Carnet de Chants


391 Jeune chef
392 Promotion Adjudant ben Ahmed
393 Promotion Major Kieger
394 Promotion Adjudant-chef Cosset
395 Promotion Adjudant Bakouche
398 Promotion du Cinquantenaire
399 Promotion Adjudant Nezzar
400 Promotion Adjudant-chef Grossir
401 Promotion Adjudant Cartier
402 Promotion Sergent-chef Sako
403 Promotion Adjudant Le Marchand
404 Promotion Adjudant-chef Rozes
405 Promotion Sergent-chef Dambarrère
406 Promotion Adjudant Delaveau
407 Promotion Sergent-chef Ruthy
408 Promotion Adjudant Cassiède
409 Promotion Adjudant-chef Quantin
410 Promotion Adjudant-chef Aublanc
411 Promotion Maréchal-des-logis-chef Daudé
412 Promotion Sergent Mugnier
413 Promotion Adjudant Cheyrou-Lagrèze
414 Promotion Adjudant Chêne
415 Promotion Sergent-chef Fisch
416 Promotion Sergent-chef Debet
417 Promotion Sergent-chef Richert
418 Promotion Sergent Lanas
419 Promotion Maréchal-des-logis-chef Matt
420 Promotion Adjudant-chef Renzi
421 Promotion Adjudant-chef Vandenberghe
430 On ne passe pas

Jeune chef

Le clairon nous réveille, le canon nous appelle
Le fracas des combats nous ensorcelle
Ainsi chantait l'ancien vibrant au souvenir
De l'épopée que tous admire

De ses charges épiques, ses combats héroïques
Il rappelait la furie fantastique.
Il faudra comme lui, brandissant nos drapeaux,
Un jour sans lui mener la troupe d'assaut

L'école te formera dans un creusé d'acier
Mais toi seul trouvera l'esprit guerrier,
Le souffle de la gloire, l'ivresse de la victoire
Pour te jeter au choc d'un bloc

Tu dois dans la mitraille devenir la muraille
Fièrement dressé contre les invasions
Et creuser tes sillons dans les noirs tourbillons
Mourir s'il faut pour la patrie meurtrie



Promotion Adjudant ben Ahmed

C'était en septembre
Des jours encore tendres
Tu nous appelas
Pour devenir SOA
C'est ton héritage
Que tu nous partages
Nous serons fidèles
À un si grand modèle

La France, l'Algérie
Ne t'ont pas suffi
Toujours pour l'honneur
Tu sers avec ardeur
Bravoure et courage
Dévouement et rage
Si loin de chez toi
Dien-Bien-Phu t'arrêtera

Fier dans les rafales
Tu ne crains les balles
Mais la baraka
Pour une fois te quitta
Une nuit d'orage
Sur une terre sauvage
Un matin d'adieu
Tu gis sur Elianne 2

Partout quand la France
Appelle tu avances
Tu lui viens en aide
Dans de glorieux raids
Suivant ton exemple
Parrain nul ne tremble
Nous quittons l'école
Soit fier de cet envol



Promotion Major Kieger

Les gars du Major Kieger
Tous comme lui des volontaires
Jamais ne baissent les bras
Malgré le vent et le froid
Sans murmure dans la souffrance
De sa foi ils sont empreints
Ils s'inspirent de son destin

Soldats dans l'âme
Nous sommes les héritiers
Soldats en armes
De ceux qui nous ont précédés
Dans la vacarme
Nous avons la volonté
Par notre flamme
D'être des sous-officiers

Encore jeune avec tes frères
Tu choisis de t'engager
Para Légion Etrangère
Ce sera les Cuirassiers
Les grands spahis marocains
Les collines de Saïgon
Où ces combats assassins
Ont faillit avoir raison

Sur la route de l'Algérie
En char ou héliporté
Hussard Para ou Spahis
Citations t'ont illustré
De Beyrouth à Djibouti
Tu servis ta chère Patrie
Jusqu'à la fin de ta vie
Ton cœur reste pour Bercheny



Promotion Adjudant-chef Cosset

Tu es venu au monde entre les deux guerres,
Issu d'une famille modeste.
Incorporé dans les troupes coloniales,
Tu créas l'admiration de tous.
Tu quittas donc, ta douce Guyane
Rejoignant la belle France.
T'éloignant de ta terre natale
Pour servir la Nation.

