Carnet de Chants


096 Santiano
097 Le vieux chalet
099 Aux marches du palais
137 Sans chemise, sans pantalon
138 Riquita
139 Elle descend de la montagne
140 Les filles des forges
141 Le temps des cerises
142 Jeanneton prend sa faucille
143 Le rire du sergent
144 Les bals populaires
145 L'eau vive
146 La java bleue
147 Étoile des neiges
148 Le p'tit parisien
149 À la bastille
150 Dans les prisons de Nantes
151 Dans mon pays d'Espagne
152 La maladie d'amour
153 Viens boire un petit coup à la maison
154 Enfants de tous pays
155 Vive la Bretagne
168 Pelot d'Hennebont
181 Auprès de ma blonde
182 La bourguignonne
184 Jean-François de Nantes

Santiano

C'est un fameux trois mats fin comme un oiseau
Hisse et ho, Santiano
Dix-huit nœuds, quatre cents tonneaux
Je suis fier d'y être matelot

Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hisse et ho, Santiano
Si Dieu veut toujours droit devant
Nous irons jusqu'à San Francisco

Je pars pour de longs mois en laissant Margot
Hisse et ho, Santiano
D'y penser j'en ai le cœur gros
En doublant les feux de Saint-Malo

On prétend que là-bas l'argent coule à flots
Hisse et ho, Santiano
On trouve l'or au fond des ruisseaux
J'en ramènerai plusieurs lingots

Un jour je reviendrai chargé de cadeaux
Hisse et ho, Santiano
Au pays j'irai voir Margot
À son doigt je passerai l'anneau

Tiens bon le cap et tiens bon le vent
Hisse et ho, Santiano
Sur la mer qui fait le gros dos
Nous irons jusqu'à San-Francisco



Le vieux chalet

Là haut sur la montagne | (bis)
L'était un vieux chalet |
Murs blancs, toits de bardeaux
Devant la porte, un vieux boulot
Là haut sur la montagne
L'était un vieux chalet

Là haut sur la montagne | (bis)
Croula le vieux chalet |
La neige et les rochers
s'était unis pour l'arracher
Là haut sur la montagne
Croula le vieux chalet

Là haut sur la montagne | (bis)
Quand Jean vint au chalet |
Pleura de tout son cœur
Sur les débris de son bonheur
Là haut sur la montagne
Quand Jean vint au chalet

Là haut sur la montagne | (bis)
L'est un nouveau chalet |
Car Jean, d'un cœur vaillant
L'a rebâti plus beau qu'avant
Là haut sur la montagne
L'est un nouveau chalet



Aux marches du palais

Aux marches du palais (bis)
Y a une toute belle fille lon-la
Y a une toute belle fille

Elle a tant d'amoureux (bis)
Qu'elle ne sait lequel prendre lon-la
Qu'elle ne sait lequel prendre

C'est un p'tit cordonnier (bis)
Qu'en a la préférence lon-la
Qu'en a la préférence

Et c'est en la chaussant (bis)
Qu'il lui fit sa demande lon-la
Qu'il lui fit sa demande

La belle si tu voulais (bis)
Nous dormirions ensemble lon-la
Nous dormirions ensemble

Dans un grand lit doré (bis)
Tout garni de dentelles lon-la
Tout garni de dentelles

Aux quatre coins du lit (bis)
Un bouquet de pervenches lon-la
Un bouquet de pervenches

Dans le miton du lit (bis)
La rivière est profonde lon-la
La rivière est profonde

Tous les chevaux du roi (bis)
Pourraient y boire ensemble lon-la
Pourraient y boire ensemble

Et ils vécurent heureux (bis)
Jusqu'à la fin du monde lon-la
Jusqu'à la fin du monde



Sans chemise, sans pantalon

Permettez-moi sans façon
De vous présenter ma chanson
Sans chemise, sans pantalon
À quoi bon pousser des hauts cris
Puisque vous chanterez vous aussi
Sans chemise, sans pantalon

Ce soir, nous irons danser
Sans chemise, sans pantalon (bis)

Puisque l'on vient au monde tout nu
Tout le reste, c'est du superflu,
Les chemises, les pantalons,
Ce sont là des signes extérieurs
Des richesses pour le percepteur
Les chemises, les pantalons.

