aimerai mieux l'avoir dans les fesses
Que de la voir dans son pantalon

Chasseur as-tu vu le trou de mon cul
Si tu veux le voir tu reviendras ce soir
Moi j'ai vu le tien je n'en ai rien dit
Si tu vois le mien tu n'en diras rien

Le duc de Chevreuse ayant déclaré
Que tous les cocus devait être noyés
Madame de Chevreuse lui a demandé
S'il était bien sur de savoir nager

La duchesse de la Trémouille
Malgré sa grande piété
A patiné plus de paires de couilles
Que la grande armée n'a usé de souliers



Le pinard

Sur les chemins de France et de Navarre
Le soldat chante en portant son bardas
Une chanson aux paroles bizarres
Dont le refrain et "vive le pinard"

Le pinard, c'est de la vinasse
Ça fait du bien par où ce que ça passe
Allez bidasse, 1-2, remplis mon quart, 3-4
Vive le pinard, vive le pinard

Dans la montagne, culbute la bergère
Et au combat renverse l'ennemi
Dans la tranchée fous-toi la gueule par terre
Mais non de Dieu, ne renverse pas l'pinard

Dans le désert, on dit qu' les dromadaires
Ne boivent pas, ça c'est des racontars
S'ils ne boivent pas, c'est qu'ils n'ont que d' l'eau claire
Ils boiraient bien s'ils avaient du pinard

Petit bébé, tu bois le lait de ta mère
Tu trouves ça bon, mais tu verras plus tard
Cette boisson te semblera amère
Quand tu auras goûté au pinard

Aime ton pays, aime ton Étendard
Aime ton sergent, aime ton Capitaine
Aime l'adjudant même s'il a une sale gueule
Mais que ça ne t'empêche pas d'aimer le pinard

Ne bois jamais d'eau, même la plus petite dose
Ça c'est marqué dans tous les règlements
Les soldats disent "danger l'eau bue explose"
Va donc chantant sur tous les continents

Si dans la brousse, un jour tu rendais l'âme
Une dernière fois, pense au bon vieux pinard
Si un giron a remplacé ta femme
Jamais de l'eau n'a remplacé l'pinard



Les biffins

Respectez l'armée Coloniale
Qui boit du vin rouge
Les Biffins, c'est comme les homards
Quand c'est cuit, c'est rouge

Putain d' Biffin qu'as-tu
As-tu d' la merde aux fesses
Putain d' Biffin qu'as-tu
As-tu d' la merde au cul

Si t'en as pas, t'en as eu
Biffin de la merde aux fesses
Si t'en as pas, t'en as eu
Biffins de la merde au cul

Pine d'ours, couilles d'éléphant
Militaire et bonne d'enfant
Si j' te foutais ma pine dans l'cul
Prendrais-tu mes couilles pour des mirabelles
Si j' te foutais ma pine dans l'cul
Prendrais-tu mes couilles pour des prunes au jus

Encore un giron d'enculé
Sous la guitoune de l'aumônier



Derrière le séchoir

Oh ! Que les mères d'aujourd'hui
Ont du souci avec leurs filles
Elles ont toutes des amants
Surtout lorsqu'elles sont jolies
Pour un amoureux jeune et vigoureux
Elles se feraient sauter la pastille (bis)

Et tu viendras ce soir
Où ?
Derrière le séchoir, crac !
J' t'en foutrai une paire par-derrière

Pauline à son amant Colin
Qu'elle adorait à la folie
Donnait des rendez-vous galants
Pour satisfaire ses envies
Colin, mon espoir, tu viendras ce soir
Et n'y manque pas, je t'en prie (bis)

Mais la mère avait des soupçons
Car elle avait été jolie
Elle se doutait qu'un amant
Était couché avec sa fille
Monte dans sa chambre
Frappe pan, pan, pan
Colin dans ses bras s'entortille (bis)

Maman, ne le réveillez pas
Il fait plus froid que de coutume
Si vous le réveillez maman
Il pourrait attraper un rhume
Si vous le réveillez maman
Vous avez le cœur bien plus dur qu'une enclume



Margot

Dans l'eau de la rivière, Margot, Margot
Trempait son p'tit derrière dans l'eau, dans l'eau
Trempait son p'tit derrière dans l'eau, dans l'eau

Je m'approche en sourdine, et puis, et puis
Tout en sortant ma pine, j' lui dis, j' lui dis
Tout en sortant ma pine, j' lui dis, j' lui dis

Veux-tu belle enfant blonde, veux-tu, veux-tu
Veux-tu qu'au fil de l'onde, j' te baise le cul
Veux-tu qu'au fil de l'onde, j' te baise le cul

Ah ! Non répondit-elle, j' peux pas, j' peux pas
Je suis encore pucelle, j' n'ose pas, j' n'ose pas
Je suis encore pucelle, j' n'ose pas, j' n'ose pas

Puisqu'il faut que j' commence, j' veux bien, j' veux bien
À toi ma préférence, pour rien, pour rien
À toi ma préférence, pour rien, pour rien

Je la crus sur parole, j'y fus, j'y fus
Elle avait la vérole, je l'eus, je l'eus
Elle avait la vérole, je l'eus, je l'eus

Et ma pine comme un vierge, coula, coula
Ni plus ni moins qu'un cierge, voilà, voilà
Ni plus ni moins qu'un cierge, voilà, voilà

Depuis ce jour funeste, mon vieux, mon vieux
J' me suis fait pédéraste ça vaut bien mieux
J' me suis fait pédéraste ça vaut bien mieux



Charlotte

Dans son boudoir la petite Charlotte
Chaude du con, faute d'avoir un vît
Se masturbait avec une carotte
Et jouissait étendue sur le lit

Branle, branle, branle Charlotte
Branle, branle ça fait du bien
Branle, branle, branle Charlotte
Branle, branle jusqu'à demain

Ah ! disait elle dans le siècle ou nous sommes
Il faut savoir se passer de garçons
Moi pour ma part je me fous bien des hommes
Avec ardeur je me branle le con

Alors sa main n'étant plus paresseuse
Allait venait comme un petit ressort
Et faisait jouir la vicieuse
Aussi ce jeu lui plaisait il fort

Mais ô malheur, ô fatale disgrâce
La jouissance lui fit faire un brusque coup
Du contre coup la carotte se casse
Et dans le con il en reste un morceau

Un médecin praticien fort habile
Fut appelé qui lui fit bien du mal
Mais par malheur la carotte indocile
Ne put sortir du conduit vaginal

Mesdemoiselles que le sort de Charlotte
Puisse longtemps vous servir de leçon
Ah ! croyez moi laissez-la la carotte
Préférez lui le vît d'un beau garçon



Suzon

Suzon était serveuse, serveuse dans un boxon
Et elle aimait à rire avec tous les garçons

Ah ! La salope ! Va laver ton cul malpropre
Car il est pas propre tireli |
Car il est pas propre tirela | bis

Et elle aimait à rire avec tous les garçons
Mais à force de rire son ventre devint rond

Mais à force de rire son ventre devint rond
Et sa mère lui demande qui t'as fait ça Suzon

Et sa mère lui demande qui t'as fait ça Suzon
C'est le garde barrière derrière la maison

C'est le garde barrière derrière la maison
Il a mis sous ma robe son gros bâton tout rond

Il a mis sous ma robe son gros bâton tout rond
Au bout y'avait de la crème, Mon Dieu que c'était bon

Au bout y'avait de la crème, Mon Dieu que c'était bon
Et si c'était à refaire, je recommencerais



Marie Suzon

En descendant la rue grosse couille
J'ai rencontré Marie-Suzon, la belle aux seins ronds
Qui s'en allait dire à sa mère
"Maman les Paras sont partis, moi j'pars !"

Esprit Saint, descendez sur nous, Pipon Pipon
Prenez une chaise et restez debout, Pipon Pipon
N'embrassez pas Suzon, Pipon Pipon
Car elle refoule de la gueule et du con, Pipon Pipon

"Suzon ma sacrée garce de fille
Tu n'iras pas chez les Para, ça j' ne veux pas
Ils ont pourri le cul ta mère
Ils pourriront le tien aussi sacrée chipie"

Suzon la reine des garces est morte
Est morte comme elle a vécu la bite dans le cul
Sa mère était devant la porte
Accompagnée de 36 paras la bite sous le bras



Les filles de Camaret

Les filles de Camaret se disent toutes vierges (bis)
Mais quand elles sont dans mon lit
Elles préfèrent toucher mon vit
Qu'un cierge (bis)

Fillette de Camaret où est ton pucelage (bis)
Il s'en est allé sur l'eau
Avec un beau matelot
Il nage (bis)

Mon mari s'en est allé à la pèche en Espagne (bis)
Il m'a laissé sans un sou
Mais avec mon petit trou
J'en gagne (bis)

Les rideaux de notre lit sont fait de serge rouge (bis)
Mais quand nous sommes dedans
La rage du cul nous prend
Tout rouge (bis)

Mon mari que fais-tu là, tu me perce la cuisse (bis)
Faut-il que tu sois saoul
Pour ne pas trouver le trou
Qui pisse (bis)

Le curé de Camaret a les couilles qui pendent (bis)
Et quand il s'assoit dessus
Ça lui rentre dans le cul
Il bande (bis)

Monsieur le maire de Camaret a acheté un âne (bis)
Un âne républicain
Pour baiser toutes les putains
D' Bretagne (bis)

Si les filles de Camaret s'en vont à la prière (bis)
C' n'est pas pour prier l'seigneur
Mais pour branler le prieur
Qui bande (bis)

Célina si tu m'aimais, tu me ferais des nouilles (bis)
Et tandis que j' les mangerais
Ton p'tit doigt chatouillerait
Mes couilles (bis)

La servante à m'sieur l'curé a l' ventre qui gargouille (bis)
C'est quelle en a trop mangé
De l'andouille à m'sieur le curé
D' l'andouille (bis)

Une simple supposition que tu serais ma tante (bis)
Je te ferais le présent
De l'andouille qui me pend
Du ventre (bis)



Le père Bacchus

Le père Bacchus qui aimait les fredaines
À ses enfants voulut faire un présent
Bon, bon, bon, il leur dit mes enfants
Buvons à tasse pleine
Car le paradis, la hira (bis)
Car le paradis, aux ivrognes est promis

Ne faisons pas le premier homme
Qui fut trompé par sa chère moitié
Par sa chère moitié
Non, non, non ! Il a été trompé
En mangeant une pomme
Amis soyons fins, la hira (bis)
Amis soyons fins et buvons du bon vin

Samson qui portait belle chevelure
N'eut pas de chance avec sa Dalida
Avec sa Dalida
Non, non, non ! Un jour elle la coupa
Pour faire de la fourrure
Qu'on me les coupe à ras, la hira (bis)
Qu'on me les coupe à ras mais sans couper mon vin

Ma p'tite Suzon ne fait pas tant la fière
Car tes appas ne me séduiront pas
Ne me séduiront pas
Non, non, non ! Ni tous tes falbalas
Ni tes belles manières
Non ne valent pas, la hira (bis)
Non ne valent pas le bon vin que voilà



Le gars Popol

Dans la rue Sébastopol
Y a le gars Popol
Un gars à la redresse
Son pantalon fait des plis
Et son ventre aussi
Il n'a pas de chaussettes
Il ramasse les mégots
Qui traîne dans les caniveaux
Pour se faire du bobinot

Ah ! Crache-moi dans la gueule
Chie-moi sur le ventre
Et dis-moi que tu m'aimes
Vas-y petit gars, passe-moi tes grelots
Que j' joue du yoyo

Le père de Popol était un sacré mecqueton
Qui jouait du violon, dans les bals musettes
Sa mère, une sacrée putain
Qui montrait ses seins
pour un verre de vin

C'était la première fois que Popol baisait
Une Sénégalaise
Et quand il lui mit la main
Il sentit soudain
Quelque chose de gras
Comme la mayonnaise



Dudulle

Ils étaient deux amants
Qui s'aimaient tendrement
Ils étaient heureux
Et du soir au matin
Ils allaient au turbin
Le cœur plein d'entrain
À l'atelier ses copines disaient
Mais qu'est-ce qu'il a donc ton Dudulle ?
Il n'est pas beau
Il est mal fait
Mais elle tendrement répondait
Voyez-vous mes amies
Moi ce que j'aime chez lui...
qu'est-ce que c'est ?

C'est la grosse bite à Dudulle
J' la prend, j' la suce, elle m'encule
Ah les amis ! Ah c' que c'est bon
Quand il me la carre dans l'oignon
C' n'est pas une bite ordinaire
Quand il me la carre dans l'derrière
Et ce n'est plus qu'une vaste ornière
Du cul jusqu'au nombril
Ah ! DUDULLE



Marche du 1er zouaves

Sous le soleil brûlant de l'Algérie
Notre Étendard flottait calme et vainqueur
Au cri d'appel de la mer Patrie
Du nord il vole affronter la rigueur
Va déployer au vent de la Crimée
Tes plis sacrés, ô mon noble drapeau
Déjà noirci de poudre et de fumée
Au premier rang tu seras le plus beau

Hourra ! Hourra ! mon noble régiment !
Le canon résonne et le clairon sonne !
Hourra ! Hourra ! Zouaves en avant !
Hourra ! Hourra ! En avant ! En avant !
Pan ! pan ! l'abri !
Les chacals sont par ici
Les chacals, ces vaillants guerriers
Qui ne laissaient pas les colons nu-pieds
Cinquant' sous la paire de souliers
Approchez, v'nez prés des quartiers
Vous y trouverez aussi des sous-pieds
Qui sont payés

Ainsi qu'on voit des flancs noirs d'un nuage
Jaillir soudain la foudre et les autans
Tels des vaisseaux s'élançant sur la plage
De nos zouaves les flots impatients
Comme un torrent de laves bouillonnantes
Leurs bataillons fondent sur l'ennemi
Et font monter leurs vagues triomphantes
Jusqu'au sommet des remparts de granit

Plus tard on vit revenir d'Italie
Nos chers drapeaux sous son aigle vainqueur
Comme autrefois de l'Autriche envahie
L'un d'eux, tout fier, portait la croix d'honneur
Tous trois étaient troués par la mitraille
Resplendissant à l'horizon vermeil
Chacun portait le nom d'une bataille
Dont l'or brillait sous l'éclat du soleil

Par tous pays, sur l'ordre qu'on nous donne
Du fier drapeaux nous portons les couleurs
Et nous savons le prix d'une couronne
Quand devant nous on prodigue les fleurs
Le seul récit d'une bataille
Fait au retour et par tous admirer
Un bout d'étoffe où pend une médaille
Paient au chacal le sang qu'il a versé

Sans crainte, amis, on peut fouler la terre
Qui, tôt ou tard doit recouvrir nos corps
Lorsqu'on sent là, seul bien du militaire,
Un corps royal, une âme sans remords
Heureux celui qui meurt dans les batailles
Sous son drapeau, prés de vieux amis
Il a du moins de nobles funérailles
Et Dieu béni qui meurt pour son pays
Que le conscrit tout bas se désespère
S'il est un jour sans vivres et sans abri
Le vieux chacal sait dormir sur la terre
Le sol suffit à son corps endurci
Le vieux chacal pour chasser la famine
A des moyens qu'en Afrique il apprit
Les maraudeurs fournissent les cuisines
On vit toujours au frais de l'ennemi

Jeunes soldats espoir de la Patrie
Que les vertus de ceux qui sont tombés
Pour conquérir la terre d'Algérie
Servent d'exemples à vos jeunes fiertés
Et quand viendra le grand jour pour la France
Puissiez-vous tous, en vous inspirant
Aller au feu le cœur plein d'espérance
Et conserver toujours le premier rang

Jeunes beautés qu'à l'hiver le ciel donne
Comme au printemps il a donné les fleurs
De vos plaisirs effeuillez la couronne
Dansez gaiement grâce à vos défenseurs
Mais si soudain survient dans une fête
Un vieux chacal au front cicatrisé
Qu'un doux sourire acquittant votre dette
Lui paye, enfants, le sang qu'il a versé



Chant du départ

La victoire en chantant, nous ouvre la barrière
La liberté guide nos pas
Et du nord au midi, la trompette guerrière
A sonné l'heure des combats
Tremblez ennemis de la France
Rois ivres de sang et d'orgueil
Le peuple souverain s'avance
Tyrans, descendez au cercueil

La République nous appelle
Sachons vaincre ou sachons périr
Un français doit vivre pour elle
Pour elle un français doit mourir

Que le fer paternel arme la main de nos braves
Songez à nous au Champ de Mars
Consacrez dans le sang des rois et des esclaves
Le fer béni par nos vieillards
Et, rapportant sous la chaumière
Des blessures et des vertus
Venez fermer notre paupière
Quand les tyrans n'y seront plus



Sambre et Meuse

Tous ces fiers enfants de la Gaule
Allaient sans trêve et sans repos
Avec leurs fusils sur l'épaule
Courage au cœur et sac à dos
La gloire était leur nourriture
Ils étaient sans pains sans souliers
Là, ils couchaient sur la dure
Avec leurs sacs comme oreillers

Le régiment de Sambre et Meuse
Marchait toujours au cri de liberté
Cherchant la route glorieuse
Qui l'a conduit à l'immortalité

Pour nous battre ils étaient cent mille
À leur tête ils avaient des rois
Le général, vieillard débile
Faiblit pour la première fois
Voyant certaine la défaite
Il réunit tous ses soldats
Puis il fit battre la retraite
Mais eux ne l'écoutèrent pas

Le choc fut semblable à la foudre
Ce fut un combat de géant
Ivre de gloire, ivre de poudre
Pour mourir ils serraient les rangs
Le régiment par la mitraille
Était assailli de partout
Pourtant la vivante muraille
Impassible, restait debout

Le nombre eut raison du courage
Un soldat restait, le dernier
Il se défendit avec rage
Mais bientôt fut fait prisonnier
En voyant ce héros farouche
L'ennemi pleura sur son sort
Le héros prit une cartouche
Jura puis se donna la mort

(Dernier refrain)
Le régiment de Sambre et Meuse
Reçu la mort au cri de liberté
Mais son histoire glorieuse
Lui donne droit à l'immortalité



Alsace et Lorraine

France à bientôt ! Car la sainte espérance
Emplit nos cœurs en te disant adieu
En attendant l'heure de la délivrance
Pour l'avenir nous allons prier Dieu
Nos monuments où flottent leurs bannières
Semblent porter le deuil de ton drapeau
France, entends-tu la dernière prière
De tes enfants couchés dans leur tombeau

Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine
Et malgré vous, nous resterons français
Vous avez pu germaniser la plaine
Mais notre cœur vous ne l'aurez jamais

Eh quoi ! Nos fils quitteraient leur chaumière
Et s'en iraient grossir vos régiments
Pour égorger la France notre mère
Vous armeriez le bras de ses enfants
Ah ! vous pouvez leur confier des armes
C'est contre vous qu'elles leur serviront
Le jour ou las de voir couler nos larmes
Pour nous venger leurs bras se lèverons

Ah ! jusqu'au jour ou, drapeau tricolore
Tu flotteras sur nos murs exilés
Frères étouffons la haine qui nous dévore
Et fait bondir nos cœurs inconsolés
Mais le grand jour ou la France meurtrie
Reformera ses nouveaux bataillons
Au cri sauveur jeté par la Patrie
Hommes, enfants, femmes, nous reprendrons



Les Allobroges

Je te salue ô terre hospitalière
Où le malheur trouva protection
D'un peuple libre arborant la bannière
Je viens fêter la constitution
Je t'ai quitté berceau de mon enfance
Pour m'abriter sous un climat plus doux
Mais au foyer, j'ai laissé l'espérance
En attendant je m'arrête chez vous

Allobroges vaillant, dans vos vertes campagnes
Accordez-moi toujours asile et sûreté
Car j'aime à respirer, l'air pur de vos montagnes
Je suis la liberté, la liberté

Au cri d'appel des peuples en alarmes
J'ai répondu par un cri de réveil
Sourds à ma voix, ces esclaves sans armes
Restèrent tous dans un profond sommeil
Relève-toi ô ma France héroïque
Car pour t'aider je m'avance à grand pas
Secoue enfin ton sommeil léthargique
Et sois en sure, tu ne périras pas

Un mot d'espoir à la belle Italie
Courage à vous Lombards, je reviendrais
Que chaque peuple à mon cri se rallie
Forte avec tous je triompherai
En attendant le jour de délivrance
Priant les Dieux d'écarter leur courroux
Pour faire luire un rayon d'espérance
Bons Savoisiens, je resterai chez vous



J'avais un camarade

J'avais un camarade,
De meilleur il n'en est pas
Dans la paix et dans la guerre
Nous allions comme deux frères
Marchant d'un même pas,
Marchant d'un même pas.

Mais une balle siffle,
qui de nous sera frappé?
Le voilà qui tombe à terre
Il est là dans la poussière
Mon cœur est déchiré,
Mon cœur est déchiré.

Ma main il veut me prendre,
mais je charge mon fusil,
Adieu donc, adieu mon frère
Dans le ciel et sur la terre
Soyons toujours unis,
Soyons toujours unis.



Sidi-Brahim

Francs chasseurs hardis compagnons
Voici venu le jour de gloire
Entendez l'appel du clairon
Qui vous présage la victoire
Volez intrépides soldats
La France est là qui vous regarde
Quand sonne l'heure du combat
Votre place est à l'avant-garde

En avant ! Braves bataillons
Jaloux de votre indépendance
Si l'ennemi vers nous s'avance
Marchons ! Marchons ! Marchons !
Serrons les rangs
Mort aux ennemis de la France

Quand votre pied rapide et sûr
Rase le sol, franchit l'abîme
On doit voir à travers l'azur
L'aigle voler de cime en cime
Vous roulez en noirs tourbillons
Et parfois, limiers invincibles
Vous vous couchez dans les sillons
Pour vous relevez plus terribles

Aux champs où l'oued Had suit son cours
Sidi-Brahim a vu nos frères
Un contre cent lutter trois jours
Contre des hordes sanguinaires
Ils sont tombés silencieux
Sous le choc comme une muraille
Que leurs fantômes glorieux
Guident nos pas dans la bataille

Héros aux courages inspirés
Vos pères conquirent le monde
Et le monde régénéré
Engerbe la trace féconde
Nobles aïeux reposez-vous
Dormez dans vos couches austères
La France peut compter sur nous
Les fils seront dignes des pères



Promotion Général Largeau

Bercé dans l'aventure
Choisissant une vie dure
Vous partez défendre
L'honneur français au lointain
Sur le sol africain

Nous voulons servir
Même s'il faut mourir
À travers les tourments
Vous luttiez bravement
Guidez-nous plus haut
Vous Général Largeau

Au cours de dix années
Au Ouadaï opposé
Vous repoussez
Les Senoussistes jusqu'au confins
Du territoire tchadien

Travailleur acharné
Vous savez enseigner
Et par votre exemple
Et par votre fermeté
Valeureux officier !

Revenant au pays
Défendre la Patrie
C'est le don suprême
Que vous offrez sur le front
Avec abnégation



Promotion Lieutenant Tom Morel

Fier Lieutenant Tom Morel
Officier dont le nom rappelle
Ce pourquoi nous avons choisi
De servir notre Patrie
Pour l'amour de notre pays
Nous voulons raviver l'esprit
Auquel vous êtes resté fidèle
Il nous servira de modèle

Tom Morel fier Lieutenant
Nos Casoars rouges et blancs
Jamais ne veulent s'abaisser
Ils marquent notre volonté
De servir comme Officier
Même si la vie il faut donner

Jeunesse, panache et volonté
Ces valeurs que vous incarnez
Marquent l'élan de nos vingt ans
Ne nos Casos flottant au vent
Que notre Premier Bataillon
À l'appel de votre nom
Affirme sa vocation
Dans le respect des Traditions

Ce soir un genou en terre
Nous souvenant des Glières
De cette farouche volonté
De faire vivre la liberté
Cet exemple que vous donnez
De Gloire et de Dignité
Nous montre jeunes Officiers
La voie qu'il nous est donnée



Pour nos Morts

Heureux ceux qui sont morts
Pour la terre charnelle
Mais pourvu que ce fut
Dans une juste guerre
Heureux ceux qui sont morts
Pour quatre coins de terre
Heureux ceux qui sont morts
D'une mort solennelle

Heureux ceux qui sont morts
Dans les grandes batailles
Couchés dessus le sol
À la face de Dieu
Heureux ceux qui sont morts
Dans un dernier haut lieu
Parmi tout l'appareil
Des grandes funérailles

Heureux ceux qui sont morts
Car ils sont retournés
Dans la première argile
Et la première terre
Heureux ceux qui sont morts
Dans une juste guerre
Heureux les épis murs
Et les blés moissonnés



Le pékin de bahut

Trois Saint-cyriens sont sortis de l'enfer
Un soir, par la fenêtre
Et l'on dit, que Monsieur Lucifer
N'en est plus le maître
La sentinelle qui les gardait
En les voyant paraître
Par trois fois s'écria
Halte-là ! Qui va là ! Qui vive !
Et les trois bougres ont répondu
Ce sont trois Saint-cyriens qui sont Pékin de Bahut

Ô Pékin de Bahut
Viens nous t'attendons tous
Nous leur ferons tant de chahut
Qu'à la pompe, ils en seront foüs !

Un jour, dans une turne immense
Six cents martyres étaient assis
Les uns disaient "Ah ! Quelle chance !
Dans six mois nous serons partis !"
Les autres d'un air lamentable
Contemplant leurs anciens avachis
Disaient "Dans six mois pauvre diable,
Comme eux nous seront abrutis !"

Vous qui, dans l'espoir de Saint-Cyr
Pâlissez sur de noirs bouquins
Puissiez-vous ne jamais réussir
C'est le vœu de vos grands Anciens
Si vous connaissiez les horreurs
De la pompe et du bataillon
Vous préféreriez les douceurs
De la vie que les Pékins ont



La Galette

Noble Galette que ton nom
Soit immortel en notre Histoire
Qu'il soit ennobli par la gloire
D'une vaillante promotion !
Et si dans l'avenir
Ton nom vient à paraître
On y joindra peut-être
Notre grand souvenir
On dira qu'à Saint-Cyr
Où tu parus si belle
La promotion nouvelle
Vient pour t'ensevelir

Toi qui toujours dans nos malheurs
Fus une compagne assidue,
Toi, qu'hélas nous avons perdue,
Reçois le tribut de nos pleurs
Nous ferons un cercueil
Où sera déposée
Ta dépouille sacrée
Nous porterons ton deuil
Et si quelqu'un de nous
Vient à s'offrir en gage
L'officier en hommage
Fléchira le genou

Amis, il faut nous réunir
Autour de la galette sainte
Et qu'à jamais dans cette enceinte
Règne son noble souvenir
Que ton nom tout puissant
S'il vient un jour d'alarme
À cinq cents frères d'armes
Serve de ralliement
Qu'au jour de la conquête
À défaut d'Étendard
Que nous ayons la galette
Pour fixer nos regards

Soit que le souffle du malheur
Sur notre tête se déchaîne
Soit que sur la terre africaine
Nous allions périr pour l'honneur
Ou soit qu'un ciel plus pur
Reluise sur nos têtes
Et que loin des tempêtes
Nos jour soit tous d'azur
Oui tu seras encore
Ô galette sacrée
La mère vénérée
De l'épaulette d'or



Les Casos

Quand les Cyrards quittant l'École
À Paris débarquent gaiement
Les Casos frisés par le vent
Se répandent en bandes folles
Ils flottent, ils flottent gentiment |(bis)
Les Casoars rouges et blancs |

Ils font l'objet des rêveries
Des mamans berçant leur bébé
Les potaches à l'air blasés
Leur jettent des regards d'envie
Ils fuient rapides et légers |(bis)
Comme des rêves ébauchés |

Ils vont là où le cœur les mène
Au nid d'amour pour s'y griser
De caresses et de baisers
Dont-ils sont privés en semaine
Ils frôlent des minois charmants |(bis)
Les Casoars rouges et blancs |

Mais quand là-bas à la frontière
Le canon les a appelé
Ils vont combattre en rangs serrés
Pas un ne regarde en arrière
Ils sont les premiers à l'assaut |(bis)
Les valeureux petit Casos |

Rouges et blancs ils sont l'emblème
Des amours noyées dans le sang
D'adieux que le Cyrard mourant
Fait porter à celle qu'il aime
Ceux-là font couler bien des pleurs |(bis)
Qui sont tombés au Champ d'Honneur |

Tantôt les caresses des femmes
Tantôt les balles et les boulets
Aime, mourir, c'est leur métier
De servir la France et les dames
Voilà ce que disent en mourant |(bis)
Les Casoars rouges et blancs |



Les Fines

Il est d'un usage constant
Qu'en tout pays et qu'en tout temps
Il soit au monde de bons enfants
Que l'on débine
On les appelle de noms d'oiseaux
De j' m'en foutistes, de rigolos
Mais à Saint-Cyr pour eux repos
Ce sont les Fines

Pourquoi les appelle-t-on ainsi
Nul encore ne l'a jamais dit
C'est qu'avec eux tout se finit
Tout se termine
Insoucieux de leur destin
Toujours joyeux et pleins d'entrain
Ils pompent seulement le Pékin
Ce sont les Fines

S'ils ont les calots bahutés
C'est sûrement pas par méchanceté
Ni pour braver l'autorité
Qui les taquine
Mais c'est qu'à tire-larigot
Qu'ils sortent ou qu'ils aillent au cachot
Ils font partout toujours calot
Ce sont les Fines

Si leur tunique n'a pas de cornard
Ils disent que ça viendra plus tard
Ça fait tout de même de bon Cyrard
Que l'on estime
Et qu'on attend impatiemment
Car voyant Paris moins souvent
Ils ont plus de nerf et plus d'argent
Ce sont les Fines

S'ils terminent les listes de classement
C'est qu'à Saint-Cyr pendant deux ans
À faire la pompe éperdument
Nul ne s'échine
Mais allez dans les salles de jeux
Sur les marbres blancs glorieux
Parmi tant de noms valeureux
Y a bien des Fines



Les Officiers

Le dimanche à Versailles
Les Saint-cyriens guerriers
Se rangent en bataille
Se mettant à chanter

Ohé ! Ohé ! Vivent les Officiers de France
Ohé ! Ohé ! Vivent les Officiers Français

Sur le fort de Montrouge
Les canons sont braqués
Et si le Pékin bouge
On lui fera chanter

Si le Pékin rouspète
Il se fera cirer
Cirer sur les roupettes
Jusqu'au jugement dernier

Si ta femme est gentille
Pékin fait la passer
Sinon gare à ta fille
On lui fera chanter

Quand le soir en province
Un Casoar parait
Toutes les femmes en pincent
Pour l'Officier français

Quand nous irons en Chine
Les femmes des mandarins
Nous sucerons la pine
Au son des tambourins

Quand nous irons au pôle
Les femmes des esquimaux
Nous les rendrons plus molles
À grands coups de plumeaux

La France est notre mère
C'est elle qui nous nourrit
Avec des pommes de terre
Et des fayots pourris

L'Alsace et la Lorraine
En ont marre de plier
Sous la botte prussienne
On les entend chanter

Dans la lande bretonne
Le grand vent a soufflé
Et le monde s'étonne
D'entendre encore chanter

Combattre avec courage
Et mourir sans regret
C'est le fier apanage
De l'Officier français



Le bourgeois

Ma mère qui m'a nourri | (bis)
N'a jamais connu mon nom |
On m'appelle, on m'appelle
On m'appelle fleur d'épine, fleur de rose
C'est mon nom

Tralalala la la.....

Fleur d'épine, fleur de rose | (bis)
C'est un nom qui coûte cher |
Car il coûte, car il coûte
Car il coûte la moitié de la valeur
De cent écus

Qu'est-ce donc que cent écus | (bis)
Quand on a l'honneur perdu |
Car l'honneur, car l'honneur
Car l'honneur est le privilège des fillettes
De quinze ans.

Ne fait donc pas tant la fière | (bis)
On t'a vu hier au soir |
On t'a vu, on t'a vu
On t'as vu hier au soir un grand vorace
Auprès de toi

Ce n'était pas un vorace | (bis)
qui était auprès de moi |
C'était l'ombre, c'était l'ombre
C'était l'ombre d'un Cyrard
Qui rodait auprès de moi



Boire un petit coup

Boire un petit coup c'est agréable
Boire un petit coup, c'est doux,
Mais il ne faut pas rouler dessous la table,
Boire un petit coup c'est agréable,
Boire un petit coup, c'est doux.
Un petit coup tra-la-la-la (bis)
Un petit coup, c'est doux.

Allons dans les bois, ma mignonette,
Allons dans les bois du roi,
Nous y cueillerons la fraîche violette
Allons dans les bois, ma mignonette,
Allons dans les bois du roi.
Dans les bois tra-la-la-la [bis]
Oui, dans les bois du roi

J'aime le jambon et la saucisse,
Et j'aime le vin quand il est bon,
Mais j'aime encore mieux le lait de ma nourrice,
J'aime le jambon et la saucisse,
J'aime le vin quand il est bon.
J'aime le vin tra-la-la-la (bis)
J'aime le vin quand il est bon.

Non, Benoît, tu n'auras pas ma rose
Non, Benoît, tu n'auras rien
Monsieur le curé a défendu la chose
Non, Benoît, tu n'auras pas ma rose,
Non, Benoît, tu n'auras rien.
Non, Benoît tra-la-la-la [bis]
Tu n'auras rien.



Le petit vin blanc

Voici le printemps, la douceur du temps nous fait des avances...
Partez mes enfants, vous avez vingt ans, partez en vacances.
Vous verrez, agiles, sur l'onde tranquille, les barques dociles,
Aux bras des amants des filles bien faites, des fraîches guinguettes
Les frites sont prêtes, et y'a du vin blanc.

Ah ! Le petit vin blanc,
Qu'on boit sous les tonnelles,
Quand les filles sont belles
Du côté de Nogent.
Et puis de temps en temps,
Un air de vieille romance
Semble donner la cadence
Pour fauter, pour fauter,
Dans les bois, dans les prés,
Du côté, du côté de Nogent.

Suivons le conseil, Monsieur le soleil connaît son affaire,
Cueillons en chemin ce minois mutin, cette robe claire,
Venez belle fille, soyez bien gentille,
Là, sous la charmille, l'amour nous attend,
Les tables sont prêtes, l'aubergiste honnête,
Y'a des chansonnettes et y'a du vin blanc.

À ces jeux charmants, la taille souvent prend de l'importance.
Ca n'est pas méchant, ça finit tout l'temps par un mariage.
Le gros des affaires, c'est lorsque la mère demande, sévère,
À la jeune enfant : ma fille raconte, comment, triste honte,
As-tu fait ton compte ? réponds, je t'attends.

Car c'est toujours pareil tant qu'y aura du soleil
On verra les amants au printemps s'en aller pour fauter
Dans les bois, dans les prés, du côté, du côté de Nogent.



Sans chemise, sans pantalon

Permettez-moi sans façon
De vous présenter ma chanson
Sans chemise, sans pantalon
À quoi bon pousser des hauts cris
Puisque vous chanterez vous aussi
Sans chemise, sans pantalon

Ce soir, nous irons danser
Sans chemise, sans pantalon (bis)

Puisque l'on vient au monde tout nu
Tout le reste, c'est du superflu,
Les chemises, les pantalons,
Ce sont là des signes extérieurs
Des richesses pour le percepteur
Les chemises, les pantalons.

Chère madame, si votre mari
Est un peu paresseux au lit
Sans chemise, sans pantalon
Ne le laisser pas s'endormir
Au lieu de pousser des soupirs
Sans chemise, sans pantalon



Riquita

À Java, il était née une poupée
Une poupée si jolie qu'on eut dit
Un bijou ou un joujou
Qu'on adore et qui rend fou.
Un étranger en passant, la voyant,
Lui dit : viens donc à Paris, ma jolie,
Les plaisirs et les désirs
Te feront reine ou démon.

Riquita, jolie fleur de Java,
Viens danser, viens donner tes baisers,
Tes grands yeux langoureux m'ensorcellent,
Ton doux chant émouvant nous appelle,
Riquita, joli rêve d'amour,
On voudrait te garder pour toujours.

Et tout Paris acclama Riquita,
Elle vit dans la folie de lorgie,
Un regard de ses beaux yeux
Fait d'un homme un malheureux.
À tout le monde elle se promet,
Et jamais son cœur
N'a pu se donner ni aimer,
Elle rit quand vous pleurez,
Elle pleur quand vous chantez.

Étranger, toi qui m'as dit qu'à Paris,
Je trouverai le bonheur, moi j'en meurs,
J'ai gardé la nostalgie du ciel bleu de mon pays.
Ah, ce qu'ils m'ont fait souffrir vos plaisirs,
Laissez-moi, je veux partir ou mourir,
Cette nuit, un ange blond ma chanté votre chanson



Elle descend de la montagne

Elle descend de la montagne à cheval, ohé
Elle descend de la montagne à cheval,
Elle descend de la montagne,
Elle descend de la montagne,
Elle descend de la montagne à cheval...
Sidi ay ay youpi youpi ay, sidi ay ay youpi youpi ay,
Sidi ay ay youpi youpi ay ay youpi, ay ay youpi youpi ay...
Elle embrasse son grand-père quand elle descend,...
Je voudrais bien être son grand-père quand elle descend,...
Mais j'préfère avoir 20 ans et toutes mes dents,...



Les filles des forges

Diguili dong dong, ce sont les filles des forges (bis)
Des forges de Paimpont, Diguili dondaine,
Des forges de Paimpont, Diguili dong dong.
Des forges de Paimpont, Diguili dondaine,
Des forges de Paimpont, Diguili dong dong.

Diguili dong dong, elles sen vont à confesse (bis)
Au curé du canton,...

Diguili dong dong, qu'aviez-vous fait les filles (bis)
Pour demander pardon,...

Diguili dong dong, j'avions couru les bals (bis)
Et les jolis garçons,...

Diguili dong dong, Ma fille pour pénitence (bis)
Nous nous embrasserons,...

Diguili dong dong, Je n'embrasse point les prêtres (bis)
Mais les jolis garçons, Diguili dondaine (bis)
Qu'ont du poil au menton, Diguili dong dong (bis).



Le temps des cerises

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête,
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur,
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l'on s'en va deux, cueillir en rêvant
Des pendants d'oreille...
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d'amour !



Jeanneton prend sa faucille

Jeanneton prend sa faucille, lalirette, lalirette,
Jeanneton prend sa faucille, et s'en va couper les joncs (bis)

En chemin elle rencontre...
En chemin elle rencontre, quatre jeunes et beaux garçons (bis)

Le premier un peu timide...
Le premier un peu timide, lui chatouilla le menton (bis)

Le deuxième un peu moins sage,...
Le deuxième un peu moins sage, lui caressa le menton (bis)

Le troisième encore moins sage,...
Le troisième encore moins sage, l'allongea sur le gazon (bis)

Ce que fit le quatrième,...
Ce que fit le quatrième, n'est pas dit dans la chanson (bis)

La morale de cette histoire,...
La morale de cette histoire, c'est que les hommes sont des cochons (bis)

La morale de cette morale,...
La morale de cette morale, c'est que les femmes aiment les cochons (bis)



Le rire du sergent

Je suis arrivé un beau matin du mois de mai,
Avec à la main les beignets qu'ma mère m'avait faits
Ils m'ont demandé mon nom, mon métier,
Mais, quand fier de moi, j'ai dit "artiste de variétés",
À ce moment-là, juste derrière moi,
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas.

Le rire du sergent, la folle du régiment,
La préférée du capitaine des Dragons,
Le rire du sergent, un matin de printemps
Ma fait comprendre comment gagner du galon,
Sans balayer la cour,
En chantant simplement quelques chansons d'amour,
Le rire du sergent, la fleur du régiment,
Avait un cœur de troubadour.

J'me suis présenté tout nu devant un infirmier,
Moyennant dix sacs, il m'a dit : "moi, j'peux vous aider"
J'me voyais déjà, retournant chez moi,
Mais quand ils m'ont dit que j'étais bon pour 18 mois,
À ce moment-là, juste derrière moi,
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas.

Depuis ce temps-là, je n'sais pas pourquoi,
Il y a toujours un sergent pour chanter avec moi,
Le rire du sergent, la folle du régiment,
La préférée du capitaine des Dragons,
Le rire du sergent, un matin de printemps,
Ma fait comprendre comment gagner du galon...



Les bals populaires

Dans les bals populaires, l'ouvrier parisien
La casquette en arrière, tourne, tourne, tourne bien
Dans les bals populaires, les Raquels du samedi
Du bleu sur les paupières tournent, tournent, tournent aussi
Mais là-bas, près du comptoir en bois
Nous on n'danse pas

On est là pour boire un coup
On est là pour faire les fous
Et pour se reboire un coup
Et pas payer nos verres
Pour boire un coup
Et j'dirai même un bon coup
Et rigoler entre nous
Sur des airs populaires (bis).

Dans les bals populaires, quand l'accordéon joue
Le tango des grand-mères
Elles dansent entre elles et on s'en fout
Dans les bals populaires, on chante un peu c'qu'on veut
Moins on fait de manières, plus ça tourne tourne mieux
Mais là-bas, près du comptoir en bois
Nous on n'danse pas

Dans les bals populaires, chacun veut sa chanson
L'orchestre joue ce qu'il sait faire
Ca tourne, tourne plus ou moins rond
Dans les bals populaires, quand le barman s'endort
Même après la dernière
Ca tourne, tourne, tourne encore
Mais là-bas, près du comptoir en bois,
Nous on n'danse pas



L'eau vive

Ma petite est comme l'eau
Elle est comme l'eau vive
Elle court comme un ruisseau
Que les enfants poursuivent
Courez, courez vite si vous le pouvez
Jamais, jamais, vous ne la rattraperez.

Lorsque chantent les pipeaux
Lorsque danse l'eau vive
Elle mène ses troupeaux
Au pays des olives
Venez, venez, mes chevreaux mes agnelets
Dans le laurier, le thym et le serpolet

Comme les petits bateaux
Emportés par l'eau vive
Dans ses yeux les jouvenceaux
Voguent à la dérive
Voguer, voguer demain vous accosterez
L'eau vive n'est pas encore à marier

Pourtant un matin nouveau
À l'aube, mon eau vive
Viendra battre mon trousseau
Aux cailloux de la rive
Pleurez, pleurez, si je demeure esseulé
Le ruisselet au large s'en est allé

Un jour que sous les roseaux
Sommeillait mon eau vive
Vinrent les gars du hameau
Pour la mener captive
Fermez, fermez votre cage à double clé
Entre vos doigts l'eau vive s'envolera



La java bleue

Il est au bal musette,
Un air rempli de douceur
Qui fait tourner les têtes,
Qui fait chavirer les cœurs,
Tandis qu'on glisse à petits pas
Serrant celui qu'on aime dans ses bras,
Tout bas l'on dit dans un frisson,
En écoutant jouer l'accordéon

C'est la java bleue, la java la plus belle,
Celle qui ensorcelle, et que l'on danse
Les yeux dans les yeux au rythme joyeux,
Quand les corps se confondent
Comme elle est au monde, il n'y en a pas deux
C'est la java bleue.

Chéri, sous ton étreinte,
Je veux te serrer plus fort
Pour mieux garder l'empreinte
Et la chaleur de ton corps...
Que de promesses, que de serments,
On se fait dans la folie d'un moment
Mais des serments remplis d'amour,
On sait qu'on ne les tiendra pas toujours.



Étoile des neiges

Dans un coin perdu de montagne,
Un tout petit savoyard
Chantait son amour dans le calme du soir,
Près de sa bergère au doux regard.

Étoile des neiges, mon cœur amoureux,
S'est pris au piège de tes grands yeux,
Je te donne en gage cette croix d'argent
Et de t'aimer toute la vie je fais serment.

Hélas ! Soupirait la bergère,
Que répondront nos parents ?
Comment ferons-nous,
Nous n'avons pas d'argent,
Pour nous marier dès le printemps ?

Étoile des neiges, sèche tes beaux yeux,
Le ciel protège les amoureux,
Je pars en voyage pour qu'à mon retour,
À tout jamais plus rien n'empêche notre amour.

Alors il partit pour la ville,
Et ramoneur il se fit,
Sur les cheminées
Dans le vent et la pluie,
Comme un petit diable noir de suie.

Étoile des neiges, sèche tes beaux yeux,
Le ciel protège ton amoureux,
Ne perds pas de courage, il te reviendra,
Et tu seras bientôt entre ses bras.

Et quand les beaux jours refleurirent,
Il s'en revint au hameau,
Et sa fiancée l'attendait tout là-haut
Parmi les clochettes du troupeau

Étoile des neiges, tes garçons d'honneur
Vont en cortège portant des fleurs
Par un mariage finit mon histoire
De la bergère et de son petit savoyard.



Le p'tit parisien

Elle lisait le p'tit Parisien
Elle s'intéressait à la politique,
Elle lisait le p'tit Parisien
Le plus fort tirage des journaux du matin

Quand Sidonie vit le jour un matin,
Ce fut sans doute un spectacle effroyable,
Elle alerta ses parents, ses voisins,
Elle vint au monde un journal à la main...
Qu'est-ce qu'elle faisait ?
À 14 ans, elle s'en fut d'chez sa mère,
qui aussitôt avertit l'commissaire
On la r'trouva dans les water-closets
Ca f'sait déjà plus de huit jours qu'elle y était...
Qu'est-ce qu'elle faisait ?
À 25 ans, on l'emmena en taxi,
Pour une opération de l'appendicite
Le chirurgien saisit son bistouri
Et pendant qu'on lui chatouillait le nombril...
Qu'est-ce qu'elle faisait ?
À 60 ans, sur le pavé un soir,
Elle dégringola du 6e étage
Mais s'asseyant sur le bord du trottoir
Bien tranquillement, chacun pouvait la voir
Qu'est-ce qu'elle faisait ?
À 105 ans, elle passa sous le métro,
Ce fut sans doute un spectacle effroyable
Tous les wagons lui passèrent sur le dos
Mais on la vit ressortir aussitôt...
Qu'est-ce quelle faisait ?
À 107 ans, en faisant un faux pas
On la vit piquer une tête dans la Seine
Heureusement qu'un passant se dévoua
Au bout de quinze jours, au fond, on la r'trouva
Qu'est-ce quelle faisait ?
À 120 ans, quand enfin elle mourut,
À l'enterrement, les chevaux s'emballèrent,
La pierre tomba et s'ouvrit dans la rue,
On vit alors ce qu'on n'avait jamais vu...
Qu'est-ce quelle faisait



À la bastille

Quand elle était p'tite,
Le soir, elle allait
À Ste-Marguerite
Où qu'à s'delassait.
Maintenant quelle est grande,
Ell'marche le soir
Avec ceux d'la bande
De Charles Lenoir.

À la Bastille
On l'aime bien, Nini peau d'chien
Elle est si belle et si gentille
Qu'on l'aime bien
Qui ça ? Nini peau d'chien
Où ça ? À la Bastille.

Elle a la peau douce
Aux taches de son
Une odeur de rousse
Qui donne le frisson
Et dans ses prunelles
Aux tons vert de gris
L'amour étincelle
Quand elle nous sourit.

Mais celui quelle aime
Quelle a dans la peau
C'est Bibi la crème
Le roi des costauds
Car ça c'est un homme
Qu'a pas le foie blanc
Aussi faut voir comme
Elle l'a dans le sang.



Dans les prisons de Nantes

Dans les prisons de Nantes, landi...
Dans les prisons de Nantes, il y avait un prisonnier (bis).
Personne ne vint le voir,...
Personne ne vint le voir, que la fille du geôlier (bis).
Elle lui apporte à boire,...
Elle lui apporte à boire, à boire et à manger (bis).
Et des chemises blanches,...
Et des chemises blanches, quand il veut en changer (bis).
Un jour, il lui demande,...
Un jour, il lui demande, oui que dit-on de moi (bis).
On dit de vous en ville,...
On dit de vous en ville, que vous serez pendu (bis).
Sil faut que l'on me pende,...
Sil faut que l'on me pende, déliez-moi les pieds (bis).
La fille encore jeunette,...
La fille encore jeunette, les pieds lui a déliés (bis).
Le prisonnier alerte,...
Le prisonnier alerte, dans la Loire a sauté (bis).
Dès qu'il fut sur la rive,...
Dès qu'il fut sur la rive, il se mit à chanter (bis).
Je chante pour les belles,...
Je chante pour les belles, surtout celle du geôlier (bis).
Si je reviens à Nantes,...
Si je reviens à Nantes, oui je l'épouserais (bis).
Dans les prisons de Nantes,...
Dans les prisons de Nantes, y avait un prisonnier (bis).



Dans mon pays d'Espagne

Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
Ya un soleil comme ça (bis)
Y'a des montagnes comme ça (bis)
Y'a la mer comme ça (bis)
Y'a des guitares comme ça (bis)
Y'a des danseuses comme ça (bis)
Y'a des taureaux comme ça (bis)
Des castagnettes comme ça (bis)
Des toréadors comme ça (bis)
Un général comme ça (bis)
Et des mariés comme ça (bis)



La maladie d'amour

Elle fait chanter les hommes, et s'agrandir le monde
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie,
Elle fait pleurer les femmes, elle fait crier dans l'ombre
Mais le plus douloureux, c'est quand on en guérit.