Sous officier dévoué,
Tu t'es battu pour la France,
Un combattant, tenace et courageux
Tu es l'exemple pour nous
Tu resteras pour toujours dans nos cœurs
Que ta joie de vivre, perdure à jamais.

Pendant deux ans tu sillonnas l'Indochine,
Tu passas à Saîgon.
Encerclé puis menacé par les rebelles,
Tu repousses vaillamment le Viêt-Minh.
Parachutiste et commando
Tu es sorti du rang.
Par ta grandeur, para-colo
Brillamment tu t'illustres.

Parachuté à Suez sur l'ennemi,
Tu connus la violence.
En combattant la déferlante d'acier,
Tu sauvas l'honneur de la Patrie.
Tu as vaincu, t'es revenu
Sur les traces des anciens.
Tu as montré toute ta valeur
Et tracé ton destin.



Promotion Adjudant Bakouche

À Alger à 18 ans
Volontaire d'extrême Orient
Vous avez, d'Indochine en Algérie
Versé le sang pour la patrie.
Et quand l'ennemi Viêt-Minh
Les rebelles dans le Djebel
Ont osé bafouer l'honneur Français
En menaçant tes frères

Ô adjudant Bakouche
Avec votre immense bravoure
L'âme d'un preux chevalier
Prêt à baptiser
Vos descendants Sous-Officiers

Sous le feu de l'ennemi
À vu-Ban où tous périrent
Submergé et blessé, vous réussissez
À rejoindre votre unité.
Troisième fois dans le Tonkin
En plein cœur de la bataille
Avec votre courage, sans nulle peur
Vous sauvez votre supérieur

Mais, dans l'hiver 54
Vous vous retrouverez piégé.
Blessé, évacué vous nous revenez
En Algérie après cinq années
Défendant nos trois couleurs.
Combattant rempli d'ardeur
Médaille militaire, légion d'honneur
La France et ses enfants vous pleurent.



Promotion du Cinquantenaire

Jeunes héritiers de cinquante ans d'histoire,
Tu portes en toi, désormais la mémoire,
Des 120 000 qui passèrent avant toi,
Pour vivre le combat !

Nous porterons haut les valeurs,
De notre maison mère,
Discipline et honneur,
Nous serons exemplaires.
Pour le drapeau tricolore,
Nous nous élevons par l'effort !

Jours après jours, résonnent à Saint-Maixent,
Le tonnerre, la clameur de nos chants,
Ils nous mènent, toujours avec passion,
Pour défendre la Nation !

La douleur, est devenue notre alliée,
Nous l'avons tous apprivoisée,
Notre entrainement est difficile,
Notre foi indéfectible !



Promotion Adjudant Nezzar

Né en Algérie, Terre de ses pères
Enfant de la nuit, vivant la misère
Au destin tracé, de grand guerrier
Déjà rêver de voyager.

Chantons la mémoire du soldat voyageur
Rendons les honneurs à un soldat de valeur
Célébrons la gloire de l'Adjudant NEZZAR
Notre parrain nous montre le chemin.

Si jeune engagé, parti pour l'enfer
Ami du danger au cœur, du tonnerre
Pris par l'ennemi, blessé de guerre
Sauvait sa vie et celle de ses frères.

Chantons la mémoire du héros tirailleur
Rendons les honneurs à un homme de valeur
Célébrons la gloire de l'Adjudant NEZZAR
Écho de l'espoir, du courage et du devoir.