Chère madame, si votre mari
Est un peu paresseux au lit
Sans chemise, sans pantalon
Ne le laisser pas s'endormir
Au lieu de pousser des soupirs
Sans chemise, sans pantalon



Riquita

À Java, il était née une poupée
Une poupée si jolie qu'on eut dit
Un bijou ou un joujou
Qu'on adore et qui rend fou.
Un étranger en passant, la voyant,
Lui dit : viens donc à Paris, ma jolie,
Les plaisirs et les désirs
Te feront reine ou démon.

Riquita, jolie fleur de Java,
Viens danser, viens donner tes baisers,
Tes grands yeux langoureux m'ensorcellent,
Ton doux chant émouvant nous appelle,
Riquita, joli rêve d'amour,
On voudrait te garder pour toujours.

Et tout Paris acclama Riquita,
Elle vit dans la folie de lorgie,
Un regard de ses beaux yeux
Fait d'un homme un malheureux.
À tout le monde elle se promet,
Et jamais son cœur
N'a pu se donner ni aimer,
Elle rit quand vous pleurez,
Elle pleur quand vous chantez.

Étranger, toi qui m'as dit qu'à Paris,
Je trouverai le bonheur, moi j'en meurs,
J'ai gardé la nostalgie du ciel bleu de mon pays.
Ah, ce qu'ils m'ont fait souffrir vos plaisirs,
Laissez-moi, je veux partir ou mourir,
Cette nuit, un ange blond ma chanté votre chanson



Elle descend de la montagne

Elle descend de la montagne à cheval, ohé
Elle descend de la montagne à cheval,
Elle descend de la montagne,
Elle descend de la montagne,
Elle descend de la montagne à cheval...
Sidi ay ay youpi youpi ay, sidi ay ay youpi youpi ay,
Sidi ay ay youpi youpi ay ay youpi, ay ay youpi youpi ay...
Elle embrasse son grand-père quand elle descend,...
Je voudrais bien être son grand-père quand elle descend,...
Mais j'préfère avoir 20 ans et toutes mes dents,...



Les filles des forges

Diguili dong dong, ce sont les filles des forges (bis)
Des forges de Paimpont, Diguili dondaine,
Des forges de Paimpont, Diguili dong dong.
Des forges de Paimpont, Diguili dondaine,
Des forges de Paimpont, Diguili dong dong.

Diguili dong dong, elles sen vont à confesse (bis)
Au curé du canton,...

Diguili dong dong, qu'aviez-vous fait les filles (bis)
Pour demander pardon,...

Diguili dong dong, j'avions couru les bals (bis)
Et les jolis garçons,...

Diguili dong dong, Ma fille pour pénitence (bis)
Nous nous embrasserons,...

Diguili dong dong, Je n'embrasse point les prêtres (bis)
Mais les jolis garçons, Diguili dondaine (bis)
Qu'ont du poil au menton, Diguili dong dong (bis).



Le temps des cerises

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête,
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur,
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l'on s'en va deux, cueillir en rêvant
Des pendants d'oreille...
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang...
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d'amour !