Elle court, elle court, la maladie d'amour
Dans le cœur des enfants, de 7 à 77 ans
Elle chante, elle chante, la rivière insolente
Qui unit dans son lit,
Les cheveux blonds, les cheveux gris

Elle surprend l'écolière, sur le banc d'une classe,
Par le charme innocent d'un professeur d'anglais
Elle foudroie dans l'ombre cet inconnu qui passe
Et qui n'oubliera plus ce parfum qui volait.



Viens boire un petit coup à la maison

Pour pouvoir écrire le premier couplet
On a fait des crêpes au Grand Marnier
Les crêpes étaient bonnes, mais trop salées
On s'est forcé, on a tout bu et on n'a rien mangé.
Faut faire la cuisine sans être bourré
Et cette fois y'a pas de premier couplet,
On va s'marrer et se mettre à chanter
Y'a pas de vin, y'a pas de pain
Si y'a pas les copains

Allez, viens boire un petit coup à la maison,
Y'a du blanc, ya du rouge, du saucisson
Et Gilou avec son p'tit accordéon
Vive les bouteilles et les copains et les chansons

Nous on aime bien les chansons à boire,
Mais ce qui nous rendit un peu d'espoir
C'est qu'on n'avait pas fini la poire
On s'est forcé, on a tout bu et on na rien mangé
On a tous finis complètement noirs
C'était pas la fin de nos déboires
Car il fallait une suite à cette histoire
Y'a pas de vin, et y'a pas de pain
Si y'a pas les copains

Tout ça se serait bien terminé
Si nos bonnes femmes n'étaient pas rentrées
Elles nous ont mis le Pernod sous la clé
Elles ont gueulé plus fort que nous
Et on s'est fait virer.



Enfants de tous pays

C'est dans vos mains que demain notre terre
Sera confiée pour sortir de notre nuit
Et notre espoir de revoir la lumière
Est dans vos yeux qui s'éveillent à la vie
Faites du monde un paradis.

Enfants de tous pays
Tendez vos mains meurtries
Semez l'amour et puis donnez la vie
Enfants de tous pays
Vous avez dans le cœur notre bonheur

Il faut penser au passé de nos pères
Et aux promesses qu'ils n'ont jamais tenues
La vérité, c'est d'aimer sans frontières
Et de donner chaque jour un peu plus
Car la sagesse et la richesse
N'ont qu'une adresse : le paradis.

Et puis un jour où l'amour sur notre terre
Deviendra roi, vous pourrez vous reposer
Lorsque la joie couvrira nos prières
Vous aurez droit à votre éternité
Et tous les rires de votre empire
Feront du monde un Paradis.



Vive la Bretagne

Dans tous les coins de Bretagne,
Dans les fêtes et les pardons,
Tous les gars de la campagne
Fredonnent cette chanson.

Ils ont des chapeaux ronds
Vive la Bretagne
Ils ont des chapeaux ronds
Vive les bretons.

La vache de notre village
À deux cornes par devant
Y'en a qu'en ont d'avantage
Mais ça n'se voit pas autant.

À Paris, dans une église,
Quand le curé a bien chanté
On l'prend par la queue d'sa chemise
Et on lui met l'cul dans l'bénitier

C'est le coq de notr' village
Qua la queue tournée au vent
Quand il est parmi nos poules
Il la tourne tout autrement

Si mon père couche avec ma mère
Ce n'est pas par agrément
C'est pour avoir un petit frère
Pour garder les vaches aux champs

Mon grand-père et ma grand-mère
Ont l'habitude de coucher nus
Ma grand-mère qu'est carnassière
A mordu Grand-père au cul.

À l'enterrement de ma grand-mère
J'étais devant, j'étais derrière
J'étais derrière, j'étais devant
J'étais tout seul à l'enterrement

C'est le curé de St-Martin
Qui sait tout et qui n'sait rien
Il a coupé la queue d'son âne
Pour la mettre à son petit chien



Béret rouge

Dans le ciel couleur d'acier
Ils descendent par milliers
Toujours prêts à faire campagne
Bérets rouges qui osent et gagnent.

Ils sont parmi les meilleurs
Qui combattent et qui meurent
Avec foi courage et hargne
Bérets rouges qui osent et gagnent.

C'est par eux que tu peux vivre
Heureux dans un monde libre
Ils briseront tous les bagnes
Bérets rouges qui osent et gagnent.

Il faut croire ce que l'on dit
Ne dire que si l'on agit
Pour ébranler les montagnes
Bérets rouges qui osent et gagnent.

Il est tombé en laissant
Avec ses ailes en argent
Une lettre pour sa femme
Une lettre du Vietnam.

Donne les ailes en argent
Au fils quand il sera grand
Qu'il soit digne des anciens
Qui ont suivi leur destin.



Les cuirassiers

Au milieu de la bataille,
Sur les étriers de leurs grands chevaux,
Grisés par le sang, la mitraille,
Les cuirassiers chargent au galop.

C'est la charge, c'est la foudre,
C'est l'assaut dans le sang et dans la poudre,
L'ennemi s'enfuit, l'épée dans les reins,
Laissant tous ses morts sur le terrain.

Les cuirassiers sur les étriers
De leurs grands chevaux,
Pour mieux boire à la victoire
Remettent vivement leurs sabres au fourreau.



Ce que c'est qu'un Drapeau

Loque, chiffon tricolore ou guenille,
Symbole, image ardente du pays
Pour te chanter, tout mon être pétille
D'émotion, d'avance je pâlis
Toi dont l'effet produit tant de merveilles
Tu n'es pourtant parfois qu'un oripeau
Mais ton nom seul suffit à nos oreilles
Car en français, on t'appelle Drapeau

Flotte, petit Drapeau
Flotte, flotte bien haut
Image de la France
Symbole d'espérance
Tu réunis dans ta simplicité
La famille et le sol
La liberté

Tout jeune enfant, tu n'es qu'un jeu facile
Qui nous distrait ainsi qu'un bibelot
Et d'une main souvent bien inhabile
On te construit de bouts de calicot
Enfin conscrit, te voici de la classe
Promène-le au travers du hameau
Chante gaiement, montre-le dans l'espace
Tu ne sais pas ce que c'est qu'un Drapeau

Mais si parfois, la destinée amère
Vous appelait un jour pour guerroyer
Loin du pays, sur la terre étrangère
C'est dans ses plis qu'on revoit le foyer
Bien qu'attristé, on se sent plus à l'aise
On n'est pas seul en voyant ce lambeau
Et si, dans l'air, passe la Marseillaise
Alors, on sent ce que c'est qu'un Drapeau

Allons, debout, car le clairon résonne
L'acier reluit là-bas dans le vallon
Et le canon, écoutez, vous entonne
A gueule ouverte un air de sa chanson
Une âcre odeur vous saisit à la gorge
Vous saoule, enfin vous passe dans la peau
On marche, on court, on écume, on égorge
On fait des morts... tout ça pour le Drapeau



Les Glières

Vivons gaiement la forte discipline,
Qui nous sera joyeuse et conquérante
Pour accomplir cette tâche sublime
Où nous appelle l'ardeur de nos vingt ans
Prêts à choisir sur la grand' route humaine
La noble voie qui conduit au devoir
Nous choisissons les routes où l'on peine
Mais où fleurit notre plus grand espoir.

En avant Bataillon des Glières
Décidés à vaincre ou à mourir
Pour chasser l'ennemi sanguinaire
Nous vaincrons, Bataillon
Nous vaincrons, nous vaincrons.

Malgré l'horreur de la dernière guerre
Comme le disent bien ces bouts de refrains
Nous sommes entrés gaiement dans la carrière
Quand nos aînés nous montrent le chemin
Et maintenant la lutte recommence
En tête des meilleurs assurément
Nous n'avons plus qu'une seule croyance
Un même amour, un cri de ralliement.



La Mort

La Mort chevauche à travers le pays
Frappant sans choix les héros, les bannis,
Fuyez ennemis, sinon vous mourrez
Nous autres face à elle n'avons de regret
Fai la la la, fai la la la
La Mort qui rode sur nos chemins.

Tremblent devant toi les lâches et les impurs
Car bientôt ils deviendront ta pâture
Nous les chargerons sans crainte, ô Mort
Car tu es notre amie et nous vaincrons encore.
Fai la la la, fai la la la
La Mort qui rode sur nos chemins.

La Mort fauchant, rasant, dévastant,
Décime nos rangs, frappant les survivants.
Mais le soir venu, nous la chantons
Sans rancune, car c'est un vieux compagnon.
Fai la la la, fai la la la
La Mort qui rode sur nos chemins.

Un jour enfin tu viendras nous saisir.
À tes côtés nous serons fiers de partir.
Les dieux des combats nous accueilleront
Alors festoieront et ripailleront
En ton honneur.
Fai la la la, fai la la la
La Mort qui rode sur nos chemins.



La Strasbourgeoise

Petit papa voici la mi-carême
Car te voici déguisé en soldat
Petit papa dis moi si c'est pour rire
Ou pour faire peur aux tout-petits enfants. (bis)

Non mon enfant je pars pour la Patrie
C'est un devoir où tous les papas s'en vont
Embrasse moi petite fille chérie
Je rentrerai bien vite à la maison. (bis)

Dis moi maman quelle est cette médaille
Et cette lettre qu'apporte le facteur
Dis moi maman tu pleures et tu défailles
Ont-ils tué petit père adoré ? (bis)

Oui mon enfant ils ont tué ton père
Pleurons ensemble car nous les haïssons
Cette guerre atroce qui fait pleurer les mères
Et tue les pères des petits anges blonds. (bis)

La neige tombe aux portes de la ville
Là est assise une enfant de Strasbourg
Elle reste là malgré le froid, la bise
Elle reste là malgré le froid du jour. (bis)

Un homme passe à la fillette donne
Elle reconnaît l'uniforme allemand
Elle refuse l'aumône qu'on lui donne
À l'ennemi elle dit bien fièrement. (bis)

Gardez votre or je garde ma puissance
Soldat prussien passez votre chemin
Moi, je ne suis qu'une enfant de la France
À l'ennemi je ne tends pas la main. (bis)

Tout en priant sous cette cathédrale
Ma mère est morte sous ce porche écroulé
Frappée à mort par l'une de vos balles
Frappée à mort par l'un de vos boulets.

Mon père est mort sur vos champs de batailles
Je n'ai pas vu l'ombre de son cercueil
Frappé à mort par l'une de vos balles
C'est la raison de ma robe de deuil. (bis)

Vous avez eu l'Alsace et la Lorraine
Vous avez eu des millions d'étrangers
Vous avez eu Germanie et Bohème
Mais mon petit cœur vous ne l'aurez jamais
Mais mon petit cœur lui restera français !



Chant du 28e RT

Notre fierté, c'est notre Régiment,
Notre Drapeau flottait sur Orléans,
Nous lui jurons partout où la bataille |
Fidélité au chant de la mitraille. | (bis)

Nos anciens ont bravé la souffrance,
Conquérants sans peur ni défaillance,
Télégraphistes Sapeurs du bataillon |
Ont combattu d'Alsace à Saïgon. | (bis)

Les Paras, Marsouins et Légionnaires,
Avec nous en action outre-mer,
Vite et bien Transmetteurs héroïques |
C'est le 28 sous le soleil d'Afrique. | (bis)

À Issoire, toujours prêts à servir,
Notre histoire éclaire notre avenir,
Le 28 rayonne dans nos cœurs |
Nous combattons fidèles à son honneur. | (bis)

En l'an 2000, quittant Montélimar
Des Transmetteurs rejoignirent Issoire
Vaillants soldats au passé magnifique |
De Tunisie, d'Algérie et d'Afrique. | (bis)



Ceux du Liban

Dans la boue les sillons
Sous le ciel gris nous marchons
Malgré la fatigue et la pluie
Malgré la famine et l'ennui
Nous veillons et nous attendons
Que pour nous gronde le canon
Si demain il nous appelait
Nous partirions sans un regret.

La France pleure ses enfants
Tombés là-bas au Levant
Nous garderons leur souvenir
Comme nous voulons bien servir
Nos Anciens du Liban
Nous précèdent en avant
Vivant pour le même horizon
Pour la France nous servirons.

Sous le soleil brûlant
Montaient nos rires et nos chants
Notre sourire était la paix
Pour tous ces enfants qui souffraient
Sur nous des orages d'acier
Sur terre se sont déchaînés
Pour que sous un ciel bas et noir
À jamais meurt tout espoir.



Chant du 1er REG

Le fanion claque et s'élève
Au dessus du pont romain.
Légionnaire marche sans trêve
Sur les pas de nos anciens.
Les médailles sonnent sur le tablier,
Sur l'épaule brille la hache du pionnier.
Honneur fidélité.
Premier régiment étranger de génie
Grenades à sept flammes sur ta cuirasse brille.
Honneur fidélité

En sondant, les baïonnettes
Chantent toutes le même refrain,
Il faut faire place nette
Déminer tout le terrain.
Les grappins soulèvent des mines piégées
Il faut avancer au mépris du danger.
Honneur fidélité.
Premier régiment étranger de génie
Grenades à sept flammes sur ta cuirasse brille.
Honneur fidélité.

Une seule devise aux lèvres :
Légio patria nostra.
Le lance flammes ou la portière
Légionnaire tu serviras.
Quand le vert et rouge de ton fanion surgit
C'est la débandade dans les rangs ennemis.
Honneur fidélité.
Premier régiment étranger de génie
Sapeur de combat sans crainte ni répit.
Honneur fidélité.



En passant par la Lorraine

En passant par la Lorraine, Avec mes sabots, (bis)
Rencontré trois capitaines,
Avec mes sabots dondaine,
Oh ! Oh ! Oh ! avec mes sabots !

Rencontré trois capitaines, Avec mes sabots, (bis)
Ils m'ont appelé vilaine,
Avec mes sabots dondaine,
Oh ! Oh ! Oh ! avec mes sabots !

Je ne suis pas si vilaine, Avec mes sabots, (bis)
Puisque le fils du roi m'aime,
Avec mes sabots dondaine,
Oh ! Oh ! Oh ! avec mes sabots !

Il m'a donné pour étrennes, Avec mes sabots, (bis)
Un bouquet de marjolaine,
Avec mes sabots dondaine,
Oh ! Oh ! Oh ! avec mes sabots !

Un bouquet de marjolaine, Avec mes sabots, (bis)
S'il fleurit, je serai reine,
Avec mes sabots dondaine,
Oh ! Oh ! Oh ! avec mes sabots !

S'il fleurit, je serai reine, Avec mes sabots, (bis)
Mais s'il meurt, je perds ma peine,
Avec mes sabots dondaine,
Oh ! Oh ! Oh ! avec mes sabots !



Monsieur de Turenne

M'sieu d'Turenne a dit au Poitevin
Qui a grand soif et lui demande à boire.
M'sieu d'Turenne a dit au Poitevin :
"Aux champs d'Alsace, il pousse aussi du vin.
Et ce vin-là pétille mieux
S'il est versé par Madame la Gloire,
Et ce vin-là pétille mieux
Lorsqu'on y mêle un flot de sang joyeux."

M'sieu d'Turenne a dit aux Provençaux
Très désireux d'entendre les cigales.
M'sieu d'Turenne a dit aux Provençaux :
"La poudre chante à l'heure des assauts.
Dans l'air en feu vous entendrez
Autour de vous la musique des balles.
Dans l'air en feu vous entendrez
Des cigalons de soleil enivrés."

M'sieu d'Turenne a dit aux gars bretons
À qui les cloches donnent du courage.
M'sieu d'Turenne a dit aux gars bretons :
"Morbleu ! Courez me prendre ces canons !
Avec le bronze l'on fera
De quoi sonner par dessus vos villages.
Avec le bronze l'on fera
De quoi sonner quand on vous mariera."

M'sieu d'Turenne a dit aux gens du Roi
Qui marchent fiers sous les drapeaux de France.
M'sieu d'Turenne a dit aux gens du Roi :
"Levez la tête et tenez le corps droit !
Aux jolis yeux, sachez, soldats,
Mousquet au poing, faire la révérence.
Aux jolis yeux, sachez, soldats,
Quant aux boulets, ne les saluez pas !"



Marche de la 2e DB

Après le Tchad, l'Angleterre et la France
Le long chemin qui mène vers Paris
Le cœur joyeux tout gonflé d'espérance
Ils ont suivi la gloire qui les conduit.
Sur une France, une croix de Lorraine,
Écusson d'or, qu'on porte fièrement,
C'est le joyau que veulent nos marraines,
C'est le flambeau de tous nos régiments.

Division de fer, toujours en avant
Les gars de Leclerc passent en chantant.
Jamais ils ne s'attardent, la victoire n'attend pas et chacun les regarde
Saluant chapeau bas.
Division de fer, toujours souriants
Les gars de Leclerc passent en chantant.
DB, Vive la deuxième DB !

Ils ont vécu des heures merveilleuses
Depuis Koufra, Ghadamès et Cherbourg.
Pour eux Paris fut l'entrée glorieuse
Mais ils voulaient la Lorraine et Strasbourg,
Et tout là-haut dans le beau ciel d'Alsace
Faire flotter notre drapeau vainqueur
C'est le serment magnifique et tenace
Qu'ils avaient fait dans les heures de douleur.

Ils ont connu des brunes et des blondes
Dans les pays qui les ont vus passer
Mais dans leur cœur un seul amour au monde
Notre pays qu'ils viennent délivrer.
C'est pour eux tous dans un doux coin de la France
La fiancée qui attend le retour,
Elle oubliera tous les jours de souffrance
Quand la victoire lui rendra son amour.

Au coin du feu dans la paix radieuse,
Très fièrement auprès de leurs enfants
Ils conteront l'histoire merveilleuse
Des bataillons de notre régiment
Gars de Leclerc sera le mot de passe
Qui groupera la poignée de Français
Disant «malgré» quand la défaite passe
Restant debout, ne se rendant jamais.



Pelot d'Hennebont

Ma chère maman, je vous écris
Que nous sommes entrés dans Paris
Que j'sommes déjà caporal
Et j'serons bientôt Général

À la bataille je combattions
Les ennemis de la nation
Et tous ceux qui se présentions
À grands coups sabres les émondions

Le Roi Louis m'a appelé
C'est « Sans Quartier » qu'il m'a nommé
Mais Sans Quartier c'est point mon nom
J'lui dis j'm'appelle Pelot d'Hennebont

J'y aquiris un biau ruban
Et je n'sais quoi au goût d'argent
Il dit boute ça sur ton habit
Et combats toujours l'ennemi

Faut que ce soye que'que chose de précieux
Pour que les autres m'appellent Monsieur,
Et fontent lou main à lou chapiau
Quand ils veulent compter au Pelot

Ma mère, si j'meurs en combattant,
J'vous enverrai ce biau ruban
Et vous l'coudrez à votre fusiau
En souvenir du gars Pelot.

Dites à mon père, à mon cousin
À mes amis que je vais bien,
Je suis leur humble serviteur
Pelot qui vous embrasse le cœur



Te sitima

Te sitima siona faka galo, ave ai sioku foi loto
Kae au nofo mote gaasi sino, fakamanatu nai iau mamio

Fakapo, fakapo, mole ke galo, mole ke galo
Wallis mote vaha mamao

Alula tagata ote kele, kae au nofo o manatui kœ
Mo ona tagata mo ona fafine, ite aho mote po fulipe

Te sitima talitali mai he, kae fai ko haku tauine
Kae fai ko haku tauine, ki sioku mokopuna vavae



Le Volontaire

Que suis-je donc sur cette terre,
Un homme qui est prêt à mourir, prêt à mourir.
Un homme qu'on appelle volontaire,
Qui sait servir et sait mourir, et sait mourir.
Que m'importe cette vie,
Pourvu quelle serve à mon idée, à mon idée.
Que m'importent toutes ces filles,
Que je n'ai jamais su aimer, oui su aimer.

Elle était blonde, elle était belle,
Et puis un jour elle est partie, elle est partie.
En emportant tout derrière elle,
Mon cœur, mon chagrin et ma vie, oui et ma vie.
Et quand je partirai en guerre,
Le cœur triste toujours devant, toujours devant.
Je penserai encore à elle,
Avant d'crever pour l'régiment, pour l'régiment.

Ô femme qui est restée fidèle,
Écoute ce chant et réfléchi, et réfléchi.
Ne brise pas d'un coup de tête,
Un amour et toute une vie, toute une vie
Pense à ce pauvre volontaire,
Mort pour se libérer, se libérer.
Pense aussi qu'il était fier,
Et qu'c'est une femme qui l'a tué, qui l'a tué.



Aux légionnaires

Quand on a bouffé son pognon
Ou gâché par un coup d'cochon
Toute sa carrière,
On prend ses godasses sur son dos,
Et l'on file au fond d'un paquebot
Aux Légionnaires.

On y trouve des copains d'partout
Y en a d'Vienne, y en a d'Montretout
Pas ordinaires,
Des aristos et des marlous
Qui se sont donnés rendez-vous
Aux Légionnaires.

Y a des avocats, des médecins,
Des juges, des marquis, des roussins
D'anciens notaires,
Mêm' des curés qui sans façons
Baptisent le Bon Dieu d'sacrés noms
Aux Légionnaires.

On vit au pays des Bicots,
Là où c'qu'il y a qu'des bourricots
Des vieilles moukères
En France, on ferait bien trop d'pétard
Et l'bourgeois a peur du cafard
Du Légionnaire.

On vit avec d'autres passions
Que l'pioupiou qui monte la faction
D'vant l'ministère,
Mieux vaut la brousse du Tonkin
Que la caserne du biffin
Pour l'Légionnaire.

Chez nous on devient pas proprio
Faut trop traîner ses godillots
Par tout' la terre,
Le pernod, les femmes et l'assaut
Dame, on n'est pas comme il faut
Aux Légionnaires.

Quinze ans on fait ce dur métier,
À moins q'un ball' vienn' prend' pitié
De not' misère,
Alors l'chacal aiguise ses crocs,
En disant j'vas croquer les os
D'un Légionnaire.

Mais ça n'est pas admis chez nous,
Un copain dit au bord d'not'trou
Quelqu'bout d'prière,
Deux morceaux d'bois en croix, un nom,
Qu'importe si c'nom là c'est pas l'bon
C't'un Légionnaire.



La complainte de Mandrin

Nous étions vingt ou trenteBrigands dans une bande,Tous habillés de blanc
À la mode des, vous m'entendez,
Tous habillés de blanc
À la mode des marchands.

La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un, vous m'entendez,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.

J'entrai dedans sa chambre,
Mon Dieu, qu'elle était grande,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main, vous m'entendez,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.

J'entrai dedans une autre
Mon Dieu, qu'elle était haute,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois, vous m'entendez,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois chariots.

Je les portai pour vendre
À la foire de Hollande
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien, vous m'entendez,
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien coûté.

Ces messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt, vous m'entendez,
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé.

Ils m'ont jugé à pendre,
Que c'est dur à entendre
À pendre et étrangler
Sur la place du, vous m'entendez,
à pendre et étrangler
Sur la place du marché.

Monté sur la potence
Je regardai la France
Je vis mes compagnons
À l'ombre d'un, vous m'entendez,
Je vis mes compagnons
À l'ombre d'un buisson.

Compagnons de misère
Allez dire à ma mère
Qu'elle ne m'reverra plus
J' suis un enfant, vous m'entendez,
Qu'elle ne m'reverra plus
J'suis un enfant perdu.



Le cor

C'est le cor du grand Roland
Qui sonne affolant,
Sous le ciel sanglant,
C'est le cor du Roi Saint-Louis,
Sonnant l'hallali
Des païens maudits.

Dans le soir d'or résonne, résonne,
Dans le soir d'or résonne le cor.
Résonne, résonne, résonne le cor.
Résonne, résonne, résonne le cor.
Dans le soir d'or résonne, résonne,
Dans le soir d'or résonne le cor.

C'est cor du gai Duguesclin
Harcelant sans frein
L'Anglais qui le craint.
C'est le cor de Jeanne Lorraine
Qui sonne et s'égrène
Dans la nuit sereine.

C'est le cor du preux Bayard
Qui dans le brouillard
Rallie les fuyards.
C'est le cor qui sonne le jour
Où la gloire accourt
Condé Luxembourg.

C'est le cor de Hoche et Marceau
Des gars en sabots
Sauvant nos drapeaux,
C'est le cor du vieil empereur
Qui sonne et se meurt
Dans l'île des pleurs.

C'est le cor des chasseurs de fer
Tenant quatre hivers
Des Vosges à l'Yser.
C'est le cor des soldats de l'ombre
Qui malgré le nombre
Non jamais ne sombrent.



Pauvre soldat revient de guerre

Pauvre soldat revient de guerre,
Tout doux.
Pauvre soldat revient de guerre,
Tout doux.
Mal équipé, tout mal vêtu,
Un pied chaussé et l'autre nu,
Tout doux.

S'en va trouver dame l'hôtesse,
Tout doux.
S'en va trouver dame l'hôtesse,
Tout doux.
Qu'on apporte ici du vin blanc
Que le soldat boive en passant !
Tout doux.

Pauvre soldat se mit à boire,
Tout doux.
Pauvre soldat se mit à boire,
Tout doux.
Se mit à boire et à chanter.
La belle se mit à pleurer.
Tout doux.

Qu'avez-vous donc, dame l'hôtesse ?
Tout doux.
Qu'avez-vous donc, dame l'hôtesse ?
Tout doux.
Regrettez-vous votre vin blanc,
Que le soldat boit en passant ?
Tout doux.

N'est point mon vin que je regrette.
Tout doux.
N'est point mon vin que je regrette.
Tout doux.
Mais c'est la mort de mon mari.
Monsieur, vous ressemblez à lui !
Tout doux.

Ah ! Dites-moi, dame l'hôtesse,
Tout doux.
Ah ! Dites-moi, dame l'hôtesse,
Tout doux.
Vous aviez de lui trois enfants.
En voilà quatre z'à présent !
Tout doux.

J'ai tant reçu de tristes lettres,
Tout doux.
J'ai tant reçu de tristes lettres,
Tout doux.
Qu'il était mort et enterré,
Que je me suis remariée. »
Tout doux.

Pauvre soldat vida son verre.
Tout doux.
Pauvre soldat vida son verre.
Tout doux.
Sans remercier, tout en pleurant
S'en retourna-t-au régiment.
Tout doux.



La Piémontaise - Chant du 3e RI

Ah oui ! J'ai le cœur à mon aise
Quand j'ai ma mie auprès de moi,
De temps en temps je la regarde
Et je lui dis : embrasse-moi ! (bis)

Comment veux tu que je t'embrasse ?
Quand on me dit du mal de toi ?
On dit que tu pars pour la guerre
Dans le Piémont, servir le Roy. (bis)

Ceux qui t'ont dit cela ma belle,
Ils t'ont bien dit la vérité.
Mon cheval est à l'écurie,
Sellé, bridé, prêt à partir. (bis)

Quand tu seras dans ces campagnes,
Tu n'y penseras plus à moi.
Tu penseras qu'aux Piémontaises
Qui sont cent fois plus belles que moi. (bis)

Si fait, si fait, si fait, ma belle,
Le penserai toujours à toi.
Le ferai faire une belle image
Toute à la semblance de toi. (bis)

Quand je serai z'à table à boire,
À mes camarades je dirai :
Chers camarades, venez voir
Celle que mon cœur a tant aimée. (bis)

Je l'ai z'aimée, je l'aime encore
Je l'aimerai tant que je vivrai.
Je l'aimerai quand je serai mort
Si c'est donné aux trépassés. (bis)



La Saint Hubert

Ô Saint-Hubert ! Ô patron de la chasse !
Toi qu'exaltait la fanfare au galop !
En poursuivant l'animal à la trace,
Tu le forçais sous l'élan des chevaux.

Nous les derniers descendants de ta race,
Arrache-nous aux plaisirs avilis.
Emplis nos cœurs de jeunesse et d'audace.
Dans la forêt fais nous chasseurs hardis.

Quand tu viendras, la chasse terminée,
Pour appeler notre nom à son tour,
Épargne-nous les tristes mélopées ;
Tu sonneras pour nous le grand retour.



Se canto

Dessous ma fenêtre,
Y'a un oiselet
Toute la nuit chante,
Chante sa chanson.

S'il chante, qu'il chante.
Ce n'est pas pour moi,
Mais c'est pour ma mie
Qui est loin de moi.

Ces fières montagnes,
À mes yeux navrés,
Cachent de ma mie
Les traits bien-aimés.

Baissez-vous montagnes,
Plaines, haussez-vous,
Que mes yeux s'en aillent
Où sont mes amours.

Les chères montagnes,
Tant s'abaisseront,
Qu'à la fin ma mie
Mes yeux reverront.



La sentinelle

Perdu dans ce désert
Pour y servir la France,
Tu veilles en rêvant au beau pays natal.
Tout dort, tout dort.
Et tes compagnons, sûrs de ta vigilance
S'éveilleront dispos au clairon matinal.

Qui vive ? Oh-là ! Qui vive ?
Rien, nul écho n'arrive
Et dans l'ombre rien ne luit.
Tout repose et tout sommeille,
Dormez soldats car je veille.
Sentinelle bonne nuit, bonne nuit.

Ici mille dangers,
Au ciel et sur la terre,
La nuit c'est l'embuscade et le jour le soleil,
La mort, la mort.
Mais de ton devoir le sentiment austère
Te rend tout ton courage et tu cries pour l'éveil.



Te souviens-tu ?

Te souviens-tu ? disait un capitaine
Au vétéran qui mendiait son pain.
Te souviens-tu qu'autrefois dans la plaine,
Tu détournas un sabre de mon sein ?
Sous les drapeaux d'une mère chérie,
Tous deux jadis nous avons combattu.
Je m'en souviens car je te dois la vie,

Mais toi soldat, dis-moi t'en souviens-tu ?

Te souviens-tu de ces jours trop rapides
Où le Français acquit tant de renom ?
Te souviens-tu que sur les pyramides,
Chacun de nous osa graver son nom ?
Malgré les vents et la rareté des landes,
On vit flotter après l'avoir vaincu,
Nos Étendards sur le berceau du monde.

Te souviens-tu que les preux d'Italie,
Ont vainement combattu contre nous ?
Te souviens-tu que les preux d'Ibérie,
Devant nos chefs ont plié le genoux ?
Te souviens-tu qu'aux champs de l'Allemagne,
Nos bataillons, arrivant impromptu,
En quatre jours ont fait une campagne.

Te souviens-tu de ces plaines glacées
Où le Français, abordant en vainqueur,
Vit sur son front les neiges amassées
Glacer son corps, sans refroidir son cœur ?
Souvent alors au milieu des alarmes,
Nos pleurs coulaient mais notre œil abattu
Brillait encore lorsqu'on volait aux armes.

Te souviens-tu qu'un jour notre patrie
Vivante encore descendit au cercueil
Et que l'on vit dans Lutèce flétrie,
Des étrangers marcher avec orgueil ?
Grave en ton cœur ce jour pour le maudire !
Et quand Bellone enfin aura paru,
Qu'un chef jamais n'ait besoin de te dire,

Te souviens-tu... mais ici ma voix tremble,
Car je n'ai plus de noble souvenir !
Bientôt l'ami nous pleurerons ensemble,
En attendant un meilleur avenir.
Mais si la mort planant sur ma chaumière
Me rappelait ton repos qui m'est dû,
Tu fermeras doucement ma paupière

En me disant : "soldat t'en souviens-tu ?" (bis)



Ah ! que nos pères étaient heureux

Ah ! que nos pèr's étaient heureux (bis)
Quand ils étaient à table,
Le vin coulait à flot pour eux (bis)
Ce leur était fort agréable

Et ils buvaient à pleins tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu !
Bien autrement que nous, morbleu
Bien autrement que nous.

Ils n'avaient ni riches buffets (bis)
Ni verres de Venise,
Mais ils avaient des gobelets (bis)
Aussi grands que leur barbe grise

Ils ne savaient ni le latin (bis)
Ni la théosophie,
Mais ils avaient le goût du vin (bis)
C'était là leur philosophie,

Quand ils avaient quelque chagrin (bis)
Ou quelque maladie,
Ils plantaient là le médecin (bis)
L'apothicair', sa pharmacie

Et quand le petit dieu Amour (bis)
Leur envoyait quelque donzelle,
Sans peur, sans feinte et sans détour (bis)
Ils plantaient là la demoiselle

Celui qui planta le provin (bis)
Au beau pays de France,
Dans l'éclat du rubis divin (bis)
A fait jaillir notre espérance

Amis buvons à nos tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu!
L'avenir est à nous, morbleu!
L'avenir est à nous.



Auprès de ma blonde

Dans les jardins de mon père,
Les lilas sont fleuris ; (bis)
Tous les oiseaux du monde
Viennent y faire leurs nids.

Auprès de ma blonde,
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
Auprès de ma blonde,
Qu'il fait bon dormir.

Tous les oiseaux du monde
Viennent y faire leurs nids, (bis)
La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix.

La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix (bis)
Et ma joli' colombe,
Qui chante jour et nuit.

Et ma joli' colombe,
Qui chante jour et nuit (bis)
Ell' chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari.

Ell' chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari. (bis)
Pour moi ne chante guère,
Car j'en ai un joli.

Pour moi ne chante guère,
Car j'en ai un joli, (bis)
Mais dites-moi donc belle
Où est votre mari ?

Mais dites-moi donc belle,
Où est votre mari ? (bis)
Il est dans la Hollande,
Les Hollandais l'ont pris !

Il est dans la Hollande,
Les Hollandais l'ont pris ! (bis)
Que donneriez-vous, belle
À qui l'ira quérir ?

Que donneriez-vous, belle,
À qui l'ira quérir ? (bis)
Je donnerais Touraine,
Paris et Saint-Denis.

Je donnerais Touraine,
Paris et Saint-Denis, (bis)
Les tours de Notre-Dame,
Le clocher d' mon pays.

Les tours de Notre-Dame
Le clocher d' mon pays, (bis)
Et ma jolie colombe,
Qui chante jour et nuit.



La bourguignonne

Au pied d'une vigne
Je naquis un jour,
D'une mère digne
De tous mes amours.
Depuis ma naissance
Elle m'a nourri
En reconnaissance
Moi je la chéris.

Joyeux enfants de la Bourgogne
Je n'ai jamais eu de guignon,
Quand je vois rougir ma trogne
Je suis fier d'être bourguignon.

Assis sous la treille
Plus heureux qu'un roi,
Toujours ma bouteille
À côté de moi.
Jamais je m'embrouille
Car chaque matin
Je me débarbouille
Dans un verre de vin.

Madère et Champagne
Approchez un peu,
Et vous, vins d'Espagne,
Malgré votre feu,
Le jus de l'ivrogne
Réclame ses droits,
Devant la Bourgogne
Saluez trois fois.



C'est à boire qu'il nous faut

Nous étions cinq, six bons bougres
Qui rev'nions de Longjumeau.
On entra dans une auberge
Pour y boir' du vin nouveau-eau !

C'est à boire, à boire, à boire,
C'est à boire qu'il nous faut.
Oh ! oh ! oh ! oh !
C'est à boire, à boire, à boire,
C'est à boire qu'il nous faut !

On entra dans une auberge
Pour y boir' du vin nouveau.
Chacun fouilla dans sa poche
Quand il fallut payer l' pot, oh !

Chacun fouilla dans sa poche
Quand il fallut payer l' pot,
Le plus riche fouill' dans la sienne
Et n'y trouva qu'un écu faux, oh !

Le plus riche fouill' dans la sienne
Et n'y trouva qu'un écu faux.
Sacré bleu dit la patronne
Qu'on leur prenne leurs shakos, oh !

Sacré bleu dit la patronne
Qu'on leur prenne leurs shakos.
Nom de Dieu, dit la patronne,
Leurs capot's, leurs godillots, oh !

Nom de Dieu, dit la patronne,
Leurs capot's, leurs godillots.
Quand ils furent en liquette
Ils montèr'nt sur les tonneaux, oh !



Jean-François de Nantes

C'est Jean-François de Nantes
Oué, oué, oué.
Gabier de la Fringante.
Oh ! Mes bouées Jean-François.

Débarque de campagne
Fier comme un Roi d'Espagne.

En vrac dedans sa bourse
Il a vingt mois de course.

Une montre, une chaîne
Qui vaut une baleine.

Branle bas chez son hôtesse
Carambole et largesses.

La plus belle servante
L'emmène dans sa soupente.

De concert avec elle
Oué, oué, oué.

Navigue sur mer belle.
Oh ! Mes bouées Jean-François.

En vidant sa bouteille
Tout son or appareille.

Montre, chaîne se baladent
Jean-François est malade.

À l'hôpital de Nantes
Jean-François se lamente.

Il ferait de la peine
Même à son capitaine.

Et les draps de sa couche
Déchire avec sa bouche.

Pauvre Jean-François de Nantes
Gabier de la Fringante.



Le pauvre aveugle

Un pauvre aveugle, qui n'y voyait rien
Rencontre une dame (bis)
Un pauvre aveugle, qui n'y voyait rien
Rencontre une dame, qui lui veut du bien.

Faites lui du bien, bien, bien, bien, bien, bien
À ce pauvre aveugle, à ce pauvre aveugle !
Faite lui du bien, bien, bien, bien, bien, bien
À ce pauvre aveugle qui n'y voyait rien.

Mon pauvre aveugle, voulez-vous des œufs
Non merci madame (bis)
Mon pauvre aveugle, voulez-vous des œufs
Non merci madame, j'en ai déjà deux.

Mon pauvre aveugle voulez-vous du pain
Non merci madame (bis)
Mon pauvre aveugle, voulez-vous du pain
Non merci madame, j'en ai déjà un.

Mon pauvre aveugle, mais que voulez-vous
Je voudrais madame (bis)
Mon pauvre aveugle, mais que voulez-vous
Je voudrais madame, coucher avec vous.

Mon pauvre aveugle, vous n'y verrez rien
ça ne fait rien madame (bis)
Mon pauvre aveugle, vous n'y verrez rien
ça ne fait rien madame, j'y mettrai les mains.



Le père Abraham

C'est le père Abraham's, et ses 7 fils,
7 fils, et le père Abraham's, Tchoutchou !
Il ne rit jamais, ne sourit jamais,
Mais tous les jours il est comme ça !
Et le bras gauche !!

C'est le père Abraham's, et ses 7 fils,
7 fils, et le père Abraham's, Tchoutchou !
Il ne rit jamais, ne sourit jamais,
Mais tous les jours il est comme ça !
Et le bras gauche !! Et le bras droit !!

C'est le père Abraham's, et ses 7 fils,
7 fils, et le père Abraham's, Tchoutchou !
Il ne rit jamais, ne sourit jamais,
Mais tous les jours il est comme ça !
Et le bras gauche !! Et le bras droit !!
Et le pied gauche !!

C'est le père Abraham's, et ses 7 fils,
7 fils, et le père Abraham's, Tchoutchou !
Il ne rit jamais, ne sourit jamais,
Mais tous les jours il est comme ça !
Et le bras gauche !! Et le bras droit !!
Et le pied gauche !! Et le pied droit !!

C'est le père Abraham's, et ses 7 fils,
7 fils, et le père Abraham's, Tchoutchou !
Il ne rit jamais, ne sourit jamais,
Mais tous les jours il est comme ça !
Et le bras gauche !! Et le bras droit !!
Et le pied gauche !! Et le pied droit !!
Et le cul !!

C'est le père Abraham's, et ses 7 fils,
7 fils, et le père Abraham's, Tchoutchou !
Il ne rit jamais, ne sourit jamais,
Mais tous les jours il est comme ça !
Et le bras gauche !! Et le bras droit !!
Et le pied gauche !! Et le pied droit !!
Et le cul !! Et la teub !!

C'est le père Abraham's, et ses 7 fils,
7 fils, et le père Abraham's, Tchoutchou !
Il ne rit jamais, ne sourit jamais,
Mais tous les jours il est comme ça!
Et le bras gauche !! Et le bras droit !!
Et le pied gauche !! Et le pied droit !!
Et le cul !! Et la teub !!
Et la langue !!



Le chant du Transmetteur

Par delà les terres et l'océan
Sur tous les fronts offrant sa vie,
Le transmetteur va de l'avant
Pour relier et unir aussi.

À travers l'espace et le ciel
Transmetteur : porte les nouvelles !
Au nom de la France et par Saint Gabriel
Un cri : "Vive les Transmissions !"

Avec honneur il s'est battu,
Des champs de la Somme à l'Italie,
Beaucoup de pertes il a connu,
De Verdun jusqu'à l'Algérie.

Quand au combat le danger couve,
Il n'affirme rien qu'il ne prouve.
Par les ondes et pour les siens
Il doit agir vite et bien.

Héritier des anciens sapeurs,
Et fier et droit à l'oreille fine,
Le transmetteur crie à grand cœur :
"Qui me regarde s'incline".

Tout dévoué à sa patrie
Il entra dans la résistance.
Vers l'Indochine il est parti,
Pour ta gloire, Ô toi ma France.

Bravant la mort et la souffrance,
Car rien ne craint que le silence ;
Et pour pouvoir vaincre l'adversaire,
Unir les armes il faut le faire.

Le regard droit vers l'avenir,
Pour honorer ses chers anciens,
Sans cesse soutenir sans faillir,
La perfection est un besoin.

Par calme ou tempête dans les cieux,
Le cœur ardent et généreux,
Son action reste vive et sûre,
Il est la foudre dans l'azur.

Pour la gloire des transmetteurs
Si t'es l'ancien, sois le meilleur.
La maîtrise de l'information
Donnera victoire à la nation.



Chant du 1er RAMa

En Bretagne dans un port de guerre
À Lorient pour mieux s'expliquer
Se trouve un régiment de fer
Dont on vous a souvent parlé
L'artillerie coloniale mes frères
Celle qui n'a jamais reculé
Qui a fait trembler l'univers
Par ses exploits et sa fierté.

Nos ennemis dans leur malheur
Se souviennent dans leurs prières
De notre devise guerrière
Alter post fulmina terror
Des combats de Lützen à nos jours
Comme à Bazeilles, se trouvera
Le 1er RAMa, encore et toujours le 1er RAMa

Mais dans ces grands pays sauvages
Où la mort guette à chaque pas
Où la fièvre fait de grands ravages
Bien plus que la lance des Hovas
Le bigor va pourtant sans crainte
S'il est frappé du Pavillon Noir
Il mourra sans pousser une plainte
Pour son pays et pour l'Étendard.

Quand ils sont désignés pour partir
Pour la Chine ou Madagascar
L'Tonkin, la Nouvelle-Calédonie
Il faut les voir faire du pétard
Car c'est la bombe tous les jours
Tous les jours c'est la folie
Car on ne rigole pas toujours
Là-bas bien loin aux colonies.

Mais quand ils quittent la terre ferme
Faut les voir sur le pont du bateau
Crier tous d'une voix ferme
C'est pour notre vieux drapeau
Soyez sans crainte petite mère
Consolez-vous belle fiancée
Je suis un gars solide et fier
Et j'ai l'âme bien trempée.

Mais hélas lorsqu'un beau matin
On lève l'ancre pour le départ
On a beau faire le malin
Ça nous travaille tout de même le cafard
Car on pense à son adorée
À sa mère, à ses vieux parents
Mis tant pis, c'est la destinée
Le pays a besoin d'ses enfants.

Que l'aventure continue
"Ed' la lunette ed' nos longues vues"
Tout azimut scrutent la brume
Qu'à la suite des anciens de la Somme
Et des Africains de Champrosay
De Bir Hakeim libres français
Des Balkans aux plus vastes horizons
Résonne le son de nos canons.



Chant du 1er RIMa

Flibustiers épris de liberté,
Matelots, soldats aventuriers,
Sous un même drapeau rassemblés,
Les Troupes de Marines étaient nées.
De la Chine aux plateaux du Mexique
De Lybie aux îles de la Baltique,
Sur les 5 continents ils vainquirent
Et taillèrent à la France un empire.

Premier Régiment de Marine,
Qui sait où le vent soufflera,
Le monde et l'ancre sur nos poitrines,
Seule la mort nous arrêtera.

Par trois fois sur son sol menacée,
La France en péril a appelé.
De toutes races, ils ont répondu
En frères d'armes, ils ont combattu.
Bazeilles, Rossignol et Crepey
Ces trois noms, Marsouin n'oublie jamais,
Jusqu'au sacrifice ils ont lutté
Par trois fois le drapeau fut sauvé.

Refusant de déposer les armes
Au cœur de la Seconde guerre Mondiale,
Ils partirent dans les déserts d'Afrique,
Aux côtés des alliés britanniques.
Bir Hakein et Tobrouk en Lybie
Garigliano en Italie,
Jusqu'au bout, ils ont donné leur vie,
Pour libérer notre mère patrie.

À présent, forts de notre passé,
Sur blindés nous œuvrons pour la paix.
Et toujours nous écrivons l'histoire,
Des Balkans à la Côte d'Ivoire.
Nos escadrons en Afghanistan,
Fiers des couleurs du régiment,
Ne conservent comme seul paquetage,
Que fierté, traditions et courage.



Chant du 9e RIMa

Du Tonkin à la Guyane
De Hanoi à l'île Cayenne
Sur les jonques du fleuve rouge
Aux pirogues du Maroni.

L'ancre d'or du chiffre neuf
En terre amazonienne
De trijonction à borne six
L'enfer vert du marsouin.

Sur la piste de nos anciens
Aujourd'hui nous avançons
Nous sommes fiers de servir
Au neuvième de Marine.

L'ancre d'or du chiffre neuf
En terre amazonienne
De trijonction à borne six
L'enfer vert du marsouin.

Nou rivé la Guyane
Pou nou fé service en nou
Nou tapé difficulté
Cé marsouin la en nou allé.



Chant du 33e RIMa

Tiens, voilà le 33
Regardez passer ses soldats
Marsouins, Bigors fiers de l'ancre d'Or
N'ont pas peur de plus rudes efforts
Dans l'humide Guyane
Ou dans la poussière des savanes
En Guadeloupe et en Martinique
Ils gardent leur allure dynamique.

Nos anciens ont lutté pour sauver la liberté
Dans l'Aisne et en Champagne ils ont toujours su montrer
Par leurs actions d'éclat, dans les plus durs combats
Qu'entre frères ils pouvaient tout espérer
De Verdun à la Marne, ils ont toujours résisté,
Et jamais à l'honneur ils n'ont failli
Puisse leur gloire et leur fidélité
Servir d'exemple aux Marsouins d'aujourd'hui.

Fiers Marsouins du 33
Chantons tous d'une même voix
Ces chants guerriers qui proclameront
"Respect, honneur à nos traditions"
Fort de notre rigueur,
Nous serons toujours les meilleurs
Sachons que celui qui verra
Dira "c'est un Marsouin du 33"

On est comme ça au 33.



Chant de la compagnie portée

Là-bas t'en souviens-tu mon gars ?
Là-bas, loin du foyer là-bas,
Peinant dans la rizière,
L'allure fière, nous chantions tout bas.

Para debout, accroche et avance d'un pas,
L'air te fouette et comme naguère
Tu sais que tous dans un même hourra
Nous franchirons cette sacrée portière.

Demain, où tu seras mon gars ?
Demain, nous sauterons là-bas,
Allons plein d'insouciance,
La bonne chance toujours te guidera.

Sais-tu si tu reviens mon gars ?
Sais-tu que ceux qui sont là-bas
Au loin sous une coupole
Le destin toujours les veillera.



Chant des paras du 14

Au régiment de Forez et de Béarn
Ses compagnies ont connu de belles victoires
Nous sommes fiers de son passé glorieux
Sous le drapeau on chante le brave 14
Notre symbole la casquette du père Bugeaud
Sous le regard protecteur de saint Michel
Dans les airs aussi bien que sur la terre
Fiers de servir nous arborons le béret rouge

Et tous unis comme au front
C'est le chant des paras du 14
Et tous unis comme au front
C'est l'esprit du 14 | (bis)

Combattants héros de la grande guerre
En leur mémoire nous portons la fourragère
Pour le tribut payé en Algérie
Gloire au 14 et a ses fils meurtris
Des dunes du golfe jusqu'en Ex-Yougoslavie
Regardez bien ces vaillantes compagnies
Elles portent haut ses valeurs, son histoire
Pour maintenir les traditions,
Elles seront toujours là



Chant du 1er RTP

Nos origines sont en Indo
Les anciens ont montré la voie
Ravitailler les commandos
Passer la porte du dakota
Aujourd'hui tout comme eux hier
Qu'il y ait la guerre ou la misère
Notre force est nos savoir-faire
Para et colis mettre à terre

C'est par le ciel, partout, pour tous, notre devise (bis)
Toujours plus haut, toujours plus loin
Nous sommes les hommes du 1er RTP

Paras plieurs et chefs-largueurs
Parfois les larmes souvent la sueur
Des quatre coins de la planète
Où nous sommes toujours en alerte
Nous sommes fiers de notre Étendard
De nos couleurs orange et noire
Basés au pied des Pyrénées
Nous sommes du 1er RTP



Chant du 7e RPCS

C'est le 7e RPCS
Qui après bien des années
De sueur, de sang et de prouesses
À La Pérouse renaît.
Para des années cinquante,
La relève est assurée.
Ceux de la classe montante
Mériteront leur béret.
Le porter c'est tout un honneur
Il faut le porter dans son cœur
Il faut le porter dans son cœur.
Le béret rouge qu'on révère
Le fut par le sang versé
Et ses deux rubans noirs derrière
Portent les deuils amassés.
Tout ceux qui alors tombèrent
Savaient ce qu'ils défendaient
Car on défend à la guerre
Sa maison et ses idées.