Tant d'années passèrent, servant la patrie
Le soldat des mers pensait à Marie
Mari et père, décoré de guerre
Notre parrain s'éteint parmi les siens.

Chantons la mémoire d'un père au grand cœur
Rendons les honneurs à un homme de valeur
Célébrons la gloire de l'Adjudant NEZZAR
Pour notre parrain chantons ce refrain.



Promotion Adjudant-chef Grossir

Lors de combats inégaux
De la ligne Maginot
Ne perdant ni espoir, ni courage
Sacrifice de soi
La mission faisant foi
Malgré les rafales
Sans espoir de victoire
Poursuivant le combat
Patrie on ne t'oubliera
GROSSIR s'évadera du Stalag

Nous sommes déscendants des fiers Marsouins
L'Adjudant-chef GROSSIR lui en est un
Vainqueur en Normandie à Provins et à Troyes
Il fait l'impossible et va encore bien au-delà.

Après Barcelone
Figuéras et Gérone
Miranda, la Maroc puis l'Angleterre
Capitale libérée
Par la deuxième DB
Cité Dompaire
L'adjudant est à Saverne
Sa mission atteint son terme
Seule une balle l'ayant blessé
Lui entrava sa volonté



Promotion Adjudant Cartier

Notre mémoire t'a immortalisé
Toi qui sous nos couleurs s'est engagé
Le 8e R.P.I.Ma
Pour servir la patrie fut ton choix

Sillonnant la terre d'Afrique
Bien des fois tu t'es montré héroïque
Audacieux, bravant l'ennemi
Tes exploits flattèrent ta compagnie

Ton sérieux, ta volonté t'ont démarqué
À une grande carrière tu fus destiné
Nombreuses furent tes qualités, tu étais fais pour commander
Rien ne t'effrayait Adjudant CARTIER

Par ton ardeur, ta spontanéité
Sergent, puis Adjudant tu fus nommé
Même en outremer envoyé
L'adversité tu as surmonté

Un 27 juin ta flamme s'en est allée
Saint Michel de ses ailes te recueillait
Vaillant Soldat Para que tu étais
Sur le Mont Igman tu t'éteignais

Que de larmes versées, de cœurs déchirés
Tombant tes ailes d'argent pour ton unité
D'la 200e promotion, parrain tu fais notre fierté
Ô téméraire Adjudant CARTIER



Promotion Sergent-chef Sako

En quittant Nouméa
Appelé sous les drapeaux
Tu mettais déjà ta vie
Au service du pays
De tous les métiers possibles
Tu choisis le plus beau
Celui des armes bien sûr
Où ton âme s'épanouit

Sergent-chef SAKO ton esprit souffle en nos cœurs
Fiers de nos gallons, nous voulons te faire honneur.
Sergent-chef SAKO, nous t'admirons tous
Ensemble nous jurons, de reprendre ton flambeau.

Sapeur et parachutiste
Tu portais nos trois couleurs
Au Liban puis au Tchad
Avec abnégation
Bâtisseur de la paix
Tu servais avec ardeur
En Ex-Yougoslavie
Protégeant les populations

Mais un jour de novembre
À SARAJEVO,
Ta flamme s'éteignit
Sur un pont en BOSNIE
Tes frères d'armes et tes filleuls
Pleurent le héros
Qui mourut en seigneur
En servant la patrie.

En cette nuit symbolique
Nous tenons à te rendre hommage
Sergent-chef SAKO
Parrain de notre promotion
Nous espérons ici
Que l'exemple de ton courage
Guidera pour toujours
Notre génération.



Promotion Adjudant Le Marchand

Tu t'engages pour servir la patrie
Au Soixante-quatrième d'Artillerie
Pour le Maroc tu t'es embarqué
Ton énergie force le respect.

Honneur et dévouement (bis)
Ainsi était l'adjudant LE MARCHAND.

En Indochine sous le feu de l'ennemi
Tu combats fièrement de tous côtés
Ton arme s'enraye mais tu ne faiblis.