Jeanneton prend sa faucille

Jeanneton prend sa faucille, lalirette, lalirette,
Jeanneton prend sa faucille, et s'en va couper les joncs (bis)

En chemin elle rencontre...
En chemin elle rencontre, quatre jeunes et beaux garçons (bis)

Le premier un peu timide...
Le premier un peu timide, lui chatouilla le menton (bis)

Le deuxième un peu moins sage,...
Le deuxième un peu moins sage, lui caressa le menton (bis)

Le troisième encore moins sage,...
Le troisième encore moins sage, l'allongea sur le gazon (bis)

Ce que fit le quatrième,...
Ce que fit le quatrième, n'est pas dit dans la chanson (bis)

La morale de cette histoire,...
La morale de cette histoire, c'est que les hommes sont des cochons (bis)

La morale de cette morale,...
La morale de cette morale, c'est que les femmes aiment les cochons (bis)



Le rire du sergent

Je suis arrivé un beau matin du mois de mai,
Avec à la main les beignets qu'ma mère m'avait faits
Ils m'ont demandé mon nom, mon métier,
Mais, quand fier de moi, j'ai dit "artiste de variétés",
À ce moment-là, juste derrière moi,
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas.

Le rire du sergent, la folle du régiment,
La préférée du capitaine des Dragons,
Le rire du sergent, un matin de printemps
Ma fait comprendre comment gagner du galon,
Sans balayer la cour,
En chantant simplement quelques chansons d'amour,
Le rire du sergent, la fleur du régiment,
Avait un cœur de troubadour.

J'me suis présenté tout nu devant un infirmier,
Moyennant dix sacs, il m'a dit : "moi, j'peux vous aider"
J'me voyais déjà, retournant chez moi,
Mais quand ils m'ont dit que j'étais bon pour 18 mois,
À ce moment-là, juste derrière moi,
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas.

Depuis ce temps-là, je n'sais pas pourquoi,
Il y a toujours un sergent pour chanter avec moi,
Le rire du sergent, la folle du régiment,
La préférée du capitaine des Dragons,
Le rire du sergent, un matin de printemps,
Ma fait comprendre comment gagner du galon...



Les bals populaires

Dans les bals populaires, l'ouvrier parisien
La casquette en arrière, tourne, tourne, tourne bien
Dans les bals populaires, les Raquels du samedi
Du bleu sur les paupières tournent, tournent, tournent aussi
Mais là-bas, près du comptoir en bois
Nous on n'danse pas

On est là pour boire un coup
On est là pour faire les fous
Et pour se reboire un coup
Et pas payer nos verres
Pour boire un coup
Et j'dirai même un bon coup
Et rigoler entre nous
Sur des airs populaires (bis).

Dans les bals populaires, quand l'accordéon joue
Le tango des grand-mères
Elles dansent entre elles et on s'en fout
Dans les bals populaires, on chante un peu c'qu'on veut
Moins on fait de manières, plus ça tourne tourne mieux
Mais là-bas, près du comptoir en bois
Nous on n'danse pas

Dans les bals populaires, chacun veut sa chanson
L'orchestre joue ce qu'il sait faire
Ca tourne, tourne plus ou moins rond
Dans les bals populaires, quand le barman s'endort
Même après la dernière
Ca tourne, tourne, tourne encore
Mais là-bas, près du comptoir en bois,
Nous on n'danse pas



L'eau vive

Ma petite est comme l'eau
Elle est comme l'eau vive
Elle court comme un ruisseau
Que les enfants poursuivent
Courez, courez vite si vous le pouvez
Jamais, jamais, vous ne la rattraperez.

Lorsque chantent les pipeaux
Lorsque danse l'eau vive
Elle mène ses troupeaux
Au pays des olives
Venez, venez, mes chevreaux mes agnelets
Dans le laurier, le thym et le serpolet

Comme les petits bateaux
Emportés par l'eau vive
Dans ses yeux les jouvenceaux
Voguent à la dérive
Voguer, voguer demain vous accosterez
L'eau vive n'est pas encore à marier

Pourtant un matin nouveau
À l'aube, mon eau vive
Viendra battre mon trousseau
Aux cailloux de la rive
Pleurez, pleurez, si je demeure esseulé
Le ruisselet au large s'en est allé