À présent comme hier les paras
Quand il le faut sont toujours là
Quand il le faut sont toujours là.
En Annam, au Laos, au Tonkin
Partout ou ça pétait sec
Ils vous le diront tous les Anciens
On larguait les gars du 7
Le premier mort en Indochine
Fut Raymond Duc, adjudant.
Que son exemple en nous revive
Et nous donne du mordant.

Tels nos Anciens poussons le cri
"Au paquet ! sus à l'ennemi !"
"Au paquet ! sus à l'ennemi !"
Combien de batailles épiques
En Indo le 7 livra
Dont la résistance héroÏque
De la 13 à Yen-Cu-Ha
Hoa-Binh, Boi-Khe, An-Khoai
Mauritanie et Gabon
Tous ces enfers de mitraille
Ont forgé nos traditions.
Préparons nous jour après jour
Et nous vaincrons à notre tour
Et nous vaincrons à notre tour !



Chant du 9e RCP

Ami chantons ensemble
C'est le refrain des paras
La voix qui nous rassemble
Dirige toujours nos pas
Pour avoir la victoire
Dans la voie que nous avons choisie

Nous faisons le serment que rien au monde
Ne pourra refroidir notre ardeur
Sous la soie des trois couleurs
Nous les enfants de la gloire

Régiment de Normandie
Tu te bats à Fontenoy
En campagne d'Italie
Courageusement tu guerroies
Sous le 9e RI
En aucun cas tu ne décevras

Héros de la grande guerre
De Verdun au Soissonnais
Vous pouvez être fiers
De ce que vous avez fait
Vous êtes la lumière
Qui marqua le pays à jamais

Paras en Algérie
Somalie, Yougoslavie
Avez donné vos vies
Comme ceux du 9e RI
Pour servir la patrie
Dans la voie que vous avez choisie

Debout la terre est sombre
Le soleil est sans éclat
Debout,sortant de l'ombre
Sûrs d'eux même pour le combat
Prêts à jaillir en nombre
Tous ensemble au 9e para.



Chant du 13e RDP

Nous sommes descendants des fiers dragons
De l'Impératrice, nos escadrons
vainqueurs à Austerlitz, à Iéna, La Moskova
Ont fait l'impossible et vont encore bien au-delà

Comme notre griffon
Tour à tour aigle et lion
Nous sommes soldats du ciel et de la terre
Parachutiste un soir
Commando le lendemain
Les armes à la main pour suivre notre destin
Nous irons nous battre un jour
Pour l'honneur et pour l'amour
De la liberté de la patrie

Ces charges que l'on empoigne
Deviennent nos compagnes
Quand nous partons la nuit vers l'inconnu
Disparaître dans les bois
La mission faisant foi
Dans la pluie, le vent, nous restons à l'affût
C'est ça notre destin
C'est de vivre en clandestin
Silence, discrétion, c'est notre but



Chant du 35e RAP

Par le feu de leurs canons
Dans la boue, l'argile, la poudre,
Ils ont inscrit de leur sang
Sur l'Étendard du Régiment
Ces batailles de la Grande Guerre
On leur doit notre fourragère.

Souviens-toi jeune para
De tes anciens du 35
Souviens-toi et surtout n'oublie pas
Que tu peux être fier
De porter un béret rouge
Comme tu portes haut et fort notre devise :
"Droit devant!"

Après Foch, il suit Mengus
L'artilleur devient para.
Des rizières d'Indochine
Au soleil brûlant des Aurès
Jusqu'aux plaines du Liban,
Il connaît gloire et souffrance.

Toujours présent dans le monde
Protégé par St Michel.
Sous son pépin dans le ciel
Il voit ses belles Pyrénées
Et sait pourquoi lui aussi
Est prêt à "mourir en chantant"



De nos Pyrénées jolies

De nos Pyrénées jolies
Nous avons gardé au cœur
Les vallées et les prairies.
Et des filles les douceurs

Que résonne,serment d'homme,
Ce cri vainqueur
Notre ardeur, nos chants, nos feux
Feront la gloire des paras

Amoureux des terres lointaines
Des faibles, les protecteurs
Artilleurs du 35ème
Foudroyant nos détracteurs,

Paras des grandes batailles
De la France les défenseurs
Dans le vent et la mitraille
Sachons vaincre avec fureur

Pour la nation c'est notre choix
Portés par les ailes du vent
Servir l'acier sous la soie
Face au danger " Droit devant"

Ô sainte Barbe, Ô saint Michel,
Donnez-nous ce seul serment
Sur la terre comme au ciel
Que de mourir en chantant.



Marche du 1er commando de France

Quel est cet orage qui gronde ?
Quel est ce signe dans le ciel ?
Est-ce la fin de notre monde,
L'apocalypse qui nous réveille ?
Ce sont nos frères, nos camarades
Qui scandent ensemble et en cadence
Le grand Requiem de parade
Du Premier Commando de France

C'est la grande marche virile,
C'est la grande marche du sang,
C'est le grand rythme des cœurs d'hommes,
Oh Commando !
C'est la grande marche virile des Commandos
C'est la grande marche du sang des Commandos
C'est le grand rythme des cœurs d'hommes,
Que les femmes, ah les femmes, n'entendent jamais
Commando
Que les femmes, ah les femmes, n'entendent jamais
C'est du sang nouveau
Comme du vin nouveau
Mais pas pour les lèvres des femmes.

Ils ont vaincu sous un ciel noir,
Mais ils n'ont pas pleuré leurs morts
Car dans l'amour de la victoire,
Ils se sont révélés plus forts.
Ils ont servi sur leurs tombeaux
Une patrie que leur vaillance
Fera plus nette que les couteaux
Du Premier Commando de France.

Un jour on les verra combattre
Ils seront beaux, ils seront purs
Ainsi ils marchent volontaires,
Vers la mitraille, sans murmure
Et sans murmure dans la souffrance
Pour mieux entendre au loin les cris
Écho des morts des ennemis
Du Premier Commando de France.



Sur la route

Sur la route, près d'un vieux chêne,
Deux paras sont là postés.
Ils écoutent sur la route,
Un coup part, l'un d'eux tombe frappé.

Mon village aux frais ombrages,
Où m'attend ma bien-aimée,
Où les roses fraîches éclosent,
Elle attend le retour espéré.

Sur la route près d'un vieux chêne,
Un para est là posté.
Il veut croire que la gloire,
Ne permet pas le moindre regret.

Dans l'orage,
Malgré notre âge,
Nous saurons nous imposer.
Les rafales,
Et les balles,
Ne pourront jamais nous arrêter (bis)

Camarades,
Vieux camarades
Si la mort frappe en chemin,
La victoire,
Et la gloire,
Resteront toujours entre nos mains (bis)



Valse du bataillon de choc

Les chasseurs du Bataillon de choc,
Sont des p'tits gars un peu loufoques.
Quand on est parachutiste,
On devient je m'enfoutiste.
Il y a aussi les p'tits bateaux,
Qui nous ont donné le goût d'l'eau.
Mais pour ça n'allez pas croire,
Que l'on n'aime pas le pinard.
Bataillon, tu es mes amours,
J'ai juré de t'aimer toujours,
Et depuis qu'on attend le premier saut,
On devient d'plus en plus dingo.
Ça n'est pas encore cette semaine,
Ça sera pour la s'maine prochaine,
Mais pour nous enlever le goût du pépin,
On nous ballade en sous-marin.
Le close-combat, les explosifs,
Ça n'est pas très récréatif,
Mais si le boche fait l'mariole,
Il n'aura pas l'beau rôle.
On nous apprend, c'est épatant,
L'éjection de l'œil en deux temps,
Mais ce qui nous plaît pas,
C'est les pluches après les repas.
Bataillon, tu es mes amours,
J'ai juré de t'aimer toujours,
Mais les propriétaires de poulaillers,
Voudraient nous voir décaniller,
Car en attendant le départ,
Afin d'être prêts pour la bagarre,
À défaut de ch'mises noires ou de fridolins
On s'entraîne sur les lapins.
Il nous arrive de temps en temps,
Quelques petits désagréments.
Y'a l'histoire du Général
Qui a fait du scandale.
Mais à part ça, pour le boulot
Y'a pas à dire on est réglo
Et quand viendra le grand jour
On dira en pointe toujours
Bataillon tu es mes amours
J'te quit'rai quand même un beau jour
Mais j'espère qu'entre temps dans la bagarre
Tu seras couvert de gloire
Quand on parlera d'tes soldats
On dira qu'c'étaient des p'tits gars
Qui n'ont pas hésité à donner leur vie
Pour le salut de la patrie.



Chant du 18e RT

Au lendemain de cette grande guerre,
C'est en Lorraine que tout a commencé.
Des vieux sapeurs au cœur des forteresses, }bis
Nous héritons nos lettres de noblesse. }bis

En d'autres temps de misère et de fer,
Naquit cette arme qui fait notre fierté.
D'Afrique du Nord jusqu'aux rives de Provence, (bis)
Les transmetteurs ont débarqué en France. (bis)

De l'Allemagne aux sables du désert,
Sur tous les fronts la cuirasse a brillé.
Sachons puiser dans nos pages de gloire, }bis
L'ardeur, la foi qui ferons notre histoire. }bis

Sur cette terre meurtrie de Normandie,
Les transmetteurs arrivent aujourd'hui.
Les sacrifices que tant ont accordés, }bis
Le 18e saura s'en inspirer. }bis

Et si demain la Patrie nous appelle,
Nous partirons remplis de ton ardeur,
Tressaille l'ennemi et sonne le rappel,
Saint Gabriel, et nous serons vainqueurs.



Chant du 42e RT

Nos anciens africains du corps expéditionnaire
Ont lutté et vaincus bravés le feu et le fer
Pour montrer au fier général Juin le message de la victoire
Pour montrer au fier général Juin la valeur des transmetteurs

42e de Radstatt et d'Acher
S'en est allé en Mayenne
Vaillant et fier
Voyez Ferrié face au drapeau
Il nous exhorte de son regard de fer
42e de Radstatt et d'Acher
S'en est allé en Mayenne
Vaillant et fier
Voyez Ferrié face au drapeau
Il veut nous dire qu'il faut le faire

Les deux ponts unissaient les soldats victorieux
L'Allemagne fut le sol du nouveau 42
La cigogne s'envole vers le couchant à l'appel de la brigade
La cigogne s'envole vers le couchant et répond au ralliement

Par ses valeureux au sein du corps européen
S'achève d'un regard jeté au dessus de Rhin
jusqu'au cœur de l'Afrique la cigogne déploie ses ailes
D'Afghanistan aux plaines d'Arabie notre beau drapeau s'élève

Comme tous ces transmetteurs du corps expéditionnaire
Nous nous dressons prêts à braver le feu et le fer
Pour fournir à notre général les moyens de la victoire
Pour montrer à notre général ce que valent les transmetteurs



Chant du 48e RT

Relier et ainsi unir,
Dans la devise à l'unisson,
La cohésion dans la mission
Donnent la force de tenir.
D'Agen, de Bordeaux, de Limoges,
Là où risque et devoir s'épousent,
D'Agen, de Bordeaux, de Toulouse,
Ils partent, rien ne les déloge.

Professionnels du Quarante huit
Preux transmetteurs, soldats d'abord (bis)

Afrique Balkans, outremer,
Partout où rayonne la France,
Là où s'installe la violence,
Ils servent la patrie, leur mère.
L'engagement est leur vocation,
Kaboul, N'Djamena, Bangui,
Abidjan, Phnom Penh, Djibouti,
L'action est leur ambition.

Tactique ou bien premier métier,
Ils marchent, ils courent et tirent,
Si la souffrance les attire,
C'est pour vivre avec fierté.
Frères d'Armes et tous unis,
Dans les succès et dans les peines,
Ils sont tous de la même veine,
Celle qui aux autres donnent envie.



Les Traqueurs d'ondes - Chant du 54e RT

Les tirailleurs et les goumiers libérant la Patrie
Puis ensuite les appelés dans les djebels en Algérie
Grâce à nos anciens toujours sur les ondes
N'ont jamais manqué de soutien, d'appuis.
Rien affirmer qu'on ne puisse prouver.

Les traqueurs d'ondes veillent pour vous (bis)

Recréé face au mur et face aux hordes soviétiques
Face au rideau de fer aidé par les centres aux frontières
Toujours à l'écoute, toujours en avant
Ne dormant jamais, l'oreille aux aguets
Rien n'affirmer qu'on ne puisse prouver.

Les légionnaires, les marsouins, les cavaliers, les biffins
Partout en première ligne lorsque le combat fait signe
Sont toujours heureux lorsque la GE
Leur fournit l'appui face à l'ennemi
Rien n'affirmer qu'on ne puisse prouver

Si toi aussi l'ami tu rêves d'horizons lointains
De sites isolés, de patrouilles ou bien de grands déserts
Le casque sur la tête et l'arme à la main
Le danger présent et le cœur ardent
Fier de servir, tourné vers l'avenir



Les officiers de Saint Gabriel

Sous le feu de la mitraille
Allaient nos anciens sans peur
Relier le champ de bataille
Au nom de nos trois couleurs
Portant les messages, sans faille
Nous suivrons ces fiers sapeurs!

Prêts à transmettre et à unir,
Et à mourir pour la patrie
Gabriel, voici tes officiers! (bis)

Puisse l'audace de Ferrié
Et de Merlin l'ambition
Guider nos pas d'officiers
Sur leurs dignes traces marchons
Comme eux nous avons décidé :
"Nous vaudrons ce que nous voudrons"

Et frères d'arme où que tu sois
Des jungles les plus profondes
Aux vallées de Kapissa
Pour toi un soldat des ondes
Fier alpin, marsouin, para
Veillera silencieux dans l'ombre



Chants des Chasseurs d'Afrique

Pour châtier
L'ennemie si habile,
Cent contre mille
Partent sans hésiter,
Soldats, officiers,
Notre ardeur est la même,
Et le troisième
Marche au feu le premier.

Escadrons marchons, escadrons marchons,
Chasseurs d'Afrique à l'avant garde,
Escadrons marchons, escadrons marchons,
La France nous regarde,
En avant escadrons ! en avant ! en avant !

Sur son chemin
Tout cède à l'instant même,
Et le Troisième
Reste seul sabre en main.
Bel Africain
Il s'admire, il se carre,
Fumant son cigare
Sur un débris humain.

Sans rien piller
Le chasseur fait la guerre,
À tout préfère
Ses armes et son coursier.
Mais le vieux troupier
A le cœur romanesque
L'œil de la Mauresque
Seul peut le faire plier.

Notre bras est fort
Notre lame est fine,
Bône et Constantine
S'en souviennent encore.
Grâce à l'essor
De nos coursiers numides,
Sous nos coups rapides
Celui qui tombe est mort.

D'la Porte de fer
En franchissant l'obstacle,
Un beau spectacle
À nos yeux s'est offert :
L'Atlas ouvert
Devant notre bannière
La France, la première
A conquis le désert.

Voilà le désert,
La plaine immense et nue,
Morte inconnue,
La bizarre Smalah,
La gazelle est là,
Près du chacal à l'aise,
Quand la Marseillaise
Retentit dans le désert.



Chants des Tabors

Et demain nous saurons tuer
Les pourceaux qu'Allah a jetés
Sur la terre pour faire admirer
Les tabors et les goumiers.

Nous sommes seuls (bis)
Pour défendre nos défilés.
Nous ne croyons qu'en la chanson
De nos couteaux prêts à tuer.
Nous ne croyons qu'en nos razzias
Sur les meskines et les mellahs.

Et demain au lever du jour,
Quittant la vallée du Missour,
Nous suivrons notre Moulouyia
Jusqu'à nos fortins de Tadla.

Nous sommes les rois du djébel,
Les guerriers Ait-Tserrouchen.
Nous défendrons nos chefs, nos terres
Et notre droit à la guerre



Debout les Zouaves

Les zouaves sont là !
Car le quatrième, la vaillance même,
Compte dans ses rangs le meilleur des enfants,
De notre patrie la France chérie,
Dont les défenseurs sont tous des gens de cœur
Et dans la dernière leur valeur guerrière
Fut dans maints combats la cause du trépas
De la horde infâme qui sans grandeur d'âme
Voulait asservir le pays des menhirs

Fils de France et fils d'outre-mer,
Sous les plis du drapeau qui flotte dans les airs,
La vaillance les mène au combat ils ne passeront pas !
Car les zouaves sont là !

De Tunis ou de Rabat
De la brousse ou de Sousse
De la Corse ou de Paris
Ce sont des gars du pays



La Revue

Les clairons ont jeté leur fanfare aux échos
En salut au drapeau dont la hampe s'incline
Haut sur ses étriers, le chef qui les dominent
D'un cris bref a figé mille coquelicots
Des visages bronzés aux feux des siroccos
Des yeux étincelants fixés sur l'étamine
Des rubans cloutés d'or sur plus d'une poitrine
Ce sont les tirailleurs, les lascars, les turcos
Toujours prêt à servir sous les couleurs de France
Les croix et les galons comme seule espérance
C'est un seul cœur qui bat sous tous les boléros
Joignant à la candeur des hommes de la terre
L'atavique passion pour les jeux de la guerre
Ce sont de grands enfants, ce furent des héros.



Chants des Goums marocains

Zidou l'goudem, Zidou l'goudem
Écoutez le chant des Tabors.
Marchez toujours, marchez quand même
Jusqu'à la fin, jusqu'à la mort
Tout en hurlant "Zidou l'goudem !"
C'est la dure loi du Tabor.

Regardez les goums qui passent
L'œil brûlant comme des loups.
Quoi qu'on dise, ou quoi qu'on fasse
Il faut bien compter sur nous.
Hannibal et sa légende
Ne sont plus qu'un bruit très lointain.
Nous avons promené nos bandes
De l'Atlas par-delà le Rhin
Dans les rangs des GTM.
À l'appel du grand Auroch,
Retentit "Zidou l'goudem !"
Pour la France ! Pour le Maroc !

Vêtus de nos robes de laine,
Nous avons laissé nos troupeaux,
Notre montagne ou notre plaine
Pour ne connaître qu'un drapeau,
C'est le fanion d'un capitaine.
Notre destin est le plus beau.

Rappelle-toi la Tunisie
Au temps de nos premiers assauts,
Rappelle-toi la frénésie
Qui s'empara de notre peau
Lorsqu'au Zaghanan - adieu la vie.
Nous nous battîmes au couteau.

Sur le sol de la voie Appienne,
Nous avons traîné nos pieds nus.
Puis ce fut la course vers Sienne
L'ennemi fuyait éperdu.
Des baisers des belles romaines
Petit goumiers, te souviens-tu ?

Le beau 15 Août, ce fut la France
Qui nous reçut, les bras tendus,
Nous apportant la récompense
Du bonheur enfin revenu.
Marseille et toute la Provence
Ont chanté quand ils nous ont vu.

Coureurs de bled, coureurs d'espace,
Bien serrés dans nos djellabas,
Il fallut poursuivre la chasse
Pendant l'hiver ô sombres mois
Mais nous entrâmes en Alsace
Teintant de rouge le verglas.

Après le Rhin, la Forêt Noire,
Nous vit surgir tels des démons.
On se ruait vers la victoire.
Par un soir d'avril, nous plantions,
Ah ! Le beau soir d'or de gloire,
Dans le Danube nos fanions.

On chantera, la chose est sûre,
Pendant 100 ans et beaucoup plus,
Les exploits et les aventures
De ceux qui se sont tant battus.
Goumier à la robe de bure,
Tu peux rentrer dans ta tribu.



Le Clairon

L'air est pur, la route est large,
Le Clairon sonne la charge,
Les Zouaves vont chantant,
Et là-haut sur la colline,
Dans la forêt qui domine,
On les guette, on les attend.

Le Clairon est un vieux brave,
Et lorsque la lutte est grave,
C'est un rude compagnon;
Il a vu maintes batailles
Et porte plus d'une entaille,
Depuis les pieds jusqu'au front.

C'est lui qui guide la fête,
Jamais sa fière trompette
N'eut un accent plus vainqueur,
Et de son souffle de flamme,
L'espérance vient à l'âme,
Le courage monte au cœur.

On grimpe, on court, on arrive,
Et la fusillade est vive,
Et les autres sont adroits.
Quand enfin le cri se jette :
"En marche! À la baïonnette !"
Et l'on entre sous le bois.

À la première décharge,
Le Clairon sonnant la charge
Tombe frappé sans recours;
Mais, par un effort suprême,
Menant le combat quand même,
Le Clairon sonne toujours.

Il est là, couché sur l'herbe,
Dédaignant, blessé superbe,
Tout espoir et tout secours;
Et sur sa lèvre sanglante,
Gardant sa trompette ardente,
Il sonne, il sonne toujours.

Mais sa main qui le refoule,
Suspend un instant la mort,
Et de sa note affolée,
Précipitant la mêlée,
Le vieux clairon sonne encore.

Puis, dans la forêt pressée,
Voyant la charge lancée,
Et les Zouaves bondir,
Alors le Clairon s'arrête,
Sa dernière tâche est faite :
Il achève de mourir.



Les Bataillonnaires

Il est sur la terre africaine
Un bataillon dont les soldats, dont les soldats
Sont tous des gars qu'ont pas eu d'veine
C'est les Bat' d'Af', oui nous voilà, oui nous voilà!
Pour êtr'Joyeux, chose spéciale
Y faut sortir d'la rue d'Poissy, d' la rue d'Poissy
Ou bien encor'd'une Centrale
C'est d'ailleurs là qu'on nous choisit, qu'on nous choisit !

Mais après tout, qu'est-ce que ça fout !
Et l'on s'en fout !
En marchant sur la grand' route
Souviens-toi, oui souviens-toi, oui souviens-toi
Les Anciens l'ont fait sans doute
Avant toi, oui avant toi, ah! ah! ah! ah!
De Gabès à Tataouine
De Gafsa à Médiaoui-ine
Sac au dos dans la poussiè-ère
Marchons bataillonnaires !

Mais comme on n'a jamais eu d' veine
Pour sûr qu'un jour on y crèv'ra, on y crèv'ra !
Sur cett' putain d' terr' africaine
Dans le sable on nous enfouira, enfouira
Avec pour croix un' baïonette
À l'endroit où nous somm's tombés, nous somm's tombés
Qui voulez-vous qui nous regrette
Puisque c'est nous les réprouvés, les réprouvés.

Vous qui du haut de vos fenêtres,
Bourgeois nous regardez passer, r'gardez passer
Vous tremblez toute votre graisse
Car oui c'est nous les réprouvés, les réprouvés
Mais gardez bien vos femm's, canailles,
Car un jour nous vous les prendrons, vous les prendrons
Et ce jour là vaille que vaille
C'est vous qui irez en prison, oui en prison !



Le jour le plus long

Nous irons au cœur du monde
Par la poudre et le canon
En comptant chaque seconde
Car ce jour est le plus long

Sous le fer et la mitraille
Des milliers se coucheront
Et le soir de la bataille
Des milliers se compteront

Le jour est long, le jour est long
Et la peur est tout au long
Et l'espoir est tout au fond
Et les cris sont des millions

Nous irons vers la victoire
Par le sang des compagnons
Qui ont fait marcher l'histoire
En courant pour le jour le plus long

Le jour est long, le jour est long
Et l'espoir est tout au fond
Et la peur est tout au long
Et les cris sont des millions

Nous irons vers la victoire
Par le sang des compagnons
Qui ont fait marcher l'histoire
En mourant pour le jour le plus long



Pour la France en danger

Nous qui avons saigné dans toutes les guerres
Perdu nos pères pour plus de liberté
Nous donnerons à la terre charnelle
Les accents clairs des chansons toujours belles

Pour l'ennemi ni trêve ni pitié
Il reculera au feu de nos canons
Debout les hommes et sonne le clairon
À l'assaut Turcos pour la France en danger

C'était au soir d'une grande bataille
Nous étions morts et puis nous étions las
Mais dans la nuit la rage nous tenaille
La rage de vaincre nous porta au combat

Nous sommes fort et nos actions de guerre
Égaleront celles de nos anciens
Ce seront eux au courage légendaire
Qui pourront dire : Ah !
Vous nous valez bien

Nous tracerons un sentier glorieux
Pour les soldats de bonne volonté
Nous sommes fières, nous sommes valeureux
Et nous vaincrons pour la France en danger



Artilleur Africain

À Verdun comme à la Malmaison,
Dans les Flandres tes canons grondent.
En lettres de feu, de sang, ils ont écrit
Notre devise, croise, oser, agir.

Cinquante-quatrième régiment.
À l'Étendard chamarré de gloire,
Tu nous mènes à la victoire,
Dans les pas de nos anciens.
Artilleur, Africain,
À l'étendard chamarré de gloire,
Artilleur, Africain,
Tu nous mènes à la victoire.

Dans le Rif, tes chevaux t'emmènent.
Dans les Oueds, tu t'es battu.
Tu as retrouvé la France libérée
De la Provence jusqu'à l'Alsace



Chant du 1er RA

Artilleur du Royal souviens-toi dans ton âme,
De ton histoire qui résonne et t'enflamme,
Valmy, Friedland, ces campagnes d'honneur,
Résonnent avec nos trois couleurs. (bis)

L'Empereur dans nos rangs, a servi la patrie,
Nous couvrit de fierté en Russie,
Nous versâmes le sang pour la gloire,
Qui résonne sur notre Étendard. (bis)

De 14 à 18, nos anciens valeureux,
Sur les fronts de Champagne, glorieux,
De Massiges à Gembloux, les canons du Régiment
Résonnent hardi et vaillamment. (bis)

Artilleurs au Royal, telle est notre fierté,
Notre foudre devant elle dévastera,
Artilleurs au Royal, nous serons les premiers,
Ce cri résonne des fusiliers du Roi. (bis)

Aujourd'hui notre fierté sert l'idéal,
L'Étendard au lys nous planterons,
Aux confins de la terre si Sainte Barbe nous prions,
Pour que résonne le canon du Royal. (bis)



Chant du 57e RA

Face au ciel le centaure s'avance
Touche si tu l'oses à sa lance acérée
Pour le succès des armes de la France
Le cinquante-sept est déjà déployé

Ô bouclier de France
Où viennent se briser
Les rêves de puissance face à notre loi d'acier (bis)

Vois l'Étendard, flotte la fourragère
Vitry les Monts l'Ailette y sont cités
Où nos anciens ont abreuvé la terre
Avec honneur de leur sang versé

Les batteries tour à tour en présence
Appui soutien et feu tous rassemblés
Entonnent un chant qui brise le silence
Le cinquante-sept défile en ses quartiers



Chant du 402e RA

Là où nous veut la France,
Gardons le ciel immense,
Fleuron de la sol-air,
Compagnons d'arme, mes frères.
Régiment, aujourd'hui,
Au service du pays,
Là où le risque gronde
Tu vas de par le monde.

402 d'artillerie
Ton refrain nous rallie
Nous sommes toujours prêts
À délivrer tes feux
Sur qui venant des cieux,
Menacerait la paix,
Menacerait la paix.

Au Tchad, ce fait de guerre,
Dont tes enfants sont fiers,
A marqué le départ
D'une nouvelle gloire.
Nous descendons le fleuve
De Guyane, au couchant.
Qu'il vent ou bien qu'il pleuve,
Nous sommes toujours devant.

Quant j'observe le soir,
L'immensité du ciel
Djiboutien, l'Étendard,
Et ton renom se mêlent
Pour me donner courage,
Rappeler mes anciens,
Qui ont écrit ces pages
D'un livre aujourd'hui mien.

C'est pour toi, régiment,
Que soldat de métier,
Je sers tout lieu, tout temps,
Pour toi et les français.
Je sers en Martinique,
des Balkans en Afrique :
Sur tous les continents
Nuit et jour, EN AVANT !



Le premier de la fourragère

Quand il fallut pour la frontière
Quitter notre berceau : Verdun,
On vit s'affermir rude et fière
L'âme du beau soixante et un.
Champenois, paysans du nord,
Gars de Paris ou de l'Ardenne
Désirant vaincre, narguant la mort,
Ne font plus qu'une âme la sienne.

Le premier de la fourragère,
Régiment aux fameux renom,
Toi, qu'illustra durant la guerre
La valeur de tes fiers canon,
Gardons pieusement la mémoire
De ceux qui sont morts en tes rangs.
Nous sommes fiers de ton histoire,
Soixante et unième... ...en avant !

Partout où gronde la bataille,
Où pousse le sanglant laurier,
Dans la boue et sous la mitraille,
On vit nos anciens s'illustrer.
À Saint-Gond, Ypres, Sillery,
De Douaumont à la Pompelle,
En notre histoire, ils ont écrit
Une des pages les plus belles.

Dans la Lorraine reconquise,
Les jeunes viennent s'entraîner
Pour protéger la paix promise
À leurs grands morts par nos aînés.
Et s'il faut qu'un jour nos drapeaux
Au vent de l'Est encore frissonnent,
S'il te fallait d'autres héros,
France, il ne manquerait personne.

Tantôt les canons s'illustrèrent,
Là où les autres n'allaient pas,
Par-delà les drones repèrent,
Là où les autres ne voient pas
Diable noir, jeune canonnier,
Aux noms précieux de ton histoire,
Il t'appartient d'y ajouter
De nouveaux titres à ta gloire.



Les canons du 68 - Chant du 68e RA

Nous les artilleurs africains et nos canons,
Surgis un matin des frontières de l'horizon,
Nous avons quitté les dunes et les monts de Tlemcen,
Leurs ombres au clair de lune et leurs sources d'Eden.

Oh Djebel,
Oh Oh Oh Zaghouan,
Le désert semble éternel,
Et ressemble à l'océan.
Oh La Nartelle,
Oh Oh Oh Mulhouse
La France libre est si belle,
Que nos succès l'épousent.

Si une nuit d'été les tirs des africains résonnent,
Sous la voûte étoilée, c'est l'orage qui tonne,
Si vous voyez au loin nos éclairs au crépuscule,
Qui enflamment les airs, c'est que l'ennemi recule.

Vos champs et vos vallées étaient de larges enclumes,
Que nos feux ont martelées sous la chaleur ou la brume,
Mais les loups s'enfuient au loin et lâchent leurs armes,
Vous ne craindrez plus la nuit et sécherez vos larmes.

Chantons pour nos aïeux qui ont rejoint la providence,
Ont rallié d'autres cieux pour la gloire de la France,
Artilleurs africains qui se sacrifièrent dans l'honneur,
Nous, vos héritiers sommes fiers de lever vos couleurs.

Des terre d'Afrique du Nord et pour le salut de la France,
Nous ne craindrons ni la mort, ni le diable, ni les souffrances,
Pour la Mère Patrie nous nous engagerons sans détour,
De l'abnégation auront et de l'audace toujours.
Oh artilleurs
Frères canonniers
Nous combattons sans peur et
L'ennemi est à nos pieds
Sainte Barbe Oh notre mère,
Guidez notre destin,
Pour le salut de nos frères,
Et la gloire des Africains.



Orage d'acier - Chant du 93e RAM

Artilleur, aux côtés de tes frères,
N'oublie pas notre fière devise,
De Roc, de Feu,
Que ta poudre brise,
L'ennemi, les rêves éphémères.

Pour l'honneur de ton Étendard,
Malgré le froid, la peur, tu gardes espoir,
Soldat, sois fier,
De servir au 93.

Au milieu des pentes enneigées,
tu déchaînes le feu de tes canons,
Tous tremblent,
devant ces oranges d'acier,
Ta vaillance, ta force et ton renom.



Pour la France et de bon cœur - Chant du 8e RA

Pour la France et de bon cœur
Avec panache et sans peur
Nous saurons nous montrer dignes
Du soleil de notre insigne.
Le canon de Gribeauval
De l'artillerie à cheval
Servi par de fiers Grognards
Fit nos premières victoires.

Pour la France et de bon cœur
Combattront les artilleurs
Du régiment d'Austerlitz
Valeureux enfants du 8.

Pour la France et de bon cœur
Pour la gloire et pour l'honneur
Nous servirons nos canons
Pour tirer à l'unisson.
De Nancy à Commercy
Ils vaincront pour la Patrie
Et la gloire de l'étendard
Éternelle en leur mémoire



Dans le ciel des Pyrénées - Chant du 3e RMAT

Dans le ciel des Pyrénées
Ils s'élancent sans hésiter
L'action est la joie de leur âme
Le béret rouge leur oriflamme

Héritiers de nobles traditions,
Jusqu'au bout nous servirons
L'Arsenal, Forez et Béarn,
Dans le fracas des mitrailles

Ils sont venus pour servir
Vaincre et s'il le faut mourir
Ceux qui sautent du haut des cieux
Vers un avenir glorieux

Héritiers de nobles traditions,
Jusqu'au bout nous servirons
À Beyrouth et à Zéralda
Sarajevo, N'Djamena

Nos anciens t'ont montré la piste
Tu dois suivre, parachutiste
Ton ardeur est conquérante
Forgée pour défier la tourmente

Héritiers de nobles traditions,
Jusqu'au bout nous servirons
Daguet, Trident et Pamir
Soutenir sans jamais subir

Régiment des Pyrénées
Rend hommage à tes aînés
Ton engagement tout horizon
Fais la gloire de ton nom

Héritiers de nobles traditions,
Continuons à tracer le sillon
Paras au son du canon
Restons tous unis comme au front !



La montagne - Chant du 7e RMAT

J'ai laissé là-bas
Dans mon beau pays
J'ai laissé tous mes amis
J'ai voulu partir
Et je suis parti
Une fin d'après-midi

La montagne était si belle
Que j'ai voulu la revoir
Quand descend le soir
Laissez-moi chanter
La chanson du souvenir

J'ai laissé là-bas
Dans mon beau pays
Une mère si jolie
Elle doit pleurer
Et compter les jours
Et prier pour mon retour

Mais je reviendrai
Dans mon beau pays
Pour y voir mes amis
Nous nous retrouverons
Et retournerons
Très souvent parmi les monts



Les clefs de la Victoire - Chant de la 5e BSMAT

Par tous les temps sur tous les continents,
Être au service de nos vaillants combattants,
Du crépuscule au soleil levant,
Marteaux, enclumes résonnent en chantant !

Soldat du 5, Maintenancier dans l'âme
Tu permets le succès de nos armes.
Soutenir sans faille voilà ton devoir,
Tu détiens les clefs de la Victoire !

Fier de notre Arme honorant nos anciens,
Riche héritage laissé sur notre chemin,
Suivons l'exemple de leur destin,
En Algérie, au fin fond du Tonkin !

Vertu, travail et services rendus
Habile orfèvre saint patron élu
Talent, confiance et puis probité,
Éloi nous montre toutes ses qualités.

Esprit de corps le 5 en avant,
Toulon, Draguignan, dans un même élan.
Les soldats partis combattre au loin
Ses ouvriers poursuivent le soutien.



Chant de l'ALAT

Au sein de notre armée de Terre
il y a aussi des Aviateurs
qui volent sur hélicoptères
en béret bleu ciel de couleur
Pendant la dernière guerre
sur les fronts de l'Italie
les gars de l'ALOA réglèrent
les tirs de notre Artillerie

C'est nous les cavaliers de l'espace
l'ALAT n'a pas plus de 50 ans
le bipeur du ciel et de la chasse
celle du commandement
parmi le rugissement des pales
nos soldats se ruaient à l'assaut
tandis que grenades et rafales
encadraient nos hélicos

Maintenant il n'y a plus de guerre
et nous devons la préparer
plus que jamais l'hélicoptère
aura son rôle à y jouer
avec canons et missiles
ou bien troupes embarquées
les moyens aéromobiles
seront prêts à contre-attaquer

En attendant déguisez nos ailes
les nations les peuples accablés
voient venir les pumas les gazelles
leur livrer des sacs de blé
c'est nous les cavaliers de l'espace
l'ALAT n'a pas plus de 50 ans
le bipeur du ciel et de la chasse
celle du commandement



L'azur de nos bérets

Mécaniciens, pilotes, dans un semblable élan,
Inspectent poussent et sortent, sur leurs emplacements,
Les hélicos radieux et embarquent résolus,
À remplir audacieux, la mission attendue.

Secourir, appuyer, en toutes circonstances,
Équipages de l'ALAT, au service de la France,
Sur les têtes alignées, évoquant son appel,
L'azur de nos bérets, nous dévoile le ciel.
Ô Sainte Clotilde, du péril garde-nous,
Demeure notre guide, du trépas défends-nous.

La turbine assoupie, lentement se réveille,
Puis rugit vibre et crie, ébranlant l'appareil,
Instruments et radios, savamment contrôlés,
Un geste du mécano, il s'éloigne tout est prêt.

Les visières abaissées, corps sanglés aux machines,
Tous les soldats sont prêts, et n'attendent qu'un signe,
Contrôleurs et pompiers, attentifs et sereins,
La piste est dégagée, de la tour l'ordre vient.

La puissance est donnée, et s'arrachant du sol,
La patrouille formée, prend fière son envol,
Émergeant des nuées, dans un fracas strident,
Équipages au complet, sillonnent le firmament.



Chant du 19e RG

Toujours présent dans toute les campagnes de Verdun à la
Malmaison, en Italie, en France, en Allemagne
Notre Patrie nous libérions
Gloire au 19e Régiment

C'est nous les sapeurs d'Afrique qui avons parcouru le monde
C'est nous qui avons toujours donné nos cœur est servi la France
C'est nous les sapeurs d'Afrique qui marchons avec espérance
Notre devise souvent construire, Parfois détruire, Toujours servir

En Algérie et en Indochine
Beaucoup des nôtres sont tombés
Notre drapeau s'est couvert de gloire
Suivons la trace de nos aînés
Gloire au 19e régiment

Dans le djebel, les monts et les plaines
Bravant le feu de l'ennemi
Avec nos bras, nos engins, nos pelles
Routes et ponts avons construits
Gloire au 19e Régiment

Ô Métropole ô mère Patrie
Nous qui t'avons toujours aimée
Te servirons toute vie
Avec Honneur. Fidélité
Gloire au 19e Régiment



Sapeur de Marine - Chant du 6e RG

Avec tes frères marsouins
Marchant ensemble d'un même pas
Tu leur as ouvert tous les chemins
Protégez maintes fois
Marsouins de cœur et sapeur de métier
Tu sers ton régiment
Le 6 sapeurs de Marine
Jadis à Madagascar
Aujourd'hui en Côte d'Ivoire
Tu pars pour le monde entier
Bravant tous les dangers
Partout sans peur
Où la France t'appelle
Fidèle à ta brigade
La 9 sapeurs de Marine
Et si l'avenir demain
S'assombrit pour notre patrie
Comme tes aînés à Verdun
Tu donneras ta vie
Garde en mémoire tous les sacrifices
Les anciens du régiment
Le 6 sapeurs de Marine



Chant du 511e RT

Rassemblé sur les sables d'Afrique,
Pour une cause magnifique,
Régiment né, là-­bas en Algérie,
Pour libérer notre pays.
Contre l'ennemi,
Ravitailler et puis,
Combattre avec bravoure,
511 passe toujours !

Trompettes, sonnez à l'Étendard,
Trois couleurs pour la gloire,
Claquant au vent, ce fier refrain
511e du Train !

Pour le monde, sauver la liberté
Pour notre empire, sauver la paix,
Sur tous les fleuves, les pistes et les routes
Rouler, transporter coûte que coûte.
L'Indochine en camion,
Du Tonkin à Saïgon,
Battez tous les tambours,
511 passe toujours !

Honorant ses morts dans la paix retrouvée,
Pour une nouvelle destinée,
Le régiment à Auxonne tient garnison,
À la suite de Napoléon.
Devenu bourguignon,
Il est fier de ce nom.
Du quartier au vielles tours,
511 passe toujours !

Valeur courage en somalie au Rwanda,
Force de la France tu es son bras,
De Mogadiscio aux rive du Tanganyika,
De Skopje à Mitroviça,
Fonçant vers l'adversaire,
Tempête sur le désert,
Famas et casque lourd,
511 passe toujours !

Conserver le souvenir des anciens,
Prêts pour le combats de demain,
Se tourner vers de plus belle missions,
Maintenir nos chères traditions.
Sur tous les continents,
Ceinture rouges en avant !
Face au nouveau jour,
511 passe toujours !



Chant du 516e RT

Un beau jour le train, débarque au Tonkin,
Avec tous ses camions, il part en opération
Car vaut mieux la mort, que de voir encore
Ce pays envahi et pillé par l'ennemi

À petit soldat
Ah n'oubliez jamais
Le GT 516
C'est le plus beau des GT
Que la France ait jeté
Dans la fournaise
En souvenir des héros
De tous temps les tringlots
Ont fait flotter l'drapeau
Et sans souci du danger
Tout comme nos aïeux, roulaient

Nous voici donc partis sur LARC IV
De "Lang Son" à "Bac Can" en passant par "Cao Bang"
Transportant malgré les embuscades
Avec nos GMC, tout ce qui nous est confié.

Notre ami "Auger" vient de nous quitter
C'est le premier tué, de notre fier GT
Mais rien ne pourra nous faire reculer
Car nous sommes motivés pour pouvoir tous le venger



Chant du 517e RT

Nés sous le soleil de l'Algérie
Pour nous battre contre l'occupant
Nous avons servi à Rivoli
Pour la patrie, nous répondons présents
Nous avons combattu en Provence
Puis disparu quand la paix revint
Nous attendrons l'appel de la France
Pour servir, et mourir au Tonkin

517 fier régiment
Solide et sûr comme un éléphant
517 va de l'avant
Pour la France toujours présent
517 fier régiment
Sous d'autres cieux, part avec élan
517 toujours vivant
Prêt pour servir en tout temps

Les combats reprennent sans attendre
Contre les Rouges en Extrême-Orient
Le régiment renaît de ses cendres
Dans le fracas d'un million d'éléphants
Au Laos, nous nous couvrons de gloire
Notre Étendard est notre fierté
Nos grands anciens entrent dans l'histoire
Notre honneur sera leur fidélité !

De nouveau mort, mais prêt pour la guerre
Le régiment renaît sans faiblir
C'est au Maroc, en terre étrangère
Qu'il glorifie son troisième avenir !
Après avoir servi sans relâche
Dans le désert, prouvant sa vaillance
Avec bravoure, ardeur et panache
Nous renaissons sur notre sol de France !

Nés au Maroc ou en métropole
Nés au Laos ou en Algérie
Le grand phénix est notre symbole :
Quatre fois morts, jamais ensevelis !
Si notre régiment disparaît
Nous savons qu'il ne meurt pour autant
Car si demain la guerre éclatait
Le 517 répondrait présent



Frères d'armes - Chant du 526e BT

Frères d'armes avançons côte à côte
pour ces missions qui sont les nôtres
De soutenir l'être humain
Dans les épreuves du destin (bis)
Que la noblesse de nos actes
Soit le reflet de la nation
Afin que chemine le Train
Vers de nouveaux horizons.

À l'ombre de notre étendard
Nos cœurs battant à l'unisson
"Mieux faire pour mieux servir"
C'est le devise du Bataillon.

Dignes héritiers de nos ancêtres
de la main de Napoléon
1807 nous a vu naître
sur tous les fronts nous combattons (bis)
Les terres d'Europe, d'Afrique, d'Asie
Nous ont ouvert la "voie sacrée"
De ces campagnes héroïques
Honorons le sang versé

Hommes femmes de toutes régions
Que nous soyons soldats civils
C'est avec foi qu'il faut agir
Face aux défis de l'avenir (bis)
Animés de l'esprit soutien
Quand sonne l'heure du départ
Ce chant écho de la vérité
Est la pour donner l'espoir.



L'Aigle d'Ostérode

Grenadier de l'Empire ou de la République
Parti combattre au loin avec armes et bagages
Tu as toujours aimé, dans les moments critiques,
L'honneur et l'amitié du Train des Équipages.

Entre Ostérode et nous, la souffrance et la gloire
L'aigle a pris son envol, les ailes chargées d'espoir.
Puis, s'est venu posé sur les bords de la Loire
Pour orner à jamais le pli des étendards, le pli des étendards.

Des déserts de l'Afrique aux plaines de Russie,
Des rives du Mexique au pays des moussons,
Le Train, chargé d'histoire et présent sans répit
A payé son tribut et peut lever le front.

Si, un jour, le pays doit faire appel à nous
Pour sauver ses enfants, la France et ses amis
Au delà du tourment soyons au rendez-vous
Tringlots et combattants mourons pour la Patrie.



La gazelle noire - Chant du 503e RT

Des terres du Maroc ou à Fèz où tu es né
Dans toutes les campagnes où tu t'es engagé
Tu as versé le sang prix de notre liberté
Face aux ennemis de la patrie

En avant en avant en avant
En avant fier 503
En avant en avant en avant
En avant soit fier et droit

Des tours de la Rochelle au camp de Souge où tu renais
Pour devenir le fier 503 que tu es
Toujours soutenir forts de notre devise
Par l'effort la victoire toujours

Soldat logisticien fier de ton histoire
Demain ce sera toi qui sera projeté
Sur les pistes du monde où tu serviras
Pour la gloire de notre Gazelle Noire.



Le 601 - Chant du 601e RCR

Guidés par la flèche d'or, nous sommes nés de la voie sacrée
De la campagne d'Italie, nous sommes sortis victorieux

Circulateurs, avec ardeur, nous escortons nos frères d'armes
Circulateurs, avec le cœur, nous guidons nos camarades

Mus par la rose des vents, sous la mitraille et les obus
Au mépris du danger, Aquafondata est prise

Guidés par la flèche d'or, nous sommes les uniques héritiers
De la campagne de France, nous sommes sortis glorieux

Mus par la rose des vents, au prix d'efforts incessants
Sans peur et sans relâche, Germersheim voit nos soldats

Guidés par la flèche d'or, la tourmente nous a révélés
Mus par la rose des vents, le combat nous a forgés.



Les soldats de la Semeuse - Chant du 121e RT

Entretenons leur belle flamme,
Ici nous forgerons nos armes
Et servons du Golfe à l'Afrique
En experts logistique

Nous les soldats de la Semeuse,
Héritiers des anciens de Meuse,
Nous garderons à Montlhéry
L'esprit qu'ils nous ont transmis
Nous les soldats de la Semeuse,
Héritiers des anciens de Meuse,
Nous garderons à Montlhéry
L'esprit qu'ils nous ont transmis

Et sur les routes des Balkans
Par les chemins de l'Afghanistan
Nous portons haut nos traditions
Au volant de tous nos camions

"Transporte et combats" dans l'honneur
Là où flottent nos trois couleurs
Et si tu payes la victoire
Nous saluerons ta mémoire



Transporte et combat - Chant du 121e RT

Des plaines de Mayence aux montagnes d'Afghanistan
Des forêts d'Île de France jusqu'aux pistes du Liban
Partout où la France a besoin de combattants
Cent vingt et un, Transporte et combat. (bis)

Il brave la tourmente des batailles des grandes guerres
Remonte la voie sacrée pour le soutien de ses frères
Les rafales et les bombes n'arrêtent pas ses convois
Cent vingt et un, Transporte et combat. (bis)

Soldat du régiment quand tu partiras au loin
Souviens-toi ardemment des hauts faits de tes anciens
Honore leurs mémoires en saluant l'étendard
Cent vingt et un, Transporte et combat. (bis)

Des plaines de Mayence aux montagnes d'Afghanistan
Des forêts d'Île de France jusqu'aux pistes du Liban
Partout où la France a besoin de combattants
Cent vingt et un, Transporte et combat. (bis)

Il brave la tourmente des batailles des grandes guerres
Remonte la voie sacrée pour le soutien de ses frères
Les rafales et les bombes n'arrêtent pas ses convois
Cent vingt et un, Transporte et combat. (bis)

Soldat du régiment quand tu partiras au loin
Souviens-toi ardemment des hauts faits de tes anciens
Honore leurs mémoires en saluant l'étendard
Cent vingt et un, Transporte et combat. (bis)



Au rendez-vous de la marquise

À l'ouverture de la chasse
Dans un pays riche en gibier,
Riche en gibier,
Une marquise aux fins limiers
dont l'orgueil égalait la grâce
Invita de nombreux chasseurs
Mais qu'elle ne fut pas la surprise
Au rendez-vous de la marquise
Il y avait le douzième chasseur la la la
Au rendez-vous de la marquise
Il y avait le douzième chasseur

Le douzième (quater)
Le douzième chasseur !
Le douzième (quater)
Le douzième chasseur !
Et qui n'avait pas peur !