Bravoure et dévouement (bis)
Ainsi était l'Adjudant LE MARCHAND.

Puis en 57 en Algérie
Tu montres ta générosité
Aidant les tiens dans le repli
Tu es mortellement frappé.

Fidèle et homme de cran (bis)
Ainsi était l'Adjudant LE MARCHAND.

Combattant modèle et valeureux
Fièrement nous poursuivrons tes pas
Et dans les moments douloureux
Ta mémoire nous fortifiera.

Modeste et triomphant (bis)
Aini était l'Adjudant LE MARCHAND.



Promotion Adjudant-chef Rozes

Sous un soleil d'occupation
Un soldat rentre dans les rangs
Sous le rêve de cette nation
Il va se battre loin devant

De Beaumholder à Saigon
Croise le fer ennemi prend peur
De l'Indochine ou l'Algérie
Croise le fer ennemi ou meurt

Ni le nombre ni la mort
N'arrêtera notre fantassin
À la guerre il fut si fort
Qu'il put voir tous les matins

Généreux et courageux
En tant qu'homme il a légué
À ces hommes et dans leurs yeux
La fierté de vivre en paix

Tous les hommes ont dans leurs cœurs
Le souvenir d'un meneur
Un homme sans faiblesse
Adjudant-Chef Rozes



Promotion Sergent-chef Dambarrère

Ta témérité à la rochelle de Royan
Fit un héros d'un garçon de dix sept ans
Ton exemplarité que tous tes chefs ont dit
A fait de toi l'idéal de nos vies.

Guidés par ta bravoure dans les moments de peine
De porter ton nom nous sommes fiers
À ton image garder nos âmes claires et sereines
Nous te suivront sans cesse Sergent-chef Dambarrères

Dans une Indochine, que les temps ont meurtri
Tu offres ton sang par amour pour la patrie
Et près de mourir, tu force le respect
D'un indigène qui te sauve la vie.

En Algérie que la guerre étouffe
Pour la France tu rends ton dernier souffle
Puisse ton sacrifice à la fleur de ton âge
Nous montrer le chemin du courage.



Promotion Adjudant Delaveau

Perdu dans ce désert, pour y servir la France
Tu marches en rêvant aux deux pays natal
Ici c'est le danger dans l'étendue immense
La dune ou l'oasis peuvent être fatals

Qui vive ? Holà ! Qui vive !
Rien, rien, nul écho n'arrive
Et dans l'obre rien ne luit
Tour repose et tout sommeille
Dormez soldats ! DELAVEAU Veille

Le rebel t'attend caché sous les feuillages
Il avance en rampant il tend son embuscade
Et ce frémissement ce n'est pas un mirage
C'est l'arme du destin et son coup est fatal

Le fracas du combat déchire le silence,
Les balles sifflent et tuent et mutilent ton corps.
Blessé par les éclats, vers l'avant tu t'élances
Et dans un assaut fou, tu vas seul vers la mort.



Promotion Sergent-chef Ruthy

Vaillant soldat Lucien Ruthy (Lucien Ruthy)
Tu as su défendre ton pays (défendre ton pays)
L'occupation de ton village
N'a fait qu'augmenter ton courage.

Sergent-chef Ruthy ta devise
"Mais qui pourrait nous arrêter ?"
Bientôt pour nous sera de mise
Nous qui serons sous-officiers.

À vingt ans déjà engagé (déjà engagé)
Tu combats pour la liberté (la liberté)
Auprès des Zouaves tu t'es battu
Parti de contrées inconnues

De la Provence jusqu'à l'Alsace (jusqu'à l'Alsace)
Tu pris la tête avec audace (avec audace)
Nous enfants de ta promotion
Aujourd'hui nous te saluons

Jeunes chefs allons comme lui (allons comme lui)
Braver la peur pour la patrie (pour la patrie)
Il sut allier force et audace
Et demain nous suivrons ta trace



Promotion Adjudant Cassiède

Tu veux rejoindre la France libre, arrêté par la Gestapo à 17 ans
De la base tu t'évades pour libérer le pays
Les échos de l'Indochine, ta soif de servir et ton goût de l'aventure
Qui ose gagne est ta devise, tu pars combattre le Viêt-Minh.