Un jour que sous les roseaux
Sommeillait mon eau vive
Vinrent les gars du hameau
Pour la mener captive
Fermez, fermez votre cage à double clé
Entre vos doigts l'eau vive s'envolera



La java bleue

Il est au bal musette,
Un air rempli de douceur
Qui fait tourner les têtes,
Qui fait chavirer les cœurs,
Tandis qu'on glisse à petits pas
Serrant celui qu'on aime dans ses bras,
Tout bas l'on dit dans un frisson,
En écoutant jouer l'accordéon

C'est la java bleue, la java la plus belle,
Celle qui ensorcelle, et que l'on danse
Les yeux dans les yeux au rythme joyeux,
Quand les corps se confondent
Comme elle est au monde, il n'y en a pas deux
C'est la java bleue.

Chéri, sous ton étreinte,
Je veux te serrer plus fort
Pour mieux garder l'empreinte
Et la chaleur de ton corps...
Que de promesses, que de serments,
On se fait dans la folie d'un moment
Mais des serments remplis d'amour,
On sait qu'on ne les tiendra pas toujours.



Étoile des neiges

Dans un coin perdu de montagne,
Un tout petit savoyard
Chantait son amour dans le calme du soir,
Près de sa bergère au doux regard.

Étoile des neiges, mon cœur amoureux,
S'est pris au piège de tes grands yeux,
Je te donne en gage cette croix d'argent
Et de t'aimer toute la vie je fais serment.

Hélas ! Soupirait la bergère,
Que répondront nos parents ?
Comment ferons-nous,
Nous n'avons pas d'argent,
Pour nous marier dès le printemps ?

Étoile des neiges, sèche tes beaux yeux,
Le ciel protège les amoureux,
Je pars en voyage pour qu'à mon retour,
À tout jamais plus rien n'empêche notre amour.

Alors il partit pour la ville,
Et ramoneur il se fit,
Sur les cheminées
Dans le vent et la pluie,
Comme un petit diable noir de suie.

Étoile des neiges, sèche tes beaux yeux,
Le ciel protège ton amoureux,
Ne perds pas de courage, il te reviendra,
Et tu seras bientôt entre ses bras.

Et quand les beaux jours refleurirent,
Il s'en revint au hameau,
Et sa fiancée l'attendait tout là-haut
Parmi les clochettes du troupeau

Étoile des neiges, tes garçons d'honneur
Vont en cortège portant des fleurs
Par un mariage finit mon histoire
De la bergère et de son petit savoyard.



Le p'tit parisien

Elle lisait le p'tit Parisien
Elle s'intéressait à la politique,
Elle lisait le p'tit Parisien
Le plus fort tirage des journaux du matin

Quand Sidonie vit le jour un matin,
Ce fut sans doute un spectacle effroyable,
Elle alerta ses parents, ses voisins,
Elle vint au monde un journal à la main...
Qu'est-ce qu'elle faisait ?
À 14 ans, elle s'en fut d'chez sa mère,
qui aussitôt avertit l'commissaire
On la r'trouva dans les water-closets
Ca f'sait déjà plus de huit jours qu'elle y était...
Qu'est-ce qu'elle faisait ?
À 25 ans, on l'emmena en taxi,
Pour une opération de l'appendicite
Le chirurgien saisit son bistouri
Et pendant qu'on lui chatouillait le nombril...
Qu'est-ce qu'elle faisait ?
À 60 ans, sur le pavé un soir,
Elle dégringola du 6e étage
Mais s'asseyant sur le bord du trottoir
Bien tranquillement, chacun pouvait la voir
Qu'est-ce qu'elle faisait ?
À 105 ans, elle passa sous le métro,
Ce fut sans doute un spectacle effroyable
Tous les wagons lui passèrent sur le dos
Mais on la vit ressortir aussitôt...
Qu'est-ce quelle faisait ?
À 107 ans, en faisant un faux pas
On la vit piquer une tête dans la Seine
Heureusement qu'un passant se dévoua
Au bout de quinze jours, au fond, on la r'trouva
Qu'est-ce quelle faisait ?
À 120 ans, quand enfin elle mourut,
À l'enterrement, les chevaux s'emballèrent,
La pierre tomba et s'ouvrit dans la rue,
On vit alors ce qu'on n'avait jamais vu...
Qu'est-ce quelle faisait