Allons messieurs vite en campagne
Dit la marquise il faut partir,
Il faut partir,
Que chacun songe à son plaisir,
Le son du corps nous accompagne
En avant des cris et des clameurs
Mais quelle ne fut pas la surprise
Car dans les bois de la marquise
Il y avait le douzième chasseur
Car dans les bois de la marquise
Il y avait le douzième chasseur

À la fin de cette journée
La marquise en un si beau jour,
Un si beau jour,
Parée de ses plus beaux atours
Par tous fut alors courtisée
Ceci en tout bien tout honneur
Mais quelle ne fut pas la surprise
Car dans le lit de la marquise
Il y avait le douzième chasseur
Car dans le lit de la marquise
Il y avait le douzième chasseur

Après un jour si mémorable
La marquise neuf mois plus tard,
Neuf mois plus tard,
Accoucha d'un gentil moutard
Aujourd'hui tireur redoutable
De ses jours ignorant l'auteur
L'enfant voulu qu'on l'en instruise
Vous êtes, lui dit la marquise,
Le fils du douzième de chasseurs
Vous êtes, lui dit la marquise,
Le fils de du douzième de chasseurs

Du douzième (quater)
Du douzième chasseur !
Du douzième (quater)
Du douzième chasseur !
Et qui n'avait pas peur !



Chant d'Esterhazy

Connais-tu mon ami, connais-tu mon pays ?
Je porte haut dans mon cœur le parfum de ses fleurs,
L'éclat de ses grands lys qui jamais ne ternit
Je porte haut dans mon cœur son Drapeau trois couleurs

Hussards d'Esterhazy, trois fois crions "je suis".
Notre grand régiment en vaut plus d'un, vraiment.
Trois fois crions "je suis", fiers d'être de ses fils,
Trompette au cheval blanc, pour nous sonne "en avant" !

Nos aînés, tant de fois partirent au combat,
La patrie menacée dicta leur dignité
Leur rigueur et leur foi : l'ennemi était là.
Les hussards ont chargé, "victoire" ils ont crié.

Un jour, je rangerai mon arme au râtelier,
De retour au pays,j'irai trouver ma mie,
Celle qui m'attendait, là-bas, je lui dirai :
"Sache que pour la vie, Esterhazy je suis" !

Chante ta joie, ami trois roses à ton fusil,
Saint Georges te sourit, hussard d'Esterhazy.



Chant du 3e RH

Pour toi mon beau pays
Pour toi ma belle Patrie
Aux canons d'Esterhazy
Je te donnerai ma vie

Tu seras ma force Tu seras ma foi
Et j'en vaudrai plus d'un pour toi (bis)

Devant tous tes ennemis
Je combattrai sans répit
Pour la gloire d'Esterhazy
Je te donnerai ma vie

Je jure de bien te servir
Et fier je saurais mourir
Aux Hussards d'Esterhazy
Je te donnerai ma vie

Et sans peur ni regret
Tombé au champ d'honneur
Je reposerai sous tes couleurs (bis)



Chant du 501e RCC

Dans le vent, la pluie et l'orage
Chevaux de fer monstres d'aciers canons pointés
Meilleur des chars toujours avec courage
Marche au combat sous les rafales avec fierté


Au 501 soyons toujours fidèle
De la DB les cœurs plus valeureux
Faisant flotter cette devise belle
Nous resterons toujours fiers et heureux

Prends garde aussi devant sa lunette
Un jour tu passe il restera trois secondes
Pour qu'a jamais ta propre vie s'arrête
Le béret noir t'envoie dans l'autre monde

L'éternité te sera moins pénible
Tu te diras ce n'est pas le hasard
C'est sans retour si l'on devient la cible
Du 501 toujours premier des chars

Au baroud après la bagarre
Si tu reviens avant de partir au pays
Tête levée pense à ton étendard
Car son serment d'Afrique n'a plus jamais trahi

Pense à celui qui reste sur la piste
Dans la fournaise le cœur dans sa tourelle
S'en est allé la haut vers les tankistes
Pour que la vie soit ici moins cruelle



Hymne à Saint-Georges

Oh ! Saint Georges, Patron des cavaliers hardis
Paladin de seize ans, héros terrible et juste,
Toi, qui lance au poing sur ton cheval robuste
Veilles cuirassé d'or au seuil du paradis.

Puissions-nous, chênes verts frappés par la cognée
Mourir, mourir resplendissant sous un soleil vermeil.
Heureux le cavalier qui dort son fier sommeil
Sur l'herbe verte un soir de bataille gagnée.

Et Saint Georges, Patron des cavaliers hardis
Paladin de seize ans, héros terrible et juste
Tenant la lance au poing sur son cheval robuste
Et tout cuirassé d'or l'accueille au paradis.



La Rouvillois - Chant du 12e RC

En avant, en avant les Cuirs
Au danger notre plaisir

Nous avons tout quitté
Pour sauver la liberté.

En avant, en avant les Cuirs
Au danger notre plaisir

Face à l'est orientés,
Nous sommes régiment blindé.

De Rechicourt,
En passant par Sarrebourg,
Chassant, brisant l'ennemi
N'accordant aucun répit.

Notre devoir
S'aligne sur la gloire
Acquise par nos anciens,
Les grands vainqueurs de Verdun.

En avant, en avant les Cuirs
Et servir sans jamais fléchir

Partout aux alentours,
La progression suit son cours.

En avant, en avant les Cuirs
Et servir sans jamais fléchir

L'un de nos plus beaux jours,
C'est la rentrée à Strasbourg.



La Chamborant

En les voyant passer sans monture.On se dit : "où sont leurs destriers ?"
Car chacun devine à leur allure
Qu'ils sont cavaliers
L'ennemi n'en mènera pas large
Car à ch'val ou pilotant leur char
Ce seront toujours les Hussards.

Chantons tous : "Noblesse oblige
Chamborant autant"
Gardant au cœur le prestige
Des fiers cavaliers d'antant
Qui méprisant la camarde
Sabraient plein d'allant
Chargeant bravement à la hussarde.

Fils de ceux dont les grands sabrent frappent,
Bousculant les rangs de l'ennemi,
Des héros d'Austerlitz, de Jemmapes,
Friedland et Valmy,
Des houzards qui chargeant botte à botte,
Au Texel au milieu des glaçons
La cernant, virent toute une flotte
Baisser pavillon.

Terres à conquérir, sol à défendre,
Soleil d'été ou brumes d'hiver,
En Champagne ou dans la boue des Flandres,
Aux bords de l'Yser,
Levant le sabre ou pointant la lance,
Pour charger à travers les taillis ;
Lorsque le 2e hussards s'élance,
"Oncques ne faillis" !



Le régiment de fer

Entendez vous la fanfare éclatante
La voix du chef et le pas des coursiers,
D'un régiment c'est la marche imposante,
L'on aperçoit des armures d'acier.
Sous l'uniforme il faut qu'ennui se taise,
Le noble orgueil fait que chacun est fier.
On se sent vivre et le cœur bat à l'aise,
Trois fois salut au régiment de fer ! (bis)

Beau régiment, magnifique cohorte,
Fiers escadrons d'où s'échappe l'éclair
Votre aspect seul m'exalte et me transporte,
Salut beau régiment de fer !!

Le régiment c'est aussi la famille,
Centre d'amis et de cœurs généreux ;
Poste d'honneur où le courage brille,
Comme au beau temps des tournois et des preux.
Chacun connaît le dévouement sublime,
Noble devoir qui toujours nous est cher,
L'âme est royale et le cœur magnanime,
On est soldat au régiment de fer ! (bis)

Quand a sonné le clairon des batailles,
Chacun répond à la voix du pays ;
On court peut-être aux nobles funérailles,
Mais c'est la mort sur les champs ennemis.
Il faut alors lorsque le canon tonne,
Voir nos soldats vrais diables de l'enfer,
Le plomb partout fait son œuvre et moissonne
Mais rien n'arrête un régiment de fer ! (bis)

Jusqu'à présent sur ma feuille de route,
Dieu ne voulut apposer son visa,
J'étais pourtant à la grande redoute,
J'ai vu les eaux de la Bérésina.
À Waterloo j'ai porté la cuirasse,
Quel jour de sang, quel souvenir amer,
Comme un torrent, un ouragan qui passe,
J'ai vu charger un régiment de fer ! (bis)

Ainsi parlait un vieillard intrépide,
Quand près de lui un régiment passa ;
Du vieux soldat l'œil gris était humide,
Ses vingt-cinq ans il se les rappela.
Son cœur ému tressaillit d'espérance,
Quand l'étendard passa superbe et fier ;
Je te salue, beau drapeau de la France,
Trois fois salut, beau régiment de fer ! (bis)



La Marche des Chars

Qu'il pleuve qu'il neige ou sous un ciel ardent
Que les nuits glaciales succèdent au soleil brûlant
Nos visages couverts de poussière
Toujours sourient montrant que nous sommes fiers.

Car nous sommes ceux des chars
Soldats aux bérets noirs.(bis)

Rapide comme l'éclair dans le fracas des moteurs
En pointe de l'attaque toujours nous serons vainqueur
Même si l'ennemi nous arrête
Les tanks s'infiltrent et poursuivent la conquête.

Si un soir enfin il faut que je succombe
Si le char en flamme devient pour nous une tombe
La France a fait battre nos cœurs
Mourir pour la Patrie est notre honneur.

Après la souffrance, nous fêterons la victoire
N'oubliant jamais ceux tombés en pleine gloire
Nos morts méritent plus que des pleurs
Notre devoir est qu'ils vivent en nos cœurs.



Pour la gloire - Chant du 3e escadron du 2e RC

Où le combat fait rage,
Là où l'ennemi se terre,
Là où gronde l'orage,
Sommes volontaires.
Tous nos chars sont parés,
Munitions embarquées
Pour être les premiers.

C'est le 3 au paquet,
Qui s'en va, qui s'en va,
Laissez le passer

Si le cafard te guette,
Alors viens avec nous,
Et que rien ne t'arrêtes,
Nous irons jusqu'au bout.
Laisse là tes soucis,
Prends ton sac et viens t'en,
Le cœur rempli d'espoir.

La trompette guerrière,
Vient de sonner la charge,
Pour nous,pas de barrière,
Sommes sur nos gardes.
Et sans peur nous marchons,
Et sans peur nous luttons,
Pour etre les vainqueurs



Royal Dragon

Il arriva un beau jour à la terre
le roi soleil se montra enchanté
Du regard mâle et de l'allure fière
De tes cavaliers étrangers.

Royal Dragon Cavalerie
Nous sommes aussi brave qu'autrefois
Liberté pour notre patrie
Et la gloire pour ses soldats

Le bien aimé fut conquis par tes charges
À Fontenoy que tu pris au galop
La France entière admira le courage
Dont tu fis preuve à Marengo

L'Europe en guerre craignait l'aigle impériale
Fuyant au fond ton étendard vainqueur
Son arrivée sur le champ de bataille
Sonnait le glas de nos malheurs

Bravant la mort, insolente compagne,
Dans les tranchés de Verdun et D'Yser
Tes dragons se sont battus en Champagne
Malgré le froid et la misère

Nous sommes toujours la race ardente et fière
Des cavaliers des charges d'autrefois
Nous maintenons leurs traditions guerrières
Malheur à qui nous attaquera



Chant de l'infanterie

Du levant au couchant de notre beau pays
Les gens de pied toujours gardent le même esprit
Qu'ils descendent du ciel ou de leurs chars brûlants
Qu'ils portent l'ancre d'or ou bien le képi blanc
La grenade de ligne ou bien le cor d'argent
Leur cri de ralliement restera en avant

Soldat d'infanterie comme les anciens preux
Servons France chérie sous la voûte des cieux
Maintenons cette flemme qui à Verdun brûlait
Trempons d'acier notre âme de fantassin Français

S'il faut des exemples, regardons le passé
Les combats courageux dont nous sommes héritiers
Sous le soleil de feu la froidure et le vent
Voyant sous le harnais tenant le premier rang
Comme à Sidi Brahim Camerone et Bazeilles
L'infanterie partout a su faire merveille

Quand les chars gronderont sur le sol ennemi
Le temps viendra pour moi de dire adieux à ma mie
Au fracas des combats je suivrais mes aînés
Sans crainte de la mort qui épie le guerrier
Et si un dur matin elle me prend pour amant
Que ce soit la victoire qui vienne par mon sang



Chant du 1er RI

1er Régiment, l'plus beau des régiments
Terreur de l'ennemi quand il va de l'avant

C'est le plus beau des régiments de France
Régiment de Turenne et de Marceau
Qui de tous temps redonna l'espérance
Et fit honneur à son glorieux drapeau

On ne relève pas Picardie
Fière devise du régiment
Tu reflètes l'ardeur et la vie
De ceux qui sont morts en chantant :

Aujourd'hui la patrie nous appelle
Aujourd'hui la victoire nous attend
Soldats français sachons vaincre pour elle
Sachons rester dignes du régiment

1er Régiment, bordel de régiment
Y a des grandes gamelles et rien à foutre dedans



Chant du 26e RI

Nous tenions garnison
À Nancy la coquette,
Et lorsque nous passions
Chacun nous faisait fête
Tout le long du trottoir
Devant les belles grilles
Les garçons et les filles
S'arrêtaient pour nous voir !

Et quand on défilait
La foule applaudissait
Voila les gars, les gars du vingt-sixième
Plus d'une belle ouidà
Ces soirs là murmura
Voila les gars du vingt-six les voila, Holà !

Quand le boche a voulu
Envahir notre ville
Nous l'avons maintenu
Auprès de Lunéville
Depuis le Léomont
À plus de vingt batailles
Et malgré la mitraille
En vainqueurs nous marchons

Partout où l'on cognait,
Le vingt-six accourait
Voila les gars, les gars du vingt-sixième
Partout où il lutta,
L'allemand recula.
Voila les gars du vingt-six les voila, Holà !

Sur les bords de l'Yser
Défendant la Belgique
Des soldats du Kaiser
Nous repoussions la cliques
Aux peuples abattus
Apportant l'espérance
En vrais soldats de France
Nous nous sommes battus

Lorsque nous reviendront
Les Nancéiens crieront
Voila les gars, les gars du vingt-sixième
Voyez ce drapeau là
Saluez le bien bas
C'est le drapeau du vingt-six, le voilà, Vivat !



Chant du 46e RI

Appelé Mazarin-Français
Il était craint des étrangers
À peine créer par Castelnaux
Il est parti le sac au dos
Et à Fribourg première victoire
Il est déjà couvert de gloire

Plutôt mourir que faillir
Devise qu'il faut maintenir

Sous le nom de Province Bretagne
Il a franchi bien des montagnes
Respectez le recrutement
De ce solide Régiment
Partout où il a combattu
Il n'a laissé que des vaincus

De 4 6 il a pris le nom
Régiment sous Napoléon
Il parcours tous les territoires
Allant de victoire en victoire
À Marengo et à Iéna
À Wagram et la Moscova

Le 4 6 n'a pas arrêté
Depuis lors de se distinguer
C'est pour défendre son drapeau
Que sont tombés bien des héros
La Tour d'Auvergne et Collignon
Les plus cités de tous les noms



Chant du 110e RI

À la Marsaill', dans le Piémont,Un Régiment,
Habit clair, parements bleus,
Servait le Roy.
Comm'eux ami, natif ou non,
Du fier Barrois,
Sus'à l'ennemi ! Baïonnette en avant ! (bis)

Au son du canon,
Et du clairon, le 110e,
Marche sans frayeur,
Sûr de l'honneur d'être vainqueur.

Contre les Rouges en Amérique,
Ils ont lutté,
Comme plus tard en Indochine,
En Algérie,
Mais c'est surtout lors de Fleurus,
Que la patrie,
Put grâce au 110 garder sa liberté (bis)

Quittant Dunkerque aux blanches dunes,
Pour le front,
Nos grands anciens ont su défendre,
La Nation.
Au prix du sang ils ont gagné,
Leurs citations,
Pour la fourragère comme eux nous nous battrons. (bis)

Va t'en vite à la maison,
Ta mère qui t'appelle,
Va t'en vite à la maison,
Ta mère qui t'attend.



Chant du 126e RI

À peine créé déjà tu t'illustrais
En campagne, en Russie, glorieuse épopée
Sans jamais reculer tu as tout sacrifié
Protégeant sans compter l'Empereur et son armée

Bison du 126 soyons fiers et vaillants
Comme nos anciens allons toujours de l'avant
Bison du 126 soyons fiers et vaillants
Comme nos anciens allons toujours de l'avant

À Auberive nos anciens se battaient
Pour offrir la paix à une France libérée
Après humilié dans un pays meurtri
Ont résisté fièrement par amour de la patrie

Tu luttas au Liban combattirent en Bosnie
La paix difficile à obtenir en Afrique
Tes blessés furent le prix du sang à payer
Pour permettre à ces pays de vivre en harmonie



Chant du 15-2 RI

Il est né sur les bords du Rhin,
Alors frontière de la France,
Ce Régiment au cœur d'airain,
Dont nous célébrons la vaillance.
Il nous légua de ses soldats,
Ses exploits et ses fiers combats.
Et nous sentons vibrer nos cœurs,
En lisant les noms des victoires,
Qu'un passé rayonnant de gloire,
Inscrivit sur ses trois couleurs.

Allons soldats du 152e,
Dans nos labeurs,
Portons bien haut les yeux.
Vers la patrie et vers le fier emblème,
Pour qui demain nous serons victorieux.
Scandons nos pas au chocs des baïonnettes,
Sans défaillir marchons allègrement.
Et si la mort vient menacer nos têtes,
Vive toujours notre beau Régiment.

Quand aux reflets du soleil d'or
Le Front des Vosges s'illumine
Le Régiment prend son essor
Sur le flanc du roc il chemine.
Il va le long des pins géants
Dédaigneux des ravins béants
À son chef le soldat promet
De marcher toujours plein d'audace
Car c'est pour saluer l'Alsace,
Qu'il faut grimper jusqu'au sommet.

Au pied du clocher de Strasbourg,
Nos anciens ont passé naguère.
Quand vers Loano vers Harbourg,
Le Régiment partait en guerre.
Salut aux pays annexés,
Dont le cœur reste bien Français,
Si Dieu le veut nous bondirons,
Pleins d'enthousiasme et d'espérance
Pour leur donner la délivrance
Aux accents mâles du clairon.

Quand l'hiver vient au blanc frimas,
La neige tombe qui nous cerne,
Et prétend bloquer nos soldats,
Au seuil des murs de la caserne.
Mais pour braver le mauvais temps
Nous avons nos cœurs de vingt ans.
Nos sommes les gais voltigeurs,
Toujours dehors à l'avant garde,
Et la France qui nous regarde,
Peut compter sur ses défenseurs.



La Protestation des chasseurs

Nous sommes trente mille braves
Au képi sombre, au manteau bleu,
Et nous voyons même les zouaves
Derrière nous courir au feu.
Vous qui voulez qu'on nous supprime,
Qu'avez-vous à nous reprocher ?
En guerre, en paix, notre seul crime
C'est d'avoir su trop bien marcher.
Ne touchez pas au corps d'élite,
Chasseurs, chasseurs, pressons le pas,
Qu'on nous fasse marcher plus vite,
Mais qu'on ne nous supprime pas.

Encore un carreau de cassé
Voilà le vitrier qui passe
Encore un carreau de cassé
Voilà le vitrier passé

Voyez un peu notre démarche,
Essayez de nous suivre au pas,
C'est notre bataillon qui marche,
Allons, ne vous essoufflez pas,
C'est le clairon qui nous entraîne,
Notre clairon, c'est notre amour.
Fi du biffin qui lent se traîne,
Trébuchant derrière un tambour.
Place aux chasseurs, la route est large,
La route qui mène au combat.
Vous les verrez pousser la charge,
Si vous ne les supprimez pas.

Visez-vous à l'économie ?
Des cinq milliards qu'on dut verser,
Nous vous offrons toute notre vie
Pour vous les faire rembourser !
Si vous tenez au drap garance
Qui coûte autant sans valoir mieux,
Notre sang versé pour la France
Rougira nos pantalons bleus.
À nous les coups de main dans l'ombre
Qu'il faut exécuter tout bas.
Notre tenue est assez sombre
Pour qu'on ne la supprime pas.

Vous avez vu nos frères d'armes
Tomber au loin pour le pays ;
Vous leur avez donné vos larmes,
Épargnez donc leurs vieux débris.
Serez-vous plus dur que la guerre ?
Ne voulez-vous pas ménager,
Aux chasseurs dormant sous la terre
Quelques chasseurs pour les venger ?
Que le canon Krupp nous décime
Il a sur nous droit de trépas
Et, s'il le peut, qu'il nous supprime
Mais vous, ne nous supprimez pas.

Vous avez vu la Grande Guerre
Faire de nous des Diables Bleus ;
Ce nom, ceux qui nous le donnèrent,
Allez, s'y connaissaient un peu.
Sur tous les fronts, Verdun, la Somme,
Plus de cent fois renouvelés
Nos bataillons comme un seul homme,
Devant la mort se sont dressés.
Chez nous pas de paroles vaines,
Les chasseurs d'Orléans sont là ;
Qu'à leur tombeau on nous enchaîne
Mais qu'on ne nous supprime pas.

Notre tenue, c'est le symbole
Du dévouement de nos aînés ;
Nous l'adorons plus qu'une idole,
Car elle est leur linceul sacré.
Pourquoi nous battre en drap moutarde ?
Les chasseurs ne meurent qu'en bleu.
Voulez-vous perdre une avant-garde
Qui fut toujours première au feu ?
Si vous respectez la mémoire
Des chasseurs qui, par leur trépas
Ont couvert la France de gloire
Vous ne la supprimerez pas.



Le chasseur de Vincennes

Le chasseur est un franc luron
Sachant l'amour, sachant la guerre
Propre à fasciner un tendron
Comme à courir dans la carrière
Toujours le premier au combat
Il sort le dernier de l'arène
Voilà le cha, voilà le cha
Voilà le chasseur de Vincennes. (bis)

Avec des ailes aux talons,
Sans grosse caisse ni musique,
C'est au son de trente clairons
Qu'il s'élance au pas gymnastique
Dieu ! Quelle allure ! Quel fracas !
Bouillante ardeur que rien n'enchaîne
Voilà le cha, voilà le cha
Voilà le chasseur de Vincennes. (bis)

La ligne est le plus court chemin
Qui d'un point conduit à la gloire,
La garde en sa solide main
Au besoin fixe la victoire,
Le canon tonne avec fracas
La charge fait trembler la plaine,
Dans un chaos bondit le cha
Bondit le chasseur de Vincennes. (bis)

À dompter les alligators
Le Mexicain peut être habile,
Serpents, bisons, jaguars, castors,
Pour lui sont une proie facile,
Mais en dépit d'ses guérillas
On sait qu'il a eu bien des peines
À se tirer des griff's du cha
Des griff's du chasseur de Vincennes. (bis)

Du sexe adorateur fervent,
Quand il fait un brin de toilette
Il courtise indistinctement
La grande dame et la grisette
Celle qu'il tiens entre ses bras
Me craint rien, sinon qu'on lui prenne
Son petit cha, son petit cha
Son petit chasseur de Vincennes. (bis)

Il est une vieille chanson
Vantant notre noir uniforme,
Mais ce n'est pas une raison
pour que toujours on s'y conforme
Entre nous, Confessons bien bas
Qu'à l'assaut des bouteilles pleines
Du noir au gris passe le cha
Passe le chasseur de Vincennes. (bis)

Amis, soyons gais compagnons
Pendant que nous trinquons ensemble
Et répétons à pleins poumons
Ce refrain sans que le sol tremble
Partout où il porte ses pas
Le chasseur a fait bien des siennes
Mais nul n'a fait le poil au cha
Le poil au chasseur de Vincennes. (bis)

Quand le chasseur a son congé
Son ambition n'a plus de bornes
De l'hymen il court le danger
Mais il ne portera pas d'cornes
Non non il ne le sera pas
Car à la guerre comme en hymen
C'est un bon cha, un bon p'tit cha
C'est un bon chasseur de Vincennes. (bis)

Mais son dernier jour est venu
Amis, pleurons un camarade,
Il est mort comme il a vécu
En son honneur buvons rasades
Et sur sa tombe on écrira
Ci-gît un cha, un bon p'tit cha
Un bon p'tit chasseur de Vincennes. (bis)



Le retour du 140e

Quand au début de la guerr'européenne
Le cent-quarant'a pris le train pour le front
On a senti, dans le cœur, beaucoup de peine
De voir partir tous ces enfants au canon.
Toutes les mères de famille
Les frèr's,les fiancées, les sœurs
Voyant ça n'était pas tranquilles
Et s'écriaient avec douleur
"Mourir pour le Drapeau"
"Certain'ment c'est très beau !"
"Mais ce qui est bien mieux"
"C'est le retour joyeux !"

Chez nous enfin le cent-quarant'arrive.
Ce sont nos fils qui se sont tant battus !
Fêtons-les en faisant sur nos rives,
Vibrer des chants éperdus !
Que les drapeaux flott'nt à chaque fenètre !
Jamais assez, nous leur dirons, merci !
Et qu'en chœur toutes nos voix répètent,
"L'cent-quarant', l'cent-quarant' est ici !..."

Et puis, jetés dans la fournais' infernale
Nos fiers soldats se sont vite distingués,
C'est à travers les obus, les min's, les balles
Qu'ils ont été jusqu'à quatre fois cités.
Ils rapportent la fourragère,
Gagnée là-bas, si vaillamment.
Mais leur retour après la guerre,
Fait plus plaisir à leur maman,
Car en dépit de çà
On ne remplacera
Ceux qui sont, pour toujours, couchés là-bas, là-bas!.

Grâc'au retour, nous verrons toutes les femmes
Qui attendaient, frère, fils ou fiancé,
Ou leur mari (en conservant dans leu âme
Une grande plac'qui ne sait jamais fermée,)
Leur fair'un accueil fantastique
De grâc'et de franche gaité !
Et nos Annales Historiques
Diront à la postérité :
"Ce jour là nos aïeux"
"Étaient tellement contents"
"Qu'ils ont eu sans l'vouloir des douzaines d'enfants!"



Marche d'Henri IV - Chant du 5e RI

Vive Henri IV !
Vive ce roi vaillant !
Vive Henri IV !
Vive ce roi vaillant !
Ce diable à quatre
À le triple talent
De boire de battre
Et d'être un vert galant.

Au diable guerres,
Rancunes et partis !
Au diable guerres,
Rancunes et partis !
Comme nos pères
Chantons en vrais amis,
Au choc des verres
Les roses et les lys.

Chantons l'antienne
Qu'on chantera dans mille ans ;
Chantons l'antienne
Qu'on chantera dans mille ans ;
Que Dieu maintienne
En paix ses descendants
Jusqu'à ce qu'on prenne
La Lune avec les dents.

Vive la France !
Vive le roi Henri !
Vive la France !
Vive le roi Henri !
Qu'à Reims[3]on danse,
En disant comme Paris :
Vive la France !
Vive le roi Henri !



Marche du 126e RI

C'est le cent vingt sixième
Le régiment fier et vaillant
Qui porte comme emblème
Sur fond d'azur un bison blanc
Des bords de la Corrèze
Il veille sur plaine et coteau
De le terre Française
Dont l'honneur flotte en son drapeau

Nos aïeux ont servi sous Turenne
Moissonné la gloire a Fontenoy
Et dans les neiges du Borysthène
Sont tombes sans connaître l'émoi
Ils n'ont jamais signé la défaite
Et quand la France capitula
C'est qu'il était mort le bel athlète
La France n'était plus là

Nos aînés ont lutté dans les Ardennes
La Meuse a teint ses flots de leur sang
Mais par une revanche soudaine
La Marne a vu l'aigle noir gisant
Dans la boue horrible des Éparges
En Artois a Verdun le trépas
A creusé de grand trous dans leurs charges
Mais les barbares ne passaient pas

Quand ils partirent en Lombardie
Du triomphe ils sonnèrent l'éveil
Et quand s'acheva la tragédie
Leurs trois couleurs claquaient au soleil
Leur victoire fut une auréole
Et son éclat d'immortalité
Fit se lever les vainqueur d'Arcole
Ils saluèrent la liberté

Contre ceux qui forgent les entraves
Devant les tyrans et le bourreaux
Nous nous dresserons libres et braves
Car nous sommes les fils des héros
Et jamais malgré leur assurance
Les hordes sauvages d'Attila
N' asserviront la terre de France
Nos bataillons seront toujours là

Avant 1920

Drapeau du Régiment aux trois couleurs de France
Labarum deux fois cher, tu portes dans tes plis
Le passé des aïeux, notre honneur, leur vaillance
Jusqu'au secret espoir dont nos cœurs sont remplis

D'autres sont festonnés des mains de la victoire
Ils comptent leurs chevrons par des succès altiers
Toi, jeune vétéran, on dirait que la gloire
A couronné ton front avec de noirs lauriers

Salut vaillant témoin de la grande retraite
À la Bérézina, sous les murs de Paris
Notre drapeau frissonne au vent de la défaite
Mais fier mutilé n'a jamais été pris

Nous jurons de te suivre au camp, à la bataille
De vivre et de mourir pour toi, notre étendard
De te donner la gloire à travers la mitraille
Lorsque les cerfs sanglants, te feront un rempart



Marche du royal soissonnais

Je veux au bout d'une campagne
Te voir déjà joli garçon
Des héros que l'on accompagne
On saisit l'air, on prend le ton
Des ennemis ainsi que des belles
On est vainqueur, et s'imitant
Et r'li et r'lan
On prend d'assaut les citadelles
Relantanplan tambour battant

Oh jeunes gens que l'honneur mène
Prenez parti dans Orléans
Not'colonel grand capitaine
Est le patron des bons vivants
Dame il fallait le voir en plaine
Où c'que l'danger était l'plus grand
Et r'li et r'lan
Lui seul en vaut une douzaine
Relantanplan tambour battant

Nos officiers dans la bataille
sont pêle-mêle avec nous tous
Il n'en est pas qui ne nous vaille
Et les premiers ils sont aux coups
Un général, fut-il un prince
Les grenadiers se mettent au rang
Et r'li et r'lan
Fond sur l'ennemi et vous le rince
Relantanplan tambour battant

Vaillant et fier sans arrogance
Et respecter ses ennemis
Brutal pour qui fait résistance
Honnête à ceux qui sont soumis
Servir le Roi, servir les dames
Voilà l'esprit du régiment
Et r'li et r'lan
Nos grenadiers sont bonnes lames
Et vont toujours tambour battant

Viens vite prendre la cocarde
Du régiment quand tu seras
Avec respect je veux qu'on t'regarde
Le prince est chef et nous sommes les bras
Par le courage on se ressemble
J'on même cœur et sentiment
Et r'li et r'lan
Droit à l'honneur j'allons ensemble
Relantanplan tambour battant



Nos pères les Gaulois - Chant du 92e RI

Nos pères les Gaulois
Ont dû en combats sanguinaires
Défendre la beauté, la liberté de notre terre
Nous jurons d'être forts et grands
Pour sauver le pays des Francs
Que les héros d'antan soient devant Dieu témoins.

Le Régiment d'Auvergne marche (bis)

Au cœur de notre France
Existe un pays de montagnes
Où l'on entend encore les échos des grandes batailles
La vie et la mort s'y côtoient encore
Quand nos armes sont sur le terrain
S'il faut, ennemis, nous referons Gergovie.

Dans la pluie, le vent, le soleil,
Nous marchons vers la gloire
Nous apporterons à nos armes l'ivresse de la victoire
Que ce chant soit une prière
Pour les soldats de notre terre
Et bientôt nos enfants chanteront dans nos rangs.



Réveillez-vous Picards

Réveillez-vous Picards,
Picards et Bourguignons.
Apprenez la manière d'avoir de bons bâtons,
Car voici le printemps et aussi la saison
Pour aller à la guerre donner des horions.

Tel parle de la guerre
Mais ne sait pas que c'est :
Je vous jure mon âme que c'est un piteux faict
Et que maint homme d'armes et gentil compagnon
Y ont perdu la vie, et robe et chaperon.

Où est ce duc d'Autriche ?
Il est en Pays-Bas
Il est en Basse Flandre avec ses Picards
Qui nuit et jour le prient qu'il les veuille mener
En la Haute Bourgogne pour la lui contester.

Quand serons en Bourgogne,
Et en Franche Comté,
Ce sera qui-qu'en-grogne le temps de festoyer
Bout'ront le roy de France, dehors de ces costaux
Et mettrons dans nos panses le vin de leurs tonneaux

Adieu, adieu, Salins,
Salins et Besançon
Et la ville de Beaulne, là où les bons vins sont
Les Picards les ont bus, les flamants les paieront
Quatre pastars la pinte ou bien battus seront.

Nous lansquenets et reîtres
Et soudards si marchons
Sans finir de connaître où nous arriverons,
Aidons Dame Fortune et destin que suivons
À prêter longue vie aux soldats Bourguignons.

Quand mourrons de malheur
La hacquebutte au poing
Que Duc nostre Seigneur digne tombeau nous doint
Et que dedans la terre où tous nous en irons
Fasse le repos guerre aux braves bourgignons

Et quand viendra le temps
Où trompes sonneront
Au dernier Alahau, quand nos tambours battront
Nous lèveront bannières aux ducque bourgignon
Pour aller à la guerre donner des horions.



Viva l'Infanterie

Ca fait ... jours que nous marchons (bis)
Gardons courage, (bis)
Nous arrivons (bis)
Dans le pays que nous aimons (bis)
Laissons les rubis rubans qui volent (bis)
Laissons les rubans voler ! (bis)

Viva, viva l'Infanterie (bis)
Viva l'Infanterie ! (bis)



L'Ancien

Les hommes sont là groupés près de nous
La la la la, la la
Le sang s'est répandu sur son treillis
La la la la, la la
C'était un ancien, un grand alsacien
Qui s'était battu, tant qu'il avait pu
Mais il est mort
Il ne nous reste que son corps
La la la la, la la
La la la la, la la

On l'a mis bien au chaud dans son pépin
La la la la, la la
Y avait de l'eau dans les yeux des copains
La la la la, la la
Pourquoi ce gars là est-il mort pourquoi
A t'il cet air là, serein et narquois
On ne sait pas
Mais c'est sur qu'on s'en souviendra
La la la la, la la
La la la la, la la

Il n'était pas tout à fait comme nous
La la la la, la la
Jamais de bar ni de machines à sous
La la la la, la la
Il disait souvent les mots c'est du vent
Quand y a rien à faire, il vaut mieux se taire
D'où venait-il
Ce sous-off qu'était pas facile
La la la la, la la
La la la la, la la

Maintenant qu'il est à six pieds sous terre
La la la la, la la
Ayant reçu les honneurs de la guerre
La la la la, la la
On l'entendra plus dire "j'en ai plein le cul"
Sans lui on est triste, on traîne sur la piste
Ce vétéran
Qui vit encore parmi nos rangs
La la la la, la la
La la la la, la la



Les lanciers Polonais

Dans la froide Scandinavie
du héros retentit le nom.
Soudain la Pologne asservie
Se lève pour Napoléon.
Il avait brisé les entraves.
De ce peuple ami des Français.
Et la France, au rang de ses braves
Compta les lanciers polonais.
Et la France, au rang de ses braves
Compta les lanciers polonais.

Sans regrets, quittant leur patrie,
pour Napoléon, ces guerriers.
Vont jusqu'aux champs d'Ibérie,
cueillir des moissons de lauriers.
Partout où l'honneur les appelle,
ils veulent tenter des hauts faits.
Et partout la gloire est fidèle
aux braves lanciers polonais.
Et la France, au rang de ses braves
Compta les lanciers polonais.

Quand la fortune trop volage,
quand la plus noire des trahisons.
Ensemble ont trompé le courage
de notre grand Napoléon,
il fit, en disposant les armes
de touchant adieux aux Français.
Et l'on vit répandre des larmes
Aux braves lanciers polonais.
Et l'on vit répandre des larmes
Aux braves lanciers polonais.

Napoléon, l'âme attendrie,
l'eus dit dans ce cruel moment :
"Retournes dans votre patrie,
allez, je vous rends vos serments".
Il croyait dans son triste asile
n'être suivi que de Français,
mais il retrouva dans son île
Encore des lanciers Polonais
mais il retrouva dans son île
Encore des lanciers Polonais.

Vous, qu'a nos nobles journées
La gloire a fait participer,
Polonais, de vos destinées,
le ciel doit enfin s'occuper.
Mais fusiez-vous dans les alarmes,
amis nous n'oublierons jamais
que nous avions pour frères d'armes
les braves lanciers Polonais;
que nous avions pour frères d'armes
les braves lanciers Polonais.



Veillons au salut de l'Empire

Veillons au salut de l'Empire
Veillons au maintien de nos lois
Si le despotisme conspire
Conspirons la perte des rois.
Liberté, que tout mortel te rende hommage
Tyrans, tremblez, vous allez expier vos forfaits !
Plutôt la mort que l'esclavage :
C'est la devise des Français.

Du salut de notre patrie
Dépend celui de l'univers.
Si jamais elle est asservie
Tous les peuples sont dans les fers.
Liberté, que tout mortel te rende hommage
Tyrans, tremblez, vous allez expier vos forfaits !
Plutôt la mort que l'esclavage :
C'est la devise des Français.

Ennemis de la tyrannie
Paraissez tous, armez vos bras,
Du fond de l'Europe avilie
Marchez avec nous au combat :
Liberté, que ce nom sacré nous rallie
Tyrans, tremblez, vous allez expier vos forfaits !
Nous servons la même patrie
Les hommes libres sont français !

Jurons union éternelle
Avec tous les peuples divers
Jurons une guerre mortelle
À tous les rois de l'univers.
Liberté, que ce nom sacré nous rallie,
Poursuivons les tyrans, punissons leurs forfaits !
On ne voit plus qu'une patrie
Quand on a l'âme d'un Français.



Fanfan la Tulipe

Comme l'mari d'notre mère
Doit toujours s'app'ler papa,
Je vous dirai que mon père
Un certain jour me happa,
Puis me m'nant jusqu'au bas de la rampe
M'dit ces mots qui m'mirent tout sens d'ssus d'ssous :
"J'te dirai, ma foi,
Qui gnia plus pour toi
Rien chez nous,
V'là cinq sous,
Et décampe.

En avant,
Fanfan la Tulipe,
Oui, mill' noms d'un' pipe,
En avant !

Puisqu'il est d'fait qu'un jeune homme,
Quand il a cinq sous vaillant,
Peut aller d'Paris à Rome,
Je partis en sautillant.
L'premier jour j'trottais comme un ange
Mais l'lend'main je mourais quasi d'faim.
Un r'cruteur passa
Qui me proposa,
Pas d'orgueil,
J'm'en bats l'œil,
Faut que j'mange

Quand j'entendis la mitraille,
Comm' je r'grettais mes foyers !
Mais quand j'vis à la bataille
Marcher nos vieux grenadiers ;
Un instant nous somm's toujours ensemble,
Ventrebleu ! me dis-je alors tout bas :
Allons, mon enfant,
Mon petit Fanfan,
Vite au pas,
Qu'on n'dis' pas
Que tu trembles

En vrai soldat de la garde,
Quand les feux étaient cessés,
Sans r'garder à la cocarde,
J'tendais la main aux blessés ;
D'insulter des hommes vivant encore
Quand j'voyais des lâches se faire un jeu,
Quoi ! Mille ventrebleu !
Devant moi, morbleu !
J'souffrirais
Qu'un français
S'déshonore !

Vingt ans soldat, vaill' que vaille,
Quoiqu'au d'voir toujours soumis,
Un' fois hors du champ d'bataille
J'n'ai jamais connu d'enn'mis.
Des vaincus la touchante prière
M'fit toujours voler à leur secours ;
P'têt' c'que j'fais pour eux,
Les malheureux
L'f'ront un jour
À leur tour
Pour ma mère

Maintenant je me repose
Sous le chaume hospitalier
Et j'y cultive la rose,
Sans négliger le laurier,
D'mon armur' je détache la rouille.
Si l'état m'app'lait dans les combats,
De nos jeun's soldats
Guidant les pas,
J'm'écrierais :
J'suis français !
Qui touch' mouille



Chant des girondins

Par la voix du canon d'alarme
La France appelle ses enfants :
Allons, dit le soldat, aux Armes !
C'est ma Mère, je la défends.

Mourir pour la patrie
C'est le sort le plus beau,
Le plus digne d'envie !

Nous, amis, qui loin des batailles
Succombons dans l'obscurité,
Vouons du moins nos funérailles
À la France, à la liberté.

Frères, pour une cause sainte,
Quand chacun de nous est martyr,
Ne proférons pas une plainte,
La France, un jour doit nous bénir.

Du Créateur de la nature,
Bénissons encore la bonté,
Nous plaindre serait une injure,
Nous mourons pour la liberté.



La Madelon de la victoire

Après quatre ans d'espérance
Tous les peuples alliés
Avec les poilus de France
Font des moissons de lauriers
Et qui préside la fête ?
La joyeuse Madelon,
Dans la plus humble guinguette
On entend cette chanson :
Ohé Madelon !
À boire et du bon !

Madelon, emplis mon verre,
Et chante avec les poilus,
Nous avons gagné la guerre
Hein ! Crois tu, on les a eus !
Madelon, ah ! verse à boire
Et surtout n'y mets pas d'eau
C'est pour fêter la victoire
Joffre, Foch et Clemenceau ! autre version remporté par nos héros

Sur les marbres et dans l'histoire
Enfants vous verrez gravés
Les noms rayonnants de gloire
De ceux qui nous ont sauvés
Mais en parlant de vos frères
N'oubliez pas Madelon
Qui versa sur leur misère
La douleur d'une chanson
Chantons Madelon
La muse du front !

Madelon la gorge nue
Leur versait le vin nouveau
Lorsqu'elle vit toute émue
Qui ? le général Gouraud.
Elle voulut la pauvrette
Se cacher dans la maison
Mais Gouraud vit la fillette
Et lui cria sans façon :
Ohé, Madelon !
À boire et du bon !



Le rêve passe

Les soldats sont là-bas endormis sur la plaine
Où le souffle du soir chante pour les bercer,
La terre aux blés rasés parfume son haleine,
La sentinelle au loin va d'un pas cadencé.
Soudain voici qu'au ciel des cavaliers sans nombre
Illuminent d'éclairs l'imprécise clarté
Et le petit chapeau semble guider ces ombres
Vers l'immortalité.

Les voyez-vous,
Les hussards, les dragons, la Garde,
Glorieux fous
D'Austerlitz que l'Aigle regarde,
Ceux de Kléber,
De Marceau chantant la victoire,
Géants de fer
S'en vont chevaucher la gloire.
Mais le petit soldat
Voit s'assombrir le Rêve,
Il lui semble là-bas
Qu'un orage se lève,
L'hydre au casque pointu
Sournoisement s'avance ;
L'enfant s'éveille, ému,
Mais tout dort en silence
Et dans son cœur le songe est revenu.
Les canons !
Les clairons !
Écoutez !
Regardez !
Les voyez-vous,
Les hussards, les dragons, la Garde,
Ils saluent tous
L'Empereur qui les regarde.

Et dans un pays clair où la moisson se dore,
L'âme du petit bleu revoit un vieux clocher.
Voici la maisonnette où celle qu'il adore
Attendant le retour, tient son regard penché.
Mais tout à coup... Douleur ! Il la voit plus lointaine,
Un voile de terreur a couvert ses yeux bleus.
Encore les casques noirs, l'incendie et la haine,
Les voilà ce sont eux !

Les voyez-vous,
Leurs hussards, leurs dragons, leur Garde,
Sombres hiboux
Entraînant la vierge hagarde.
Le vieux Strasbourg
Frémit sous ses cheveux de neige.
Mourez tambours,
Voici le sanglant cortège ;
Bientôt le jour vermeil
À l'horizon se lève
On sonne le réveil
Et c'est encore le Rêve.
Les Géants de l'An deux
Sont remplacés par d'autres.

Et ces soldats joyeux
France ... ce sont les nôtres.
Blondes aimées ! Il faut sécher vos yeux.
Vos amis, les voici.
Les voyez-vous,
Les hussards, les dragons, l'Armée,
Ils mourront tous
Pour la nouvelle épopée.
Fiers enfants
De la race
Sonnez aux champs,
Le rêve passe



Les épis mûrs

Heureux ceux qui sont morts
Pour la terre charnelle.
Mais pourvu que ce fut
Dans une juste guerre.

Heureux ceux qui sont morts
Pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts
D'une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts
Dans les grandes batailles.
Couchés dessus le sol,
À la face de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts
Dans un dernier haut lieu
Parmi tout l'appareil
Des grandes funérailles.

Heureux ceux qui sont morts
Car ils sont retournés
Dans la première argile
Et la première terre.

Heureux ceux qui sont morts
Dans une juste guerre
Heureux les épis mûrs
Et les blés moissonnés.



Marche lorraine

Fiers enfants de la Lorraine
Des montagnes à la plaine
Sur nous plane, ombre sereine
Jeanne d'Arc, vierge souveraine !
Vieux gaulois à tête ronde
Nous bravons tout à la ronde
Et là-bas l'orage gronde
C'est nous qui gardons l'accès
Du sol Français !
Joyeux Lorrains, chantons sans frein
Le refrain plein d'entrain
De Jeanne bergère immortelle
Du pays de Moselle
À tous, les échos des grands bois
Que nos voix à la fois
Chantent l'antique ritournelle
Qu'on chantait autrefois :

Jeanne la Lorraine
Ses petits pieds dans ses sabots
Enfant de la plaine
Filait en gardant ses troupeaux
Quitta son jupon de laine
Avec ses sabots don daine oh ! oh ! oh !
Avec ses sabots !
Jeanne la Lorraine
A quitté ses petits sabots
Son jupon de laine
Pour guerroyer sous nos drapeaux
Et c'est un grand capitaine
La vierge en sabots don daine oh ! oh ! oh !
La vierge en sabots !

Las ! Un jour elle succombe
Aux mains des ennemis tombe
Dans la flamme horrible tombe
Expira la blanche colombe !
Mais depuis, l'âme aguerrie
Au nom de Jeanne chérie
Ange saint de la Patrie
C'est nous qui gardons l'accès
Du sol français !
S'en fut guider nos fiers soldats
Tout là-bas aux combats
Et chasser les gueux d'Angleterre
De notre bonne Terre !
Tous les Français victorieux
Glorieux, flamme aux yeux
Du bourg au manoir solitaire
Entonnaient tout joyeux :



Verdun

Un aigle noir a plané sur la ville,
Il a juré d'être victorieux,
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons et dans les chemins creux.
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne :
Cocorico, debout petits soldats !
Le soleil luit, partout le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que porte là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Les ennemis s'avancent avec rage,
Énorme flot d'un vivant océan,
Semant la mort partout sur son passage,
Ivres de bruit, de carnage et de sang;
Ils vont passer... quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort,
Quoique mourant, crie : à la baïonnette
Hardi les gars, debout, debout les morts !

Mais nos enfants, dans un élan sublime,
Se sont dressés; et bientôt l'aigle noir,
La rage au cœur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir.
Les vils corbeaux devant l'âme française
Tombent sanglants, c'est le dernier combat
Pendant que nous chantons le Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.



C'est le 4

À travers pierres et dunes,
S'en vont les képis blancs.
Sous le soleil, claire de lune,
Nous marchons en chantant..
Vers Béchar ou vers Casa,
Dans toutes les directions,
Nous repartons au combat,
Pour la gloire de la Légion.

C'est le quatre en chantant qui s'avance
Qui s'avance, Laissez le passer.

Sur les pistes des Corbières,
Nous partons en mission.
Une colonne de bérets verts,
S'en va à l'instruction.
Vers la Jasse ou vers Bel-Air
Dans toutes les directions
Devenir légionnaire,
C'est notre seule ambition.



Chant du 3e REI

En avant troisième régiment,
En avant, toujours en avant ! (bis)
Par les bois et les monts,
Les rizières, les pitons,
En avant souriant.
Phalange à l'allure altière,
Au courage légendaire,
Digne et fière de son histoire,
Voici le troisième régiment,
Troisième des légionnaires
Mais premier aux trois fourragères,
Suivant son drapeau tissé de gloire,
Sur le chemin de la victoire.
En avant troisième régiment,
En avant, toujours en avant ! (bis)
Par les bois et les monts
Les rizières, les pitons,
En avant souriant.

Venus d'Europe, venus d'Afrique,
À l'appel d'un destin mystérieux,
Moissonnons sous le ciel asiatique,
Palmes d'or et lauriers prestigieux,
Ceux de la Somme, de la Champagne,
Des monts d'Artois, des djebels marocains,
Nous ont laissé la gloire pour compagne,
À nous d'être dignes de nos anciens.