Sur Dien Bien Phu, tu es parachuté
Adjudant Cassiède tu combattais
En Indochine ainsi qu'en Algérie
Pourchassant l'implacable ennemi.

Dans la fournaise de la bataille, tu es largué sur Eliane II avec ton groupe
Sous les tirs de l'artillerie, tu résistes jusqu'à l'aube
Blessé par une grenade, ce fut lors d'un assaut porté par l'ennemi
Au fer rouge tu es marqué, à pieds tu seras déporté.

L'Algérie est embrasée, à peine remis de ta courte convalescence
C'est à Djeurf que tu prouves, une fois de plus ta bravoure
Sous le feu nourri de l'ennemi, tu ravitailles avec audace tes compagnons
Sans te soucier de ta vie, tu combats toujours sans répit.

Sous-Officier d'exception, tu nous montres comment servir la nation
Charismatique meneur d'hommes, aux belles qualités humaines
Fais de notre promotion, tes héritiers pour la nouvelle génération
Transmets nous ton abnégation, ta gloire anoblisse nos chevrons



Promotion Adjudant-chef Quantin

Adjudant-Chef Quantin, fier Sous-Officier,
Fidèle serviteur de la deuxième D.B.,
Nous sommes ici pour rappeler
Que lorsqu'on te l'ordonna,
Tu servis avec éclat

Pour nous tu resteras,
Ce magnifique soldat,
Et si le sacrifice ultime
Nous est demandé,
Avec fierté sera exécuté
Serment que fait, ici rassemblée, en ton nom,
Par la grâce de Dieu, Promotion Quantin.

Nous voulons défendre nos trois couleurs,
Notre devoir : combattre avec ardeur,
Comme tu l'as fait avec honneur,
pour préserver le pays,
Dans le Djebels Maani.

Quand notre Patrie, il fallut libérer
Lorsqu'en Normandie, "Surcouf" a débarqué
Jusqu'à la vie tu as donné,
Pour protéger nos valeurs,
Celles qui nous tiennent à cœur.



Promotion Adjudant-chef Aublanc

Portant la france dans nos cœurs
Tâchons d'être à la hauteur
D'un parrain toujours sans peur
D'un parrain qui guidera nos pas
De lui toujours souviens-toi
Jeune élève de l'ENSOA

Adjudant-Chef Aublanc
Ton courage animé de passions
Au sein du génie
Parmi les dragons
Transcende nos vies
Adjudant-Chef Aublanc
Ton courage animé de passions
Au sein du génie
Parmi les dragons
Forge une promotion

Et la volonté de servir
Nous a donné de choisir
Un parrain que l'on admire
Un parrain au mérite plus grand
Comme lui va de l'avant
Promotion "Raymond Aublanc"

Toujours avec humilité
Courage et ténacité
Soldat de la liberté
Un parrain à la vie exemplaire
Dynamique et volontaire
Dont la promotion est fière



Promotion Maréchal-des-logis-chef Daudé

À ton mépris du danger,
Ton noble commandement,
Et ton courage ardent,
Fier cavalier,
Nos âmes s'attachent

Ce soir réunis en ton nom,
Ton exemple guide notre promotion,
Comme toi pour la Patrie
Si Dieu le permet,
Le sang verserons
Promotion Daudé

Face à l'ennemi occupant
La terre de nos aînés,
Chef dans le maquis
Tu te fis remarquer
Par ton dévouement.

Dans l'épreuve de Thua-Lenh
Devant tes hommes tu marchas
Et c'est au milieu d'eux
Que tu fus drapé
Du voile de la gloire
Et c'est au milieu d'eux
Que tu fus drapé
Du voile de la gloire



Promotion Sergent Mugnier

Sergent Mugnier délaissant la paix du Maroc,
Engagement au sein du premier choc,
Âme déjà blessée par tant de sang versé,
La douleur à Conca, la mort de votre aîné.