À la bastille

Quand elle était p'tite,
Le soir, elle allait
À Ste-Marguerite
Où qu'à s'delassait.
Maintenant quelle est grande,
Ell'marche le soir
Avec ceux d'la bande
De Charles Lenoir.

À la Bastille
On l'aime bien, Nini peau d'chien
Elle est si belle et si gentille
Qu'on l'aime bien
Qui ça ? Nini peau d'chien
Où ça ? À la Bastille.

Elle a la peau douce
Aux taches de son
Une odeur de rousse
Qui donne le frisson
Et dans ses prunelles
Aux tons vert de gris
L'amour étincelle
Quand elle nous sourit.

Mais celui quelle aime
Quelle a dans la peau
C'est Bibi la crème
Le roi des costauds
Car ça c'est un homme
Qu'a pas le foie blanc
Aussi faut voir comme
Elle l'a dans le sang.



Dans les prisons de Nantes

Dans les prisons de Nantes, landi...
Dans les prisons de Nantes, il y avait un prisonnier (bis).
Personne ne vint le voir,...
Personne ne vint le voir, que la fille du geôlier (bis).
Elle lui apporte à boire,...
Elle lui apporte à boire, à boire et à manger (bis).
Et des chemises blanches,...
Et des chemises blanches, quand il veut en changer (bis).
Un jour, il lui demande,...
Un jour, il lui demande, oui que dit-on de moi (bis).
On dit de vous en ville,...
On dit de vous en ville, que vous serez pendu (bis).
Sil faut que l'on me pende,...
Sil faut que l'on me pende, déliez-moi les pieds (bis).
La fille encore jeunette,...
La fille encore jeunette, les pieds lui a déliés (bis).
Le prisonnier alerte,...
Le prisonnier alerte, dans la Loire a sauté (bis).
Dès qu'il fut sur la rive,...
Dès qu'il fut sur la rive, il se mit à chanter (bis).
Je chante pour les belles,...
Je chante pour les belles, surtout celle du geôlier (bis).
Si je reviens à Nantes,...
Si je reviens à Nantes, oui je l'épouserais (bis).
Dans les prisons de Nantes,...
Dans les prisons de Nantes, y avait un prisonnier (bis).



Dans mon pays d'Espagne

Dans mon pays d'Espagne, olé (bis)
Ya un soleil comme ça (bis)
Y'a des montagnes comme ça (bis)
Y'a la mer comme ça (bis)
Y'a des guitares comme ça (bis)
Y'a des danseuses comme ça (bis)
Y'a des taureaux comme ça (bis)
Des castagnettes comme ça (bis)
Des toréadors comme ça (bis)
Un général comme ça (bis)
Et des mariés comme ça (bis)



La maladie d'amour

Elle fait chanter les hommes, et s'agrandir le monde
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie,
Elle fait pleurer les femmes, elle fait crier dans l'ombre
Mais le plus douloureux, c'est quand on en guérit.

Elle court, elle court, la maladie d'amour
Dans le cœur des enfants, de 7 à 77 ans
Elle chante, elle chante, la rivière insolente
Qui unit dans son lit,
Les cheveux blonds, les cheveux gris

Elle surprend l'écolière, sur le banc d'une classe,
Par le charme innocent d'un professeur d'anglais
Elle foudroie dans l'ombre cet inconnu qui passe
Et qui n'oubliera plus ce parfum qui volait.