Au long des routes de l'Indochine
Où refleurit la douce liberté
Quand nous chantons "Valeur et discipline"
L'écho répond "Honneur - Fidélité".
Par les rizières, par les montagnes,
Quand se sont promenés nos képis blancs
Partout renaît la paix dans les campagnes
Et le sourire aux lèvres des enfants.

Tournons les pages de notre histoire,
Écartons les plis de notre drapeau
Nous y verrons palpiter la mémoire
De tous nos anciens et de tous nos héros.
De Camerone suivant la flamme
Qui vient briller jusqu'à Phu-Tong-Hoa
Indomptable qu'elle luise en notre âme
Et nul de nous jamais ne faillira.



Chant du GRLE

Au pays des corons
À celui des santons
Du pays bigouden
Aux méandres du Rhin
Par delà les frontières de l'hexagone
Les recruteurs vont et informent

Pour que flotte à tous les vents, les couleurs du fanion
Que résonne notre devise "Honneur et Fidélité", Gloire à la Légion.

De tous les continents
Viennent vivre autrement
La Légion tend la main
Espoir d'un lendemain
Du GRLE, ils sont le vivier
Les volontaires du monde entier

Quitte ton ordinaire,
Pour une vie d'Légionnaire
Rejoints les plus vaillants
Les rangs des képis blancs
L'esprit de Camerone te guidera
L'exemple des anciens tu suivras



Chez nous au troisième

Chez nous au troisième,
Il est un refrain,
Notre patron l'aime,
Autant que le Boudin,
On le répète à chaque instant,
Pour conserver toujours vingt ans.

Pas de mollesse, restons jeunes (bis)

La vie à la caserne
N'a rien de tentant,
En ce qui nous concerne,
Ça ne dure jamais longtemps
On nous donne des vieux bâtiments,
On les retape et on fout le camp.

Quand on s'est mariés,
J'étais sous-lieutenant
Tu m'as retrouvé,
Un beau jour commandant,
Je te reviendrai colonel
Pour notre troisième lune de miel.

Au revoir Chérie,
À mon prochain retour,
Je verrai le fruit
De nos amours si courts,
"Bonjour, monsieur, comment ça va ?
J'savais pas qu't'étais mon papa."

On nous a fait voir,
Le beau Danube bleu,
Le continent Noir,
Les blancs vallons neigeux,
Si la terre jaune me rend morose,
J'verrai quand même le vie en rose

S'il en voit sur la terre
De toutes les couleurs,
Le vrai légionnaire,
Y trouve son bonheur,
Il crèvera sur son chemin,
Toujours loin du dépôt commun



Connaissez-vous ces hommes

Connaissez-vous ces hommes qui marchent là-bas
Écoutez un peu la chanson de leurs pas
Elle vous dit qu'ils ont martelé bien des routes
Et ça c'est vrai, il n'y a aucun doute
Du Tonkin à Dakar
D'Afrique en Norvège
Dans le sable, le vent et la neige
Gloire à la Légion Étrangère.

Ai O - Ai O - Ai O - OO (bis)

Légionnaire de l'Afrique suis tes anciens.
De ton allure magnifique va ton chemin
Tête haute sans tourner les yeux,
L'âme légère et le cœur joyeux
Suis ta route sans peur de tomber
Avec Honneur et Fidélité.



Il est un moulin

Il est un moulin au fond de la vallée
Qui tourne et qui craque sans cesser } Bis
Partout où je m'en vais
Où je m'en vais,
Par montagnes et forêts, et forêts.
Le moulin enchanté, je le vois toujours
Qui tourne et qui craque sans cesser
Partout où je m'en vais
Où je m'en vais,
Par montagnes et forêts, et forêts.
Le moulin enchanté, je le vois toujours,
Ses murs, sa vallée, ses forêts.



La Légion marche - Chant du 2e REP

La Légion marche vers le front
En chantant nous suivons,
Héritiers de ses traditions
Nous sommes avec elle.

Nous sommes les hommes des troupes d'assaut,
Soldats de la vieille Légion
Demain brandissant nos Drapeaux
En vainqueurs nous défilerons
Nous n'avons pas seulement des armes
Mais le diable marche avec nous.
Ha, ha, ha, ha, ha, ha, Car nos aînés de la Légion
Se battant là-bas, nous emboîtons le pas. (bis)

Pour ce destin de chevalier,
Honneur, Fidélité,
Nous sommes fiers d'appartenir
Au 2e REP.



Le Boudin

Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges, y en a plus, Pour les Belges, y en a plus, |
Ce sont des tireurs au cul. | (bis)
Nous sommes des dégourdis,
Nous sommes des lascars
Des types pas ordinaires.
Nous avons souvent notre cafard,
Nous sommes des légionnaires.

Au Tonkin, la Légion immortelle
À Tuyen-Quang illustra notre drapeau,
Héros de Camerone et frères modèles
Dormez en paix dans vos tombeaux.

Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges, y en a plus, Pour les Belges, y en a plus, |
Ce sont des tireurs au cul. | (bis)
Nos anciens ont su mourir.
Pour la gloire de la Légion.
Nous saurons bien tous périr
Suivant la tradition.

Au cours de nos campagnes lointaines,
Affrontant la fièvre et le feu,
Oublions avec nos peines,
La mort qui nous oublie si peu.

Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges, y en a plus, Pour les Belges, y en a plus, |
Ce sont des tireurs au cul. | (bis)



Le front haut et l'âme fière - Chant du 5e REI

Vaillants guerriers de ce Régiment
Vous qui luttiez si superbement
En maintenant dans la tourmente
L'Honneur et la Fidélité
Vos successeurs ont serré les rangs
Donné leur cœur et versé leur sang
En combattant sans épouvante
Pour le 5e Étranger

Le front haut et l'âme fière
Marchant du pas de nos anciens
Nous suivons dans la poussière
Un glorieux chemin
La boue sombre des rizières
Scella notre destin
Donnant ce nom qui sonne clair
Régiment du Tonkin

Toujours plus haut flotte fièrement
Le beau drapeau de ce Régiment
Jetant au vent notre devise
D'Honneur et de Fidélité
Et sans l'écrin des plis glorieux
Tout le Tonkin revit à nos yeux
En le voyant que chacun dise
C'est le 5e Étranger



Légionnaire de l'Afrique

Le sac au dos, la gourde bien remplie,
Le grand képi rabattu sur les yeux,
Nous martelons le sol de l'Algérie,
Où sont tombés tous nos communs aïeux.
Quand nos chansons font tressaillir l'espace,
Chacun se dit, tous ces joyeux garçons,
C'est l'avenir, la fleur de notre race,
C'est le froment de nos futures moissons.

En avant, légionnaire de l'Afrique,
Dédaigneux de la pluie et du vent,
Batailleur et pourtant pacifique,
En avant, légionnaire, en avant,
En avant, en avant

Par les sentiers escaladant les pentes,
Le cœur joyeux où lève une chanson,
Nous combattons l'âme toujours vaillante,
Par le renom de notre vieille Légion
Ceux qui sont morts, guidant nos randonnées,
De les venger nous avons fait serment,
Et nous ferons que notre renommée,
Restera ce qu'elle fut de tout temps.



Les Cailloux

Sous le sac que l'on porte
Qui pèse vingt kilos
On marche comme des cloportes
Et l'on courbe le dos
Mais qu'une jolie fille
Vienne à passer par là
Aussitôt nos yeux brillent
Et nous marquons le pas.
À détailler son corps mignon,
On en oublie ses durillons.

Y a des cailloux sur toutes les routes
Sur toutes les routes y a des chagrins
Mais pour guérir le moral en déroute
Il y a des filles sur tous les chemins
Y en a autant qu'il y a de pierres
Qu'il y a de fleurs dans les jardins
Qu'il y a d'oiseaux sur la branche légère
Il y a des filles sur tous les chemins.
Il suffit de trouver celle dont a rêvé
Ainsi quand on pense à l'amour le chemin semble bien plus court
Y a des cailloux sur toutes les routes
Mais aujourd'hui comme demain
Une raison suffit pour qu'on s'en foute
Il y a des filles sur tous les chemins

Qu'elle soit brune ou blonde,
La fille que nous croisons
C'est la plus belle du monde aux yeux du bataillon,
Et pour le deuxième classe
Comme pour le commandant
C'est de l'amour qui passe
Est tout l'monde est content.
Nous nous r'dressons dans un frisson
Et nous chantons à l'unisson.

Le bon vieux légionnaire est un soldat fameux,
On peut tout lui faire faire, il fait plus qu'il ne peut.
Il travers'ra les flammes mais toujours en chantant,
En pensant à la femme, il a ça dans le sang,
Et c'est pourquoi les troubadours font rimer amour et tambour.



Oh, Susanna !

Ah ! les carottes. Ah ! les carottes.
Les carottes et les navets !
Qui c'est qui s'les tape,
Qui c'est qui s'les tape,
C'est la Compagnie Montée
Oh, Susanna, les carottes et les navets.
Oh, Susanna ! Compagnie Montée !

Ah ! les djebels, Ah ! les djebels.
Les djebels et les pitons !
Qui c'est qui s'les tape,
Qui c'est qui s'les tape,
C'est la Compagnie Montée
Oh, Susanna, les djebels et les pitons
Oh, Susanna ! Compagnie Montée !

Ah ! les p'tit'femmes. Ah ! les p'tit'femmes.
Les p'tit'femmes, les fiancées !
Qui c'est qui s'les tape,
Qui c'est qui s'les tape,
C'est la Compagnie Montée
Oh, Susanna, les femmes, les fiancées.
Oh, Susanna ! Compagnie Montée !

Ah ! les Latil, Ah, les Latil,
Les Latil de la montée
Qui c'est qui s'les pousse,
Qui c'est qui s'les pousse,
C'est la Compagnie montée,
Oh, Susanna, les Latil de la montée,
Oh, Susanna ! Compagnie montée !



Quand on a une fille dans l'cuir

Quand on a une fille dans l'cuir
Et que la vie vous dégoûte
On s'engage sous le fanion
Vert et Rouge de la Légion
Et sac au dos on prend la route
Quand on a une fille dans l'cuir...

Mets du pinard dans ton bidon
Et tes ennuis dans ta musette
C'est au cafard qu'on fait la guerre
Quand on est de la Légion
Quand on a une fille dans l'cuir...
Quand on a une fille dans l'cuir !



Sapeurs, mineurs et bâtisseurs

6e Étranger d'infanterie
Nous sommes tous tes héritiers
Syrie, Liban et Tunisie
Partout les combats sans pitié
Par le sang versé rendirent gloire
Au vieux régiment du Levant
À nos anciens chantons la gloire
Et reprenons d'un même élan.

Sapeurs, mineurs et bâtisseurs
À l'assaut, légionnaires du "6"
Et de la force des vainqueurs
Portons très haut notre devise
Parfois détruite, souvent construire
Toujours servir avec honneur et fidélité.

6e Étranger de génie Légion
Dans les combats les plus violents,
En première ligne nous serons mis
Comme les pionniers en défilant
Et pour la gloire de la Légion
Nous remplirons avec ardeur,
Dans le respect des traditions
Notre mission de constructeur.



Soldats de la Légion Étrangère

Soldats de la Légion Étrangère
Se sont battus
Partout en Algérie
Beaucoup sont tombés, de braves légionnaires (bis)
Pour la Légion, qui est notre Patrie (bis)

Comme nos anciens
Nous défendrons l'Algérie
Contre le Diable
Et les fellaghas
Avec nos drapeaux, Honneur, Fidélité (bis)
Nous tomberons ou nous vaincrons au combat. (bis)



Sous le soleil brûlant d'Afrique

Sous le soleil brûlant d'Afrique
Cochinchine, Madagascar
Une phalange magnifique
A fait flotter nos étendards.
Sa devise Honneur et Vaillance
Forme des soldats valeureux
Son drapeau, celui de la France
Est un emblème des plus glorieux

Vive la Légion étrangère
Et quand défilent les képis blancs
Si leur allure n'est pas légère
Ils portent tous tête haute et fière
Et s'élançant dans la fournaise
Le cœur joyeux, jamais tremblants
Au son de notre Marseillaise
Savent combattre les képis blancs

C'est une chose d'importance
La discipline à la Légion
L'amour du chef, l'obéissance
Sont de plus pure tradition
Et pour notre France chérie
Tous ces étrangers bravement
Viennent défendre la patrie
Avec honneur et dévouement.



Venu volontaire

Venu volontaire, recherchant la guerre,
Perdu dans la nuit,
Marchant, on oublie.
Nous combattrons,
Nous, les légionnaires,
Nous vaincrons
Partout et sans recours.
Sans attendre, la mission remplie,
Nous partons
Écoutant le tambour.

Septième compagnie toujours la première
A bien combattu
Et vient aujourd'hui
Se préparer à une autre guerre
Pour parer
Les coups de l'ennemi.
Pour la gloire
La Légion Étrangère
Nous donnerons
Aujourd'hui notre vie.



Promotion Lieutenants Thomazo

Debout la France
Debout les Officiers
Deux jeunes âmes au cœur immense
Ressuscitées

Le cri sourd de la revanche
Grisait encore la terre de France
Landais vous grandissez
Frappés du sceau des guerriers
Élevés dans la guerre d'un sang d'officier
Poursuivant l'œuvre de votre père au Prytanée
À la spéciale un soir, la Gloire vient s'offrir
Debout Saint-Cyr

Le fracas du glaive
Chevaliers à l'assaut
Deux âmes s'élèvent seules face à la mitraille
Un genou en terre, sous les plis du drapeau
Deux âmes se dressent debout dans la bataille
Le vent ce soir fera vivre nos Casos
Votre gloire nous adoube, anoblit notre histoire
Lieutenants Thomazo

Lieutenant de tirailleurs
Défie la mort en Indochine
Porté par son ardeur
S'élance face au Viêt Minh
Prenant la tête de la compagnie
Votre courage l'épargne et vous sacrifie
Au champ d'honneur ce soir
La Gloire vient draper
Sa destinée

La mort traque en Algérie
S'armant du bras des fellaghas
Le sang déjà meurtri d'un lieutenant de paras
Pour un frère d'armes vous êtes emporté
Un frère de sang vous accueille à l'Empirée
Mais à Saint-Cyr ce soir
Vos destins liés
Font résonner



Promotion Général Callies

Dans l'enfer et la boue des tranchées,
Quand le doute surgissait dans les cœurs,
Il était là, fier officier,
Méprisant la mort et la peur.

Oh ! Général Calliès, donnez-nous
Le souffle sacré de l'ardeur ;
Promotion Jean Calliès à genoux
Devant ce saint-cyrien vainqueur !

Dans l'Empire où le combat l'appelle,
Menant ses tirailleurs à l'assaut,
Il combat les tribus rebelles
Pour la gloire de notre drapeau.

Dans les jours sombres de la défaite,
Alors que tout paraissait perdu,
Il sut garder dans la tempête
La foi des soldats invaincus.

Du Belvédère aux rives du Rhin
Il libéra l'Europe envahie,
Avec ses tabors marocains
Il terrassa ses ennemis.

Forgeons nos cœurs comme une épée,
Trempons les larmes de nos corps,
Aux sources de son épopée
Unis nous défierons la mort.



Promotion Général Delestraint

Dans la tourmente, la France connaissait la défaite
La honte allait-elle faire oublier sa grandeur ?
Méprisant l'abandon, tu relevais la tête
Poursuivant le combat sur la voie de l'honneur

Donne-nous, Général, ta foi et ton ardeur
Donne-nous ce courage, qui au jour du malheur
Nous montrera la voie, la vertu et l'honneur
De l'officier français

Tenir debout, résister à l'humiliation
Garder toujours la foi avec abnégation,
C'était là ton combat, tu incarnais l'espoir
De venger le pays, célébrer la victoire

Guide nous, Général, défile dans nos rangs
Recoiffe pour toujours, le plumet rouge et blanc
Que ton nom immortel serve de ralliement
Aux officiers français

Demain, si à nouveau l'horizon s'obscurcit
Si la France réclame le don de nos vies
Qu'à l'appel de ton nom, nous partions sans faillir
Que ton sublime exemple nous aide à mourir

Général Delestraint, que la gloire de ton nom
Nous rappelle à jamais que notre Promotion
A fléchi le genou devant le sacrifice
D'un officier français



Promotion Valmy

Dans les forêts sauvages encore,
Brutaux et sales, hommes et femmes nus,
Plus que les loups ou les dinosaures,
Craignaient tremblant les Dolos Cornus.

Quelle émotion, quel transport de joie :
J'entends les bœufs de l'EMIA.
Quelle émotion, quel transport de joie :
J'entends les bœufs de l'EMIA.

Saxons et Huns, Maures et Germains,
Fuyaient leurs tartes et leurs coups de boule,
Terreurs dans tout l'Empire romain,
Depuis Quimper jusqu'à Istanbul.

Napoléon, le cœur plein d'effroi,
Presque vaincu, les pieds dans la boue,
Pria en pleurs, mon Dieu donne moi,
Quelques Dolos pour piller Moscou.

Adieu tueries, délicieux carnages,
Alors pour rire ils passent leur temps,
À traquer les rats malgré leur âge,
Dans les couloir de Coëtquidan.

Adieu déjà, et sous le ciel froid,
La corne triste et la sabot lourd,
Ils partiront armés de leur foi,
Fiers officiers et Dolos toujours.

Sachez Cadets que comme des frères,
Veillent sur vous les anges bovins,
Ils porteront au feu de la guerre,
L'idéal pur de vos grands Anciens.

Dans la tourmente l'espoir renaîtra,
Vaincront les Bœufs de l'EMIA.
Dans la tourmente l'espoir renaîtra,
Vaincront les Bœufs de l'EMIA.



Promotion Capitaine Hervouët

L'Histoire sera témoin ce soir de ce serment devant la Gloire ;
Servir la France, suivre les pas d'un héros, parrain, faites-nous vivre de vos idéaux.

La guerre menaçante ternit votre insouciance,
Vous êtes de ceux qui voient sombrer la France.
Vous intégrez Saint-Cyr, Promotion Croix de Provence,
Vous êtes de ceux qui laveront l'offense.
La France est abattue, mais vous gardez courage,
Lançant à l'ennemi un dernier cri de rage.
Poursuivant votre rêve, jeune cadet de Cherchell,
Adoubé officier, la France vous appelle à combattre pour elle.

Ni peur ni trépas, la Promotion nouvelle honore votre mémoire, de l'Afrique au Tonkin,
Cette vie glorieuse anime notre espoir, Capitaine Hervouët ouvrez la voie.

Des côtes de Provence, jusqu'aux confins du Reich,
Honneur et exigence anoblissent votre tâche.
Lieutenant de Chasseurs, debout dans la mitraille.
Auprès de vos soldats, intrépide et sans failles.
Une première fois touché sous le feu des Allemands,
Prêt à vous relever, vous repartez de l'avant.
Surprenant l'ennemi qui devant vous s'enfuit,
Pour que flotte à nouveau l'éclatant reflet des trois plis du drapeau.

Servant en Indochine, traquant sans fin le Viêt-Minh,
Bravant les blessures, guerre atroce et mesquine.
Brave chef d'escadrons, courageux et de sang-froid,
Vivre Diên-Biên-Phu relève de votre choix.
Votre corps est meurtri, mais vous gardez la flamme,
Les assauts ennemis, jamais n'atteignent votre âme.
Pour ce grand dévouement d'officier téméraire,
Dans la captivité, la Gloire vient élever cette vie exemplaire



Promotion Nouveau Bahut

Le vent du large fait claquer nos couleurs
Et vient remplir de joie plus pure nos cœurs.

Landes bretonnes, écoutez chanter,
Traditions militaires, jeunesse et fidélité.
D'autres s'étonnent, pourquoi s'en soucier ?
On ne fera pas taire les Officiers.

La Promotion nouvelle saura garder
De ses Anciens l'exemple et la fierté.

France, O mon beau pays, tu peux espérer.
Tes murs détruits seront bientôt relevés !



Promotion Lieutenant Darthenay

Ami dont le cœur a vibré
Aux accents de nos chants guerriers
Dis-toi qu'au milieu des souffrances
Nous restons dignes de la France
Et dans les tourments et l'offense
Nous refusons l'offre de chance
D'une tyrannie aveuglée
Pour garder notre liberté

La Promotion au jour de se choisir un nom
Veut honorer le Lieutenant Darthenay
Noble parrain, tu mourus pour la France
Ton souvenir nous donnera la force de servir

Si notre vie il faut donner
Engageons-la sans hésiter
Dans une voie qui nous est chère
Rien ne saurait la rendre amère
Le sacrifice que nos frères
Sans reculer firent naguère
À Saint-Cyr saura inspirer
La foi qu'il nous faut perpétuer



Promotion Capitaine Guilleminot

Marchez ! Hommes sans nom
Qui gardez sa mémoire
Marchez ! Promotion
Au rythme de l'histoire,
Après l'avoir porté au rang de ses héros,
Saint-Cyr consacre le Capitaine Guilleminot

Parmi ceux qui sont morts pour que vivent leurs fils,
Parmi les chants secrets des soldats glorieux
Et qui se sont offerts au dernier sacrifice,
Nous avons reconnu le héros silencieux

Il a pris le combat comme unique parure
Il a versé son sang dans l'ardente mitraille,
Il a mis au désert son ultime vêture,
Il est tombé là-bas sur le champ de bataille

Le souvenir brûlant des Victoires passées,
La gloire des vainqueurs blessés sur le chemin,
L'écho sombre et lointain de leurs grands défilés
Tracent le nom précieux que nous suivrons demain



Promotion Capitaine Cathelineau

Des plateaux du Laos à la Grande Kabylie
L'on vit un officier,
Son regard était fier
Et fier était son cœur.

Et si dans la tourmente
Le doute naît en nous,
À lui nous penserons
Gérard de Cathelineau.

Libérant le pays aux heures de souffrance
Longtemps il combattit,
Amoureux de la France
Et fier de sa patrie.

Et quand en Indochine, loin de tous ses amis
Solitaire il luttait,
Partout il fut aimé
Partout fut admiré.

Enfin dans un douar, un jour il fut tué,
Entrant dans la légende
Par sa mort exemplaire
À jamais glorifié



Promotion Maréchal Davout

Charges impatientes, fulgurantes
Moissonnant la gloire
Retraites sanglantes, lancinantes
Maudissant l'histoire
Tu auras tout vécu
Et nous vivrons aussi,
Maréchal Davout
Car tu nous auras montré comment
Se battre et durer jusqu'au bout
Davout d'auerstaedt.

Cent jours puis la haine
Se déchaîne
Sur tes hommes hués
Aucun ne parjure sous l'ordure
Sa fidélité
Tu les as défendus
Nous les aimons aussi
Maréchal Davout
Pour eux nous saurons lutter
Défendre leur dignité jusqu'au bout
Davout d'auerstaedt.

S'il advient la guerre
Que déferlent nos hommes et nos chars
Vengeance qui hurle
Et qui brûle le jour et le soir
Tu les avais battus
Nous les vaincrons aussi
Maréchal Davout
Fussions-nous un contre dix
Nous harcèlerons l'ennemi jusqu'au bout
Davout d'auerstaedt.

Nos esprits, nos âmes
Sont des larmes trempées dans l'histoire
Qu'elles soient les plus vives, les plus fines
Qui se puisse voir
Davout d'auerstaedt (bis)



Promotion Général Rollet

L'ombre de la noble Légion
De sa grandeur nous effleure
Investit notre Promotion
De la force des vainqueurs.
Sept fois blessé où guerre fait rage
Triomphant en cent batailles,
Tu nous as offert l'image
D'un courage sans faille.

L'appel des armes en nous résonne
Prête-nous ta vaillance et ton âme
Dans l'Honneur et la Fidélité
Général Rollet.

Amblény, Bahlil, Cumières
À la Légion nous attachent,
Cet exemple en nos mémoires
Que jamais foi ne nous lâche.
Compagnons dans l'insouciance
De notre Premier Bataillon,
Restons-le dans la souffrance
La terreur et les haillons.

Plumes blanches de pureté
Pour vous nous prendrons les armes,
Plumes rouges du sang versé
Pour vous couleront les larmes.
Que le vent de la Victoire
Fasse flamber nos panaches,
Et que la mort dans la gloire
À la terre nous arrache



Promotion Général Lasalle

Entendez-vous au loin le galop des hussards ?
La plaine vibre et s'offre à leurs montures fières,
Leur jeune chef sourit au fracas de la guerre,
Et l'honneur à nouveau pare leurs étendards !
Ce jeune chef c'est toi, général invaincu,
Toi Lasalle, ce héros, adulé par la gloire,
À Wagram tu trouvas la mort et la victoire
Puissions-nous hériter de toutes tes vertus !

Qu'à Saint-Cyr à jamais ta promotion t'égale,
Que notre bataillon te rende cet hommage :
Puissions-nous être à ton image,
Général Lasalle !

Entendez-vous charger ces cavaliers vainqueurs ?
Sur les sables d'Égypte et les plaines d'Europe,
À leur tête, toujours, Lasalle tu galopes,
Ta jeunesse éclatante encore emplit nos cœurs !
À la table non plus, tu n'étais pas dernier,
Fumant l'âcre tabac d'une pipe de terre,
Tu fronçais le sourcil en t'écriant : "tonnerre !"
Mais ta botte déjà attendait l'étrier !

Qu'à Saint-Cyr à jamais ta promotion t'égale,
Que notre bataillon te rende cet hommage
Puissions-nous être à ton image,
Général Lasalle !

Entendez-vous, soldats, s'éloigner les hussards ?
Au pas de leurs chevaux, braves sans être sages,
Ils emportent, jaloux, ta fougue et ton courage,
Et ton ardeur, Lasalle, anime leur regard !
Si demain nous marchions vers de nouveaux combats,
Si demain à nouveau retentissait la foudre,
Prête-nous ce pouvoir de sourire à la poudre !
Le courage de ceux qui ne s'inclinent pas !

Qu'à Saint-Cyr à jamais ta promotion t'égale,
Que notre bataillon te rende cet hommage
Puissions-nous être à ton image,
Général Lasalle !



Promotion Montcalm

Loin de ton Roi et loin de ta Provence
Tu plantes le lys sur la Nouvelle-France.
Fais qu'à Saint-Cyr nous puisions dans ta gloire
L'ardeur, la foi qui feront notre Histoire.

Dans la tempête s'avance la colonne,
Tous sont venus pour que le canon tonne.
Le Fort William ce soir sera français,
C'est pour le Marquis que nous allons lutter.

Ta loyauté, ta foi nous vénérons,
La Promotion veut honorer ton nom.
Servons la France, défile dans nos rangs,
Porte avec nous le plumet rouge et blanc.

Pour les Anglais, ni trêve, ni pitié :
Ils reculeront au feu de nos mousquets.
Nous garderons les bords du Saint-Laurent
Même s'il le faut, en donnant notre sang.

Avec la gloire pour unique linceul
Les Français t'abandonnèrent sans orgueil.
Sur cette plaine québécoise d'Abraham
Repose pour toujours, Général Montcalm.

Et si demain la France nous appelle,
Nous partirons remplis de ton ardeur.
Tressaille l'ennemi et sonne le rappel,
Général Montcalm et nous serons vainqueurs



Promotion Grande Armée

Tu reçu le baptême tournée vers l'Angleterre
Mais après le défi abandonnas la mer
Et ce fut par vos jambes, soldats de Grande Armée
Que le Tondu vainquit les deux coalisés.
Au soleil d'Austerlitz le Lieutenant Saulnier
Rougit de sang vermeil notre premier plumet
À Wagram, à Iéna, de victoire en victoire
À Friedland, à Eylau, t'accompagna la Gloire.

Et quand viendra le temps
Où hauts tambours battront
Nous répondrons présent À l'appel du canon
Et prêts à donner nos vies En Saint-Cyriens ardents
Héros de Grande Armée Voici vos descendants

Grande Armée de héros, de pillards, de martyrs
Grande Armée en lambeaux, pour servir un empire
Tu parcourus l'Europe, l'Europe s'en souvient
Pour toi s'ouvrir les portes et les cœurs de Berlin
Varsovie t'acclama te couvrit de lauriers
Et des rigueurs du froid vis les atrocités
Grande Armée de misère, tu fus armée de gloire
Tes violences guerrières couvrent ennemis d'effroi

Grande Armée de l'Empereur, tu parvins à Moscou
Tu semas la terreur, déversas ton courroux
Dans la blanche Russie s'illumina le ciel
Quand fut mis l'incendie dedans la citadelle
Invaincus seriez-vous soldats de Grande Armée
Si les Godams jaloux n'avaient l'Aigle enfermé
Mais des barreaux d'acier ne peuvent retenir
Une âme de Français qui sait vaincre ou mourir

Grande Armée d'Occident, de rafales n'a point
Cohorte d'immortels, décide du destin !
Grande Armée d'aujourd'hui, sois fière de tes aînés
Saint-Cyrien d'à présent n'oublie pas ton passé
Que tremble l'ennemi en entendant tes pas
Qu'à jamais à Saint-Cyr, on connaisse ta foi
Tu reçu la bamboche, l'épée nous recevons
Puissions-nous hériter ta Grande Tradition



Promotion Général de Monsabert

Monsabert que ton nom demeure
Témoin du courage et de l'honneur
Des Africains Français de cœur
Qui méprisaient la mort la peur
C'était pour un chef tel que toi
Que dans un élan héroïque
Ils allaient chargeant sans émoi
Les hommes de l'Armée d'Afrique

Accepte que la Promotion
Veuille honorer ton nom
Dont nous sommes si fier
Général Monsabert

Nous voulons que par Saint-Cyr
Soit immortel ton souvenir
Portant la victoire par nos armes
Fort comme toi sans une larme
Sous le signe des trois croissants
Pour la France que tu aimais
Sans un seul mot tout notre sang
Nous le donnerons sans compter

À Tunis tout comme à Bizerte
Tu allais sans que rien n'arrête
Ta division de tirailleurs
Qui se couvraient de tant d'Honneur
Puis se fut toute l'Italie
La conquête sur l'ennemi
Où l'exemple de ton courage
Nous rendra fort dans les orages

Après tant de souvenirs glorieux
Du Belvédère jusqu'au Rhin
Nous garderons sous tous les cieux
L'âme d'un chef forgé d'airain
Nous voulons que dans nos combats
Comme la légion Augusta
Notre foi soit toujours Monsabre
Tout pareil au plus pur des marbres



Promotion Lieutenant-colonel Gaucher

Héritier de la noble devise,
Honneur et fidélité,
Pour la lointaine terre promise,
Sans faillir tu es tombé.
Chef de guerre, hors de pair,
Ton image à la nuit fut vouée,
Ne trouvant pour unique salaire (bis)
Que d'être de l'Histoire oubliée.

Colonel Gaucher, voici venir le temps
Où Saint-Cyriens ardents
Iront au fronton de l'histoire
Graver ton nom, honorer ta mémoire
Pour prix de la vie en lettres de sang.

Tes soldats ces braves légionnaires,
Bannis, exilés, impurs
Ont semé la mort, connu l'enfer,
Souffrant sans même un murmure.
Ils marchèrent derrière toi,
Invaincus, sans peur et sans remords.
Mais le sort, qu'irritait votre foi, (bis)
Au Tonkin sonna l'heure de la mort.

Gaucher te souviens-tu de ce temps,
Où chevalerie nouvelle,
Tu portais Casoar et gants blancs,
Jurant de rester fidèle.
En hommage à ton nom,
La promotion te rend les honneurs.
À l'assaut un jour nous monterons, (bis)
Tous ensemble emplis de ton ardeur.



Promotion Général Monclar

Est-il trop tard, pour donner ce soir
Un nom à nos vertueux espoirs ?
Une lueur guidant notre assaut,
Les gants blancs, blancs et rouges les Casos ?

La fierté, l'honneur et la gloire,
Appellent ce nom, Général Monclar
Nous en serons dignes, nous le jurons,
C'est "Montmirail" dont nous héritons

Si demain, reprenant le flambeau
Il faut teindre de sang les drapeaux,
Nous nous voulons comme vous audacieux,
Quand Narvik tombait sous votre feu

Courage, honneur et vaillance,
Ce qu'exige un Officier de France
Nous en serons dignes, nous le jurons
C'est Narvik dont nous héritons

La liberté n'a pas de frontières,
Partout elle appelle l'homme de guerre
Pour la défendre vous combattiez
Colonel, du Bataillon de Corée

Qu'importent les larmes ou la souffrance,
Nos armes sont à toi, Drapeau de la France
Nous le défendrons en héritiers
De ton chef, Bataillon de Corée

Nous qui marchons dans cette poussière
D'Anciens qui nous lèguent leur âme fière
Notre métier a pour toute sentence
La vie ou la mort, cruelle balance

Donnez-nous la force et la vaillance
De vivre debout, Officiers de France
Notre nom est un nom de victoire
Il est le vôtre, Général Monclar



Promotion Cadets de la France Libre

Pour reconquérir notre terre que l'ennemi a occupée
Accourant du pays qui souffre, riches de leur Honneur blessé
À la France éprouvée, qu'on voulut leur ravir
Ils vouent leur foi, leurs espoirs, leur avenir.

C´est à genoux
Qu'ils ont un jour promis
Soyons les fiers gardiens du feu sacré
Ils ont vaincu nos anciens les cadets

Ralliant l'Empire qui veille portant bien haut nos trois couleurs
Ils sèment d'immortelle gloire, la voie de leur rude labeur
Pour sauver la Patrie, ils ont franchi les mers
Pour vaincre ils se forgent alors l'âme de fer.

Sans trêve, ils sillonnent l'Afrique, combattent en France, gagnent l'Asie
Pour défendre aux confins de l'Orient, l'aura de la mère chérie
À ceux qui ont subi le choc de leurs assauts
Imposent crainte et respect pour leur drapeau.

Sur l'autel de leur sacrifice, à nous Cyrards ils ont légué
Brûlé par le feu de l'épreuve, l'insigne éclat de leur fierté
Fais qu'en ce jour béni nos cœurs fervents mon Dieu
Unis par les liens du sang, s'engagent en preux.



Promotion Capitaine Hamacek

La terre lointaine qui t'a tendu ses bras
Au détour d'une piste ton sang elle boira
La tradition du sang versé se perpétue
Servir, avec honneur est ta plus chère vertu
Tu as tout donné pour la France
Au retentir de vengeance
Tu as rejoins ce réseau
Pour y combattre sans repos

La Légion ne pleure pas ses morts
Saint-Cyr veut qu'on les honore.
Ce soir à genou nous jurons
De porter fièrement votre nom.
Capitaine Hamacek vous restez
Par delà le sang versé
L'officier Saint-Cyrien dévoué
Que nôtre foi vient saluer.

Ta jeunesse et un grand sens du devoir
T'ont fait porter les gants blancs et le casoar
"Veille au drapeau" ta grande et noble promotion
Se couvre encore de gloire et d'honneur par ton nom.
Vous qui croyiez en l'Indochine
Jusqu'au sacrifice ultime
En nous toujours résonnera
Le "Legio Patria Nostra".



Promotion Général Guillaume

Oh fils de la Croix du Drapeau
Vous fîtes la guerre à vingt ans !
Menez-nous sans peur aux assauts.
Nous saurons combattre en gants blancs
Ce vieux monde agité et dur.
Sanglez nos corps dans les armures.

Général Guillaume !
L'exemple de votre abnégation
Guidera encore les pas de nos petits Casos,
Qui ce soir, sous les plis du Drapeau
Accueillis par la Gloire, affirment leur vocation. (bis)

Soldat du Maroc à la France,
Vous entraînâtes vos Goumiers.
Animez nos cœurs d'espérance !
Guillaume, armez-nous chevaliers.
Que votre exemple glorieux
Nous guide sur le pas des preux.

Vous sûtes aimer la Patrie
Et vous battre en terre africaine
Sans jamais épargner la peine.
Comme vous nous donnons nos vie.
France, nous t'offrons nos vingt ans,
Nos Casos flottant dans le vent !



Promotion Chef de bataillon de Cointet

Au désert du Maroc, les bleds se souviennent
D'un officier français des affaires indigènes,
De ce nom "El Hadj" ils l'avaient appelé,
Leurs biens, leurs cœurs, leurs âmes ils les avaient gardés.

Vous qui voulez servir les armes de la France,
Acceptez pour cela sacrifices et souffrances
Et gardez en vos âmes l'allant, la fermeté
Que portait haut et fier Édouard de Cointet.

Quand la France lointaine fut mise en danger,
Quittant les bédouins qu'il avait tant aimés
Au combat, sans faillir il a voulu monter
Y jetant toutes ses forces pour l'honneur conserver.

Et jusques à sa mort, les troubles n'ont pu tenir
Ce sens du devoir, ce besoin de servir.
Quand en Extrême-Orient, il fut fait prisonnier,
Il garda pour les siens son aura d'officier.

Aujourd'hui la tourmente anime les nations,
Et nous prenons ce soir un nom de promotion
Qu'à notre casoar, sa gloire soit associée,
Que nous puissions toujours servir et protéger.



Promotion Capitaine Stéphane

Le sang versé des maquisards
Brûle dans nos cœurs tandis que dans le noir
Scintille sur nos rangs, l'étoile verte des vainqueurs
Ceux qui portaient la mort au bras
Et jusque dans les rangs de l'occupant
Garderont ta devise : la sueur épargne le sang.

Capitaine Stéphane viens armer nos bras
Et forges nos cœurs dans le feu du combat
Sois le guide à nos âmes impatientes
Flamme rayonnante
Capitaine Stéphane nous suivons tes pas.

Nos destins se forment dans ton ombre
Toi que la mort épargna dans les Alpes
Mais qui fus emporté par le dragon indochinois
En toi nous trouverons la force
De ne jamais succomber à la peur
De servir dans l'honneur, fidèles à tes valeurs guerrières.

À jamais le Maroc et les Alpes
Seront pour nous marqués de cette empreinte
Qu'admire l'officier lorsqu'il contemple son Histoire
Ce souffle dans nos Casoars
Ravive la flamme du Capitaine Poiteau
Qui comme nous un soir rendit l'hommage au Drapeau.



Promotion Maréchal Lannes

D'Austerlitz à Essling, les éclats des combats
Du Gascon déroutant l'ennemi sous ses pas,
Retentissent encore tandis que son image,
Se manifeste à nous en admirable hommage.

Ta jeunesse et ta fougue jadis t'ont consacré
Auprès de tes aînés en héros admiré
Puissions-nous aujourd'hui relever le flambeau
Qu'un boulet te vola au soir de la bataille
Sois garant de nos âmes, ô fier maréchal Lannes !

L'Empereur fit de toi un maréchal de France,
Duc de Montebello, nous voulons que tes armes,
D'Arcole à Aboukir, forgées par ta vaillance,
En signe de ralliement, anoblissent nos sabres.

Plumes blanches attachées à ta fidélité,
À l'Empereur meurtri de te voir succomber,
Plumes rouges de ton sang qui par neuf fois coula
Pour donner à la France, la gloire de tes exploits.

Que ton nom dans la nuit à nos âmes s'attache
Et baptise à jamais l'âme de nos panaches
Nos trois couleurs flottant aux hampes des drapeaux
Saluent ton ciel de gloire, pavoisent nos shakos.



Promotion Commandant Morin

Officier de la Croix de Provence, ivre de gloire,
Ta fierté humiliée près de la Sainte-Victoire,
Te fit reprendre les armes pour retrouver l'honneur.
Honneur du résistant débordant de courage,
Ivresse du jeune lieutenant luttant avec ardeur
Pour l'Indochine et la Légion, sang et hommage.

Honneur, fidélité, gloire de nos panaches,
Nous célébrons ce nom afin que la France sache
Commandant Morin ton esprit souffle dans nos cœurs,
Que ta flamme nous fasse vivre et mourir en seigneurs.
La noblesse de ton combat doit forger nos âmes
Et ta foi de preux chevalier tremper nos lames.
Tes fils rassemblés s'engagent à suivre ton chemin,
Ton souffle dans nos Casos nous guidera demain.

Âme des légionnaires parachutistes, droit et humain,
Dans la victoire comme dans l'épreuve calme et serein,
Tu poursuivis ton combat parcourant le djebel.
Djebel où tu fermas les yeux de tes soldats
Avant d'être arraché à cette terre si belle.
Loin de tes frères dans la tourmente, tu gardas foi.

À genou nous recevons ton nom, avec fierté.
La Gloire dans la nuit vient nous adouber
Et la blancheur de son aile qui embellit nos âmes
Fut maintes fois tâchée du sang de nos anciens,
Rouge qui habille nos rangs prend l'éclat de ta flamme,
Caso au front, gants blancs aux mains, fier Saint-Cyrien.



Promotion Colonel Cazeilles

La revanche sonnait à l'est et son étendard relevé,
La Patrie retrouvait son âme, nos trois couleurs leur pureté,
Tandis que ceux de la Croix du Drapeau
Faisaient serment de combattre en caso,
Le souffle sournois des orages d'acier.

La foudre de l'assaut, la mitraille ennemie
Souillaient la terre d'Argonne de sueur et de sang.
L'ombre de la mort devait faucher ce superbe élan.
Ô Colonel Cazeilles, vous vouliez cette nuit,
Jeu de gloire ou de folie, narguer la mort,
Braver la moisson du feu, cruel sort.

Lieutenant de la coloniale quand le canon a retenti,
Emporté par quatre ans de guerre sans le moindre espoir de répit,
Vous avez dans les sillons de Champagne,
Imposé la noble ardeur catalane
Et mêlé à cette boue un sang brûlant.

Du front d'orient à Bou Knadel, du Rif aux forts de Maginot,
Vaniteuse est l'histoire des guerres, mais humble est celle des héros.
Cazeilles, l'homme de tous les combats,
Un soir de juin dans un ultime exploit,
D'un feu maudit fut la généreuse proie.

En ce soir nos plumes de gloire sont empourprées de votre sang.
Nos destins sont scellés au votre, donnez nous hardiesse et allant.
Si l'histoire est un recommencement,
Puissions nous vivre ce rêve envoûtant :
Un chef de guerre tombant au premier rang.



Promotion Général Lalande

Honneur, patrie, drapeau sous le feu
Toi, jeune capitaine, fougueux et généreux,
Étoile gardant de la mort des chasseurs
Dans cette montagne chérie où ton unique vœu
D'emporter la victoire ravive nos mémoires
Tournées vers un même espoir.

Arborant nos Casos, célébrons ce héros
Pour qui droiture, honneur en nobles idéaux
Furent les vertus qui tracèrent son chemin de valeureux Saint-Cyrien.
Général Lalande, puisses-tu apposer sur nos fronts éclairés
Les flammes de ton incroyable destinée.

Portés par le souffle du désert,
Ta foi, ton courage transcendèrent la peur
Et toujours rassemblèrent tes légionnaires
Sous une même bannière: fidélité et honneur.
France, souviens-toi de l'Officier né pour te veiller,
Souffrant pour te libérer.

L'Orient, la terre d'un amour profond,
Te vit dernier défenseur de ses prénoms.
Cette épreuve n'entama pas ton courage;
Ta lutte dans le djebel fut le meilleur hommage
D'une vie emprunte de force et d'humilité
Symboles de ton épopée.



Promotion de la France Combattante

La partie captive, au cri du ralliement français
Dans un serment commun, rejoint ses fils en armes.
Le pays s'avance dans la nuit avec calme,
Demain la victoire scellera son unité.

Sourde clameur, appel impérieux, grave promesse, sûre et enivrante,
Ton espérance est celle de nos cœurs, Ô France Combattante.
Promotion de Saint-Cyr à genoux, du ciel mille héros vont t'adouber
Invisible éternité, venue pour te guider.

De Tunisie en Corse, jusqu'à l'Italie
Corps Franc d'Afrique, chasseurs, tabors, goumiers
Juin, Monsabert, vous ont menés dans l'épopée
Généreuse et française, avant l'ultime combat.

La France humiliée, suivant Morel et Delestraint
A choisi le maquis, la peine, la solitude.
Des Glières au Vercors, le martyre, l'héroïsme
Seront la récompense de cette vie si rude.

De Normandie et de Provence, deux armées
Remontent vers les Vosges, entraînant le pays
Afin que résonnent sur Strasbourg libérée
L'écho de Koufra, l'espoir d'un peuple uni.



Promotion Chef d'escadron Raffalli

Ta jeunesse à Saint-Cyr dressant ton caractère
Te fit rêver de gloire et sourire à l'effort,
Tu t'y donnes en Seigneur, lieutenant de Spahis
Au chantier d'un désert humblement consenti
Tu t'y donnes en Seigneur, lieutenant de Spahis
Au brasier d'un enfer à qui tu donnes vie.

Que ton souffle ce soir, en un dernier frisson
Soulève nos Casos d'audace et de passion
Ta flamme est dans nos âmes vibrant d'un feu nouveau,
Rémy Raffalli, éternelle figure de nos assauts.

La France en grand danger fit bondir ta vaillance
De bouillant cavalier impatient de se battre
Tu te fais fantassin pour bousculer la chance
Menant tes tirailleurs au fracas de l'histoire
Tu te fais fantassin pour bousculer la chance
Gagnant dans ton ardeur et blessure et victoire.

Austère la Légion ne se laisse séduire
Silencieuse en son sein de briscards du Tonkin
Pourtant c'est ta prestance qui va les conquérir
Dans les assauts furieux qui te voient souverain
Pourtant c'est ta prestance qui va les conquérir
Dans ces instants fiévreux où tu restes serein.

Le BEP en ton sillage s'est couronné d'honneur
De Ke Sat à Nghia Lo résonnant d'épopée
Mais à l'heure de l'adieu, tu lui dédies ton cœur
À l'encre de ton sang versé à ses côtés
Mais à l'heure de l'adieu, tu lui dédies ton cœur
Amoureux du panache au mépris du danger.



Promotion du Bicentenaire de Saint-Cyr

Soldats ! Sonnez fort la charge !
Pour la France, pour la gloire de son nom.

Dans le fracas des fers, Aigle aux ailes d'acier,
Le regard droit dans la bataille ;
Premier d'entre nos pairs, par toi Saint-Cyr est née,
Emplis nos cœurs d'une foi sans faille.

Ce soir tes Cadets veillent humblement ton nom.
Et dans la nuit de nouveau parmi nous,
Dix mille Anciens nous adoubent à genoux.
Saint-Cyr ! Debout ! La Patrie t'appelle,
Soldats ! Sonnez fort la charge !
Pour la France, pour la gloire de son nom.

Aux folies des assauts, nos officiers sans âge
Chargent sans compter. Honneur aux morts.
Dans les plis du drapeau, en un dernier hommage,
Reposez en paix. Sonnez"Aux Morts !"

En nos cœurs de cinabre, et le sabre et la foi,
Nous voulons servir, voici nos bras.
Le visage est de marbre, le regard fier et droit,
Et s'il faut mourir gardons le pas.

De vermeil et d'ivoire, révérence à nos fronts,
Tel est notre hymne et notre emblème.
Que notre Casoar guide la promotion,
Seigneurs exaltés, le baptême

Commande :"Levez-vous chevaliers !"Ce soir,
Dans la lumière, de nouveau parmi nous,
Dix mille Anciens nous adoubent à genoux.
Saint-Cyr ! Debout ! La Patrie t'appelle.

Soldats ! Sonnez fort la charge !
Pour la France, pour la gloire de son nom.



Promotion Général Béthouart

Attiré par les cimes reflet de ta grandeur
En affrontant l'abîme d'un pas de vainqueur
Tu réponds à l'appel embrasant les tranchées
Le feu de ta bravoure l'effet de tes audaces
Entraînera tes hommes grisés par ton panache

Du fond de la tranchée [De pronfundis]
Aux cimes enneigées [In suma montem]
L'appel de ton nom
Vient adouber la promotion
De Lorette à Narvik [Virtus tua]
Les échos héroïques [Fama tua]
Le feu des idéaux
Baptisent nos Casos

Persistant dans l'effort et malgré tes blessures
La Gloire de son aile semble te faire armure
Tu t'élances au combat sans crainte du trépas
Les orages d'acier te formant une voûte
La victoire à genoux paraît t'ouvrir la route

Tu veux servir la France et tu te donnes à elle
À chaque âge ses gloires en moissons immortelles
En répandant son nom au fin fond des déserts
Au côté des grands hommes tu as forgé la France
Le Tyrol en hommage se fait ta résonance

Le nombre des victoires et de tes combats sanglants
Reflets du Casoar et des larmes de sang
Tu vis tes compagnons emportés par la camarde
Tremblante devant toi elle n'a pu te faucher
Napoléon lui-même lui avait échappé

À l'heure de ta mort tu te maintiens calme et fier
Elle est comme affaiblie contemplant son adversaire
Ô Général Béthouart par ton renom et ta gloire
Tu lui auras ravi jusqu'à l'oubli qu'elle désire
Car ton nom à jamais porte celui de Saint-Cyr.



Promotion Général Vanbremeersch

Refusant d'abjurer ton serment d'officier,
Tu reprends le combat d'une France blessée.
Prisonnier des enfers, voulant croire et oser,
Ta volonté de fer ne put être brisée.