Fière promotion, Sous-officier de demain,
Nous demandons humblement de lier le destin.
Sergent Mugnier, votre esprit souffle en nos cœurs,
Et nous mènera au combat en vainqueurs.

Audace des commandos en route pour Ronchamp,
Soudain pris à parti par les feux allemands,
Au pied de la chapelle, se rallient les fidèles,
Une grâce des cieux qui vous fît victorieux.

Vous combattiez au plus profond de la bataille,
Libérant le pays du joug de l'ennemi,
La campagne d'Alsace, la violence à Jebsheim,
Jeté dans la tourmente d'une horrible tuerie.

André Mugnier, ton dévouement à la Patrie,
Fidèle acharnement à défendre sa gloire,
Don suprême de ta vie, ne versons pas de larmes,
Courage et sacrifice, imprégnant nos esprits.



Promotion Adjudant Cheyrou-Lagrèze

Toute ton enfance, tu as été bercé
Par cet esprit, celui de tes aînés.
Et nous voyons, dans ta vie, un hommage
À notre patrie.

Jusqu'à la mort quand Dieu la choisira
Tous, nous voulons que tu guides nos pas.
Par ton sacrifice en terre d'Indochine,
Notre bataillon de ton éclat hérite.
Promotion Cheyrou-Lagrèze (bis)

La France occupée espère ses héros.
Dans la tourmente tu restes volontaire
Jusqu'à Strasbourg où cloches et Drapeaux
Annoncent la victoire.

De l'Empire menacé, tu réponds à l'appel,
Soldat colonial, tu combats les rebelles
Dans une jonque sur les fleuves d'Indochine,
Contre le Viet-minh.

Seul à Baï-Thuong, pour ton dernier fait d'armes,
Force et courage ont effacé les larmes.
Mais dans les camps, où la mort t'attendait,
Le destin frappa.



Promotion Adjudant Chêne

Constant Chêne, toi notre parrain,
De tes actes nous serons dignes.
Toi qui pour notre France a fait,
Le sacrifice suprême.

Face à tes ennemis, combat !
Comme toi nous serons toujours là.
Parés, décidés, armés !

Rien ne t'avait fait renoncer,
Dans ta prison d'Allemagne.
Dans ton cœur la France tu gardais,
Et pour elle tu t'évades.

De retour dans ta Savoie,
Tu reprenais les combats.
Pour faire face tu étais là,
Dans la neige et dans le froid.

Ta vie au Roc tu l'as donnée,
Pour que la France soit libre.
À notre tour de la garder,
De tes actes nous serons dignes.



Promotion Sergent-chef Fisch

Il est parti volontaire à l'appel d'une terre meurtrie
Sous les balles des rebelles il combattit ardemment
Loin de la France chérie la "cuvette" a succombé

Guidée par votre exemple la jeune Promotion
Saura servir la France avec abnégation
Sur la terre d'Indochine vous avez sû donner
À nous futurs sous-officiers : la foi en la patrie

Un sergent-chef exemplaire qui fit trembler l'ennemi
Répondirent à son appel tirailleurs et partisans
Et le cruel ennemi la vie lui a arrachée



Promotion Sergent-chef Debet

Quelque part en Afrique
Tu servis la République
Et là-bas loin dans la brousse
Sans peur ils te suivaient tous
Et là-bas loin dans la brousse
Sans peur ils te suivaient tous
Tous sans peur ils te suivaient tous

Tu étais parachutiste
Ni les pires précipices
Ni les balles, ni les pièges
Ne ralentissaient tes pas
Ni les balles, ni les pièges
Ne ralentissaient tes pas
Ne ralentissaient tes pas