Viens boire un petit coup à la maison

Pour pouvoir écrire le premier couplet
On a fait des crêpes au Grand Marnier
Les crêpes étaient bonnes, mais trop salées
On s'est forcé, on a tout bu et on n'a rien mangé.
Faut faire la cuisine sans être bourré
Et cette fois y'a pas de premier couplet,
On va s'marrer et se mettre à chanter
Y'a pas de vin, y'a pas de pain
Si y'a pas les copains

Allez, viens boire un petit coup à la maison,
Y'a du blanc, ya du rouge, du saucisson
Et Gilou avec son p'tit accordéon
Vive les bouteilles et les copains et les chansons

Nous on aime bien les chansons à boire,
Mais ce qui nous rendit un peu d'espoir
C'est qu'on n'avait pas fini la poire
On s'est forcé, on a tout bu et on na rien mangé
On a tous finis complètement noirs
C'était pas la fin de nos déboires
Car il fallait une suite à cette histoire
Y'a pas de vin, et y'a pas de pain
Si y'a pas les copains

Tout ça se serait bien terminé
Si nos bonnes femmes n'étaient pas rentrées
Elles nous ont mis le Pernod sous la clé
Elles ont gueulé plus fort que nous
Et on s'est fait virer.



Enfants de tous pays

C'est dans vos mains que demain notre terre
Sera confiée pour sortir de notre nuit
Et notre espoir de revoir la lumière
Est dans vos yeux qui s'éveillent à la vie
Faites du monde un paradis.

Enfants de tous pays
Tendez vos mains meurtries
Semez l'amour et puis donnez la vie
Enfants de tous pays
Vous avez dans le cœur notre bonheur

Il faut penser au passé de nos pères
Et aux promesses qu'ils n'ont jamais tenues
La vérité, c'est d'aimer sans frontières
Et de donner chaque jour un peu plus
Car la sagesse et la richesse
N'ont qu'une adresse : le paradis.

Et puis un jour où l'amour sur notre terre
Deviendra roi, vous pourrez vous reposer
Lorsque la joie couvrira nos prières
Vous aurez droit à votre éternité
Et tous les rires de votre empire
Feront du monde un Paradis.



Vive la Bretagne

Dans tous les coins de Bretagne,
Dans les fêtes et les pardons,
Tous les gars de la campagne
Fredonnent cette chanson.

Ils ont des chapeaux ronds
Vive la Bretagne
Ils ont des chapeaux ronds
Vive les bretons.

La vache de notre village
À deux cornes par devant
Y'en a qu'en ont d'avantage
Mais ça n'se voit pas autant.

À Paris, dans une église,
Quand le curé a bien chanté
On l'prend par la queue d'sa chemise
Et on lui met l'cul dans l'bénitier

C'est le coq de notr' village
Qua la queue tournée au vent
Quand il est parmi nos poules
Il la tourne tout autrement

Si mon père couche avec ma mère
Ce n'est pas par agrément
C'est pour avoir un petit frère
Pour garder les vaches aux champs

Mon grand-père et ma grand-mère
Ont l'habitude de coucher nus
Ma grand-mère qu'est carnassière
A mordu Grand-père au cul.

À l'enterrement de ma grand-mère
J'étais devant, j'étais derrière
J'étais derrière, j'étais devant
J'étais tout seul à l'enterrement

C'est le curé de St-Martin
Qui sait tout et qui n'sait rien
Il a coupé la queue d'son âne
Pour la mettre à son petit chien



Pelot d'Hennebont

Ma chère maman, je vous écris
Que nous sommes entrés dans Paris
Que j'sommes déjà caporal
Et j'serons bientôt Général

À la bataille je combattions
Les ennemis de la nation
Et tous ceux qui se présentions
À grands coups sabres les émondions

Le Roi Louis m'a appelé
C'est « Sans Quartier » qu'il m'a nommé
Mais Sans Quartier c'est point mon nom
J'lui dis j'm'appelle Pelot d'Hennebont

J'y aquiris un biau ruban
Et je n'sais quoi au goût d'argent
Il dit boute ça sur ton habit
Et combats toujours l'ennemi

Faut que ce soye que'que chose de précieux
Pour que les autres m'appellent Monsieur,
Et fontent lou main à lou chapiau
Quand ils veulent compter au Pelot

Ma mère, si j'meurs en combattant,
J'vous enverrai ce biau ruban
Et vous l'coudrez à votre fusiau
En souvenir du gars Pelot.