Avec cœur et panache, Général Vanbremeersch,
Que nos âmes et nos voix vibrent d'une même foi.
Nous voulons prêter serment ce soir,
Éclairés par ta gloire ;
Baptise du feu de tes victoires nos casoars.
Officiers de France, nous voulons servir dans l'Honneur.

De la jungle asiatique aux sols brûlants d'Afrique,
Aux fracas de l'histoire, tu te couvres de gloire,
Dans la paix ou la guerre, guide et chef exemplaire,
Le feu qui brûle en toi jamais ne s'éteindra.

Serviteur de la France, jusqu'au bout de tes forces,
Dans l'ultime combat, tu fais face avec foi,
Nous gardons ton image, magnifique héritage,
Pour rester droits et fiers, malgré les vents contraires.
Baptise du feu de tes victoires nos casoars.



Promotion Général de Galbert

Jeune Saint-Cyrien, lieutenant de Dragons,
Vous menez au front votre peloton.
Dans l'Est en flammes puis sur les bords de Loire,
Votre sang n'est versé que dans la Gloire.
Depuis la terre d'Afrique vous reprenez le combat,
Entraînant votre escadron héroïque.

Archange
Déployez votre aile pour baptiser nos Casos,
Vous, Gabriel, incarnez nos idéaux.
Humble chevalier,
Voyez vos fils à genoux chanter votre éternité.

Ardent et fier, Officier de Spahis,
Votre chair est meurtrie en Italie.
Enfin vainqueur vous reposez l'épée,
Pour instruire les fils du Heaume d'acier.
Mais le feu vous rappelle au plus profond des Djebels,
Pour protéger la Patrie des rebelles.

Deux longues années dans l'enfer des Aurès
Affermissent votre ineffable noblesse.
De vos étoiles vous éclairez Saumur,
Exemplaire dans l'esprit et dans l'allure.
Ambassadeur sans tache, général au cœur limpide,
Votre épopée s'achève aux Invalides.

Nouveau Bayard, adoubez-nous ce soir,
Nous saurons être digne de votre Gloire.
Avec panache nous vous rendons hommage,
Pour rester fidèles à votre héritage.
Donnez nous de servir sous votre noble bannière,
Oh Général Gabriel de Galbert.



Promotion Général Simon

Seigneur de guerre
Entendez la promotion
Vous célébrer "genou en terre"
Et guidez-nous Général Simon

Saint-Cyrien engagé en des temps d'errance
Vous offrez vos vingt ans pour servir la France
Servir la France, dont la Foi est morte
Quand l'ennemi resurgit à ses portes
Dans le désert vous voulez partir
Mais quand la France appelle au combat
Courageux vous prêtez votre bras

Des cieux où vous reposez, immortel
Que votre image nous rappelle
L'ardent serment de nos Panaches blancs
Et si la nuit envahit nos âmes
Ranimez en nos cœurs la flamme

De la déroute amère au fier Képi blanc
À Bir-Hakeim l'espoir change enfin de camp
Puis c'est l'Indochine et l'Algérie
Où sans faillir vous pourchassez l'ennemi
Et des rizières jusqu'en Kabylie
Quand la France vous appelle au combat
Impétueux vous prêtez votre bras

Après une vie de guerre, quand tombe le soir
De vos compagnons vous gardez la mémoire
Que votre vie consacrée à la France
Reste pour nous la voie de l'excellence
Si d'aventure il nous faut partir
Quand le tocsin nous appellera
Prêtez-nous votre ardeur au combat

Seigneur de guerre
Entendez la promotion
Vous célébrer "genou en terre"
Et guidez-nous Général Simon



Promotion Lieutenant Brunbrouck

Enfant vous voyez la nation de vos pères
Blessée, humiliée, arrêter le combat.
Investit notre Promotion
Votre cœur meurtri par six années de guerre,
Un cœur d'officier, de héros, de soldat,
Alors à l'appel d'un pays qui revit,
Jeunesse courageuse dévouée à la patrie,
Esprit embrasé du désir de servir,
Votre destinée croise la voie de Saint-Cyr.

La nuit envahit l'Indochine,
"Canons débouchez à zéro"
Pour vous soldat de marine,
France n'est pas un vain mot,
Lieutenant Brunbrouck, en ce soir à genoux,
Le feu de vos canons fait descendre sur nous
Votre gloire empourprée du sang de vos aînés.

La foi du cyrard et du Général Frère,
Fait de vous un homme sans cesse exemplaire,
Vaillant, généreux, ne craignant pas la mort,
Votre vocation fut celle d'un bigor.
Vous posez le pied sur le sol du Vietnam,
Vous exaltez vos hommes par votre flamme,
Foyer de l'âme d'un noble lieutenant,
Les canons tonnant aux confins du levant.

Puissant bouclier face à l'épée Viêt Minh,
Vous ne cédez pas, l'ennemi courbe l'échine.
Dans la boue s'élève un refrain de victoire,
Résonnant là-bas comme un ultime espoir.
Le coup d'arquebuse qui fit mourir Bayard
De nouveau transperce le cœur d'un cyrard
Vous êtes serein quand il s'avère mortel,
Le héros s'élève à la gloire du ciel.

La mort ne pouvant vous ôter le sourire
Enverra le feu qui vous fera périr.
La tache de sang qui grandit sur ce cœur
Mêle un casoar et sa légion d'honneur.
La France lointaine fait sombrer dans l'oubli
Les soldats martyrs tombés pour la patrie,
Quittez ce tombeau et rejoignez la gloire,
Car vos héritiers chantent votre mémoire.



Promotion Capitaine Beaumont

Haut les cœurs
Jeunes cyrards
Car l'honneur
Souffle sur vos casoars !

Fils d'officier voulant servir la France
À l'aube de votre vingtième année
Vous atteignez votre unique espérance
Depuis Nantes et le Prytanée
Vous rejoignez les rangs de la Spéciale
Rêvant de fouler le sable des pistes
Habité du souffle de l'idéal
Vous devenez lieutenant de parachutistes
Cyrard galvanisé par votre Foi
"Votre métier est un métier de roi"

Capitaine Beaumont
Un genou en terre
Notre jeunesse altière
Vous supplie humblement
Que sur notre âme fière
Brûle éternellement
Le feu clair
Du serment de nos vingt ans

Fier chasseur, loin de votre garnison
Vous combattez dans la boue de l'Annam
Votre bravoure défie la raison
Et vous triomphez à Na-San
Et vous chargez au fracas de l'airain
Vous bravez les obstacles et la mort
Tombant du ciel, impavide et serein
Vous portez le feu pour l'honneur de l'ancre d'or
Jeune, pur et droit, premier à servir
"Ne pas tomber et ne jamais faillir"

Quand, revenu du Tonkin, en meneur
Vous commandez quelque temps à Saint-Cyr
La croix de sang de la Légion d'honneur
Vous appelle encore à partir
C'est en Algérie que sourd la bataille
Pour la France et l'honneur des colonies
Calme et souriant face à la mitraille
Vous défiez sans peur les lignes ennemies
Pour vous qui montez au feu plein d'ardeur
"L'officier au combat est un seigneur"

Un matin d'avril, près de Souk-Ahras
Encerclé par la manœuvre rebelle
Vous rayonnez au milieu des paras
Dans l'ultime ordalie mortelle
Blessé, vous commandez en chef de guerre
Quand descend sur vous l'aile de la Gloire
Un dernier coup de feu vous jette à terre
Mais vos yeux se ferment sur un ciel de victoire
"Officier d'élite", l'éclat si beau
De votre légende baptise nos Casos.



Promotion Chef de bataillon Segretain

Un cœur forgé d'un acier de guerrier,
Aspire à devenir Officier.
S'embrase à Saint-Cyr d'un feu qui ne s'éteindra,
Ardeur qui transcende un vrai chef au combat.
Dans l'infanterie il servira.

Promotion à genoux devant ce nom glorieux,
La nuit résonne encore de ce chant silencieux :
"Seigneur, garde moi ce qui me fit Saint-Cyrien"

Debout devant les éclairs de la guerre,
Son Honneur suit sa Fidélité.
Toujours vaillant prêt à s'offrir pour les siens,
Des Alpes au Levant, du Maroc, Outre-Rhin :
Sur tous les fronts s'illustrera.

À son image, sa bravoure, sa prestance,
Est formée l'unité d'excellence.
La Légion Para naît de sa volonté,
Ce corps d'étranger né pour se sacrifier :
Pour l'Indochine disparaîtra.

Dans la tourmente, les Légionnaires du ciel,
Témoignent à nouveau de leur valeur.
Tu tombes à la tête, en Héros foudroyé,
De ce Bataillon désormais immortel.
L'ennemi te rend les honneurs.

La Mort n'a pas emporté dans l'oubli,
Le souvenir d'une si noble vie.
Cyrard, lève toi, contemple sur la Terre,
L'ombre tutélaire de la Légion étrangère :
Sa gloire sur toi rejaillira.

Demain dans les combats, la même fougue l'emportera
Orgueil du sang versé d'un Officier de France.
Chef de bataillon Segretain



Promotion Lieutenant Carrelet de Loisy

Levons-nous Saint-Cyriens !
D'une âme suivons notre parrain.

À la France meurtrie, d'une guerre endeuillée,
Jeune encore, vous offrez votre vie,
Rayonnant à Saint-Cyr, vous éclairez la nuit,
Du feu de votre destinée.
Au serment de votre promotion
Vous joignez l'ardeur de votre vocation
Cavalier à Saumur,
Vous forgez votre armure.

France, nous répondrons à ton appel,
Ô Loisy, nous vous serons fidèles,
Anobli par votre élan,
Que le nom de Saint-Cyr claque au vent !

Audacieux cuirassier, prêt à laver l'affront,
À l'assaillant vous livrez bataille,
Admirable officier vous combattez sans failles,
Vos victoires font votre renom.
Éclatant seigneur,
Vous bravez l'arrogance
Qui vient défier l'âme de la France,
Aux portes de l'Orient, vous sauvez son honneur.

Sous le soleil brûlant de la terre africaine,
Jusqu'au débarquement de Provence,
Lieutenant de chasseurs, vous portez l'espérance
Au pays prisonnier de ses chaînes,
L'escadron d'acier s'élance tandis que son épopée
Couronne le destin,
Du premier officier à rallier le Rhin !

Votre raid héroïque ne pouvait s'achever
Que dans une agonie glorieuse
La mort vient briser votre charge victorieuse
De vos cendres la promotion est née.
Que nos casoars, baptisés
Joignent votre étendard,
Honorent votre chevauchée,
Lieutenant de Loisy, voici vos héritiers !

D'une âme suivons notre parrain.



Promotion Chef d'escadron Francoville

Votre nom au firmament,
résonne par notre serment.

Au cœur d'une France humiliée,
Vous préférez l'anonyme gloire,
Lavant la terre nue et souillée.
Vos frères vous baptisent Adhémar,
Ainsi débute votre épopée.

Francoville notre parrain
Vaillant officier guidez nous
Que vos vertus de fidélité
Soient l'étendard de notre fierté
Venez adouber la Promotion rassemblée
Que la Gloire brille d'éternité

Hardi légionnaire vous servez
Votre pays en Extrême-Orient
Dans cette jungle d'hostilités
Luttant face à la mort et le sang
Vous prouvez votre ténacité.

Soldat tout d'honneur décoré
Vous portez l'esprit d'une promotion
Preux et ardent, vous rayonnez
Suivant l'appel de cette vocation
Vous poursuivez votre chevauchée.

L'ultime combat que vous menez
Aux confins du désert algérien,
Voit votre corps de balles criblées,
La mort n'est rien pour un Saint-Cyrien,
Et des ténèbres vous triomphez.

Animé d'une fidélité
À la devise de votre parrain,
Ne pas subir, toujours lutter,
Tel fut le fil de votre destin,
Tel est notre destin à jamais.

Gravons à jamais ce moment,
ranimons ce flambeau ardent.



Promotion Capitaine de Cacqueray

La défaite vous révèle à votre France éternelle
Votre jeunesse ne peut se contenter d'une nation humiliée
Vous montrez à vos aînés, le chemin de la liberté
En sauvant vos frères de la tyrannie en défiant votre ennemi

Fier officier, tombé dans le Djebel
Notre promotion entend votre appel
Cacqueray, notre panache témoin du sang versé
Guidera notre vie à la France consacrée

Lorsque sonne la victoire vos 20 ans reflètent l'espoir
Jeune cyrard, la gloire vient couronner votre idéal d'officier
Vous cultivez l'exigence, dans l'amitié, l'obéissance
Pour que demain succède au casoar le fier emblème de Bayard

C'est au royal étranger, en Indochine que vous servez
Ardent guerrier, courageux lieutenant nul ne retient votre élan
Terrassant ses adversaires apparaît un chef exemplaire
Blessé meurtri vainqueur dans les rizières que vous quittez, le cœur amer

Lorsqu'au soir de votre vie, on vous appelle en Algérie
Commandant vos chasseurs dans les Aurès en capitaine sans faiblesse
C'est dans le Constantinois que se livre un dernier combat
Dans un assaut, pris sous le feu rebelle naquit un nouveau Bournazel



Promotion Chef de bataillon Bulle

De profundis clamavi ad te Domine !
De profundis, de profundis clamavi ad te
Domine !

Élevé dans le récit des tranchées,
Jeune élève au Prytanée,
La vocation d'officier français
Vous mène à la Spéciale.
À Saint Cyr vous forgez cet idéal ;
Si la nation en détresse
Vous appelle à ses côtés, vous
Offrirez votre jeunesse.
S'est illuminé au Grand soir
Votre destin, valeureux chef
Quand s'est penché sur vous la Gloire
Ornant votre chef

Contre les vents [Vous vous dressez]
Épris d'allant. [Commandant]
Bulle, nos âmes gravissant les sommets [Suivront vos pas].
Parrain, Cyrard [Commandant]
Bulle, la gloire [De vos alpins]
Un élan au cœur, c'est le choix de l'honneur.
Pour la Nation,
Vous consacrez
Notre promotion.

Confronté à l'invasion du pays
Combattez les Alpini.
Dans la tourmente : seigneur des cimes,
Le chef en première ligne.
Vous forgez votre légende à l'Enclave
Celle d'un chasseur admirable
Portant vos hommes pour les sauver
Au bas des monts enneigés
Vous démontrez votre courage
Votre vaillance, chef dévoué
Le plus sublime des panaches :
Votre humilité

Refusant l'ombre de la croix gammée
C'est en Résistance armée
Que se poursuivra votre combat,
Le Beaufortain vivra !
Dans les maquis de Savoie vous luttez
Par votre exemplarité
Tant votre foi que votre audace :
À l'ennemi faites face.
Vous êtes l'âme illuminée
Dans la rigueur des sombres heures
Menant vos hommes à la grandeur
Virtus honore

L'espoir du triomphe est proche ; vos contrées
Entrevoient la liberté
Vous commandez votre bataillon
Par-delà les vallons.
Albertville vous tend des bras enchaînés,
Vous voulez la délivrer
Refusant de verser le sang
Présenté seul en avant.
Par cet élan d'humanité
Vous honorez et à jamais
Votre mémoire d'une humble gloire :
La flamme sacrifiée.

Frappé à mort
Vous succombez
Au son des cors Dieu vous a emporté [Mais à présent]
Cent Saint-Cyriens [Font le serment]
En ce grand soir [Face au parrain]
Inspirez-nous du souffle des casoars
Dans les combats
Pour notre France

Nous lui offrons notre existence,
Ducin altum !



Promotion Général et Sous-lieutenant de Castelnau

Que ce nom de gloire, longtemps rejeté, reçoive en ce soir, l'hommage mérité

Héritier des traditions militaires,
Depuis Saint Cyr, appelé par la guerre,
Des bords de Loire à la commune,
Vous y forgez d'emblée vos armes.
À dix-neuf ans capitaine, poursuivez le combat.
Persévérant, volontaire, et rien ne vous abat.
Pour ce courage vous arborez le ruban rouge du sang versé.
Chef exemplaire, vous représentez l'idéal officier.

Jeunes Saint-Cyriens,
En ce soir reprenons vos serments : en avant, partout, à fond, Castelnau.
Deux vies scellées par le sang élèvent nos idéaux.
Un genou à terre, suivrons vos exemples jusqu'au sacrifice.
Écoutons l'écho de ces grands combats,
L'honneur de ce nom adoube la promotion.

La grande guerre vous offre une revanche,
Vous devenez un sauveur pour la France,
En la servant sur tous les fronts,
Calme et confiant dans la victoire.
Vainqueur de Nancy, d'Arras, bataillez dans la Marne,
Avec ardeur et audace, attaquez en Champagne,
Proche de vos hommes, dans les tranchées, voulant épargner leur sang.
Fier patriarche, encouragez nous dans l'effort : En avant !

À l'École où tu prêtes le serment
De charger en casoar et gants blancs
Au front où devant tes chasseurs
Dans ton panache offres ton cœur.
En chef intrépide et preux, tu nous montres la voie
De l'officier généreux, vaillant et plein de foi.
Dernière bataille où résistant puis repoussant l'ennemi,
Offres ta vie, fidèle à ton vœu, pour servir la Patrie.

Castelnau soutenez et guidez nos assauts



Pour l'audace de servir

Ils sont nés au sein des Corps d'armée
Aspirants rêvant de reconquête,
Pour venger l'affront de la défaite.
Dans la grande guerre, s'est affirmé
Sans faillir leur courage exemplaire
D'officiers au renom légendaire.
L'insigne honneur ils eurent ainsi
De devenir des fils de Saint-Cyr.

Fiers officiers, en héritiers,
Instruisons-nous pour vaincre!
Fiers officiers, cœurs sans faiblesse,
Nous ne saurions craindre
Pour l'honneur d'être prêts à périr
Au seul cri de l'audace de servir!

Nos anciens de Saint-Maixent, Cherchell
En s'engageant dans l'Infanterie
De leur sang par milliers ont écrit
Les hauts faits de l'histoire immortelle.
Des grandes promotions d'aspirants
La guerre a clairsemé bien des rangs
Pour libérer la mère patrie,
Défendre Indochine et Algérie.

La paix trouvée, notre formation
Unissant passé et avenir,
Retrouvant les couleurs de Saint-Cyr
Devint quatrième bataillon.
Mille fois chanté ou murmuré,
Méprisant peur, doutes et regrets,
Ce noble récit de notre histoire,
Enflamme nos cœurs épris de gloire.



Promotion Ceux du Liban

Dans la boue, les sillons, sous le ciel gris nous marchons.
Malgré la fatigue et la pluie, malgré la famine et l'ennui.
Nous veillons et nous attendons que pour nous gronde le canon.
Si demain il nous appelait, nous partirions sans un regret.

La France pleure ses enfants, tombés là-bas au Levant
Nous garderons leur souvenir, comme eux nous voulons bien servir.
Nos anciens du Liban, nous précèdent en avant,
Vivant pour la même raison, pour la France nous servirons.

Sous le soleil de plomb brûlant, montaient nos rires et nos chants.
Notre sourire était la paix pour tout ces enfants qui souffraient
Partout des orages d'acier, sur terre se sont déchaînés
Pour que sous un ciel bas et noir, à jamais meurt tout espoir



Promotion Victoire de la Marne

La Champagne résonne sous les pas des Uhlans
Des orages d'acier s'abattent sur nos rangs
Les morts de Charleroi hantent encore les esprits
La défaite déjà se dessine sur Paris }bis

Vainqueurs de la Marne, soldats et officiers,
Acceptez cet hommage de notre bataillon.
Fidèles à votre image nous sommes vos héritiers (bis)

Au cœur de la tourmente l'armée va reculer
Dans la tristesse d'automne elle paraît s'enliser.
Mais à l'appel de Joffre soudain les clairons sonnent
Annonçant la victoire que la Patrie ordonne (bis)

Et comme par miracle, dans un nouvel élan
S'avancent triomphalement nos fiers régiments.
La victoire de la Marne rentrera dans l'histoire
Gravée sur nos drapeaux pour la France et sa gloire (bis)



Promotion Mont Froid

Dans les glaces des Alpes
Les chasseurs escaladaient
Ils allaient à la rencontre
De l'ennemi bien installé
Et tous hommes d'endurance
Vers les cimes de notre France
Les chasseurs arrivaient !
Les chasseurs arrivaient !

Dans la grande nuit des Alpes
Les chasseurs s'élançaient
Lorsque la bataille s'engagea
Mont Froid, ta crête s'illumina
Avant l'aube de la victoire
Résonnent les bruits du combat
Et le pic sous le grand choc
Est enlevé bloc par bloc

Ils allaient par leur audace
Par le sang qu'ils ont versé
Sur le blanc manteau des Alpes
Retracer nos fières frontières
Car là haut tout près de Dieu,
Entre la terre et les cieux
Des chasseurs sont tombés !
Des chasseurs sont tombés !

Chaque an, la neige tout recouvre
Mais ils demeurent en nos cœurs
Que leur magnifique exemple
Nous serve aujourd'hui et demain
Si l'histoire de la France
Doit s'écrire par nos mains
Devenons les exemples
D'une vie et d'un destin



Promotion Division marocaine

Tous ces pas qui raisonnaient dans le lointain
Et tous ces accents étrangers au petit matin
Vers nous brandissant leurs drapeaux soudain (bis)
Nos frères africains (bis)

Ils donnèrent leur sueur et leur sang sans compter
Arrachant les victoires les plus inespérées
Et dans ses combats, elle s'est faite reine (bis)
Division marocaine (bis)

Elle s'illustra tout au long de la grande guerre
Et ses fourragères rouges étincelèrent
Première acclamée des alsaciens lorrains (bis)
Sauvant Château-Salins (bis)

Aujourd'hui nous contemplons ces vieux briscards
Le courage, la volonté en on fait la gloire
Légionnaires, artilleurs, zouaves et turcos |
Coude à coude à l'assaut | (bis)



Promotion Kolwezi

Sur Kolwezi ils ont sauté
Ces Français par le sang versé
Servant la paix, la liberté
Exemples pour nous, officiers.

Ils ont honoré leur drapeau
Reprenons le flambeau
À la gloire de la Légion
More Majorum

Sous un ciel lourd, chargé d'orages
Ils ont délivré les otages
Dans l'honneur, la fidélité
Comme eux, servons avec fierté.

Fidélité aux traditions
Unis par notre promotion
Partout où le combat fait signe
De nos anciens montrons-nous dignes.



Promotion Vieille Garde

Ils ont honoré le drapeau
Par delà les frontières
De Wagram à Marengo,
Ils firent trembler la Terre
Marchant au rythme des tambours,
Ils montrèrent leur bravoure.
À Friedland comme à Iéna,
L'ennemi capitula.

Vieille Garde, voici tes descendants,
Enfants d'Austerlitz et d'Arcole,
Nous gardons le flambeau ardent,
Brûlant en nous toujours dans cette école.

Brandissant l'aigle de la gloire,
Partout suivirent l'Empereur,
Exemple moral de notre histoire,
Sachons leur faire honneur.
Que votre panache au combat vous fidèle grognard,
À tout jamais guide nos pas,
Vers d'éclatantes victoires.

Comme vous dans le dernier carré
Pussions nous rester fier
Et par de la le sang versé
Servir pour notre terre.
Que dans un ultime sacrifice
Nous faisions resplendir
L'éclat du soleil d'Austerlitz
Comme un dernier soupir.



Promotion Armée d'Afrique

Spahis et légionnaires, tirailleurs marocains,
Fiers kabyles servant nos unités d'élite,
Troupes amalgamées qu'une foi pure habite,
Vous étiez au combat les glorieux Africains.

Vous alliez fièrement
Montrant votre vaillance
Sur tous les continents
À l'appel de la France.

Le Tchad, le Sénégal, l'Atlas d'un blanc cendré
Tremblent toujours le soir de vos échos tenaces.
Vous avez en tout lieu imprimé votre trace,
Vos feux, votre lumière et vos rythmes guerriers.

Et quand fut bousculée l'armée du continent,
Quand l'ennemi moqueur occupait la Patrie,
Dans un élan vainqueur, se dressant d'Algérie
L'armée qui a surgit a tenu son serment.

Vous vivez dans nos chants, vous vivez dans nos cœurs
Et aujourd'hui encore votre légende épique
Nous appelle a servir en soldats héroïques,
Que notre régiment vous suive avec ardeur.



Promotion Commando d'Afrique

Volontaires de tous horizons
Pour effacer l'humiliation
Toujours prêts à braver la mort
D'un seul désir d'un même élan
Autour du fanion faisant corps
Vous avez traqué l'occupant

Commandos d'Afrique, fier commandos
Commandos d'Afrique, lion dans l'assaut
Sans pitié tu travailles au couteau
Sans pitié tu défends le drapeau
Modèle de force et de foi
Que ton courage soit notre loi

Sous la violence de vos assauts
Malgré le poids de vos fardeaux
Tous les nids d'aigle sont tombés
La Provence, Belfort et le Rhin
Ces places n'ont pu vous empêcher
D'ouvrir à nos troupes un chemin

Souvenons-nous de tous nos morts
Quatre cents noms en lettre d'or
Ils sont gravés dans nos mémoires
Et si reviennent les souffrances
Que votre exemple et votre gloire
Nous guident pour servir la France



Promotion Pierre Brossolette

En fier normalien,
Pierre Brossolette
Pendant les heures sombres de la défaite
Sait garder l'honneur de son unité
Et de son âme toute dignité
La croix de guerre il reçoit à genoux
Et devient capitaine à la gloire de tous

Comme toi, volontaires, esprits neufs, cœurs ouverts
Pierre Brossolette, capitaine hardi
Nous donnerons nos vies pour la Grande Patrie
Devenir des filleuls a rendu nos cœurs fiers

Glorieux résistant,
Toujours combattant
Pour la liberté de la belle France
Contre l'ignominieuse tyrannie
Voguant de Londres jusqu'en Algérie
Liant les réseaux, portant la victoire
Frère éternel des "soutiers de la gloire"

Sur le "jouet des flots", quittant la patrie
La mer vers son destin le conduisit.
L'odieux ennemi soudain le capture,
L'emmène à Paris et le torture.
Il jure de se taire et d'être fort
Et préfère se donner la mort.



Promotion Opération Castor

Dès les premières lueurs,
Les dakotas sont partis,
Avec paras sans peur de lutter ou périr.
Dien Bien Phû est le lieu où ils doivent atterrir.
Un site dangereux voilant leur avenir.
Pour contrer l'avancée des maquisards Viêt-Minh,
Ils se sont tous lancés pour sauver l'Indochine.
Sauver notre héritage est l'objectif ultime.

Infanterie, Artillerie, Colo, Légion, Génie,
Toutes armes réunies, pour vaincre l'ennemi.
"Opération Castor" est notre promotion,
Gloire aux vivants et aux morts,
Qui luttèrent pour la Nation.
Saint-Cyr nous arrivons,
De tous les horizons,
Et ensemble formons,
Le Quatrième Bataillon.

Tout comme nos grands anciens
De l'Opération Castor,
Qui en sautant là-bas osèrent braver la mort,
Quatrième Bataillon, montre que tu es fort,
Pense à cette épopée,
À ces vaillants guerriers,
Qui là-bas sur l'horizon étaient parachutés.
Soyons dignes de ceux qui se sont sacrifiés.



Promotion Victoire d'Austerlitz

Victorieux à Ulm, tombeur de Vienne,
Napoléon aborde le Pratzen,
Et passant en revue la grande armée
Reçoit des soldats de puissants vivats
Soudain enflammés !

Officiers rêvant d'un bel avenir
Conservez en vous le souvenir
Du premier sang versé par Saint-Cyr
Et chantez toujours la gloire de ce jour
Victoire d'Austerlitz (bis)

Dans un épais brouillard sur le plateau
Nos valeureux grognards montent à l'assaut
Et un soleil nouveau luisant au ciel
Révèle à nos yeux le combat de ces
Soldats éternels.

La victoire est acquise en quelques heures
L'ennemi sous l'emprise de l'Empereur
Fuit sous le feu des vaillants grenadiers
Et par sa retraite, scelle sa défaite
Tressant nos lauriers !



Promotion Sous-lieutenant Vilain

Fier officier de Légion
Avide d'action
Tu as toujours su montrer
Honneur, fidélité
De la belle terre de France
Au soleil mexicain
Sous-lieutenant Vilain trace
Nous un glorieux chemin

Marchons, marchons
Derrière ceux de Camerone
Marchons, marchons
Quatrième bataillon !

À l'horizon du désert
Le soleil s'enfuit
Résiste fort légionnaire
Comme en Italie
Tant qu'ils ont encore des armes
Percent dans la nuit
Autant d'étincelles que d'étoiles
Et tombent les ennemis

Noble issue de ce serment
"Servir ou mourir"
Gardez-vous mon lieutenant
Un dernier soupir
Dans nos âmes toujours brûlant
Vit ton souvenir
Unis par ton nom maintenant
Décidé à nous instruire

Servons, servons
Avec ceux de Camerone
Servons, servons
Quatrième bataillon !



Promotion Denfert Rochereau

Guerrier vainqueur à Rome et à Sébastopol
Denfert Rochereau est digne d'être de notre école
Grand polytechnicien, illustre bâtisseur,
Notre Parrain demeure pour toujours dans nos cœurs.

Magnus miles aedificator,
Dux naster, in honorem.
Courageux combattant,
Bâtisseur, Ingénieur,
Ton exemple transcendant,
Nous suivons dans l'honneur.

La France périssait sous le feu des prussiens
Et Belfort encerclée était seule sans soutien.
À travers la famine et les coups sans répit,
Denfert Rochereau sauva l'honneur de la patrie.

Les vaillants défenseurs résistèrent sans relâche
Pour que notre drapeau reste toujours sans tâche.
Devant leur héroïsme, leur courage exemplaire,
L'ennemi leur rendît les honneurs de la guerre.

Nos anciens ont vécu sans faiblesse et sans peur
À jamais demeurons leurs dignes successeurs.
Étoiles nous guidant sur les voies de la gloire,
Leurs exploits immortels résonnent dans nos mémoires.



Promotion Commandant Pierre Messmer

Jeune lieutenant engagé dans la guerre
Prêt pour le combat
Il embarque pour l'Angleterre
Emboîtant le pas
Des forces françaises à l'étranger
En Érythrée, il fut bien vite décoré

Valeureux combattant au grand cœur
Donnez-nous l'ardeur,
Commandant Messmer,
De porter toujours
Le souvenir des anciens de cette guerre

Brave capitaine, menant sa compagnie
À Bir Hakeim
Il combattit quinze jours quinze nuits
Fière bataille !
Repoussant avec ses légionnaires
Les ennemies aux offensives meurtrières

Homme insatiable, il repart pour Londres
Servir la France
Soutenant les forces de l'ombre
Pour la Résistance
Débarqué bientôt en Normandie
Libérateur, acclamé dans les rues de Paris

Promu commandant, au Tonkin en mission
Fait prisonnier
Il s'évade, rejoint ses compagnons
Pour recommencer.
Fidèle officier, il portera
La légion d'honneur dont il recevra la Grand Croix.
Prêt pour le combat.
Il embarque pour l'Angleterre



Promotion Colonel Jean Sassi

Revenant de la campagne de France,
Vous vous redressez soldat Jean Sassi.
Préparant le jour de la délivrance,
Vous sabotez les armes de l'ennemi.

Courageux et toujours volontaire,
Quelqu'en soit le prix, servir la patrie.
Officier français, noble chef de guerre,
Colonel Jean Sassi la promotion vous suit.

Valeureux soutient de la Résistance,
Jedburgh, infiltré au cœur de l'action.
Parachuté au bord de la Durance,
Vous libérez le pays de Briançon.

Au onzième choc, combattant d'élite,
De simples soldats vous faites des héros.
Derrière Bagheera se forge le mythe
De ce bataillon brandissant le drapeau.

Dans Dien Bien Phu des soldats français meurent.
Dans la jungle, vous partez les épauler.
Deux milles Méos suivant avec ardeur,
Vous secourez vos compagnons rescapés.

Fidélité, force et sens de l'honneur,
La guérilla comme loi du terrain.
Audacieux vous défendez vos valeurs.
"Qui ose gagne" tel sera notre destin.



Promotion Lieutenant Alquier

Appelé par la France après votre service
Officier de réserve ardent fidèle et fier
Quittez le sol natal pour celui de l'Algérie
Offrant à la patrie votre âme de soldat

En Algérie s'en est allé afin de pacifier Tazalt
Combattre la rébellion sans jamais faire une halte
Jeune officier de hussards vers la victoire il a marché
Sans répit sans compter tout entier il s'est donné

Sur les pistes du Djebell d'Alger à Texenna
Tuant ceux qui s'opposent, graciant qui se rallie
Dans l'ardeur des combats le sang et la chaleur
Vos jeunes parachutistes gagnèrent tous les cœurs

Servant sous les drapeaux avec vos moghaznis
Arborant fièrement les armes de Bercheny
Vous ouvrez le chemin avec cette devise
"Si tu as tout perdu, il te reste l'honneur"

Nous voici devant vous fièrement à genoux
Vous promettant parrain de marcher jusqu'au bout
Sur vos pas glorieux lieutenant Alquier
Magnifique figure de l'officier français



Promotion Commandant Barek-Deligny

Fils de France, né pour revêtir
Les couleurs du drapeau
Choisissant de vous sertir
De l'ancre des fiers coloniaux
Vous rejoignez le Pacifique
Se dévoile la flamme allumée
De votre âme qui jamais n'abdique
Et vous adoube officier

Contemplez vos héritiers
En cette nuit
Jeunes officiers
Par l'honneur baptisés
Commandant Barek-Deligny

Devenu pétri d'idéal
Combattant du génie
Impavide, à vos hommes loyal
Héros de la Meuse en furie
Par delà les plaines d'Afrique
Et les blanches vallées des Balkans
Résonne au loin l'écho magnifique
Du nom d'un fier lieutenant

De la brousse jusqu'à Bouaké
S'élève un puissant cri
Mené par l'exemplarité
Varua Aito vous suit
S'éloignant de vos douces terres
Vers des horizons plus menaçants
Vous y apprenez que la guerre
Se paie en larmes de sang

Déjouant les sapes d'Uruzgan
Sans jamais défaillir
Épaulant vos frères afghans
Des rebelles vous contenez l'ire
Surpris par la perfide arme
Le kandak en marche est foudroyé
Touché à mort, vous succombez
Loin de la patrie en larme

Avec foi et honneur servant
Digne fils de Vauban
Vous gagnez le rang des héros
Que la gloire rend immortel
Et jamais vos filleuls fidèles
Ne remettent sabres aux fourreaux
Votre grandeur guide nos vies
Commandant Barek-Deligny



Promotion Chef de bataillon Perceval

Parmi les zouaves après la Grande Guerre
Vous vous démarquez de vos pairs
Brillant soldat dont les tirailleurs,
Vont reconnaître la grandeur !
La guerre éclate et vous sous-lieutenant
Commandez votre groupe franc
Et les Allemands vont vaciller
Pris dans une lutte acharnée

Voyez Perceval
Dans les matins brumeux de Bretagne
S'avancent vos enfants d'arme et d'idéal
Que votre foi nous accompagne !
Fier officier Joseph Perceval
Par les mots de notre serment
Donnez nous l'audace
De servir jusqu'au bout !

Cette nuit voit briller sur nos sabres
Votre nom comme un héritage
Donnez-nous l'audace
De servir jusqu'au bout.
Contre-chant
Voyez Joseph Perceval
Vos fils à genoux
Demandant l'audace
De servir jusqu'au bout.

Prisonnier du palais de l'Élysée,
Plein d'allant vous vous évadez
Parti rallier le Tchad et Leclerc
Renaître et vaincre en plein désert !
Vous obtenez baïonnette au canon,
La croix de la Libération,
Face à vous toute une compagnie,
Dans les sables de Tunisie !

Après avoir gagné la Normandie
Vous luttez au cœur de Paris
Puis libérez la terre d'Alsace,
Où tant de coloniaux trépassent !
Le serment de Koufra est bien tenu :
Le RMT reste invaincu !
Au nid d'aigle l'épopée s'achève,
Vos clairons y sonnent la trêve !



Promotion Chef de bataillon Delvert

La Grande Guerre déchirait notre belle patrie
La France dans la tempête appelait ses enfants
Delvert sous ces sombres nuages vint gravement
Menant ses hommes avec courage pour son pays

En ce jour enseignez l'audace et la grandeur
Au bataillon qui s'avance dans l'honneur
Commandant Charles Delvert, pour marcher
Sur vos traces nous servons, jeunes officiers !

À l'automne de la guerre, sous un rideau de pluie
La boue recouvre les hommes d'un linceul infini.
Quand vous menez l'assaut se lèvent parmi les ombres
Ces hommes et le drapeau défiant l'orage sombre.

Dans la fumée des canons, héros du fort de Vaux,
Vous avez bravé la mort, contenu les assauts.
Malgré le froid, le feu, la peur de l'inconnu,
Quand sonne la relève vous restez invaincu.

La plume remplaçant l'épée célébrera la victoire.
L'homme sortant des tranchées nous conta son histoire.
Humbles "Carnets d'un Fantassin", par cet ouvrage,
Vous associez à nos destins un héritage.

Voyez vos fils droits et fiers, qu'éclairent les étoiles,
Rêvant sous cette bannière d'être un jour votre égal.
Célébrons la plume qui honore la mémoire
De ceux par qui la France emporta la victoire.



Promotion Chef de bataillon Raymond Dronne

L'Europe se drape d'un voile funeste
Mais Raymond Dronne sur ses idéaux reste
À l'aube d'une immense carrière d'officier
Par l'excellence le jeune Sarthois s'est élevé
Traversant la Méditerranée
Pour la Patrie au commencement de la guerre
Depuis Douala il est des premiers
À rallier la colonne Leclerc

L'audace de servir
Nous guide comme vous
Pour l'ensemble des français libres
Nous resterons debout
Vamos con el Capitan
Commandant Raymond Dronne
Dans nos cœurs et nos âmes
C'est l'honneur que l'on prône

Dronne et ses hommes traversent le désert
Et de leur feu purifient cet enfer.
Ceux de Fezzan se rappellent toujours du brave
Capitaine qui libéra cette enclave
Lorsqu'une rafale fait jaillir son sang
Il devient le héros de tout son régiment
C'est le Capitaine de la « Nueve »
Ses soldats lui sont dévoués !

En Normandie, lors du débarquement
Les balles ricochent sur ses chars vaillants
Toute résistance s'efface sous ses chenilles,
Pour le laisser passer et libérer Paris.
À Écouché il' arrache la victoire
À toute la nation il redonne l'espoir
Le peuple célèbre sa bravoure
Car il a délivré Strasbourg

Franchissant le Rhin sans se retourner
Dronne et ses hommes poursuivent leur percée
Repoussant vaillamment les derniers ennemis
Jusqu'au nid d'aigle leur confiance n'a pas faibli
Dans la paix durement retrouvée
En terre d'Indochine Dronne fut appelé
La guerre finie il retourne en France
Célébrer la paix qui commence.



Lieutenant Leclerc de Hauteclocque

Dans ce monde ingrat, agité, incertain
Il faudra bien des bras dans l'orage de demain.
Puisque ces étoiles brillent pour moi mon Dieu
Puisque sous ce ciel noir je dois être valeureux,
Arme mon courage, ne m'abandonne pas | (bis)
Ces mille lumières éclairent ma foi. | (bis)

Croire et vouloir
Et marcher jusqu'au bout
Cet idéal
Avance devant nous
Nous le suivrons
À travers tous les champs
Promotion Henri Leclerc de Hautecloque

Si un dur combat dans cette longue nuit
Vient éclaircir les rangs, faucher mes camarades.
Mon cœur restera plein d'ardeur combattant
Tandis que ces lueurs sur leurs lèvres tremblantes,
Sont gravées dans mon âme et demeurent pour toujours | (bis)
Et s'il le faut demain, je tomberais à mon tour. | (bis)

Quand je glisserai doucement sans un bruit
Le visage fiévreux posé sur ce sol gris,
Seigneur pourras-tu apaiser ma douleur,
Me tenir par la main en cette dernière heure.
Car je serai toujours fidèle à cette terre | (bis)
Et c'est pour elle enfin que monte ma prière. | (bis)



Lieutenant Borgniet

Dans les jungles noires de l'Indochine
Des mois durant seul dans l'adversité
Ils ont lutté tous contre le Viet-Minh
Menant sans cesse une guerre acharnée.

Jusqu'à ce que vienne l'heure dernière
Un nom dans les mémoires est gravé
Quoiqu'il arrive gardons le regard fier
Nous sommes de la promotion Borgniet

Des héros là-bas se révélèrent
Et de ceux-là était André Borgniet
Jamais lassé par sa mission guerrière
Borgniet était là où on se battait.

Mais servir toujours la cause noble
Le sacrifice suprême un jour survint
Sans hésiter à la honte à l'opprobre
Il préféra une terrible fin.

Lieutenant Borgniet sois aujourd'hui le guide
Des officiers qui veulent te ressembler
Sois le parrain de ces hommes qui décident
De se vouer au plus noble métier.



Lieutenant Bernard de Lattre de Tassigny

Pour les couleurs, pour la gloire, pour la France
Tu n'as pas eu peur de vivre tes idées
Bernard ton exemple nous remplis de confiance
Ta vie continue bien après ce rocher
Tu es resté fort jusqu'au bout du voyage
Toi qui étais fou quand d'autres restaient sages.

Sois le parrain de notre promotion
Du plat de l'épée qui nous fait ton égal
Sois le support de notre vocation
Que de cette épée nous soyons le métal.

Quand sonnera le jour de l'épaulette
Que nous serons fiers de suivre ta voie
Nous rêverons de combats de conquête
Volontaires pour suivre ta vie pas à pas
Et quand il faudra sans peur aller se battre
Nous irons unis, nous sommes de la de Lattre

Nous qui sommes à l'aube de cette carrière
Qui fera de nous ce que Dieu choisira
Nous garderons tous de ta vie exemplaire
Ton amour des autres, ta force et ta foi
Et chacun aura à son heure dernière
Ta mort et ta vie comme ultime prière.



Lieutenant Lhuillier

Chacun les reconnaît, ils sont rudes et sauvages
Ils sont de la Lhuillier, ils ne reculent jamais
Méfiez-vous toujours d'eux, ils font peur au courage
Car derrière eux ne brûlent que des lieux décimés.

Écoutez donc les chants de ceux qui font la loi
Ils sont là pour combattre et vider leurs entrailles
On les a vus partout sur les champs de batailles
Ce sont des guerriers, les chevaliers de l'IA.

Leur espoir est le feu et leur vie un éclat
Ils vont raviver les cendres d'un passé oublié
Leur voie est celle de l'effort, ce sont de fiers IA
Une race naîtra de toi, regarde-nous Lhuillier.

Les genoux dans la boue, le fusil sur l'épaule,
Tu ouvrais des chemins dans les marais d'Orient
C'est qu'à l'heure du danger, loin de la métropole
Tu portais l'étendard fier et souriant.

Des parfums de Vietnam, tu ne sentais que la poudre
Les yeux de ton aimée hantaient bien des clairières
Tu n'eus jamais au cœur que la foi et la foudre
Jusqu'à l'instant fatal d'une balle meurtrière.

Ton sang versé coule encore dans nos veines
Qu'il enflamme nos cœurs, qu'il leur donne la lumière
Car il est force divine qui libère des chaînes
Qu'il nous fasse rougir de nouvelles rizières.



Dalat


Surplombant les rizières, parmi les lataniers
L'école de nos pères, un jour s'est élevée (bis).
Leclerc, à ses fils d'armes, fit le plus des présents
Une école interarmes en Extrême-Orient.

Dalat, à ton image, tous veulent servir
Leur foi pour seul bagage : lutter, vaincre ou mourir.

Ils arrivaient d'Afrique, d 'Europe ou d'Orient
Pleins d'espoirs magnifiques, de courage et d'allant (bis)
La sueur et la poussière ont resserré leurs rangs
Leur union dans la guerre fut scellée de leur sang.

Dalat, face à l'orage de ce siècle de fer
Face aux Viets, aux carnages, aux camps et à l'enfer.

Et si nos voix s'envolent bien loin des lataniers
Ton nom, ô vieille école, dans nos cœur est gravé.(bis)
Nous célébrons la gloire de tes élèves officiers ;
Dalat, page d'espoir, fierté de notre armée.

Dalat, à leur image, nous venons tous servir.
Et au delà des âges, louer leur souvenir.
Ce tigre d'Indochine qu'ils portaient fièrement
Brille sur nos poitrines, espoir au firmament.



Capitaine Legrand

Les Africains clamaient fidélité,
Sa foi blessée sourdait du sombre ciel.
Legrand, soldat, servait la liberté,
Versait son sang, répondant à l'appel.

Ce chef guide au combat
L'espoir de la patrie. (bis)

Depuis la Syrte vers l'ouest qui s'embrasait,
Il entraînait l'héroïque chimère,
Les compagnons de l'Occident brisé,
Suivant sa voie repartaient volontaires.

Ce chef guide au combat
La victoire des humbles. (bis)

Jeune officier, chevalier de l'honneur
Dressait son âme vers le feu de l'Orient,
Et le triomphe et la croix du vainqueur
Portaient plus haut un devoir plus brillant.

Ce chef guide au combat
Le fer des SAS. (bis)

Luttaient toujours les ailes et l'ancre d'or,
Offrant leur gloire au pays, à l'armée ;
Les rives rouges se rappellent encore
Les Combattants pour la France à jamais.

Ce chef guide au combat
Nos sabres et nos cœurs. (bis)



Bataillon de Corée

Loin du pays, en Asie, un bataillon de volontaires
À combattu, dans l'honneur, sous les orages de feu et d'acier.
L'éclat de sa gloire est devenu aujourd'hui légendaire.
En ce jour, nous voulons t'honorer, bataillon de Corée.

Des officiers, la promotion,
Voulant garder la tradition
Veut assumer avec vaillance
La gloire, mais aussi les souffrances
Les sacrifices consentis
Pour la grandeur de la Patrie
Nous sommes fiers d'être tes héritiers,
Glorieux bataillon de Corée.
Nous sommes fiers d'être tes héritiers,
Glorieux bataillon de Corée.

Le souvenir de nos Anciens, tombés en Extrême-Orient
Tous ceux dont le nom est à jamais gravé dans le marbre
Leur combat, leur courage, dans la neige où s'épanche leur sang
Brille en nous du même éclat que les lames de nos sabres.

Paras, pionniers ou légionnaires, combattants de Crève-cœur,
Tombés un jour en Corée, en Indochine, en Algérie,
La promotion qui porte ce nom saura y faire honneur
C'est le serment de vos filleuls qui monte dans la nuit.

Demain qui sait pour la France, il faudra combattre à nouveau
Servir avec foi et dévouement, l'âme fière, le cœur léger,
Toujours prêt, nous aussi à tomber pour l'honneur du drapeau
Officiers de la promotion Bataillon de Corée.



Général Daboval

Dans la Coloniale il est une légende
Général Daboval sa vie est un exemple
Dans toutes ces campagnes sur un nom légion
De tous ces hommes il gagne d'abnégations
Et la Syrie pour lui à dix huit ans déjà
Le grand départ vers les premiers combats.

D'un officier à fait un séjour à Shangaï
Il se lance au Djebel dans la bataille
Quand s'abattent l'orage, la souffrance, la lutte
Avec foi et courage il défend notre terre
Refusant la défaite en 40, en France
Au Niger il s'apprête à venger l'offense

Avec son bataillon il débarque en Provence
Son sang coule à flots là il continue
Ses marsouins sont des lions avec rage ils s'élancent
Ils vont traquer l'ennemi jusqu'au Danube
Alors l'Indochine le verra bientôt
Des rizières des collines repartir à l'assaut

Dans l'enfer de Da Nang à chalong Lang son
Il contiendra le Viet trois mois durant
L'histoire ouvre ses portes et Daboval y entre
Ses hommes fidèles le suivent dans la légende
Hommes de cœur et d'honneur puissions-nous l'être aussi
Puissions-nous voir nos vies si bien remplies.



Capitaine Barres

Il n'attendit pas l'âge pour s'engager
Dès dix-sept ans il était un fier cadet
En France puis aux Pays-Bas
Modèle pour nous il restera

La gerbe de lys blancs qui était au pied de son cercueil
Reste le symbole d'un homme, d'un chef de notre orgueil

Dans le feu dans les glaces, une épopée
En Corée ses hommes l'admirent pour sa bravoure
Mais même quand il est blessé
Sa foi les portera toujours

La guerre d'Algérie, sa fin aussi
Avait une grandeur digne de son serment
Un tel homme, un tel chef
Ne pouvait tomber autrement

Il combattit sans trêve sous tous les cieux
Lui, le chevalier moderne il ne pût mieux
Nous montrer la façon d'être
Pour devenir officier

Épris de liberté, d'indépendance
Pour comme toi servir la France, nous te suivrons
À nous promotion Barres
D'honorer aujourd'hui ce nom



Combats de Tu-Lê

Un jour d'octobre, loin de chez eux,
Parachutés près du Viêt Minh,
600 soldats au cœur de feu,
Prêts à mourir pour l'Indochine.