Ton ardeur et ton courage
Te poussaient dans les assauts
Ainsi dans tous les combats
Tu menais tes fiers soldats
Ainsi dans tous les combats
Tu menais tes fiers soldats
Tu menais tes fiers soldats



Promotion Sergent-chef Richert

D'un même pas marchons ensemble, quand notre pays soudain tremble
Peut-être un jour comme lui nous partirons sauver la terre que nous aimons
Sergent-Chef Richert nous te suivront par le cœur par la raison
Comme toi un jour quitterons notre mère, notre maison
Pour le Strasbourg la lutte enfin s'engage, le canonnier combat avec rage
Il sera seul ce jour à s'en sortir, souvenons-nous mers-El-Kebir
Pour la France la lutte est acharnée, les S.A.S ont sauté
Pour libérer le peuple déchiré, donner leur vie pour tout changer
Sous le soleil ardent de l'Algérie, dans le sable de Tunisie
Dans la jungle humide de l'Indochine, un jour le combat se termine.



Promotion Sergent Lanas

Du bien les cieux en disent
Ils sont de tous pays
Sans répit pour devise
France pour Patrie

Omnia si perdas, faman servare memento
Omnia si perdas, faman servare memento

En quette d'autres lieux
En Afrique, en Orient
Ils furent des plus glorieux
Des plus vaillants

Demain dans le Transall
Para tu partiras
Pour ton seul idéal
Tu lutteras

Sans répit nous marchons
Digne de nos anciens
Par le monde nous vaincrons
Famas en train

Dans la guerre et la paix
Les dangers de la piste
Tu lutteras en vain
Parachutiste.



Promotion Maréchal-des-logis-chef Matt

Dans les plaines d'Indochine
Il combattait l'viet-min
Vrai combattant toujours devant
S'battait pour l'régiment
Dans ses campagnes de l'Indo vers Alger
Le 6e Cuir bataille sans jamais reculer
La Cavalerie se libère, le torse vers l'avant
Les "Spahis" la victoire est devant
Surgit de l'horizon
La fureur des canons
Forçant l'ennemi à reculer
Rien n'peut les arrêter
2e escadron tes hommes sont des hommes
La guerre à ses lois, certains n'reviendront pas
Vaillant dans les rizières, tombé dans un désert
Ta flamme ranime nos mémoires,
Tu es dans notre histoire
Ton souvenir, l'image d'un héros
Mort pour nous servir nous porterons ton nom



Promotion Adjudant-chef Renzi

Vous qui êtes devenu notre parrain
Nous aurions été fiers d'être un de vos marsouins
Vous avez défendu avec honneur et courage
Les couleurs de notre patrie dans les pays sauvages

Depuis les marécages infestés du Tonkin
Aux confins des brûlants déserts africains
Vous avez mené vos hommes à la victoire
Vous drapant ainsi dans la gloire

Mais par humanité et votre simplicité
Vous avez su éviter la popularité
Et faire naître le respect chez vos ennemis
Vos soldats resteront toujours vos fidèles amis

C'est pour cela que la 123e promotion est fière
Est honorée de vous avoir choisi comme parrain
Elle vous fait la promesse d'être toujours digne
De porter votre nom.



Promotion Adjudant-chef Vandenberghe

Toi qui n'as pas eu de parents
Tu n'as pas su pourquoi, comment,
Tu grandissais dans la nature, un peu sauvage.
Le long des pistes et des chemins
Tu as trouvé de vrais copains
Et tu as su les entraîner par ton courage,
Vanden !
À dix-sept ans dans le maquis
Tu faisais face à l'ennemi
Dans le Béarn : Libération et en avant !
Un an plus tard c'est en Alsace
Dans la nuit froide, dans la glace
Que tu entrais dans la lignée des plus vaillants
Vanden !

Dans le bambou et la rizière
Poitrine au vent et regard clair
Les Tigres Noirs se sont glissés Vanden!
Et s'ils te suivent n'importe où
C'est qu'ils te voient toujours debout
Même touché, même blessé,
Vanden ! Vanden !