Dites à mon père, à mon cousin
À mes amis que je vais bien,
Je suis leur humble serviteur
Pelot qui vous embrasse le cœur



Auprès de ma blonde

Dans les jardins de mon père,
Les lilas sont fleuris ; (bis)
Tous les oiseaux du monde
Viennent y faire leurs nids.

Auprès de ma blonde,
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
Auprès de ma blonde,
Qu'il fait bon dormir.

Tous les oiseaux du monde
Viennent y faire leurs nids, (bis)
La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix.

La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix (bis)
Et ma joli' colombe,
Qui chante jour et nuit.

Et ma joli' colombe,
Qui chante jour et nuit (bis)
Ell' chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari.

Ell' chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari. (bis)
Pour moi ne chante guère,
Car j'en ai un joli.

Pour moi ne chante guère,
Car j'en ai un joli, (bis)
Mais dites-moi donc belle
Où est votre mari ?

Mais dites-moi donc belle,
Où est votre mari ? (bis)
Il est dans la Hollande,
Les Hollandais l'ont pris !

Il est dans la Hollande,
Les Hollandais l'ont pris ! (bis)
Que donneriez-vous, belle
À qui l'ira quérir ?

Que donneriez-vous, belle,
À qui l'ira quérir ? (bis)
Je donnerais Touraine,
Paris et Saint-Denis.

Je donnerais Touraine,
Paris et Saint-Denis, (bis)
Les tours de Notre-Dame,
Le clocher d' mon pays.

Les tours de Notre-Dame
Le clocher d' mon pays, (bis)
Et ma jolie colombe,
Qui chante jour et nuit.



La bourguignonne

Au pied d'une vigne
Je naquis un jour,
D'une mère digne
De tous mes amours.
Depuis ma naissance
Elle m'a nourri
En reconnaissance
Moi je la chéris.

Joyeux enfants de la Bourgogne
Je n'ai jamais eu de guignon,
Quand je vois rougir ma trogne
Je suis fier d'être bourguignon.

Assis sous la treille
Plus heureux qu'un roi,
Toujours ma bouteille
À côté de moi.
Jamais je m'embrouille
Car chaque matin
Je me débarbouille
Dans un verre de vin.

Madère et Champagne
Approchez un peu,
Et vous, vins d'Espagne,
Malgré votre feu,
Le jus de l'ivrogne
Réclame ses droits,
Devant la Bourgogne
Saluez trois fois.



Jean-François de Nantes

C'est Jean-François de Nantes
Oué, oué, oué.
Gabier de la Fringante.
Oh ! Mes bouées Jean-François.

Débarque de campagne
Fier comme un Roi d'Espagne.

En vrac dedans sa bourse
Il a vingt mois de course.

Une montre, une chaîne
Qui vaut une baleine.

Branle bas chez son hôtesse
Carambole et largesses.

La plus belle servante
L'emmène dans sa soupente.

De concert avec elle
Oué, oué, oué.

Navigue sur mer belle.
Oh ! Mes bouées Jean-François.

En vidant sa bouteille
Tout son or appareille.

Montre, chaîne se baladent
Jean-François est malade.

À l'hôpital de Nantes
Jean-François se lamente.

Il ferait de la peine
Même à son capitaine.

Et les draps de sa couche
Déchire avec sa bouche.

Pauvre Jean-François de Nantes
Gabier de la Fringante.