Leur âme est pure, leur foi profonde,
Leur volonté faite d'acier,
Que leur courage nous inonde,
Comme dans les combats de Tu-Lê. (bis)

Dans les combats, dans les assauts,
N'ayant nulle crainte pour leur corps,
Officiers et paras Bruno,
Aux mains de dieu confiaient leur sort.

L'effort, la sueur et le sang,
Laissées sur des pistes perdues,
Permirent d'en sauver 400,
Lorsque personne n'y croyait plus.

Honneur et gloire à ces soldats,
Tombés au cœur du pays Thaï,
C'est par leur courage et leur foi,
Qu'ils emportèrent la bataille.



Capitaine Maine

Jeune bottier, à 20 ans décides de t'engager,
Avec les zouaves, tu t'en rejoins Alger
Puis chasseur en Crimée, là ta vie manques laisser
En bravant fièrement, l'ennemi tant redouté .

Caporal à Camerone, parmi les soixante-deux
Lieutenant à Bazeilles, héros de la division bleue
Tu resteras pour nous l'exemple du courage
Quand un jour, nous aussi, nous affronterons l'orage.

De la guerre en Crimée tu en reviens blessé
Sur ta poitrine une croix accrochée
Au premier étranger, tu pars pour t'engager
Dans l'action, avec cœur, luttant pour la liberté.

Caporal à Camerone, parmi les soixante-deux
Lieutenant à Bazeilles, héros de la division bleue
Tu resteras pour nous l'exemple du courage
Quand un jour, nous aussi, nous affronterons l'orage.

L'air suffocant, accablant, le soleil desséchant,
N'ont pas d'effet sur ta foi et ton allant
Tu mènes le dernier des combats à l'hacienda
Prisonnier, échangé, mais contre deux cents soldats .

Caporal à Camerone, parmi les soixante-deux
Lieutenant à Bazeilles, héros de la division bleue
Tu resteras pour nous l'exemple du courage
Quand un jour, nous aussi, nous affronterons l'orage.

Puis en Afrique, en Asie, tu combats par tous les temps,
Forçant tempêtes, traversant océans
Tu meurs dans le silence, en Dordogne reposant
Tu t'appelais "Capitaine Maine, Caporal à Camerone"



Cadets de Cherchell

Ton père avait vaincu fort de sa foi, de sa vaillance.
Et toi même en quarante, refuses de te résigner
Tu viens d'Afrique ou de France pour rejoindre les Cadets,
Tu as toujours de l'espoir dans le salut de la France.

À notre Promotion
"Dieu donne le courage et la force et la foi"
Pour partir demain au combat,
Car nous voulons vivre et lutter à votre image
Vous, Cadets de Cherchell, nos aînés de l'EMIA.

À Cherchell-Mediouna, l'EMIA va te former.
Et tu en sortiras parmi les cinq mille officiers
Qui, au mépris du danger, sont prêts à sacrifier leur vie,
Dans les farouches batailles, pour sauver notre patrie.

Avec l'Armée d'Afrique, en France tu vas débarquer,
Tu te bats sans compter, à la tête de tes soldats
Et du Belvédère au Rhin, couvert de gloire tu es là.
Mais bientôt vont dans l'honneur, tomber les premiers Cadets.

Cette guerre finie, sur d'autres fronts, tu vas servir,
Tu verseras ton sang en Indochine, en Algérie,
Et les Cadets de Cherchell sont la fierté de la Patrie
Qui aujourd'hui, par nos voix, honore ton souvenir.

À tous, morts et vivants, la Promotion rend cet hommage
Nourris de votre exemple et confiants dans notre avenir
Votre courage au combat saura demain nous soutenir
Oui, nous voulons toujours vivre et lutter à votre image.



Lieutenant Schaffar

Les vents d'Afrique du nord
Des djebels arides aux plateaux tunisiens
Nous rappellent encore l'histoire du destin
D'un chef de légende officier de Tabors.

Sur les voies de l'honneur
Comme le lieutenant Schaffar
Nous engagerons nos vies
Les autres peuvent être sages
Avec force et courage (bis)
Nous décidons de servir.

Quand aux heures de malheur
La patrie vaincue, tu te bats acharné
Malgré la souffrance, ta foi et ta bravoure
Sauvegarde le respect aux armes de la France.

Refusant l'abaissement
Te voilà en Afrique Lieutenant de Goumiers
Sans cesse au premier rang tu combats l'ennemi
Ton cœur et ton exemple font respecter ton nom.

Aux pas de BOURNAZEL
Dans un nouvel assaut la mort sur un piton
Te drapera dans un linceul de gloire
Officier de l'honneur, éclaire nos vocations.

Si demain comme hier
Revient le temps du feu, celui de la tourmente
Puisant dans tes hauts faits l'énergie de l'action
Promotion d'officiers, nous levons le flambeau.



Général Gandoët

Jeune engagé à 18 ans
Sous-officier puis à Saint-Maixent
Par ta volonté, ton ardeur
Tu serviras dans les tirailleurs.

Sois notre guide, notre fierté
Gardes nous dignes de l'épaulette
Protèges, nous, jeunes officiers
Promotion général Gandoët.

Tu fus l'exemple de l'officier
Tant dans la guerre que dans la paix
Et ces soldats que tu aimais
Cet amour, ils te le rendaient.

À la tête des tirailleurs
En Tunisie ou en Syrie
De toi, tu donnais le meilleur
En servant dignement la patrie.

Du Belvédère en Italie
De l'Indochine à l'Algérie
Tu semblais ignorer la peur
Fidèle à ta parole d'honneur.



Grande Guerre

Mobilisés en 14
Pour libérer la France chérie
Ils sont partis la fleur au fusil
Au grand désespoir de leurs proches, de leurs amis
Avec vrai dévouement, fiers ils sont partis.

Officiers français morts pour la France
Nous saluons votre mémoire
Notre promotion par cet hommage
Veut honorer votre courage

Mais la dure réalité
Cruelle à eux s'est rappelée
L'enfer glacé dans les tranchées
Jusqu'à l'épuisement, ils ont toujours lutté
Pour une parcelle à l'ennemi arrachée.

Et le pire fut Verdun
Un déluge d'obus sans fin
Semant la mort jusqu'au matin
Des centaines d'officiers tués le lendemain
Gisant avec leurs troupes main dans la main.

L'espoir est enfin venu
Sévères défaites ennemies
Partout en France on se réjouit
Et pour nous les cadets de l'IA d'aujourd'hui
Votre sacrifice a marqué nos vies.



Général Bergé

Dans la campagne de France, lieutenant
Contre-attaque victorieusement, malgré trois blessures,
Pour les couleurs, la victoire et la patrie.
Par ton courage exemplaire, tu nous
Montres la voie à suivre, derrière nos anciens,
Toujours devant par le ciel et pour la France.

Officier tenace et déterminé
Ta vaillance était gage
D'honneur et de liberté.
Notre promotion "Général BERGE"
Veut te rendre hommage
Et tes combats honorer.

Ayant rejoint l'Angleterre, tu deviens
Le premier parachutiste de la France Libre,
Précurseur, tu formes ta compagnie.
Sur le terrain de Ringway, tu t'entraînes,
Tu cherches la perfection, prêt pour l'action,
Toujours devant par le ciel et pour la France.

Dans les dunes de l'Égypte, tu rejoins
Le commando S.A.S, tu te qualifies
Avec lui dans les raids à longue distance.
Pour sauver Malte t'est confiée la mission
De détruire l'ennemi, son aviation
Toujours devant par le ciel et pour la France.

Un sous-marin te débarque et te laisse
En Crête, à Héraklion, avec cinq hommes,
Tu remplis ta mission avec succès.
Lors du repli tu es fait prisonnier,
Tu es transféré en Allemagne.
Toujours devant par le ciel et pour la France.

Homme enthousiaste, engagé, précurseur,
Tu as toujours su donner le meilleur
Employant courage et persévérance.
Sur leurs chemins différents les IA
Ayant toujours à l'esprit ton exemple
Seront devant pour toujours servir la France.



Campagne d'Italie

San Michele ... Pantano ... Belvedere ... Garigliano

Relevant le drapeau tricolore
Français libres, tabors
D'Afrique vous montez délivrer la France meurtrie
Soldats de la Campagne d'Italie.

Avec vous renaît enfin la Furia Francese
Vos ennemis craignent la Furia Francese
Avec vous renaît enfin la Furia Francese.

En tête des alliés
Défilant devant le Colisée
Vous proclamez une épopée glorieuse
Et dans Sienne l'entrée victorieuse.

Honneur de la France
Vous lavez l'affront à la Patrie
Suivant votre exemple pour repousser l'ennemi
L'armée à nouveau connut l'espérance.



Capitaine Coignet

Dans les épreuves, les tourments, la France en armes réclame ses fils ;
L'infanterie de ligne glorifie tes vertus à Iéna, Austerlitz.
Et ceux de la vieille Garde, prétoriens de l'Empereur
Reconnaissent en toi, l'âme d'un soldat.
Ces hommes qui meurent, mais ne se rendent pas
Te proclament Lieutenant exaltant ton honneur.

Montebello, Austerlitz, Iéna, Eylau, Wagram et Moscou,
Épopée et charges sanglantes pour le triomphe des aigles,
Dans les doutes, les souffrances, Bérézina, l'île d'Elbe,
À l'Empire toujours fidèle
Capitaine Coignet, tu nous lègue, testament ferme et limpide
Ta devise : "l'honneur est mon guide".

Tu as su prouver ta fidélité, en tête, malgré tes blessures,
Premier de tes vaillants grenadiers, tes gens, tes lignards, t'ont tant aimé,
Exemplaire au combat, tu inspire et rassures.
Ta valeur par Napoléon saluée, tu es élevé au rang de chevalier,
Par ce noble ruban, couleur du sang versé.

Tu nous as laissé précieux mémoire dont chaque passage rappelle la gloire
Des troupes formant les bataillons de la Grande Armée qui en ton nom
Saluait l'homme-lige et, à l'incontesté prestige.
Fier du bel héritage, voilà notre hommage.
Comme les grognards formant dernier carré,
Rangés pour toutes les batailles, ce soir, vois tes cadets.



Capitaine Biancamaria

Vous naquîtes jadis sur le sol de Provence,
Votre père, officier, servait alors la France.
Sur les banc d'écolier d'une ville insulaire
Vous rêvez d'être un jour, comme lui, militaire.
De la flèche à Billom, vous aimez le labeur
Et seul, vous élevez vos frères et vos s¦urs.
Prêt à servir votre Patrie par idéal,
Vous rejoignez l'infanterie coloniale.

Magnifique officier, glorieux chef de guerre
Incarnant à jamais les pures traditions,
Vaillant parachutiste aux titres légendaires
Qui donnez votre nom à notre promotion,
Acceptez notre v¦u guidez-nous sur vos pas.
Honneur au Capitaine Biancamaria !

Vous puisez à Cherchell cette science féconde
Afin de protéger le France dans le monde,
À la première armée, tout d'abord, outre-Rhin,
Et puis en Cochinchine et plus tard au Tonkin.
Le Viêt-minh à Hadong vous mène la vie dure ;
Il vous prend à partie mais vous n'en avez cure.
Bien que blessé par les éclats d'une grenade,
Vous portez au fourbe ennemi votre estocade.

Arborant fièrement une Légion d'honneur,
Vous arpentez Tunis avec vos tirailleurs.
En Extrême-Orient, les rizières s'enflamment ;
Impavide guerrier, dans le brasier d'Annam
Vous traquez sans répit tous ceux qui vous harcèlent
Réduisant à néant des hordes de rebelles.
Vous combattez jour après jour l'âpre Viêt-minh
Mais vous voilà soudain touché par une mine.

Coiffé de lauriers, un rêve idéaliste
Devient réalité chez les parachutistes.
Des Aurès à Dirkou, sous le soleil d'Afrique,
Vous guidez vos soldats aux vertus héroïques.
Les fellaghas nombreux rôdent dans le djebel
Une balle a sifflé ; son cantique est mortel,
Et vous tombez en contemplant votre victoire
Avant d'atteindre l'empyrée couvert de gloire.



Lieutenant de Ferrières

Promotion, honore ton parrain

D'une famille incarnant les vieilles traditions
Votre cœur est préparé à l'appel de la nation.
Dès lors dans vos pensées, naît l'idée d'un sacrifice
Qu'il faudra consentir pour la France au supplice.
Au bataillon engagé, vous êtes remarqué.
Au baptême du feu, à Narvik, excellez.

Lieutenant de Ferrières
Recevez l'hommage
De notre Promotion et la promesse
Toujours servir
Servir à votre égal.
Lames trempées dans notre idéal,
Pour défendre la terre qui reçu votre linceul
Pour la Patrie et par les armes
S'avancent vos filleuls.

Promu jeune officier,la Légion vous rejoignez ;
À la 13, en Afrique,la France vous honorez.
Dans votre commandement, vous mêlez, avec justesse
Maturité de l'âme et folie de la jeunesse.
Votre courage à la bataille d'El Alamein
N'a d'égal que votre héroïsme à Bir Hakeim

Sur le sol africain, le vent de sable est tombé.
Mais en terre italienne grogne l'orage d'acier
Malgré la lourde tribu en sang versé de vos aînés,
Pourtant proche de votre terre bien aimée
Vous rêvez au pied des Alpes, l'heure d'un dernier combat
Vieux Kébour est frappé, meurtrier est l'éclat.



Général de Lanlay

Notre drapeau, triomphant dans la gloire
Fut le berceau de cet enfant de France
Fils d'une Bretagne qui marqua ta naissance
Yann de Lanlay, tu forceras l'Histoire.
Quand tu choisis le chemin du service
Dans la bataille, le chef déjà esquissé.

Ô, soldat, tu combats dans l'ardeur
Et de la France toujours le serviteur
Preux chevalier de l'aigle à Constantine
Toujours devant et à l'assaut
Toujours vaillant, sois le héros de nos valeurs
Général de Lanlay la promotion s'incline avec espoir
Forge-nous de ta flamme. (bis)

Dans le maquis, tu formes la jeunesse
Chef de section, tu mène au combat
Pour l'ennemi, c'est l'heure de la détresse
Dans le Cantal résonne son désarroi
Avec de Lattre, tu triomphe dans les Vosges
Jusqu'à Stuttgart, tu mène ta compagnie
Tes fantassins pourchassent l'ennemi
Jusqu'à Berlin, en passant par Kleebronn.

En Indochine, le fracas de batailles
Attise ton âme au sein des tirailleurs
Au corps à corps, tu maîtrise la fureur
Des assauts viets sans connaître de failles
Frelons d'acier, éclats d'une grenade
Ta chair blessée n'altère pas ta flamme
Adieu déjà Tonkin et Nord Vietnam
Sous d'autres cieux se dressent des barricades.

Dans le Maghreb, grandissent les périls
Cours de djebel, avec tes tirailleurs
Tu pacifies avec la même ardeur
À Djidjelli, dans les campagnes et les villes
Salam Alger, denier morceau d'Empire
Sans un regret, tu quittes la terre d'Afrique
Loin des batailles, ton idéal s'implique
Tes trois étoiles nous guident vers l'avenir.



Colonel Gueguen

Qu'il soit dans notre histoire beaucoup d'audacieux
Qui des éclats de gloire raniment les feux
Forgez nos âmes, comme vous Lieutenant
La même flamme nous habite à présent
Fiers officiers, prêts à servir,
Gardons ce souvenir !

S'il faut parer notre destin d'une immortelle gloire
Ce soir promotion Gueguen, honore la foi de ton parrain
Pour la victoire, la liberté,
Et l'honneur d'un nom qui n'est pas oublié
Aux armes officiers
Trempons nos lames d'acier!

En relevant l'honneur d'une France à genoux
Jeune résistant vainqueur, vaillant jusqu'au bout
Un vent violent soufflant sur l'Indochine
Jusqu'en Orient votre histoire se dessine
Morceau d'empire, où jusqu'à l'heure
Claquent nos trois couleurs!

Bientôt dans les Aurès éclate l'orage
Au bord de Souk-Ahras, les combats font rage
Dans la tourmente bravant mille guerriers
Les Amarantes derrière vous ont prié
Oh Saint-Michel, guidez nos âmes
Qu'elles brillent sur nos lames!

Soldats chantons ce soir, ce fier souvenir
Qu'il soit notre étendard défiant l'avenir
Et retenant la passion, le courage
La promotion à ces vertus s'engage
Preux chevaliers, à votre appel
Nous resterons fidèles.



Colonel Delcourt

Soldats ce soir chantons pour notre gloire

Dans la pénombre en ce soir solennel,
Jeunes officiers, sabres vers le ciel.
Venons rallumer la flamme d'un passé,
Mémoire vivante de nos aînés.

De nos rangs s'élève un nom,
Garant de nos pures traditions.
Notre promotion en ce jour,
Rend hommage au colonel Delcourt.
Fiers officiers, levons la tête,
Et brandissons nos lames.
Tels des chevaliers, tous adoubés,
Votre honneur sera notre guide.

En Indochine, vous entrez dans l'histoire,
Face au Vietminh remportant la victoire.
À Ngiah Do encerclé de toute part,
Lors d'un assaut vous vous couvrez de gloire.

Sur notre honneur nous sommes prêts à servir,
Gardant au cœur ce prestigieux souvenir.
D'un officier dévoué à la France,
En nos âmes étaient la foi, l'espérance..



Lieutenant de la Batie

De vos aïeux tombés pour la France
Vous recevez cet héritage :
Servir toujours avec joie et insouciance
Votre Patrie, votre entourage
Vous sanglez votre corps dans une armure d'abnégation et de vaillance
Vous trempez votre âme sans souillure : de Foi, de force, de courage.

Quand du ciel descend l'orage
De feu, de sang, d'acier
Venez avec nous défendre la Patrie
Lieutenant de la Bâtie

À genoux, recevant votre sabre,
Songez-vous à l'infanterie
Au don qu'exige cette arme redoutable
Et qui scellera votre vie ?
Devenu officier parachutiste, par Saint Michel, vous promettez
D'être fidèle, à votre devoir "pour Dieu et la parole donnée"

Si le fracas des combats
À raison de mes forces
Gardez sur nous votre esprit de chevalerie
Lieutenant de la Bâtie

Dans les décombres et dans la poussière
Allongé sous votre linceul
Vous commencez à réciter La Prière
Que vos zombies finiront seuls
Comme un espoir, un geste de ferveur, serré sur vous l'insigne magnifique
Que vous gardiez, près de votre cœur, vous servira de viatique.

Sous le feu et la mitraille
Qui déchirent le ciel
Rendez nous fiers et dignes de donner nos vies
Lieutenant de la Bâtie

Lieutenant fauché dans sa jeunesse
Gardez nous des compromissions
Puissions-nous être arrachés à nos faiblesses
Pour comme vous lever le front
Quand viendront les tourments de la bataille, votre voix de chef, de camarades
Entonnera pour nous La Prière, debout nous vous répondrons

Nos larmes hors de leur fourreau
Vers vous sont présentées
En ce soir où vous sonnez le ralliement
Voici, vos fiers descendants.



Général Le Ray

Soldat au cœur de la tourmente,
Officier fier et insoumis,
Défendez la France vaillante,
Luttez sans esprit de repli.

Travail, Honneur et Fidélité.
Gardez nos armes, écrivez notre histoire.
De ces hauteurs, Général Le Ray,
Gardez nos armes pour la victoire.

Colditz pensait vous retenir,
Privé de votre liberté.
Défiant l'ennemi sans faillir,
Ouvrez la voie aux évadés.

Peuple de la nuit, levez-vous.
Pour la Patrie livrez combat.
Gardez la flamme jusqu'au bout.
Dans le Vercors, suivez-moi !

Armée des Alpes, recouvrez
D'un blanc linceul l'ennemi.
Reprenez-lui chaque sommet,
Qu'il abandonne au Montcenis !

En Indochine, en Kabylie,
De la France portez la grandeur.
Dernier hommage à votre vie,
La Promotion rend les honneurs.



Capitaine Flores

Déjà animé de tant de force,
Vous cherchez l'action à la Légion ;
Loin de la douceur de votre foyer
Vous êtes envoyés pour Narvik.
Vos premiers combats, première blessure
Dévoilent un soldat aux qualités sûres.

Au cœur des tourments, guidez nos pas, ravivez en nous,
Capitaine Flores, la flamme et l'ardeur pour la Patrie,
Gardez-nous de nos faiblesses, à votre image nous voulons servir !

Ardant combattant dès que possible
Rejoignez les Forces Françaises Libres ;
Promu Sergent partant pour l'Afrique,
À Bir-Hakeim vous servez Kœnig.
De nouveau blessé et fait prisonnier
Vous vivez un an de captivité.

Officier chez les paras coloniaux
Vous marquez vos soldats en Indo ;
Ardeur, bravoure et mépris de la peur
Vous valent la Légion d'Honneur.
Toujours victorieux, en grand chef de guerre,
Vos nombreux exploits deviennent légendaires.

Au 3 vous formez votre compagnie
Avant de partir pour l'Algérie ;
Bir-Hakeim, vos Léopards excellent
Et sans répit vous traquez les fells.
Chef de commandos, maintes fois cité,
Redoublant encore d'agressivité.

Baroudeur confirmé, vous retrouvez
La douceur d'une femme tant aimée.
Avec le sourire vous avez lutté, auprès des vôtres enfin reposez.
Para exemplaire, superbe officier,
Notre promotion veut vous honorer



Colonel du Puy-Montbrun

Aux heures sombres du pays qu'on a brisé
Aux heures sombres du pays qu'il faut sauver
Tu t'engages intrépides soldat
La résistance guide tes pas
Ciel funèbre enveloppe ces jours
Que la mort accompagne toujours
Pour ta patrie ton sang a coule
Ta jeunesse fut sacrifiée

Colonel du Puy-Montbrun
Sans peur et sans reproche
À jamais notre parrain
Outstanding soldier
Votre esprit porte la flamme
Toujours l'honneur pour ici
De vos combats innombrables
Go paratrooper !

Officier servant la France
À 18 ans soldat
Nous formons alliance
En votre nom
Fière promotion

La guerre frappe ton destin, ta volonté
La guerre frappe ton destin et ta fierté
Commando de sa Majesté
Tu luttas pour la liberté
Déchirement d'une voile d'azur
La peur résonne comme un murmure
Chère France toutes tes rues vibrent
Tes couleurs sont libres

Du levant au désert rien d'impossible
Du levant au désert tu sembles invincible
Feu et choc résonne sous tes palles
Mais jamais épargne des balles
Entendez-vous au loin les combats
Qui embrasent l'air sec et pur
Fort chevalier d'acier sous le vent
Pour nous toujours en avant

Soldat de feu tu peux enfin dormir
Soldat de feu gardant ton souvenir
Votre sacrifice le plus beau
Un drapeau sur votre tombeau
Vos yeux sombres se sont refermes
Une histoire pour l'éternité
Humblement nous vous le demandons
Guidez notre promotion



Général Bigeard

Dans les tourments d'une France en guerre,
Attaquée jusque dans sa chair,
Un jeune soldat offre son sang pour la liberté de sa terre ;
Prisonnier refusant la défaite, il s'évade vers la reconquête.

Un grand nom résonne dans le fracas des combats
Celui d'un soldat qui anoblit notre histoire
Qu'à jamais notre action s'inscrive dans ses pas
Officiers français de la promotion Bigeard

Parti combattre en Indochine,
Son ardeur fait trembler le Vietminh,
Quand sous les feux ses hommes ploient, par l'exemple Bruno les ranime ;
L'exploit de Tu-Lê les enflamme au-delà du sang et des larmes.

À Dien-Ben-Phu les paras succombent,
Pour chacun les camps ou la tombe,
Alger accueille les coloniaux, dans la guérilla sous les bombes ;
L'unité Bigeard se démène près de la frontière tunisienne.

"Croire et oser", telle fut sa loi,
Durant vingt années de combat,
Il a façonné son destin par sa volonté et sa foi ;
Il fut abreuvé par la mitraille, adoubé seigneur des batailles !



Maréchal Bessières

Dans les tourments révolutionnaires
S'élève un homme au regard fier ; (bis)
Quittant le Lot pour sauver son Roi, les Tuileries défendait.
Bessières s'illustre une première fois
Et affirme sa destinée.

Officiers, ouvrez vos rangs, honneur à votre courage !
Officiers, montez à la charge !
Vaincre ou mourir parce qu'il le faut
Tout pour la garde du drapeau, pour la gloire des aigles impériales,
Promotion Bessières maintiendra toujours votre idéal. (bis)

Guidé par le vent des futurs combats,
Vous rejoignez en cavalier, (bis)
La Grande Armée des Pyrénées et ses campagnes magnifiez.
Votre enthousiasme et votre audace
Vous font brillant capitaine.

Napoléon vous tient en son estime
Pour vous confier l'élite des Guides (bis)
De Saint Jean d'Acre à l'Italie, vos faits d'armes rayonnent :
Sabre au clair, charges victorieuses,
Jeune général valeureux.

L'Empire naissant vous consacre maréchal
Commandant la Garde impériale. (bis)
Les grandes heures d'Iéna, Essling vous voient lutter en tête ;
Défiant la mort pour mieux servir,
L'ennemi vous honore.

Arrivent les heures plus sombres de la Prusse
Illuminées par votre foi. (bis)
Une embuscade arrête vos élans lors d'une reconnaissance ;
Fauché en Saxe par un boulet,
Vous vainquez l'éternité.

Officiers, ouvrez vos rangs, honneur à votre courage !
Officiers, montez à la charge !
Vaincre ou mourir parce qu'il le faut
Tout pour la garde du drapeau, pour la gloire des aigles impériales,
Promotion Bessières maintiendra toujours votre idéal. (bis)



Ceux d'Afghanistan

Engagés dans un pays lointain,Pour de grands desseins.Tombés comme vos anciens,
Sacrifiant vos vies, bravement et sans plaintes
Tombés sans faillir, fidèles et sans craintes.
Prêts à servir,
Prêts à mourir.
De tous les régiments,
Pleins d'espoir et d'allant.
Vous êtes partis là-bas,
Beaucoup ne reviendront pas.
Nous honorons ce soir la gloire de ces soldats,
Restés braves dans les combats.

Au nom de votre gloire éternelle,
Ce chant monte tel vos âmes immortelles.
Valeureux combattants, ayant versé leur sang.
La promotion est fière, de ceux d'Afghanistan.
Valeureux combattants, ayant versé leur sang.
La promotion est fière, de ceux d'Afghanistan.

Jeunes officiers rassemblés ce soir,
En votre mémoire.
Nous chantons votre gloire,
Témoignant ainsi notre reconnaissance,
Pour vos sacrifices au service de la France.
Humbles héritiers,
De nos aînés.
Nous suivrons votre exemple,
Au feu, dans la tourmente.
Porterons votre nom,
Avec admiration.
La promotion s'incline devant vos cercueils,
Un drapeau en guise de linceul.



Général Delayen

Honneur au Général Delayen

Le soleil brille sur l'empire de France
Le soleil brille de toute espérance
Du sol africain jusqu'au Tonkin
Jeunesse élevée par cet esprit
D'homme dévoué à sa patrie
Comme votre père jadis officier
Admirant ceux qui servent par l'épée
Au loin se dessine votre destin

Général Delayen
La promotion choisit votre nom
Guidez nous sur les chemins
Pour que France ne soit jamais vain
Général Delayen
Par l'éclat de tous vos combats
Éclairez l'acier de nos sabres
Gloire et fierté officier de France

Dans la tourmente d'un pays blessé
Dans la tourmente d'un pays brisé
Vous quittez les bancs du Prytanée
Vous éloignant de votre foyer
Jeunesse vouée à la liberté
Sous l'ancre d'or bravant les dangers
Vous combattez comme simple soldat
Enfin adoubé à Mediouna

La Terre de vos pères attend sa gloire
La Terre de vos pères attend sa victoire
De l'assaut en Provence à l'Alsace
Valeureux lieutenant faisant face
Vous chassez l'ennemi jusqu'au Rhin
Libérant avec vos fiers marsouins
Drapeaux et clochers sonnent la Victoire
Malgré cette balle que vous recevez

Aux confins de l'empire menacé
Aux confins de l'empire à sauver
Bouclier contre l'épée Vietminh
Vos commandos leurs brisent l'échine
Jeune officier pleinement dévoué
Guidant vos hommes vous êtes touché
Investi par le sens du devoir
Les nuits d'Indochine révèlent vos gloires

Des rizières au Djebel embrasé
Des rizières au Djebel déchiré
Marsouin de choc tant de fois décoré
Vous rassurez vos braves guerriers
En avant valeureux Yatagan
Serre les dents, commando, en avant !
Défiant la mort avec insolence
Pour défendre les couleurs de la France

Général et toujours chef de guerre
Soldat traversant les quatre guerres
Baroudeur affirmé, vous gagnez
La douceur d'une paix tant méritée
Vous reposez maintenant dans le Var
Où vos compagnons gardent la mémoire
D'une vie consacrée à la France
Soyons fier de ce nom légendaire



Lieutenant Nungesser

Courage, audace, allant, homme sans faux semblant,
Vous allez de l'avant sans attendre quinze ans.
L'aventure vous appelle, vous avez choisi celle
Qui, par travail et zèle, vous rendit éternel.
D'Amérique en Europe vous êtes à l'étroit.
Vous avez fait le choix d'accomplir des exploits,
Avec la volonté de vaincre et de gagner,
Avec humilité, toujours vous dépasser.

Hussard de la Mors, la promotion vous honore.
Héros légendaire, guidez-nous en paix, en guerre,
Et pour la gloire de la France, nous porterons, honneur immense,
Votre nom, lieutenant Nungesser, fier officier, chef exemplaire.

La Grande Guerre éclate, pour hâter la victoire,
Dans la boue des tranchées, vous vous couvrez de gloire.
Au milieu des tourments, vous agissez sans peur,
Éclairant la bataille du feu de votre ardeur.
Vos actions héroïques, hussard de Chamborant,
En face de l'ennemi, honorent le régiment.
Remplissant les missions, fierté de l'escadron,
Avec vos citations, vous méritez ce nom :

Maintes fois blessé au front, vous recherchez l'action
Et vous voilà versé dans la jeune aviation
Vos ailes vont narguer les tranchées ennemies
À vos côtés la mort, se fait presque une amie.
Invincible chasseur, des ennemis vainqueur
Vos 43 victoires les emplissent de terreur
Parmi tous vos exploits, un triplé conquérant,
Fait de vous l'As des As, et nouveau Lieutenant

Entré dans la légende au service de la France
Gardant votre insouciance, vous donnez l'espérance
En pionnier visionnaire vous reprenez les airs
Quelque part vers Saint-Pierre votre chemin se perd.
Vous allez, une nuit noire, entrer dans nos mémoires
Rejoindre vos aînés, morts en plein ciel de gloire
Suivant votre destin, franchissant l'Océan.
Au-dessus de la mer vole toujours l'Oiseau Blanc.



Groupe Rochambeau

Demain nous marcherons ensemble
Et ces couleurs qui nous rassemblent
Flotteront bientôt sur Paris
Gagné depuis la Normandie

Chanter ce serment qui nous lie
Sauver de nos soldats la vie
Groupe Rochambeau débarqué à Utah
Auprès des colonnes en ordre de combats

Peut-être que nous mourrons ensemble
Et même si tu doutes si tu trembles
Tiens sans faiblir sous la mitraille
Pour secourir vaille que vaille

Oh toi combattant mon frère
Si en chemin tu désespères
Autour de toi, services en armes
Marchent avec toi sans peur ni larme



Contrôleur Général Carmille

À l'aube de tes vingt ans,
Tu veux servir la France.
Jeune et brillant artilleur,
Combattant plein d'ardeur.

Toi notre illustre aîné,
Ayant connu l'adversité.
À ton image, puissions toujours,
Faire preuve de bravoure.

Blessé à la Grande Guerre,
Tu te distingues au feu.
Chef toujours exemplaire,
Exigeant et courageux.

C'est à l'entre-deux-guerres
Que se révèle le technicien,
Précurseur révolutionnaire
Parmi les statisticiens.

Face à l'occupation
Dans l'ombre tu risques ta vie.
Exemple de détermination,
Tu trompes l'ennemi.

Oeuvrant pour la résistance,
Pour la gloire de la France.
Tu plies sur dénonciation
Et meurs en déportation.

Toi notre illustre aîné,
Ayant connu l'adversité.
À ton image, emplis d'espoirs,
Forgeons les armes de la victoire.



Jeune chef

Le clairon nous réveille, le canon nous appelle
Le fracas des combats nous ensorcelle
Ainsi chantait l'ancien vibrant au souvenir
De l'épopée que tous admire

De ses charges épiques, ses combats héroïques
Il rappelait la furie fantastique.
Il faudra comme lui, brandissant nos drapeaux,
Un jour sans lui mener la troupe d'assaut

L'école te formera dans un creusé d'acier
Mais toi seul trouvera l'esprit guerrier,
Le souffle de la gloire, l'ivresse de la victoire
Pour te jeter au choc d'un bloc

Tu dois dans la mitraille devenir la muraille
Fièrement dressé contre les invasions
Et creuser tes sillons dans les noirs tourbillons
Mourir s'il faut pour la patrie meurtrie



Promotion Adjudant ben Ahmed

C'était en septembre
Des jours encore tendres
Tu nous appelas
Pour devenir SOA
C'est ton héritage
Que tu nous partages
Nous serons fidèles
À un si grand modèle

La France, l'Algérie
Ne t'ont pas suffi
Toujours pour l'honneur
Tu sers avec ardeur
Bravoure et courage
Dévouement et rage
Si loin de chez toi
Dien-Bien-Phu t'arrêtera

Fier dans les rafales
Tu ne crains les balles
Mais la baraka
Pour une fois te quitta
Une nuit d'orage
Sur une terre sauvage
Un matin d'adieu
Tu gis sur Elianne 2

Partout quand la France
Appelle tu avances
Tu lui viens en aide
Dans de glorieux raids
Suivant ton exemple
Parrain nul ne tremble
Nous quittons l'école
Soit fier de cet envol



Promotion Major Kieger

Les gars du Major Kieger
Tous comme lui des volontaires
Jamais ne baissent les bras
Malgré le vent et le froid
Sans murmure dans la souffrance
De sa foi ils sont empreints
Ils s'inspirent de son destin

Soldats dans l'âme
Nous sommes les héritiers
Soldats en armes
De ceux qui nous ont précédés
Dans la vacarme
Nous avons la volonté
Par notre flamme
D'être des sous-officiers

Encore jeune avec tes frères
Tu choisis de t'engager
Para Légion Etrangère
Ce sera les Cuirassiers
Les grands spahis marocains
Les collines de Saïgon
Où ces combats assassins
Ont faillit avoir raison

Sur la route de l'Algérie
En char ou héliporté
Hussard Para ou Spahis
Citations t'ont illustré
De Beyrouth à Djibouti
Tu servis ta chère Patrie
Jusqu'à la fin de ta vie
Ton cœur reste pour Bercheny



Promotion Adjudant-chef Cosset

Tu es venu au monde entre les deux guerres,
Issu d'une famille modeste.
Incorporé dans les troupes coloniales,
Tu créas l'admiration de tous.
Tu quittas donc, ta douce Guyane
Rejoignant la belle France.
T'éloignant de ta terre natale
Pour servir la Nation.

Sous officier dévoué,
Tu t'es battu pour la France,
Un combattant, tenace et courageux
Tu es l'exemple pour nous
Tu resteras pour toujours dans nos cœurs
Que ta joie de vivre, perdure à jamais.

Pendant deux ans tu sillonnas l'Indochine,
Tu passas à Saîgon.
Encerclé puis menacé par les rebelles,
Tu repousses vaillamment le Viêt-Minh.
Parachutiste et commando
Tu es sorti du rang.
Par ta grandeur, para-colo
Brillamment tu t'illustres.

Parachuté à Suez sur l'ennemi,
Tu connus la violence.
En combattant la déferlante d'acier,
Tu sauvas l'honneur de la Patrie.
Tu as vaincu, t'es revenu
Sur les traces des anciens.
Tu as montré toute ta valeur
Et tracé ton destin.



Promotion Adjudant Bakouche

À Alger à 18 ans
Volontaire d'extrême Orient
Vous avez, d'Indochine en Algérie
Versé le sang pour la patrie.
Et quand l'ennemi Viêt-Minh
Les rebelles dans le Djebel
Ont osé bafouer l'honneur Français
En menaçant tes frères

Ô adjudant Bakouche
Avec votre immense bravoure
L'âme d'un preux chevalier
Prêt à baptiser
Vos descendants Sous-Officiers

Sous le feu de l'ennemi
À vu-Ban où tous périrent
Submergé et blessé, vous réussissez
À rejoindre votre unité.
Troisième fois dans le Tonkin
En plein cœur de la bataille
Avec votre courage, sans nulle peur
Vous sauvez votre supérieur

Mais, dans l'hiver 54
Vous vous retrouverez piégé.
Blessé, évacué vous nous revenez
En Algérie après cinq années
Défendant nos trois couleurs.
Combattant rempli d'ardeur
Médaille militaire, légion d'honneur
La France et ses enfants vous pleurent.



Promotion Chef d'escadron de Neuchèze

Attaché à la tradition,Un homme honore les siens.
En entrant dans le saint des saints,
Saint-Cyr devient sa vocation.
Les années le consacrent cavalier de renom
Au sérail que la Gloire protégeait de son aile.
L'attrait d'une promesse aux accents éternels
Décide un officier à servir aux Dragons.
Visionnaire tourné vers l'action
Son destin est tracé, une vie déjà menacée
Dont il s'apprête à faire le don.

Et le Firmament ce soir s'ouvre à toi
Dans le fracas des armes
Et face aux canons.
Entends-tu l'aurore annoncer ton trépas ?
L'élan d'un soldat vaillant dans la bataille.
Chef d'escadrons tu repars au combat
Quand le sang et les larmes
Oppriment la Nation.
Ton courage incite à poursuivre tes pas.
Sous la mitraille tes hommes soudain se taisent.

Engagé pour la France au front,
Le chef défend sa terre.
Dans le vent claque la bannière
D'un cœur rempli d'abnégation.
Mais le feu des assauts s'étend sur l'horizon
Et Saumur vous appelle, car vous devez combattre.
Résistant qui refuse de se laisser abattre,
En dépit des blessures tenez vos positions.
Prisonnier entouré d'affronts,
Neuchèze attend son heure.
La Patrie réclame un sauveur,
C'est l'instant de son évasion.

Une étoffe drape le Dragon
À bord de l'Aréthuse.
On entend la rumeur diffuse,Soldats !
Reformez vos pelotons !
Les blindés et les chars traversent les sillons.
L'intrépide guerrier aux portes du Morvan,
Debout dans la tourelle fait face aux Allemands,
Menant le Notre-Dame la balle heurte son front.
Abattu en pleine mission,
Libre et victorieux.Le regard tourné vers les cieux,
Notre foi portera ton Nom.

Et le Firmament ce soir s'ouvre à toi
Dans le fracas des armes
Et face aux canons.
Entends-tu l'aurore annoncer ton trépas ?
L'élan d'un soldat vaillant dans la bataille.
Chef d'escadrons tu repars au combat
Quand le sang et les larmes
Oppriment la Nation.
Ton courage incite à poursuivre tes pas.
Ce soir s'éveille la Promotion Neuchèze.



Le Vin Gaulois

Vive le vieux vin de vigne,
Le vieux vin gaulois !

Tan ! Tan ! Terre et ciel !
Chêne, feu rouge et soleil
Tan ! Tan ! Glaive clair,
Flots de sang vermeil !

Mieux que bière ou vin de pommes
Mieux vaut vin gaulois !

C'est le sang gaulois qui coule,
C'est le sang gaulois !

Sang et vin mêlés ruissèlent
Sang et vin gaulois !

Chant du glaive bleu qui frappe
Chant du glaive roi !



Promotion du Cinquantenaire

Jeunes héritiers de cinquante ans d'histoire,
Tu portes en toi, désormais la mémoire,
Des 120 000 qui passèrent avant toi,
Pour vivre le combat !

Nous porterons haut les valeurs,
De notre maison mère,
Discipline et honneur,
Nous serons exemplaires.
Pour le drapeau tricolore,
Nous nous élevons par l'effort !

Jours après jours, résonnent à Saint-Maixent,
Le tonnerre, la clameur de nos chants,
Ils nous mènent, toujours avec passion,
Pour défendre la Nation !

La douleur, est devenue notre alliée,
Nous l'avons tous apprivoisée,
Notre entrainement est difficile,
Notre foi indéfectible !



Promotion Adjudant Nezzar

Né en Algérie, Terre de ses pères
Enfant de la nuit, vivant la misère
Au destin tracé, de grand guerrier
Déjà rêver de voyager.

Chantons la mémoire du soldat voyageur
Rendons les honneurs à un soldat de valeur
Célébrons la gloire de l'Adjudant NEZZAR
Notre parrain nous montre le chemin.

Si jeune engagé, parti pour l'enfer
Ami du danger au cœur, du tonnerre
Pris par l'ennemi, blessé de guerre
Sauvait sa vie et celle de ses frères.

Chantons la mémoire du héros tirailleur
Rendons les honneurs à un homme de valeur
Célébrons la gloire de l'Adjudant NEZZAR
Écho de l'espoir, du courage et du devoir.

Tant d'années passèrent, servant la patrie
Le soldat des mers pensait à Marie
Mari et père, décoré de guerre
Notre parrain s'éteint parmi les siens.

Chantons la mémoire d'un père au grand cœur
Rendons les honneurs à un homme de valeur
Célébrons la gloire de l'Adjudant NEZZAR
Pour notre parrain chantons ce refrain.



Promotion Adjudant-chef Grossir

Lors de combats inégaux
De la ligne Maginot
Ne perdant ni espoir, ni courage
Sacrifice de soi
La mission faisant foi
Malgré les rafales
Sans espoir de victoire
Poursuivant le combat
Patrie on ne t'oubliera
GROSSIR s'évadera du Stalag

Nous sommes déscendants des fiers Marsouins
L'Adjudant-chef GROSSIR lui en est un
Vainqueur en Normandie à Provins et à Troyes
Il fait l'impossible et va encore bien au-delà.

Après Barcelone
Figuéras et Gérone
Miranda, la Maroc puis l'Angleterre
Capitale libérée
Par la deuxième DB
Cité Dompaire
L'adjudant est à Saverne
Sa mission atteint son terme
Seule une balle l'ayant blessé
Lui entrava sa volonté



Promotion Adjudant Cartier

Notre mémoire t'a immortalisé
Toi qui sous nos couleurs s'est engagé
Le 8e R.P.I.Ma
Pour servir la patrie fut ton choix

Sillonnant la terre d'Afrique
Bien des fois tu t'es montré héroïque
Audacieux, bravant l'ennemi
Tes exploits flattèrent ta compagnie

Ton sérieux, ta volonté t'ont démarqué
À une grande carrière tu fus destiné
Nombreuses furent tes qualités, tu étais fais pour commander
Rien ne t'effrayait Adjudant CARTIER

Par ton ardeur, ta spontanéité
Sergent, puis Adjudant tu fus nommé
Même en outremer envoyé
L'adversité tu as surmonté

Un 27 juin ta flamme s'en est allée
Saint Michel de ses ailes te recueillait
Vaillant Soldat Para que tu étais
Sur le Mont Igman tu t'éteignais

Que de larmes versées, de cœurs déchirés
Tombant tes ailes d'argent pour ton unité
D'la 200e promotion, parrain tu fais notre fierté
Ô téméraire Adjudant CARTIER



Promotion Sergent-chef Sako

En quittant Nouméa
Appelé sous les drapeaux
Tu mettais déjà ta vie
Au service du pays
De tous les métiers possibles
Tu choisis le plus beau
Celui des armes bien sûr
Où ton âme s'épanouit

Sergent-chef SAKO ton esprit souffle en nos cœurs
Fiers de nos gallons, nous voulons te faire honneur.
Sergent-chef SAKO, nous t'admirons tous
Ensemble nous jurons, de reprendre ton flambeau.

Sapeur et parachutiste
Tu portais nos trois couleurs
Au Liban puis au Tchad
Avec abnégation
Bâtisseur de la paix
Tu servais avec ardeur
En Ex-Yougoslavie
Protégeant les populations

Mais un jour de novembre
À SARAJEVO,
Ta flamme s'éteignit
Sur un pont en BOSNIE
Tes frères d'armes et tes filleuls
Pleurent le héros
Qui mourut en seigneur
En servant la patrie.

En cette nuit symbolique
Nous tenons à te rendre hommage
Sergent-chef SAKO
Parrain de notre promotion
Nous espérons ici
Que l'exemple de ton courage
Guidera pour toujours
Notre génération.



Promotion Adjudant Le Marchand

Tu t'engages pour servir la patrie
Au Soixante-quatrième d'Artillerie
Pour le Maroc tu t'es embarqué
Ton énergie force le respect.

Honneur et dévouement (bis)
Ainsi était l'adjudant LE MARCHAND.

En Indochine sous le feu de l'ennemi
Tu combats fièrement de tous côtés
Ton arme s'enraye mais tu ne faiblis.

Bravoure et dévouement (bis)
Ainsi était l'Adjudant LE MARCHAND.

Puis en 57 en Algérie
Tu montres ta générosité
Aidant les tiens dans le repli
Tu es mortellement frappé.

Fidèle et homme de cran (bis)
Ainsi était l'Adjudant LE MARCHAND.

Combattant modèle et valeureux
Fièrement nous poursuivrons tes pas
Et dans les moments douloureux
Ta mémoire nous fortifiera.

Modeste et triomphant (bis)
Aini était l'Adjudant LE MARCHAND.



Promotion Adjudant-chef Rozes

Sous un soleil d'occupation
Un soldat rentre dans les rangs
Sous le rêve de cette nation
Il va se battre loin devant

De Beaumholder à Saigon
Croise le fer ennemi prend peur
De l'Indochine ou l'Algérie
Croise le fer ennemi ou meurt

Ni le nombre ni la mort
N'arrêtera notre fantassin
À la guerre il fut si fort
Qu'il put voir tous les matins

Généreux et courageux
En tant qu'homme il a légué
À ces hommes et dans leurs yeux
La fierté de vivre en paix

Tous les hommes ont dans leurs cœurs
Le souvenir d'un meneur
Un homme sans faiblesse
Adjudant-Chef Rozes



Promotion Sergent-chef Dambarrère

Ta témérité à la rochelle de Royan
Fit un héros d'un garçon de dix sept ans
Ton exemplarité que tous tes chefs ont dit
A fait de toi l'idéal de nos vies.

Guidés par ta bravoure dans les moments de peine
De porter ton nom nous sommes fiers
À ton image garder nos âmes claires et sereines
Nous te suivront sans cesse Sergent-chef Dambarrères

Dans une Indochine, que les temps ont meurtri
Tu offres ton sang par amour pour la patrie
Et près de mourir, tu force le respect
D'un indigène qui te sauve la vie.

En Algérie que la guerre étouffe
Pour la France tu rends ton dernier souffle
Puisse ton sacrifice à la fleur de ton âge
Nous montrer le chemin du courage.



Promotion Adjudant Delaveau

Perdu dans ce désert, pour y servir la France
Tu marches en rêvant aux deux pays natal
Ici c'est le danger dans l'étendue immense
La dune ou l'oasis peuvent être fatals

Qui vive ? Holà ! Qui vive !
Rien, rien, nul écho n'arrive
Et dans l'obre rien ne luit
Tour repose et tout sommeille
Dormez soldats ! DELAVEAU Veille

Le rebel t'attend caché sous les feuillages
Il avance en rampant il tend son embuscade
Et ce frémissement ce n'est pas un mirage
C'est l'arme du destin et son coup est fatal

Le fracas du combat déchire le silence,
Les balles sifflent et tuent et mutilent ton corps.
Blessé par les éclats, vers l'avant tu t'élances
Et dans un assaut fou, tu vas seul vers la mort.



Promotion Sergent-chef Ruthy

Vaillant soldat Lucien Ruthy (Lucien Ruthy)
Tu as su défendre ton pays (défendre ton pays)
L'occupation de ton village
N'a fait qu'augmenter ton courage.

Sergent-chef Ruthy ta devise
"Mais qui pourrait nous arrêter ?"
Bientôt pour nous sera de mise
Nous qui serons sous-officiers.

À vingt ans déjà engagé (déjà engagé)
Tu combats pour la liberté (la liberté)
Auprès des Zouaves tu t'es battu
Parti de contrées inconnues

De la Provence jusqu'à l'Alsace (jusqu'à l'Alsace)
Tu pris la tête avec audace (avec audace)
Nous enfants de ta promotion
Aujourd'hui nous te saluons

Jeunes chefs allons comme lui (allons comme lui)
Braver la peur pour la patrie (pour la patrie)
Il sut allier force et audace
Et demain nous suivrons ta trace



Promotion Adjudant Cassiède

Tu veux rejoindre la France libre, arrêté par la Gestapo à 17 ans
De la base tu t'évades pour libérer le pays
Les échos de l'Indochine, ta soif de servir et ton goût de l'aventure
Qui ose gagne est ta devise, tu pars combattre le Viêt-Minh.