Après Strasbourg et Haïphong
Après Tourane, après Ha Dong
Tu as marché sur les diguettes du Tonkin
Du Than Hoa à Laïchau
Toujours plus loin, toujours plus haut
Tu retrouvais les traces de tes grands Anciens
Vanden !
Tu vas entrer en pays Viet
Mais pas un homme ne s'inquiète
À vos poignards !
Les sentinelles vont s'écrouler,
Ni les cambos, ni les Bo Doïs
Ne pourront entrer dans Hanoï.
Les commandos sont là pour les en empêcher.
Vanden !

Si l'on a mis ta tête à prix,
C'est que tu portes à l'ennemi
Les coups mortels que ton combat sait imposer,
Tu ne crains pas les embuscades,
Tu trouves toujours la parade.
Le commando monte à l'assaut sans hésiter.
Vanden !
Contre Mao, ses fusillés,
Contre Staline et ses charniers,
Derrière de Lattre, toute l'Indo s'est rassemblée,
Mais les Français n'ont rien compris
À cette guerre ni à son prix
C'est à Paris que le Viet-Minh va triompher.
Vanden !

Une nuit noire de janvier
Ils t'ont surpris, assassiné.
Ton sang coula sur le sol tiède de Nam Dinh
Une croix blanche sur cette terre
Semblable à celle de ton frère
Semblable à celle des gars tombés en Indochine.
Vanden !
Si le Cambodge fut ravagé,
Si le Laos fut écrasé,
C'est l'Armée Rouge qui les a anéantis.
Si des millions de Vietnamiens
Ont fui les goulags et la faim
C'est bien vers toi qu'on entendait monter leur cri,
Vanden !

À Saint-Maixent, quinze ans après
La promotion de tes cadets
T'a fait surgir du long silence de l'oubli
87, vingt ans plus tard
L'avion se pose dans le soir
Portant tes cendres de Saigon jusqu'à Paris.
Vanden!
Par un beau jour ensoleillé Tout le Béarn a salué
L'enfant d'hier au nom marqué de lettres d'or.
Là-bas, du Nord en Cochinchine
Les peuples ont courbé l'échiné
Mais les maquis luttent partout, bravant le sort
Vanden !

Dans le bambou et la rizière
Poitrine au vent et regard clair
Des hommes en noir marchent encore Vanden!
Et s'ils se battent un peu partout
C'est qu'ils te savent toujours debout
Car ton exemple n'est pas mort
Vanden! Vanden! Vanden



On ne passe pas

Un aigle noir a plané sur la ville,
Il a juré d'être victorieux,
De tous côtés, les corbeaux se faufilent
Dans les sillons et dans les chemins creux.
Mais tout à coup, le coq gaulois claironne :
Cocorico, debout petits soldats !
Le soleil luit, partout le canon tonne,
Jeunes héros, voici le grand combat.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.

Les ennemis s'avancent avec rage,
Énorme flot d'un vivant océan,
Semant la mort partout sur son passage,
Ivres de bruit, de carnage et de sang;
Ils vont passer... quand relevant la tête,
Un officier dans un suprême effort,
Quoique mourant, crie : À la baïonnette
Hardi les gars, debout! Debout les morts !

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais!

Mais nos enfants, dans un élan sublime,
Se sont dressés; et bientôt l'aigle noir,
La rage au cœur impuissant en son crime,
Vit disparaître son suprême espoir
Les vils corbeaux devant l'âme française
Tombent sanglants, c'est le dernier combat
Pendant que nous chantons la Marseillaise,
Les assassins fuient devant les soldats.

Et Verdun, la victorieuse,
Pousse un cri que portent là-bas
Les échos des bords de la Meuse,
Halte là ! on ne passe pas...
Plus de morgue, plus d'arrogance,
Fuyez barbares et laquais,
C'est ici la porte de France,
Et vous ne passerez jamais.