Sur Dien Bien Phu, tu es parachuté
Adjudant Cassiède tu combattais
En Indochine ainsi qu'en Algérie
Pourchassant l'implacable ennemi.

Dans la fournaise de la bataille, tu es largué sur Eliane II avec ton groupe
Sous les tirs de l'artillerie, tu résistes jusqu'à l'aube
Blessé par une grenade, ce fut lors d'un assaut porté par l'ennemi
Au fer rouge tu es marqué, à pieds tu seras déporté.

L'Algérie est embrasée, à peine remis de ta courte convalescence
C'est à Djeurf que tu prouves, une fois de plus ta bravoure
Sous le feu nourri de l'ennemi, tu ravitailles avec audace tes compagnons
Sans te soucier de ta vie, tu combats toujours sans répit.

Sous-Officier d'exception, tu nous montres comment servir la nation
Charismatique meneur d'hommes, aux belles qualités humaines
Fais de notre promotion, tes héritiers pour la nouvelle génération
Transmets nous ton abnégation, ta gloire anoblisse nos chevrons



Promotion Adjudant-chef Quantin

Adjudant-Chef Quantin, fier Sous-Officier,
Fidèle serviteur de la deuxième D.B.,
Nous sommes ici pour rappeler
Que lorsqu'on te l'ordonna,
Tu servis avec éclat

Pour nous tu resteras,
Ce magnifique soldat,
Et si le sacrifice ultime
Nous est demandé,
Avec fierté sera exécuté
Serment que fait, ici rassemblée, en ton nom,
Par la grâce de Dieu, Promotion Quantin.

Nous voulons défendre nos trois couleurs,
Notre devoir : combattre avec ardeur,
Comme tu l'as fait avec honneur,
pour préserver le pays,
Dans le Djebels Maani.

Quand notre Patrie, il fallut libérer
Lorsqu'en Normandie, "Surcouf" a débarqué
Jusqu'à la vie tu as donné,
Pour protéger nos valeurs,
Celles qui nous tiennent à cœur.



Promotion Adjudant-chef Aublanc

Portant la france dans nos cœurs
Tâchons d'être à la hauteur
D'un parrain toujours sans peur
D'un parrain qui guidera nos pas
De lui toujours souviens-toi
Jeune élève de l'ENSOA

Adjudant-Chef Aublanc
Ton courage animé de passions
Au sein du génie
Parmi les dragons
Transcende nos vies
Adjudant-Chef Aublanc
Ton courage animé de passions
Au sein du génie
Parmi les dragons
Forge une promotion

Et la volonté de servir
Nous a donné de choisir
Un parrain que l'on admire
Un parrain au mérite plus grand
Comme lui va de l'avant
Promotion "Raymond Aublanc"

Toujours avec humilité
Courage et ténacité
Soldat de la liberté
Un parrain à la vie exemplaire
Dynamique et volontaire
Dont la promotion est fière



Promotion Maréchal-des-logis-chef Daudé

À ton mépris du danger,
Ton noble commandement,
Et ton courage ardent,
Fier cavalier,
Nos âmes s'attachent

Ce soir réunis en ton nom,
Ton exemple guide notre promotion,
Comme toi pour la Patrie
Si Dieu le permet,
Le sang verserons
Promotion Daudé

Face à l'ennemi occupant
La terre de nos aînés,
Chef dans le maquis
Tu te fis remarquer
Par ton dévouement.

Dans l'épreuve de Thua-Lenh
Devant tes hommes tu marchas
Et c'est au milieu d'eux
Que tu fus drapé
Du voile de la gloire
Et c'est au milieu d'eux
Que tu fus drapé
Du voile de la gloire



Promotion Sergent Mugnier

Sergent Mugnier délaissant la paix du Maroc,
Engagement au sein du premier choc,
Âme déjà blessée par tant de sang versé,
La douleur à Conca, la mort de votre aîné.

Fière promotion, Sous-officier de demain,
Nous demandons humblement de lier le destin.
Sergent Mugnier, votre esprit souffle en nos cœurs,
Et nous mènera au combat en vainqueurs.

Audace des commandos en route pour Ronchamp,
Soudain pris à parti par les feux allemands,
Au pied de la chapelle, se rallient les fidèles,
Une grâce des cieux qui vous fît victorieux.

Vous combattiez au plus profond de la bataille,
Libérant le pays du joug de l'ennemi,
La campagne d'Alsace, la violence à Jebsheim,
Jeté dans la tourmente d'une horrible tuerie.

André Mugnier, ton dévouement à la Patrie,
Fidèle acharnement à défendre sa gloire,
Don suprême de ta vie, ne versons pas de larmes,
Courage et sacrifice, imprégnant nos esprits.



Promotion Adjudant Cheyrou-Lagrèze

Toute ton enfance, tu as été bercé
Par cet esprit, celui de tes aînés.
Et nous voyons, dans ta vie, un hommage
À notre patrie.

Jusqu'à la mort quand Dieu la choisira
Tous, nous voulons que tu guides nos pas.
Par ton sacrifice en terre d'Indochine,
Notre bataillon de ton éclat hérite.
Promotion Cheyrou-Lagrèze (bis)

La France occupée espère ses héros.
Dans la tourmente tu restes volontaire
Jusqu'à Strasbourg où cloches et Drapeaux
Annoncent la victoire.

De l'Empire menacé, tu réponds à l'appel,
Soldat colonial, tu combats les rebelles
Dans une jonque sur les fleuves d'Indochine,
Contre le Viet-minh.

Seul à Baï-Thuong, pour ton dernier fait d'armes,
Force et courage ont effacé les larmes.
Mais dans les camps, où la mort t'attendait,
Le destin frappa.



Promotion Adjudant Chêne

Constant Chêne, toi notre parrain,
De tes actes nous serons dignes.
Toi qui pour notre France a fait,
Le sacrifice suprême.

Face à tes ennemis, combat !
Comme toi nous serons toujours là.
Parés, décidés, armés !

Rien ne t'avait fait renoncer,
Dans ta prison d'Allemagne.
Dans ton cœur la France tu gardais,
Et pour elle tu t'évades.

De retour dans ta Savoie,
Tu reprenais les combats.
Pour faire face tu étais là,
Dans la neige et dans le froid.

Ta vie au Roc tu l'as donnée,
Pour que la France soit libre.
À notre tour de la garder,
De tes actes nous serons dignes.



Promotion Sergent-chef Fisch

Il est parti volontaire à l'appel d'une terre meurtrie
Sous les balles des rebelles il combattit ardemment
Loin de la France chérie la "cuvette" a succombé

Guidée par votre exemple la jeune Promotion
Saura servir la France avec abnégation
Sur la terre d'Indochine vous avez sû donner
À nous futurs sous-officiers : la foi en la patrie

Un sergent-chef exemplaire qui fit trembler l'ennemi
Répondirent à son appel tirailleurs et partisans
Et le cruel ennemi la vie lui a arrachée



Promotion Sergent-chef Debet

Quelque part en Afrique
Tu servis la République
Et là-bas loin dans la brousse
Sans peur ils te suivaient tous
Et là-bas loin dans la brousse
Sans peur ils te suivaient tous
Tous sans peur ils te suivaient tous

Tu étais parachutiste
Ni les pires précipices
Ni les balles, ni les pièges
Ne ralentissaient tes pas
Ni les balles, ni les pièges
Ne ralentissaient tes pas
Ne ralentissaient tes pas

Ton ardeur et ton courage
Te poussaient dans les assauts
Ainsi dans tous les combats
Tu menais tes fiers soldats
Ainsi dans tous les combats
Tu menais tes fiers soldats
Tu menais tes fiers soldats



Promotion Sergent-chef Richert

D'un même pas marchons ensemble, quand notre pays soudain tremble
Peut-être un jour comme lui nous partirons sauver la terre que nous aimons
Sergent-Chef Richert nous te suivront par le cœur par la raison
Comme toi un jour quitterons notre mère, notre maison
Pour le Strasbourg la lutte enfin s'engage, le canonnier combat avec rage
Il sera seul ce jour à s'en sortir, souvenons-nous mers-El-Kebir
Pour la France la lutte est acharnée, les S.A.S ont sauté
Pour libérer le peuple déchiré, donner leur vie pour tout changer
Sous le soleil ardent de l'Algérie, dans le sable de Tunisie
Dans la jungle humide de l'Indochine, un jour le combat se termine.



Promotion Sergent Lanas

Du bien les cieux en disent
Ils sont de tous pays
Sans répit pour devise
France pour Patrie

Omnia si perdas, faman servare memento
Omnia si perdas, faman servare memento

En quette d'autres lieux
En Afrique, en Orient
Ils furent des plus glorieux
Des plus vaillants

Demain dans le Transall
Para tu partiras
Pour ton seul idéal
Tu lutteras

Sans répit nous marchons
Digne de nos anciens
Par le monde nous vaincrons
Famas en train

Dans la guerre et la paix
Les dangers de la piste
Tu lutteras en vain
Parachutiste.



Promotion Maréchal-des-logis-chef Matt

Dans les plaines d'Indochine
Il combattait l'viet-min
Vrai combattant toujours devant
S'battait pour l'régiment
Dans ses campagnes de l'Indo vers Alger
Le 6e Cuir bataille sans jamais reculer
La Cavalerie se libère, le torse vers l'avant
Les "Spahis" la victoire est devant
Surgit de l'horizon
La fureur des canons
Forçant l'ennemi à reculer
Rien n'peut les arrêter
2e escadron tes hommes sont des hommes
La guerre à ses lois, certains n'reviendront pas
Vaillant dans les rizières, tombé dans un désert
Ta flamme ranime nos mémoires,
Tu es dans notre histoire
Ton souvenir, l'image d'un héros
Mort pour nous servir nous porterons ton nom



Promotion Adjudant-chef Renzi

Vous qui êtes devenu notre parrain
Nous aurions été fiers d'être un de vos marsouins
Vous avez défendu avec honneur et courage
Les couleurs de notre patrie dans les pays sauvages

Depuis les marécages infestés du Tonkin
Aux confins des brûlants déserts africains
Vous avez mené vos hommes à la victoire
Vous drapant ainsi dans la gloire

Mais par humanité et votre simplicité
Vous avez su éviter la popularité
Et faire naître le respect chez vos ennemis
Vos soldats resteront toujours vos fidèles amis

C'est pour cela que la 123e promotion est fière
Est honorée de vous avoir choisi comme parrain
Elle vous fait la promesse d'être toujours digne
De porter votre nom.



Promotion Adjudant-chef Vandenberghe

Toi qui n'as pas eu de parents
Tu n'as pas su pourquoi, comment,
Tu grandissais dans la nature, un peu sauvage.
Le long des pistes et des chemins
Tu as trouvé de vrais copains
Et tu as su les entraîner par ton courage,
Vanden !
À dix-sept ans dans le maquis
Tu faisais face à l'ennemi
Dans le Béarn : Libération et en avant !
Un an plus tard c'est en Alsace
Dans la nuit froide, dans la glace
Que tu entrais dans la lignée des plus vaillants
Vanden !

Dans le bambou et la rizière
Poitrine au vent et regard clair
Les Tigres Noirs se sont glissés Vanden!
Et s'ils te suivent n'importe où
C'est qu'ils te voient toujours debout
Même touché, même blessé,
Vanden ! Vanden !

Après Strasbourg et Haïphong
Après Tourane, après Ha Dong
Tu as marché sur les diguettes du Tonkin
Du Than Hoa à Laïchau
Toujours plus loin, toujours plus haut
Tu retrouvais les traces de tes grands Anciens
Vanden !
Tu vas entrer en pays Viet
Mais pas un homme ne s'inquiète
À vos poignards !
Les sentinelles vont s'écrouler,
Ni les cambos, ni les Bo Doïs
Ne pourront entrer dans Hanoï.
Les commandos sont là pour les en empêcher.
Vanden !

Si l'on a mis ta tête à prix,
C'est que tu portes à l'ennemi
Les coups mortels que ton combat sait imposer,
Tu ne crains pas les embuscades,
Tu trouves toujours la parade.
Le commando monte à l'assaut sans hésiter.
Vanden !
Contre Mao, ses fusillés,
Contre Staline et ses charniers,
Derrière de Lattre, toute l'Indo s'est rassemblée,
Mais les Français n'ont rien compris
À cette guerre ni à son prix
C'est à Paris que le Viet-Minh va triompher.
Vanden !

Une nuit noire de janvier
Ils t'ont surpris, assassiné.
Ton sang coula sur le sol tiède de Nam Dinh
Une croix blanche sur cette terre
Semblable à celle de ton frère
Semblable à celle des gars tombés en Indochine.
Vanden !
Si le Cambodge fut ravagé,
Si le Laos fut écrasé,
C'est l'Armée Rouge qui les a anéantis.
Si des millions de Vietnamiens
Ont fui les goulags et la faim
C'est bien vers toi qu'on entendait monter leur cri,
Vanden !

À Saint-Maixent, quinze ans après
La promotion de tes cadets
T'a fait surgir du long silence de l'oubli
87, vingt ans plus tard
L'avion se pose dans le soir
Portant tes cendres de Saigon jusqu'à Paris.
Vanden!
Par un beau jour ensoleillé Tout le Béarn a salué
L'enfant d'hier au nom marqué de lettres d'or.
Là-bas, du Nord en Cochinchine
Les peuples ont courbé l'échiné
Mais les maquis luttent partout, bravant le sort
Vanden !

Dans le bambou et la rizière
Poitrine au vent et regard clair
Des hommes en noir marchent encore Vanden!
Et s'ils se battent un peu partout
C'est qu'ils te savent toujours debout
Car ton exemple n'est pas mort
Vanden! Vanden! Vanden



Les bateliers de la Volga


Ah ! Que l'aube est triste au vieux haleur
Sous la bise qui lui fend le cœur
La corde crisse, les eaux gémissent
Barques au front pesant
Glissent dans le vent.

Hole tire, marche tire
La corde t'usera les mains et les bras
Holà tire, marche tire
De l'aube jusqu'au soir, tire sans espoir


Ah ! Les rêves bleus qui m'ont bercés,
Ah ! Jeunesse et fleurs du temps passé
Tire les chaînes, tire tes peines,
Adieu les jours enfuis
Tire sans merci.



Cadet Rousselle

Cadet Rousselle a trois maisons (bis)
Qui n'ont ni poutres, ni chevrons (bis)
C'est pour loger les hirondelles,
Que direz-vous d'Cadet Rousselle ?
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a trois habits (bis)
Deux jaunes, l'autre en papier gris (bis)
Il met celui-là quand il gèle,
Ou quand il pleut, ou quand il grêle.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a trois beaux yeux (bis)
L'un r'garde à Caen, l'autre à Bayeux (bis)
Comme il n'a pas la vue bien nette,
Le troisième c'est sa lorgnette.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a une épée, (bis)
Très longue, mais toute rouillée, (bis)
On dit qu'ell' ne cherche querelle,
Qu'aux moineaux et qu'aux hirondelles.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a trois garçons, (bis)
L'un est voleur, l'autre est fripon, (bis)
Le troisième est un peu ficelle,
Il ressemble à Cadet Rousselle.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a trois gros chiens, (bis)
L'un court le lièvr', l'autre le lapin, (bis)
L'troisièm' s'enfuit quand on l'appelle,
Comm' le chien de Jean d'Nivelle.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a trois beaux chats, (bis)
Qui n'attrapent jamais les rats. (bis)
Le troisièm' n'a pas de prunelles,
Il monte au grenier sans chandelle.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a marié, (bis)
Ses trois filles dans trois quartiers (bis)
Les deux premièr's ne sont pas belles,
La troisièm' n'as pas de cervelle.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle a trois deniers, (bis)
C'est pour payer ses créanciers, (bis)
Quand il a montré ses ressources,
Il les resserre dans sa bourse.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.

Cadet Rousselle ne mourra pas, (bis)
Car avant de sauter le pas, (bis)
On dit qu'il apprend l'orthographe,
Pour fair' lui-mêm' son épitaphe.
Ah ! Ah ! Ah ! oui vraiment,
Cadet Rousselle est bon enfant.



Colchiques

Colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent,
Colchiques dans les prés, c'est la fin de l'été.

La feuille d'automne, emportée par le vent
En ronde monotone, tombe en tourbillonnant.

Châtaignes dans les bois, se fendent, se fendent,
Châtaignes dans les bois, se fendent sous nos pas.

Nuages dans le ciel, s'étirent, s'étirent,
Nuages dans le ciel, s'étirent comme une aile.

Et ce chant dans mon cœur, murmure, murmure,
Et ce chant dans mon cœur, murmure le bonheur.



J'ai du bon tabac

J'ai du bon tabac dans ma tabatière
J'ai du bon tabac tu n'en auras pas
J'en ai du fin et du râpé
Ce n'est pas pour ton fichu nez
J'ai du bon tabac dans ma tabatière
J'ai du bon tabac tu n'en auras pas

Ce refrain connu que chantait mon père
À ce seul couplet, il était borné
Moi, je me suis déterminé
À le grossir comme mon nez
J'ai du bon tabac etc...

Un noble héritier de gentilhommière
Recueille, tout seul, un fief blasonné
Il dit à son frère puiné
Sois abbé, je suis ton aîné
J'ai du bon tabac etc...

Un vieil usurier, expert en affaire
Auquel par besoin on est amené
À l'emprunteur infortuné
Dit, après l'avoir ruiné
J'ai du bon tabac etc...

Juges avocats entr'ouvant leur serre
Au pauvre plaideur par eux rançonné
Après avoir pateliné
Disent, le procès terminé
J'ai du bon tabac etc...

D'un gros financier la coquette flaire
Les beaux bijoux d'or de diamants ornés
Ce grigou, d'un air renfrogné
Lui dit, malgré ton joli nez
J'ai du bon tabac etc...

Neuperg, se croyant foudre de guerre,
Est par Frédéric asses mal mené
Le vainqueur qui l'a talonné
Dit à ce hongrois étonné
J'ai du bon tabac etc...

Tel que veut nier l'esprit de Voltaire
Est pour le sentir trop enchifrené
Cet esprit est trop raffiné
Et il lui passe sous le nez
Voltaire a l'esprit dans sa tabatière
Et du bon tabac, tu n'en auras pas

Par ce bon monsieur de Clermont-Tonnerre
Qui fut mécontent d'être chansonné
Menacé d'être bastonné
On lui dit, le coup détourné
J'ai du bon tabac etc...

Voilà 9 couplets, cela ne fait guère
Pour un tel sujet bien assaisonné
Mais j'ai peur qu'un priseur mal né
Me chante en me riant au nez
J'ai du bon tabac



Kergariou

Il s'appelait Kergariou,
S'en revenait d'on ne sait où.
Probablement du Finistère.
Bien qu'il eut d'illustres aïeux,
Il était pauvre comme un gueux.
Il n'en faisait aucun mystère,
Portait l'habit des anciens jours,
Et mettait le même toujours,
Printemps, été, automne, hiver.
Vint à Paris en bragou brez,
Appuyé sur un grand pen-baz,
À la bretonne.

Mais en arrivant à la cour
Il eut duels chaque jour
Le matin et l'après souper
Pour prouver aux gens de bon ton
Que s'il jouait bien du bâton
Il tirait encore mieux l'épée
Il n'avait que des ennemis
Au vingtième il eut pour amis
Tous les gens de la capitale
Devint alors un élégant
Habit bleu, jabot, catogan,
À la royale !

Un beau jour enfin par surcroît
Entre dans les hussards du roi
Dont il fut bientôt capitaine
Devint la terreur des époux
Eut deux, trois quatre rendez-vous
Et puis les compta par douzaine
De tout cœur il fut triomphant
De farouche qui se défend
Et du craintif qui se hasarde
Hop là ! tous ne faisaient qu'un saut
Il vous les emportait d'assaut
À la hussarde !

Chantez trompettes et tambours
Adieu Paris et les amours
Kergariou part à la guerre
Il s'y bat gaiement sans souci
La mort est une femme aussi
Kergariou ne la craint guère
Or au matin de Fontenoy
Nous ayant crié "suivez-moi"
Il fondit sur la troupe anglaise
Reçu trois balles dans la peau
Et mourut devant son drapeau
À la française.



Nous sommes tous des volontaires

Nous marchons gaiement en cadence
Malgré le vent, malgré la pluie
Les meilleurs soldats de la France
Sont là, devant vous, les voici

Nous sommes tous des volontaires
Paras du 1er Étranger
Notre devise est légendaire
Honneur, Fidélité, Fidélité
Marchons Légionnaires
Dans la boue ou le sable brûlant
Marchons l'âme légère
Et le cœur vaillant
Marchons Légionnaires (bis)

Partout où le combat fait rage
On voit le 1er Étranger
Exemple d'héroïsme et de courage
Se couvrir de glorieux lauriers

Gardons dans le fond de nos âmes
Le souvenir de nos aînés
Et pour la grenade à sept flammes
Loyal prêt à tout sacrifier



La Cavalcade

Un jour dans la fusillade
Galopant vers l'inconnu
Nous allions en cavalcade
Tu étais de mes camarades
Celui que j'aimais le plus (bis)

Un cavalier par bravade
Des siens le plus résolu
Me porta son estocade
Ce fut toi, mon camarade
Ce fut toi qui la reçut (bis)

J'ai vengé l'estafilade
Que ce coup t'avait valu
Mais très tard dans la nuit froide
J'ai pleuré mon camarade
Près de son corps étendu (bis)

Je suis sur la route, maussade
Et je chevauche sans but
Au hasard d'une embuscade
J'ai perdu mon camarade
Jamais je ne rirai plus (bis)

Prince, écoute ma ballade
Et cet appel éperdu
Prie le Dieu des cavalcades
De placer mon camarade
À la droite de Jésus (bis)



Promotion Maréchal de Lattre

Dans la lande
De Coêtquidan
Ils ont formé leurs rangs
Au clairon qui sonne.
Sous les plis du Drapeau
Rangés en colonnes
Dans le vent qui frisonne
Frémissaient leurs Casos.

Les filleuls du roi Jean
Ont fait à Saint-Cyr
Le plus beau des serments
De ne pas subir.

Au soleil de la vie
Dans le froid et le vent
Et l'érosion du temps
Ils ont tous bien servi.
Au plus fort des orages
Ils ont combattu
Très souvent se sont tus
Ravalant leurs rages.

Dans le feu des alarmes
Des désespérances,
Ils ont aimés la France
En portant ses Armes.
Dans le calme du soir
Des jours consommés
Ils demeurent armés
D'un souverain espoir.

Si l'avenir défaille
Seront en bataille
Sachant se souvenir
De ne jamais subir.



On ne passe pas

Un aigle noir a plané sur la ville,
Il a juré d'être victorieux,
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons et dans les chemins creux.
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne :
Cocorico, debout petits soldats !
Le soleil luit, partout le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Les ennemis s'avancent avec rage,
Énorme flot d'un vivant océan,
Semant la mort partout sur son passage,
Ivres de bruit, de carnage et de sang;
Ils vont passer... quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort,
Quoique mourant, crie : À la baïonnette
Hardi les gars, debout! Debout les morts !

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais!

Mais nos enfants, dans un élan sublime,
Se sont dressés; et bientôt l'aigle noir,
La rage au cœur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir
Les vils corbeaux devant l'âme française
Tombent sanglants, c'est le dernier combat
Pendant que nous chantons la Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.



Promotion Général de corps d'armée Saint-Hillier

Tout jeune bercé de l'idéal français
Par un père luttant au fond des tranchées,
La Gloire guide vos pas jusqu'à Saint-Cyr
Pour offrir à la France un nouvel avenir,
Ô Saint-Hillier venez adouber tous ceux qui veulent servir.

Illustre héros de la France Libre,
Que vos nobles combats insufflent notre serment,
Nous promettons de vous suivre,
Fiers Saint-Cyriens honorant
Votre sacrifice

De la Promotion du Tafilalet,
Votre ardeur vous mène jusqu'aux sommets,
Au cœur des Alpes devenez Lieutenant
Puis la Légion vous appelle en ses rangs,
À genoux nous jurons fièrement, honneur et fidélité.

La majesté des fjords hurlants de Narvik,
La neige maculée par un sang héroïque,
Mutilé vous rejoignez l'Angleterre
Face à l'horreur, résistant légendaire
Ne pouvant vous résigner à abandonner votre Terre

En Afrique vous devenez Jean de Vienne,
Brillant de Bir-Hakeim à El-Alamein
De la Libye, aux pyramides égyptiennes,
Maintes fois touché, toujours ressuscité,
Immortel Officier, vous faites de la France votre Reine.

Élan du débarquement de Provence,
Grisant les forces de la Résistance,
Vous poursuivez sans failles votre épopée
Rayonnant de Constantine au Tonkin,
Suivant le grand chemin de l'Empyrée, vous épousez la France.



Promotion Capitaine BERGOT

Dans la France occupée
Une vocation est née.
Le jeune Bergot
Prend les armes en héros.
Comme vous, levons nous
Et osons servir, sans crainte de périr
Au nom de nos idéaux

Pour la France, en héritier loyaux
de l'audace du capitaine Bergot.
Officiers ! Combattons vaillamment.
Volontaires, et ardents défenseurs
De la France, de sa gloire sa grandeur
Officiers, nous servirons fièrement

Vos paras harcelés
Prouvent leur ardeur à Tû-lê
En suivant Bigeard
Bientôt c'est la gloire.
Audacieux légionnaire,
Luttant jusqu'au bout,
jusqu'à Dien Bien Phu
Capturé dans le chaos.

Rescapé des combats,
de l'enfer Indochinois
Sous le ciel d'Algérie,
Vous bravez l'ennemi.
Mais soudain vous tombez
France souviens toi que là bas pour toi
Bergot a versé son sang

C'est la fin du combat
Mais le feu ne s'éteint pas.
Bien loin d'abandonner,
Par la plume vous renaissez.
Compagnons, nous lirons
Ces pages d'histoire, ces récits de gloire
L'honneur des soldats français.



Promotion Chef de bataillon Raymond Dronne

L'Europe se drape d'un voile funeste
Mais Raymond Dronne sur ses idéaux reste
A l'aube d'une immense carrière d'officier
Par l'excellence le jeune Sarthois s'est élevé
Traversant la Méditerranée
Pour la Patrie au commencement de la guerre
Depuis Douala il est des premiers
À rallier la colonne Leclerc

L'audace de servir
Nous guide comme vous
Pour l'ensemble des français libres
Nous resterons debout
Vamos con el Capitan
Commandant Raymond Dronne
Dans nos cœurs et nos âmes
C'est l'honneur que l'on prône

Dronne et ses hommes traversent le désert
Et de leur feu purifient cet enfer.
Ceux de Fezzan se rappellent toujours du brave
Capitaine qui libéra cette enclave
Lorsqu'une rafale fait jaillir son sang
Il devient le héros de tout son régiment
C'est le Capitaine de la « Nueve »
Ses soldats lui sont dévoués !

En Normandie, lors du débarquement
Les balles ricochent sur ses chars vaillants
Toute résistance s'efface sous ses chenilles,
Pour le laisser passer et libérer Paris.
A Écouché il' arrache la victoire
À toute la nation il redonne l'espoir
Le peuple célèbre sa bravoure
Car il a délivré Strasbourg

Franchissant le Rhin sans se retourner
Dronne et ses hommes poursuivent leur percée
Repoussant vaillamment les derniers ennemis
Jusqu'au nid d'aigle leur confiance n'a pas faibli
Dans la paix durement retrouvée
En terre d'Indochine Dronne fut appelé
La guerre finie il retourne en France
Célébrer la paix qui commence.



Promotion Chef de bataillon Delvert

La Grande Guerre déchirait notre belle patrie
La France dans la tempête appelait ses enfants
Delvert sous ces sombres nuages vint gravement
Menant ses hommes avec courage pour son pays

En ce jour enseignez l'audace et la grandeur
Au bataillon qui s'avance dans l'honneur
Commandant Charles Delvert, pour marcher
Sur vos traces nous servons, jeunes officiers !

À l'automne de la guerre, sous un rideau de pluie
La boue recouvre les hommes d'un linceul infini.
Quand vous menez l'assaut se lèvent parmi les ombres
Ces hommes et le drapeau défiant l'orage sombre.

Dans la fumée des canons, héros du fort de Vaux,
Vous avez bravé la mort, contenu les assauts.
Malgré le froid, le feu, la peur de l'inconnu,
Quand sonne la relève vous restez invaincu.

La plume remplaçant l'épée célébrera la victoire.
L'homme sortant des tranchées nous conta son histoire.
Humbles "Carnets d'un Fantassin", par cet ouvrage,
Vous associez à nos destins un héritage.

Voyez vos fils droits et fiers, qu'éclairent les étoiles,
Rêvant sous cette bannière d'être un jour votre égal.
Célébrons la plume qui honore la mémoire
De ceux par qui la France emporta la victoire.



Promotion Chef de bataillon Perceval

Parmi les zouaves après la Grande Guerre
Vous vous démarquez de vos pairs
Brillant soldat dont les tirailleurs,
Vont reconnaître la grandeur !
La guerre éclate et vous sous-lieutenant
Commandez votre groupe franc
Et les Allemands vont vaciller
Pris dans une lutte acharnée

Voyez Perceval
Dans les matins brumeux de Bretagne
S'avancent vos enfants d'arme et d'idéal
Que votre foi nous accompagne !
Fier officier Joseph Perceval
Par les mots de notre serment
Donnez nous l'audace
De servir jusqu'au bout !

Cette nuit voit briller sur nos sabres
Votre nom comme un héritage
Donnez-nous l'audace
De servir jusqu'au bout.

Contre-chant
Voyez Joseph Perceval
Vos fils à genoux
Demandant l'audace
De servir jusqu'au bout.

Prisonnier du palais de l’Élysée,
Plein d'allant vous vous évadez
Parti rallier le Tchad et Leclerc
Renaître et vaincre en plein désert !
Vous obtenez baïonnette au canon,
La croix de la Libération,
Face à vous toute une compagnie,
Dans les sables de Tunisie !

Après avoir gagné la Normandie
Vous luttez au cœur de Paris
Puis libérez la terre d'Alsace,
Où tant de coloniaux trépassent !
Le serment de Koufra est bien tenu :
Le RMT reste invaincu !
Au nid d'aigle l'épopée s'achève,
Vos clairons y sonnent la trêve !



Promotion Commandant Barek-Deligny

Fils de France, né pour revêtir
Les couleurs du drapeau
Choisissant de vous sertir
De l'ancre des fiers coloniaux
Vous rejoignez le Pacifique
Se dévoile la flamme allumée
De votre âme qui jamais n'abdique
Et vous adoube officier

Contemplez vos héritiers
En cette nuit
Jeunes officiers
Par l'honneur baptisés
Commandant Barek-Deligny

Devenu pétri d'idéal
Combattant du génie
Impavide, à vos hommes loyal
Héros de la Meuse en furie
Par delà les plaines d'Afrique
Et les blanches vallées des Balkans
Résonne au loin l'écho magnifique
Du nom d'un fier lieutenant

De la brousse jusqu'à Bouaké
S'élève un puissant cri
Mené par l'exemplarité
Varua Aito vous suit
S'éloignant de vos douces terres
Vers des horizons plus menaçants
Vous y apprenez que la guerre
Se paie en larmes de sang

Déjouant les sapes d'Uruzgan
Sans jamais défaillir
Épaulant vos frères afghans
Des rebelles vous contenez l'ire
Surpris par la perfide arme
Le kandak en marche est foudroyé
Touché à mort, vous succombez
Loin de la patrie en larme

Avec foi et honneur servant
Digne fils de Vauban
Vous gagnez le rang des héros
Que la gloire rend immortel
Et jamais vos filleuls fidèles
Ne remettent sabres aux fourreaux
Votre grandeur guide nos vies
Commandant Barek-Deligny



Promotion Lieutenant Alquier

Appelé par la France après votre service
Officier de réserve ardent fidèle et fier
Quittez le sol natal pour celui de l'Algérie
Offrant à la patrie votre âme de soldat

En Algérie s'en est allé afin de pacifier Tazalt
Combattre la rébellion sans jamais faire une halte
Jeune officier de hussards vers la victoire il a marché
Sans répit sans compter tout entier il s'est donné

Sur les pistes du Djebell d'Alger à Texenna
Tuant ceux qui s'opposent, graciant qui se rallie
Dans l'ardeur des combats le sang et la chaleur
Vos jeunes parachutistes gagnèrent tous les cœurs

Servant sous les drapeaux avec vos moghaznis
Arborant fièrement les armes de Bercheny
Vous ouvrez le chemin avec cette devise
"Si tu as tout perdu, il te reste l'honneur"

Nous voici devant vous fièrement à genoux
Vous promettant parrain de marcher jusqu'au bout
Sur vos pas glorieux lieutenant Alquier
Magnifique figure de l'officier français



Promotion Colonel Jean Sassi

Revenant de la campagne de France,
Vous vous redressez soldat Jean Sassi.
Préparant le jour de la délivrance,
Vous sabotez les armes de l'ennemi.

Courageux et toujours volontaire,
Quelqu'en soit le prix, servir la patrie.
Officier français, noble chef de guerre,
Colonel Jean Sassi la promotion vous suit.

Valeureux soutient de la Résistance,
Jedburgh, infiltré au cœur de l'action.
Parachuté au bord de la Durance,
Vous libérez le pays de Briançon.

Au onzième choc, combattant d'élite,
De simples soldats vous faites des héros.
Derrière Bagheera se forge le mythe
De ce bataillon brandissant le drapeau.

Dans Dien Bien Phu des soldats français meurent.
Dans la jungle, vous partez les épauler.
Deux milles Méos suivant avec ardeur,
Vous secourez vos compagnons rescapés.

Fidélité, force et sens de l'honneur,
La guérilla comme loi du terrain.
Audacieux vous défendez vos valeurs.
"Qui ose gagne" tel sera notre destin.



Promotion Commandant Pierre Messmer

Jeune lieutenant engagé dans la guerre
Prêt pour le combat
Il embarque pour l'Angleterre
Emboîtant le pas
Des forces françaises à l'étranger
En Érythrée, il fut bien vite décoré

Valeureux combattant au grand cœur
Donnez-nous l'ardeur,
Commandant Messmer,
De porter toujours
Le souvenir des anciens de cette guerre

Brave capitaine, menant sa compagnie
À Bir Hakeim
Il combattit quinze jours quinze nuits
Fière bataille !
Repoussant avec ses légionnaires
Les ennemies aux offensives meurtrières

Homme insatiable, il repart pour Londres
Servir la France
Soutenant les forces de l'ombre
Pour la Résistance
Débarqué bientôt en Normandie
Libérateur, acclamé dans les rues de Paris

Promu commandant, au Tonkin en mission
Fait prisonnier
Il s'évade, rejoint ses compagnons
Pour recommencer.
Fidèle officier, il portera
La légion d'honneur dont il recevra la Grand Croix.
Prêt pour le combat.
Il embarque pour l'Angleterre



Promotion Denfert Rochereau

Guerrier vainqueur à Rome et à Sépastopol
Denfert Rochereau est digne d'être de notre école
Grand polytechnicien, illustre bâtisseur,
Notre Parrain demeure pour toujours dans nos cœurs.

Magnus miles aedificator,
Dux naster, in honorem.
Courageux combattant,
Bâtisseur, Ingénieur,
Ton exemple transcendant,
Nous suivons dans l'honneur.

La France périssait sous le feu des prussiens
Et Belfort encerclée était seule sans soutien.
A travers la famine et les coups sans répit,
Denfert Rochereau sauva l'honneur de la patrie.

Les vaillants défenseurs résistèrent sans relâche
Pour que notre drapeau reste toujours sans tâche.
Devant leur héroïsme, leur courage exemplaire,
L'ennemi leur rendît les honneurs de la guerre.

Nos anciens ont vécu sans faiblesse et sans peur
A jamais demeurons leurs dignes successeurs.
Étoiles nous guidant sur les voies de la gloire,
Leurs exploits immortels résonnent dans nos mémoires.



Promotion Sous-lieutenant Vilain

Fier officier de Légion
Avide d'action
Tu as toujours su montrer
Honneur, fidélité
De la belle terre de France
Au soleil mexicain
Sous-lieutenant Vilain trace
Nous un glorieux chemin

Marchons, marchons
Derrière ceux de Camerone
Marchons, marchons
Quatrième bataillon !

A l'horizon du désert
Le soleil s'enfuit
Résiste fort légionnaire
Comme en Italie
Tant qu'ils ont encore des armes
Percent dans la nuit
Autant d'étincelles que d'étoiles
Et tombent les ennemis

Noble issue de ce serment
"Servir ou mourir"
Gardez-vous mon lieutenant
Un dernier soupir
Dans nos âmes toujours brûlant
Vit ton souvenir
Unis par ton nom maintenant
Décidé à nous instruire

Servons, servons
Avec ceux de Camerone
Servons, servons
Quatrième bataillon !



Promotion Victoire d'Austerlitz

Victorieux à Ulm, tombeur de Vienne,
Napoléon aborde le Pratzen,
Et passant en revue la grande armée
Reçoit des soldats de puissants vivats
Soudain enflammés !

Officiers rêvant d'un bel avenir
Conservez en vous le souvenir
Du premier sang versé par Saint-Cyr
Et chantez toujours la gloire de ce jour
Victoire d'Austerlitz | bis

Dans un épais brouillard sur le plateau
Nos valeureux grognards montent à l'assaut
Et un soleil nouveau luisant au ciel
Révèle à nos yeux le combat de ces
Soldats éternels.

La victoire est acquise en quelques heures
L'ennemi sous l'emprise de l'Empereur
Fuit sous le feu des vaillants grenadiers
Et par sa retraite, scelle sa défaite
Tressant nos lauriers !



Promotion Opération Castor

Dès les premières lueurs,Les dakotas sont partis,
Avec paras sans peur de lutter ou périr.
Dien Bien Phû est le lieu où ils doivent atterrir.
Un site dangereux voilant leur avenir.
Pour contrer l'avancée des maquisards Viêt-Minh,
Ils se sont tous lancés pour sauver l'Indochine.
Sauver notre héritage est l'objectif ultime.

Infanterie, Artillerie, Colo, Légion, Génie,
Toutes armes réunies, pour vaincre l'ennemi.
"Opération Castor" est notre promotion,
Gloire aux vivants et aux morts,
Qui luttèrent pour la Nation.
Saint-Cyr nous arrivons,
De tous les horizons,
Et ensemble formons,
Le Quatrième Bataillon.

Tout comme nos grands anciens
De l'Opération Castor,
Qui en sautant là-bas osèrent braver la mort,
Quatrième Bataillon, montre que tu es fort,
Pense à cette épopée,
A ces vaillants guerriers,
Qui là-bas sur l'horizon étaient parachutés.
Soyons dignes de ceux qui se sont sacrifiés.



Promotion Pierre Brossolette

En fier normalien,
Pierre Brossolette
Pendant les heures sombres de la défaite
Sait garder l'honneur de son unité
Et de son âme toute dignité
La croix de guerre il reçoit à genoux
Et devient capitaine à la gloire de tous

Comme toi, volontaires, esprits neufs, cœurs ouverts
Pierre Brossolette, capitaine hardi
Nous donnerons nos vies pour la Grande Patrie
Devenir des filleuls a rendu nos cœurs fiers

Glorieux résistant,
Toujours combattant
Pour la liberté de la belle France
Contre l'ignominieuse tyrannie
Voguant de Londres jusqu'en Algérie
Liant les réseaux, portant la victoire
Frère éternel des "soutiers de la gloire"

Sur le "jouet des flots", quittant la patrie
La mer vers son destin le conduisit.
L'odieux ennemi soudain le capture,
L'emmène à Paris et le torture.
Il jure de se taire et d'être fort
Et préfère se donner la mort.



Promotion Commandos d'Afrique

Volontaires de tous horizonsPour effacer l'humiliation
Toujours prêts à braver la mort
D'un seul désir d'un même élan
Autour du fanion faisant corps
Vous avez traqué l'occupant

Commandos d'Afrique, fier commandos
Commandos d'Afrique , lion dans l'assaut
Sans pitié tu travailles au couteau
Sans pitié tu défends le drapeau
Modèle de force et de foi
Que ton courage soit notre loi

Sous la violence de vos assauts
Malgré le poids de vos fardeaux
Tous les nids d'aigle sont tombés
La Provence, Belfort et le Rhin
Ces places n'ont pu vous empêcher
D'ouvrir à nos troupes un chemin

Souvenons-nous de tous nos morts
Quatre cents noms en lettre d'or
Ils sont gravés dans nos mémoires
Et si reviennent les souffrances
Que votre exemple et votre gloire
Nous guident pour servir la France



Promotion Armée d'Afrique

Spahis et légionnaires, tirailleurs marocains,
Fiers kabyles servant nos unités d'élite,
Troupes amalgamées qu'une foi pure habite,
Vous étiez au combat les glorieux Africains.

Vous alliez fièrement
Montrant votre vaillance
Sur tous les continents
A l'appel de la France.

Le Tchad, le Sénégal, l'Atlas d'un blanc cendré
Tremblent toujours le soir de vos échos tenaces.
Vous avez en tout lieu imprimé votre trace,
Vos feux, votre lumière et vos rythmes guerriers.

Et quand fut bousculée l'armée du continent,
Quand l'ennemi moqueur occupait la Patrie,
Dans un élan vainqueur, se dressant d'Algérie
L'armée qui a surgit a tenu son serment.

Vous vivez dans nos chants, vous vivez dans nos cœurs
Et aujourd'hui encore votre légende épique
Nous appelle a servir en soldats héroïques,
Que notre régiment vous suive avec ardeur.



Promotion Vieille Garde

Ils ont honoré le drapeau
Par delà les frontières
De Wagram à Marengo,
Ils firent trembler la Terre
Marchant au rythme des tambours,
ils montrèrent leur bravoure.
À Friedland comme à Iéna,
L'ennemi capitula.

Vieille Garde, voici tes descendants,
Enfants d'Austerlitz et d'Arcole,
Nous gardons le flambeau ardent,
Brûlant en nous toujours dans cette école.

Brandissant l'aigle de la gloire,
Partout suivirent l'Empereur,
Exemple moral de notre histoire,
Sachons leur faire honneur.
Que votre panache au combat vous fidèle grognard,
A tout jamais guide nos pas,
Vers d'éclatantes victoires.

Comme vous dans le dernier carré
Pussions nous rester fier
Et par de la le sang versé
Servir pour notre terre.
Que dans un ultime sacrifice
Nous faisions resplendir
L'éclat du soleil d'Austerlitz
Comme un dernier soupir.



Promotion Lieutenant-colonel Saint Jacques

Ni le courage ni la fierté
Ne sont valeurs périmées.
Par la bravoure qui guide leurs actes
Depuis toujours des volontaires
Refont ce pacte : Gagner la guerre.

Comme tout ceux qui, avant nous
Pour la victoire ce sont unis
Nous acceptons tous de souffrir
Pour ce que nous avons choisi :
Ne pas subir.

Il est parmi ces volontaires
Un homme brave comme ses pairs
Dont le courage et le mérite,
La volonté qui le poussait
Imposent à tous le respect.

Saint Jacques dont toute la valeur
Fait à la France rendre honneur.
Nous vous avons pris pour exemple
Saint Jacques dont le souvenir
Vient pour tracer notre avenir.



Promotion Kolwezi

Sur Kolwezi ils ont sauté
Ces Français par le sang versé
Servant la paix, la liberté
Exemples pour nous, officiers.

Ils ont honoré leur Drapeau
Reprenons le flambeau
À la gloire de la Légion
"More Majorum"

Sous un ciel lourd, chargé d'orages
Ils ont délivré les otages
Dans l'honneur, la fidélité
Comme eux, servons avec fierté.

Fidélité aux traditions
Unis par notre promotion
Partout où le combat fait signe
De nos anciens montrons-nous dignes.



Promotion Division marocaine

Tous ces pas qui raisonnaient dans le lointain
Et tous ces accents étrangers au petit matin
Vers nous brandissant leurs drapeaux soudain | bis
Nos frères africains | bis

Ils donnèrent leur sueur et leur sang sans compter
Arrachant les victoires les plus inespérées
Et dans ses combats, elle s'est faite reine | bis
Division marocaine | bis

Elle s'illustra tout au long de la grande guerre
Et ses fourragères rouges étincelèrent
Première acclamée des alsaciens lorrains | bis
Sauvant Château-Salins }bis

Aujourd'hui nous contemplons ces vieux briscards
Le courage, la volonté en on fait la gloire
Légionnaires, artilleurs, zouaves et turcos | bis
Coude à coude à l'assaut | bis



Promotion Mont Froid

Dans les glaces des Alpes
Les chasseurs escaladaient
Ils allaient à la rencontre
De l'ennemi bien installé
Et tous hommes d'endurance
Vers les cimes de notre France
Les chasseurs arrivaient !
Les chasseurs arrivaient !

Dans la grande nuit des Alpes
Les chasseurs s'élançaient
Lorsque la bataille s'engagea
Mont Froid, ta crête s'illumina
Avant l'aube de la victoire
Résonnent les bruits du combat
Et le pic sous le grand choc
Est enlevé bloc par bloc

Ils allaient par leur audace
Par le sang qu'ils ont versé
Sur le blanc manteau des Alpes
Retracer nos fières frontières
Car là haut tout près de Dieu,
Entre la terre et les cieux
Des chasseurs sont tombés !
Des chasseurs sont tombés !

Chaque an, la neige tout recouvre
Mais ils demeurent en nos cœurs
Que leur magnifique exemple
Nous serve aujourd'hui et demain
Si l'histoire de la France
Doit s'écrire par nos mains
Devenons les exemples
D'une vie et d'un destin



Promotion Victoire de la Marne

La Champagne résonne sous les pas des Uhlans
Des orages d'acier s'abattent sur nos rangs
Les morts de Charleroi hantent encore les esprits
La défaite déjà se dessine sur Paris }bis

Vainqueurs de la Marne, soldats et officiers,
Acceptez cet hommage de notre bataillon.
Fidèles à votre image nous sommes vos héritiers | bis

Au cœur de la tourmente l'armée va reculer
Dans la tristesse d'automne elle paraît s'enliser.
Mais à l'appel de Joffre soudain les clairons sonnent
Annonçant la victoire que la Patrie ordonne | bis

Et comme par miracle, dans un nouvel élan
S'avancent triomphalement nos fiers régiments.
La victoire de la Marne rentrera dans l'histoire
Gravée sur nos drapeaux pour la France et sa gloire | bis



Promotion Ceux du Liban

Dans la boue, les sillons, sous le ciel gris nous marchons.
Malgré la fatigue et la pluie, malgré la famine et l'ennui.
Nous veillons et nous attendons que pour nous gronde le canon.
Si demain il nous appelait, nous partirions sans un regret.

La France pleure ses enfants, tombés là-bas au Levant
Nous garderons leur souvenir, comme eux nous voulons bien servir.
Nos anciens du Liban, nous précèdent en avant,
Vivant pour la même raison, pour la France nous servirons.

Sous le soleil de plomb brûlant, montaient nos rires et nos chants.
Notre sourire était la paix pour tout ces enfants qui souffraient
Partout des orages d'acier, sur terre se sont déchaînés
Pour que sous un ciel bas et noir, à jamais meurt tout espoir



Promotion Général Loustaunau-Lacau

Ô général Loustaunau-Lacau
Pour Montmirail vous prétiez serment
Sous la flamme de vos idéaux
Naquit ce chant
La terre martyrisée vous appelle
Partout où l'ennemi fait assaut
Des côtes du vallon d'Ostel
À Trésauvaux

Pour Votre vie qui fut Résistance
Nous marcherons dans vos pas
Vous avez tout donné pour la France
Et la France vous le rendra

Votre ardeur a poussé votre élan
Face aux tribus rifaines révoltées
Vous brillez sous commandement
Du grand Lyautey
Un ciel d'orage, les vautours s'envolent
Quand le glas retentit aux clochers
Père fondateur de Corvignolles
Vous vous dressez

Une colonne de monstres s'avance
Vingt-trois chars tombent au piège apprêté
Leur germanique arrogance
Est décimée
Contre les Huns, faucille et marteau
Engagé, premier rebelle de France
Vous fondez bientôt un réseau
Voici l'Alliance

Arrêté, enfermé, déporté
Au camp de Mathausen supplicié
Malgré les marches de la morts
Vous survivez
Face aux juges qui vous blâment fier, altier
Face à ceux qui osent jeter la pierre
Vous êtes pour nous tous le dernier
Des Mousquetaires

La terre ne renie pas ses serments
Pour servir avec la même foi
Siégez tenace au Parlement
Montrez la voie
Un soir la plume repose enfin
Le vent vous porte vers les sommets
Pour toujours la Gloire en ses mains
Vous a bercé

Pour votre vie qui fut Résistance
Nous marcherons dans vos pas
La promotion sous un ciel immense
En votre nom servira